Un nouveau catamaran pour renforcer les recherches aquacoles de l’INRH

L’Institut national de recherche halieutique (INRH) a inauguré, le jeudi 6 février, en marge de la 7e édition du Salon Halieutis, un nouveau catamaran aquacole destiné à la recherche et à l’innovation dans le domaine de l’aquaculture. La cérémonie a été présidée par Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime.

Conçu dans le cadre de la stratégie de recherche et d’innovation aquacole de l’INRH, ce catamaran AMAN, d’une longueur de 17,1 mètres, représente la septième unité de la flotte de recherche de l’Institut. Il sera principalement dédié aux activités aquacoles, en particulier aux interventions techniques et à la maintenance des installations aquacoles de l’institut, explique un communiqué du secrétariat d’Etat chargé de la Pêche maritime.

Construit par la société espagnole Talleres Blanchadell pour un montant de 11 millions de DH, ce catamaran se distingue par sa grande manœuvrabilité, son pont de travail de 65 m², sa capacité de charge supérieure à 20 tonnes, ainsi qu’une grue télescopique de manutention d’une capacité de 200 kNm, précise le communiqué.

Il constitue un atout majeur pour renforcer les capacités d’intervention en mer de l’Institut et représente un outil essentiel pour la ferme aquacole expérimentale offshore de Sidi Ifni, qui constitue un projet innovant visant à faciliter, par la recherche et le développement (R&D), l’investissement dans la pisciculture offshore le long des côtes atlantiques marocaines.

Inauguration du navire de recherche « Al Hassan Al Marrakchi »

Le même jour, la secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, et l’ambassadeur du Japon au Maroc, Kuramitsu Hideaki, ont inauguré, au port d’Agadir, le navire de recherche « Al Hassan Al Marrakchi ».

Avec une longueur hors tout de 48,5 mètres, une largeur de 11,83 mètres et une puissance motrice de 1 500 kW (2 040 CV), le navire peut accueillir jusqu’à 33 personnes, indique un communiqué conjoint.

Le navire, avec sa vitesse de croisière de 12 nœuds et son tirant d’eau moyen de 4,2 mètres, renforce les capacités du Maroc en matière de préservation et de gestion durable des écosystèmes marins.

En marge de cette inauguration, Mme Driouich et le représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) au Maroc, Kawabata Tomoyuki, ont signé un accord de don pour le financement du projet du Village de pêcheurs nouvelle génération à Souiria K’dima.

Doté d’un financement global d’environ 129 millions de DH, ce projet vise à moderniser les infrastructures de pêche, à promouvoir des activités économiques connexes telles que l’écotourisme et l’artisanat local et à renforcer l’attractivité touristique de la région.

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité de l’Échange de notes signé à Safi le 22 janvier 2025 entre la secrétaire d’État et l’ambassadeur du Japon au Maroc, officialisant l’appui du Japon à ce projet de don.

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Record de chaleur océanique en 2023, perturbant la multiplication des sardines (INRH)

À l’occasion de la tenue de la 30e session de son conseil d’administration, l’Institut national de recherche halieutique (INRH) a dressé un bilan de ses activités en 2023, ainsi qu’un aperçu de certaines réalisations majeures du premier semestre 2024. Il couvre de nombreux domaines d’intervention de l’INRH, notamment l’océanographie, la pêche, l’aquaculture, la recherche et développement (R&D) en biotechnologie et génie alimentaire, et le suivi environnemental.

Il ressort de ce bilan que l’année 2023 a été marquée par un record de chaleur océanique, perturbant les processus océaniques et biologiques tels que la dynamique reproductive de la population de sardines marocaines. Les effets de ces perturbations sur le secteur halieutique étant préoccupants, l’INRH a intensifié ses efforts de recherche, de suivi et de monitoring scientifique, apprend-on auprès de l’Institut.

Plus de 70 campagnes océanographiques réalisées en 2023

Concernant les réalisations notables au titre de l’année 2023, l’INRH mentionne avoir mené plus de 70 campagnes océanographiques et d’évaluation des stocks halieutiques au large et sur le littoral, ainsi que 316 campagnes d’échantillonnage de surveillance environnementale réparties sur 137 stations le long du littoral marocain.

À cela s’ajoutent également la classification et la surveillance sanitaire de 38.504 hectares de zones conchylicoles, et la mise en œuvre d’une dizaine de projets prêts à l’emploi en R&D aquacole et en valorisation et transformation des produits de la mer. « Ces efforts reflètent l’engagement du Royaume du Maroc à promouvoir une recherche halieutique de pointe, visant la durabilité du secteur et le développement d’une économie bleue performante et durable », souligne l’INRH.

Alignée avec l’Initiative royale pour l’Atlantique visant à renforcer la coopération et l’intégration en Afrique, la coopération Sud-Sud a aussi constitué un volet majeur du bilan de l’INRH qui a mené des campagnes de prospection écosystémique inédites au Liberia et au Bénin, renforçant ainsi la coopération scientifique halieutique, le transfert des connaissances et le développement des capacités régionales.

L’INRH inaugure son nouveau navire de recherche côtier « Ibn Sina II »

Dédié aux prospections scientifiques des zones côtières, à travers des activités de pêche scientifique, de mesures et de prélèvements océanographiques et biologiques, ce navire d’une longueur de 22 mètres est la sixième unité de la flotte de recherche de l’Institut national de recherche halieutique (INRH). Il vient compléter une flotte de recherche océanographique de pointe, cruciale pour le développement de l’économie bleue du Royaume.

Avec une autonomie de cinq jours, le navire « Ibn Sina-II » permettra de couvrir l’ensemble de la frange littorale du Royaume et d’atteindre toutes les zones côtières jusqu’alors peu accessibles aux navires océanographiques de recherche de haute mer.

Doté à bord de deux laboratoires d’analyses biologiques et chimiques et d’équipements de pointe, tels que les dispositifs de mesure océanographique, d’échosondage acoustique, de cartographie du fond marin, de prélèvements d’échantillons des fonds benthiques, ainsi que la capacité de déployer des engins de pêche passifs et des engins mobiles téléguidés, le navire permettra la réalisation d’études complètes des écosystèmes marins du littoral national.

D’une enveloppe budgétaire de 34 millions de DH, ce navire de recherche a été acquis dans le cadre de la coopération entre le Maroc et l’Union européenne dans le domaine de la pêche maritime et de la durabilité des océans.

(Avec MAP)

Blanchadell construira un catamaran de recherche aquacole pour l’INRH à 11 MDH

Blanchadell a été retenu suite à un appel d’offres lancé par l’Institut national de recherche halieutique portant sur la construction d’un navire type catamaran pour l’activité aquacole.

Rappelons que l’Institut a installé une ferme expérimentale offshore à Sidi Ifni, comprenant 4 cages de 29 m de diamètre chacune. Pour avancer dans ses études expérimentales, et pour pouvoir mettre en place d’autres structures et fermes adaptées aux conditions de l’océan atlantique marocain, l’INRH doit se doter de moyens de navigation adéquats à cette activité.

Pour l’exploitation, ce moyen doit permettre une grande manœuvrabilité en mer, un pont de travail dépassant une surface de 65 m², une capacité de charge de pont dépassant les 20 tonnes, une grue télescopique marine de manutention des constitutifs des fermes d’une capacité de plus de 200 kNm, et une très bonne tenue en mer.

Danger des requins et des méduses sur les plages marocaines? Voici les réponses de l’INRH

Aux abords de la mer Rouge, au large de la ville égyptienne d’Hurghada, un requin a attaqué le 8 juin 2023 un jeune touriste russe. Des vidéos aux images terrifiantes ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant le jeune russe se débattant dans l’eau avant d’être entraîné sous l’eau par le squale. On y voit la tête du jeune homme réapparaître une dernière fois, implorant de l’aide, avant de disparaitre définitivement.

Ce drame a semé la terreur partout dans le monde, au moment où les vacances estivales commençaient. Et comme d’habitude, se sont multipliées les fausses alertes aux requins sur les cotes méditerranéennes, atlantiques ou de la Mer Rouge. Doit-on s’inquiéter d’éventuels risques d’attaques de requins aux bords de nos propres plages ? C’est la question que nous avons posée au Dre Imane Tai, chargée de la coordination du réseau de suivi des échouages au Laboratoire de biologie-écologie du Centre régional de Casablanca de l’Institut national de recherche halieutique (INRH).

« Les espèces de requins présentes au Maroc ne constituent aucun danger significatif pour l’Homme »

Imane Tai se veut rassurante. Elle nous confirme qu’aucune attaque de requin contre les baigneurs n’a été enregistrée à ce jour dans les eaux marocaines. Les espèces de requins présentes au Maroc ne constituent aucun danger significatif pour l’Homme, ajoute-t-elle.

« Une quarantaine d’espèces de requins sont répertoriées dans les eaux marocaines. La plupart sont carnivores et se nourrissent essentiellement de poissons, céphalopodes et crustacés. Certains requins, lorsque l’occasion se présente, se nourrissent de petits dauphins. D’autres encore ont un régime alimentaire planctonique ; ils se nourrissent d’animaux microscopiques, de petits poissons et de crustacés, et parfois même d’algues. L’Homme, lui, ne fait pas partie des proies de ces requins », explique Imane Tai.

Les requins jouent par ailleurs un rôle essentiel en tant que maillons importants de la chaîne alimentaire marine. « Certains sont pélagiques, en haute mer, loin des côtes. Ces spécimens sont généralement très actifs et opportunistes et assurent le rôle de grands prédateurs. D’autres requins fréquentent les fonds marins et ont un mode de vie plus lent, en raison des basses températures des eaux profondes. Ils agissent souvent en tant que charognards ou nettoyeurs de l’écosystème marin ».

« Certaines espèces peuvent potentiellement se rapprocher des côtes durant leur cycle de vie, au cours de leurs migrations vers d’autres régions ou en raison des courants forts, qui les poussent vers les plages », ajoute notre interlocutrice.

Trois espèces de requins à l’origine d’accidents mortels dont une seule en Méditerranée

À l’échelle mondiale, seulement trois espèces de requins sont responsables de la plupart des accidents mortels : le requin blanc (Carcharodon carcharias), le requin-taureau (Carcharias taurus) et le requin-tigre (Galeocerdo cuvier), indique Imane Tai. « Parmi ces espèces, seul le requin blanc est présent en Méditerranée mais il est extrêmement rare d’en croiser un car il est lui-même en danger critique d’extinction dans cette mer », nuance-t-elle.

« Il est important de souligner que certaines espèces de requins peuvent atteindre des tailles impressionnantes, comme le requin pèlerin (Cetorhinus maximus), qui a été filmé le mois dernier par des pêcheurs au large de Martil. Malgré sa grande taille, cette espèce est inoffensive. Elle se déplace paisiblement et se nourrit de petites proies, principalement de planctons, de petits poissons, d’œufs de poissons et parfois de crevettes d’eaux profondes », précise notre interlocutrice.

L’INRH dispose d’un Réseau de suivi des espèces marines et mène des prospections en collaboration avec les autorités locales compétentes, en particulier en période estivale afin de vérifier la présence d’espèces potentiellement dangereuses, poursuit la spécialiste. « Jusqu’à présent, aucun incident n’a été signalé« , rassure-t-elle.

Et les méduses ?

L’INRH compte également un Réseau de surveillance du littoral qui effectue régulièrement des missions sur le terrain, afin de détecter la présence de méduses sur les plages et en mer, notamment pendant la période printemps-été, historiquement propice aux fortes apparitions de méduses. Nous en profitons pour faire le point sur les échouages des méduses sur les plages marocaines.

« Nous pouvons confirmer qu’à ce jour, aucune recrudescence de méduses n’a été signalée cette année. Cependant, il convient de noter que la Galère portugaise (de son nom scientifique Physalia physalis) a été observée en très faible abondance à l’entrée de la marina de Saïdia à la fin du mois de juin dernier », affirme Imane Tai.

« De plus, du 23 au 25 mai 2023, deux espèces, la Galère portugaise et la Grande méduse (Rhizostoma spp), ont été observées, en faible abondance, à la fois vivantes dans les zones de baignade et fraîchement échouées sur les plages avoisinantes le long du littoral de Foum El Oued (province de Laâyoune). Un seul individu de Galère portugaise a également été retrouvé sur la plage d’El Ouatia à Tan-Tan, le 28 mai », ajoute notre interlocutrice.

Plus de 23 espèces gélatineuses inventoriées dans les eaux marocaines

Selon Imane Tai, les investigations de l’INRH ont révélé que plus de 23 espèces gélatineuses sont inventoriées dans les eaux marocaines, dont huit sont abondantes : la méduse mauve ou méduse pélagique (Pelgia noctulica), la fausse méduse ou Galère portugaise (Physalia physalis), les rhizostomes (Rhizostoma luteum et Rhizostoma octopus), les salpes (Salpa aspera, Salpa fusiformis, Salpa sp. et Aurelia aurita) et la vélelle ou fausse méduse flottante (Velella velella).

Les méduses échouées les plus couramment rencontrées sur les côtes marocaines sont les suivantes :

– la méduse pélagique (Pelagia noctiluca) qui cause des brûlures douloureuses aux baigneurs ;

– la Galère portugaise (Physalia physalis), extrêmement urticante. Ses brûlures sont les plus intenses et peuvent provoquer des états de choc ;

– les Rhizostomes (Rhizostoma spp), qui ne présentent aucun danger pour l’Homme. Leurs tentacules courts et peu urticants peuvent toutefois provoquer des démangeaisons bénignes.

Conduite à tenir en cas de contact avec des méduses 

Les baigneurs doivent faire preuve d’une vigilance accrue dans les régions connues pour les apparitions récurrentes des méduses. Voici les recommandations d’Imane Tai en cas de présence de méduses :

– éviter de se baigner au milieu de ces animaux gélatineux ;

– ne pas toucher les méduses, vivantes ou mortes. Les cellules urticantes à venin restent en effet actives même après la mort de ces animaux.

La sévérité des piqûres de méduses dépend des espèces. « Les piqûres sont généralement bénignes, avec des symptômes quasi-immédiats ou parfois retardés », note Imane Tai.

Voici les mesures à prendre en cas de piqûres de méduses :

– retirer délicatement les tentacules qui restent collés à la peau avec un objet (papier, plastique, coquillage, algues) ou même du sable ;

– n’utiliser aucun liquide agressif ;

– pour calmer les douleurs, rincer délicatement la plaie à l’eau de mer ou à l’eau vinaigrée ou citronnée ;

– en cas de douleurs persistantes ou de malaises, consulter d’urgence un médecin.

Pisciculture : l’INRH va se doter d’un catamaran de recherche scientifique pour 9,5 MDH

Dans le cadre de sa stratégie en matière de recherche, de développement, d’innovation aquacole et d’expérimentation et afin d’offrir aux futurs opérateurs en pisciculture un modèle adapté aux conditions du milieu, l’Institut national de recherche halieutique (INRH) devra renforcer ses compétences en matière de pisciculture offshore, vu le potentiel aquacole qu’offre le Maroc.

A cet effet, l’Institut a installé une ferme expérimentale offshore à Sidi Ifni, comprenant 4 cages de 29 m de diamètre chacune. Pour avancer dans ses études expérimentales, et pour pouvoir mettre en place d’autres structures et fermes adaptées aux conditions de l’Océan atlantique marocain, l’INRH doit se doter de moyens de navigation adéquats à cette activité.

Pour l’exploitation, ce moyen doit permettre une grande manœuvrabilité en mer, un pont de travail dépassant une surface de 65 m2, une capacité de charge de pont dépassant les 20 tonnes, une grue télescopique marine de manutention des constitutifs des fermes d’une capacité de plus de 200 kNm, et une très bonne tenue en mer.

C’est à cet effet que l’INRH a lancé un marché consistant en la conception et la construction d’un navire de recherche scientifique de type catamaran dédié à l’activité aquacole pour 9,54 millions de DH (MDH) .

Maintenance de trois navires pour près de 3 MDH

Par ailleurs, dans le cadre du système de gestion de ses navires de recherche et de leur sécurité, l’INRH a l’obligation de les maintenir en bon état de fonctionnement et d’assurer leur sécurité et celle des équipages et des équipes scientifiques à bord.

En effet, et conformément au code ISM (Code international de gestion pour la sécurité de l’exploitation des navires et la prévention de la pollution), la maintenance des navires en service et de leurs équipements doit être planifiée, enregistrée, vérifiée et évaluée et, enfin, certifiée conforme et effective par l’autorité compétente du pavillon ou son représentant.

En plus de la maintenance des navires, le code ISM inclut d’une manière obligatoire la protection de l’environnement et le management de la sûreté.

A cet égard et compte tenu de l’état actuel des navires, la Division de gestion des moyens de navigation de l’INRH a programmé la réalisation des prestations de maintenance de trois navires pour près de 3 MDH (2, 981 MDH). Il s’agit du :

– navire Al Hassan Al Marrakchi ;

– navire Al Amir Moulay Abdellah, construit en 2001 ;

– navire Charif Al Idrissi, construit en 1986.

La mortalité des poissons sur la plage Dahomey causée par le rejet des eaux usées (INRH)

Le 24 octobre dernier, une publication sur Twitter alertait sur la présence de poissons morts sur la plage Dahomey, à l’embouchure de l’oued Laghbar de Bouznika. Le tweet était accompagné de photos de poissons échoués sur la plage.

Contacté par Médias24, l’Institut national de recherche halieutique (INRH) indique avoir mené “plusieurs enquêtes de terrain pour le prélèvement d’échantillons en vue de réaliser des analyses approfondies”.  Suite à ces analyses, l’INRH affirme que cette mortalité “semble provenir d’une pollution issue de rejets des eaux usées non traitées en amont de l’oued Laghbar”.

L’Institut précise que “des analyses approfondies des échantillons sont en cours de traitement pour valider cette hypothèse”. Par ailleurs, l’INRH encourage les initiatives d’alerte rapide auprès de ses services “en vue de nous permettre d’intervenir sur le terrain dans les meilleurs délais”.

Comment l’INRH surveille la salubrité des huîtres et coquillages

Une intoxication aux coquillages n’est pas sans conséquences sur la santé. Elle peut être à l’origine de diarrhées, de maux de tête ou pis, d’une perturbation de la motricité. La surveillance de la salubrité de ce produit de la mer est à l’évidence un enjeu de santé publique.

La qualité sanitaire d’une zone maritime de production conchylicole est évaluée périodiquement à travers des mesures des polluants chimiques et microbiologiques, ainsi que par l’identification des espèces de phytoplancton toxique et des biotoxines marines.

L’Institut national de recherche halieutique (INRH) en est le garant. « C’est un processus fréquent, réglementé et rigoureux », avance Samir Benbrahim, directeur du département de surveillance et de salubrité à l’INRH, joint par Médias24.

La fréquence des prélèvements des trois toxines aux seuils réglementés (amnésiante, paralysante et diarrhéique) est d’une semaine « car elles apparaissent et disparaissent rapidement dans l’environnement sans distinction entre les régions », explique Samir Benbrahim.

D’après ce docteur en chimie de l’eau et de l’environnement, « les contaminants biologiques comme les bactéries font l’objet de prélèvements mensuels, alors que les contaminants chimiques et anthropiques, qui ne disparaissent pas rapidement, ont une fréquence de prélèvement de trois mois ».

Une soixantaine de points d’échantillonnage sont installés tout le long des côtes marocaines afin d’effectuer des prélèvements dans les 35 zones maritimes de production conchylicole, classifiées en quatre zones : A, B, C et D.

Un système de classification évolutif

« Les produits collectés à partir de la zone A peuvent être vendus ou stockés dans un centre de conditionnement pour éviter leur dégradation », précise Samir Benbrahim.

Au total, 16 établissements de conditionnement et de purification de mollusques sont agréés par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), dont la majorité se trouvent à Dakhla (5) et à l’Oualidia (5). Des villes halieutiques en puissance.

Les produits ramassés à partir des zones classées B ne sont commercialisés qu’après un traitement (2 à 4 jours) dans une station de purification. « En revanche, les coquillages de la zone C et D sont impropres à la consommation », tranche notre interlocuteur.

« C’est le cas notamment des zones côtières qui bordent les grandes agglomérations, comme l’ensemble des coquillages de Casablanca qui est classée en zone D à cause de la pollution anthropique », souligne Samir Benbrahim.

Cette classification n’est pas gravée dans le marbre. Elle est évolutive. « Chaque fin d’année, nous faisons un point afin de déterminer si les zones classées A ont conservé les mêmes spécificités. Autrement, elles sont déclassées en zone B ».

En revanche, pour reclasser une zone B en A ou une zone C en B, « il faut que les seuils de salubrité soient convaincants pendant trois ans ».

Quand et comment est lancée l’alerte 

Si l’analyse des prélèvements met en évidence des seuils anormaux faisant planer un risque pour le consommateur, l’INRH alerte dans l’heure le département de la Pêche pour une suspension des certificats de collecte.

Le ministère de tutelle se charge de diffuser l’information auprès du grand public mais aussi à la délégation régionale concernée.

Le 29 avril dernier, le département de la Pêche maritime a d’ailleurs décidé d’interdire le ramassage et la commercialisation des coquillages issus des zones conchylicoles de Cap Beddouza, Sidi Daoud et Jamâa Ghanem-dar Lhamra. En cause, des teneurs anormales de biotoxines marines.

Ces dernières années, l’INRH a constaté une augmentation des interdictions dans certaines zones. « En Méditerranée, nous avons observé la présence constante d’une toxine paralysante dans les coquillages comme la coque rouge et le vernis », révèle Samir Benbrahim. « Mais ce n’est pas pour autant que cette toxine dépasse toujours le seuil de tolérance », nuance-t-il.

Les contaminants toxiques, chimiques et biologiques sont souvent à l’origine des interdictions de collecte et de commercialisation. « Mais parfois, les conditions météorologiques en mer ne permettent pas de procéder à des prélèvements. »

« Dans le doute, on décide d’interdire la collecte et la commercialisation des produits d’une zone pour minimiser les risques », conclut le chef du département de surveillance et de salubrité à l’INRH.

Arrivé à Agadir, le navire de recherche océanographique n’est pas encore opérationnel

Contacté par Médias 24, une source à l’INRH nous explique que le navire, produit au Japon, est certes bien arrivé à Agadir mais n’est toujours pas opérationnel. Le comité technique chargé d’assurer son opérationnalité n’est d’ailleurs toujours pas arrivé.

« Cela peut prendre des semaines, comme des mois », déclare la même source.

On rappel que ce navire est destiné à la recherche multidisciplinaire de l’écosystème marin et aux problématiques du changement climatique. De 49 m, il pourra embarquer plus de 15 scientifiques, en totale autonomie d’une durée de 30 jours. Son coût global s’élève à près de 623 millions de DH.

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La fausse méduse « la vélelle » de retour aux plages méditerranéennes marocaines

Il s’agit d’une « fausse méduse » flottante communément nommée le « vent marin », ou le « flotteur violet », ou encore la « véllele », explique le département de la Pêche maritime dans un communiqué.

La véllele est une espèce non urticante et inoffensive pour l’homme. Elle vit en surface en pleine mer et peut s’échouer sur les rivages dans des conditions météorologiques particulières, entrainées par les vents grâce à leur voile.

Son apparition fait suite aux dernières tempêtes enregistrés dans les zones concernées, souligne la même source, notant que l’échouage de cette espèce est courant au niveau des côtes marocaines avec des densités variables.

En avril 2019, la véllele a été signalée par les scientifiques de l’INRH tout particulièrement au niveau des plages de Oualidia. D’autres pays voisins ont aussi déjà reporté des échouages très massifs durant le même mois, comme c’est le cas des rives du sud de la France en avril 2018.

Le Maroc recevra son navire de recherche océanographique début 2021

Après plusieurs années d’études, le navire est entré dans sa phase de construction effective en novembre 2019. Sa mise à l’eau est prévue pour juin 2020 pour une livraison au Maroc début 2021, annonce un communiqué de l’institut.

Destiné à la recherche multidisciplinaire de l’écosystème marin et aux problématiques du changement climatique, ce navire de 49m pourra embarquer plus de 15 scientifiques, en totale autonomie d’une durée de 30 jours. Son coût global s’élève à près de 623 millions de DH, financé à hauteur de 480 millions de DH par un prêt accordé par le gouvernement japonais.

Ce nouveau navire de recherche océanographique est conçu pour réaliser des campagnes de prospection scientifique multidisciplinaire, allant des évaluations de stocks halieutiques aux mesures océanographiques et de l’environnement marin.

« Doté des équipements scientifiques de pointe, ce navire est destiné à renforcer la capacité d’observation et de surveillance de l’état des écosystèmes marins, à mener des recherches aussi bien au niveau national que régional, et à contribuer aux efforts internationaux de recherche scientifique pour la lutte contre les effets du changement climatique sur les océans. » explique la même source.

Bankia vend pour 713 milliards d’euros de crédits en majorité douteux

Cette opération s'inscrit dans le cadre du plan stratégique 2012-2015, comprenant l'engagement de se défaire de tous les actifs considérés comme non stratégiques, affirme dans un communiqué Bankia, quatrième banque en Espagne par la capitalisation, qui doit être privatisée avant 2017.

Le premier portefeuille comprend des crédits douteux d'un montant de 449 millions d'euros. Les deux autres portefeuilles contiennent des crédits de financement de petites et moyennes entreprises et de particuliers, pour un montant de 258 millions d'euros, selon la banque. « L'appétit soulevé par cette opération a conduit à la répartition des portefeuilles entre trois différents investisseurs » qui sont des fonds d'investissements et des organismes spécialisés dans l'achat-vente de portefeuilles de crédits, assure Bankia.

Mi-février, le président de BFA-Bankia José Ignacio Goirigolzarri a annoncé que l'Espagne vendra par étapes sa participation majoritaire de 68% dans la banque.L'Union européenne a donné jusqu'à 2017 au gouvernement espagnol pour privatiser Bankia. Le sauvetage historique de Bankia avait poussé le pays à demander une aide européenne de 41,3 milliards d'euros pour son secteur bancaire, profondément fragilisé.

Bankia a annoncé début février avoir dégagé un bénéfice net de 509 millions d'euros en 2013, après avoir subi une perte record de 19 milliards d'euros en 2012.

(Avec AFP)