Le sujet des financements innovants ne manque pas de créer la polémique. L’opposition, notamment le PJD, interpelle souvent le gouvernement sur cette question et l’a encore fait dans le cadre de ses interventions lors de la discussion du PLF 2026.
On accuse, entre autres, le gouvernement de privatiser des actifs de l’État.
Lekjaa a répondu sur plusieurs points. « J’ai reçu un courrier de la commission et j’ai répondu positivement, et je suis prêt à discuter du sujet en commission en long et en large, et s’il faut faire une loi on le fera, et si on doit les abandonner on le fera, et si on vous convainc, on poursuit ».
« Venir aujourd’hui et dire qu’on achète, qu’on vend ou qu’on privatise… alors que nous, on ne fait ni l’un ni l’autre ! »
« Il y a des actifs chez l’État. Est-ce qu’on valorise ces actifs et on prend leur valeur pour créer de nouveaux actifs, ou on ne fait rien ? »
La décision a été prise de faire les financements innovants. Le ministre du Budget précise que cette décision a été prise en 2019 et ce gouvernement a continué sur la même voie.
Comprenez que la décision a été prise sous le gouvernement dirigé par le PJD, qui critique aujourd’hui la stratégie.
Ces financements innovants permettent aujourd’hui à notre pays de créer de nouveaux actifs, explique le ministre. « Au lieu d’avoir un seul CHU, je prends sa valeur et j’en construis un autre ».
« On nous dit que c’est une vente ou une privatisation. En quoi est-ce le cas ? Est-ce que le citoyen, quand il rentre dans un hôpital, cherche le médecin et le service, ou est-ce qu’il demande le titre foncier de l’hôpital ? « .
« D’accord, alors pourquoi loue-t-on les bâtiments des ambassades et d’autres administrations ? »
Fouzi Lekjaa confirme que le loyer payé par l’État dans ce cadre est bien de 7 MMDH en 2025.
Et explique que l’actif est cédé contre une valeur donnée, puis l’État paie un loyer et à la fin de la durée, l’État récupère son bien. Il peut aussi décider de reconduire.
Voici le principe : « À chaque fois que les recettes fiscales nous permettent de dégager des marges financières, nous réduisons notre recours aux financements innovants », assure le ministre qui confie qu’en 2025, ces financements ont baissé à 20 MMDH.
Selon les prévisions, si le prochain gouvernement veut rester dans la dynamique actuelle, il n’aura pas à recourir aux financements innovants à partir de 2027.