Le sujet des infrastructures sportives, en particulier celui des stades, a alimenté un vif débat, notamment sur les aspects liés au montage financier, à la rentabilité et à l’allocation des ressources.

Une dimension pourtant essentielle, à savoir le coût global de ces infrastructures, est restée imprécise, en dehors de quelques estimations partielles ou déclaratives.

Coût des stades : les chiffres détaillés communiqués

Le projet de loi de finances, à travers la note sur la répartition régionale de l’investissement, apporte une information précise sur l’enveloppe dédiée à quatre des grands stades.

D’après le document, les coûts retenus se présentent comme suit:

  • La mise à niveau du Complexe Sportif de Fès est fixée à 2,6 MMDH, dont 500 MDH programmés pour 2026.
  • La construction du Grand Stade Hassan II de Benslimane affiche un coût global de 6,7 MMDH, dont 4 MMDH prévus sur l’exercice 2026.
  • La mise à niveau du Grand Stade de Marrakech est estimée à 2,5 MMDH, avec 500 MDH inscrits pour 2026.
  • La mise à niveau du Grand Stade d’Agadir atteint 2,4 MMDH, dont 500 MDH programmés pour 2026.

Le coût global est estimé ainsi à 14,2 MMDH, sans inclure les dépenses ou le coût déjà engagés pour le stade de Rabat, dont les informations ne figurent pas dans ce rapport.

Il convient de souligner que ces montants sont attribués à la Société nationale de réalisation et de gestion des stades (Sonarges).

Le schéma financier détaillé n’a pas encore été rendu public. Toutefois, l’architecture envisagée repose sur un mécanisme de leasing de type OPCI (Organisme de placement collectif immobilier), piloté par la CDG.

Ce modèle implique pour la Sonarges, selon une source de Médias24, une redevance annuelle d’environ 1 MMDH sur une période de 25 ans.