Travaux sur la RN19 et la RN16 : deux projets routiers pour renforcer l’accès au port Nador West Med (vidéos)

Le point commun entre ces deux projets réside dans leur objectif : améliorer l’accessibilité au port Nador West Med.

Le projet d’élargissement de la route nationale 19 a permis de résorber plusieurs points noirs et de remédier aux ruptures enregistrées durant la saison hivernale. Il comprend l’élargissement de la chaussée à 8 mètres, avec 1,5 mètre d’accotement de chaque côté, ainsi que la reconstruction de plusieurs ouvrages de drainage des eaux, afin de renforcer la sécurité et de fluidifier la circulation.

« Le projet d’élargissement de la route nationale 19, reliant Taourirt à Nador sur 87 km et dotée d’accotements de 1,5 mètre de chaque côté, est achevé à 100% grâce à des compétences entièrement marocaines », a affirmé Adel El Tajrini, directeur provincial de l’Équipement de Nador.

« Le projet vise principalement à améliorer l’accessibilité au port Nador West Med en le reliant à la bretelle d’autoroute de Taourirt, tout en renforçant la sécurité routière et la qualité de service sur ce tronçon, en attendant l’achèvement de la future autoroute reliant Guercif au port ».

Le dédoublement de la RN16 sera achevé en avril 2026

Le projet de dédoublement de la route nationale 16, reliant la commune rurale d’Arkmane au port Nador West Med sur 51 km, se décline en deux volets. Le premier concerne la section entre Taouima et le port Nador West Med, dont les travaux ont été achevés à 100%. Le second porte sur la section reliant Taouima à Arkmane sur 18,6 km, avec un taux d’avancement global de 95% : si le dédoublement est terminé, la construction d’un pont au point kilométrique 412 est en cours. L’achèvement complet du projet est prévu pour avril 2026.

Selon la Direction provinciale de l’Équipement de Nador, « ce projet a permis la réalisation d’une autoroute de 51 km, en élargissant la route de 7 à 15 mètres, ainsi que la construction de plus de 60 ouvrages de drainage des eaux. En plus des travaux de dédoublement, trois ouvrages d’art ont été édifiés, tandis que la réalisation d’un quatrième, prévue sur huit mois, est en cours ».

La visée stratégique du projet est d’améliorer l’accès direct au port Nador West Med en renforçant la qualité des services et la sécurité routière, tout en stimulant l’attractivité touristique et économique de la région. Ce projet, qui s’ajoute au réseau national d’autoroutes, permettra également de réduire les temps de trajet entre l’aéroport international Nador-El Aroui, le port Nador West Med et le port de Nador Béni Ensar.

Ressources hydriques. Après des années de sécheresse, la nouvelle vie des nappes du Sud-Est

Après six années de sécheresse ayant touché tout le Maroc, le Sud-Est s’apprête à vivre une campagne céréalière prometteuse. Une dizaine de photos et vidéos circulant sur le Web témoignent des activités de récolte, manuelles et mécanisées, sur une dizaine de sites de la région, notamment dans la vallée de l’Oued Draa à Tata, la commune de Maider, Tinejdad et Sidi Ali Rissani.

Cette amélioration notable de la situation agricole résulte principalement des importantes précipitations enregistrées en septembre dernier.

À l’encontre des régions du nord et du centre, l’activité agricole dans les régions du Sud-Est repose sur des techniques d’irrigation ingénieuses telles que l’épandage de crues pour sourcer de l’eau pour les activités. La région a par ailleurs bénéficié d’un nouvel épisode pluvieux conséquent entre mi-avril et début mai, venant conforter les réserves en eau disponibles.

Au niveau hydrologique, l’Agence du bassin hydraulique de Guir-Ziz-Rheris a constaté une augmentation marquée des volumes et des débits de ressources après le dernier épisode pluvieux.

Contactée par nos soins, l’ABH de Guir-Ziz-Rheris nous a fait part d’une amélioration notable de la situation hydrique actuelle du bassin, notamment souterraine, principale ressource en eau de la région.

La région Guir-Ziz-Rheris renaît grâce à une saison exceptionnelle

Les bassins de Guir-Ziz-Rheris ont connu une amélioration hydrologique remarquable au premier semestre 2025, marquée par une pluviométrie exceptionnelle affichant un excédent de 44% par rapport à 2024.

La station météorologique d’Errachidia a enregistré un cumul pluviométrique de 118,6 mm sur les six premiers mois, contre seulement 19 mm l’année précédente. Le mois d’avril 2025 s’est distingué avec 58,4 mm de précipitations, dont un pic journalier de 33 mm le 12 avril.

>> Le système de stockage hydrique de la région démontre une nette progression.

Les quatre grands barrages (capacité totale 586 Mm³) et dix petits barrages (14,3 Mm³) de la zone affichent des résultats encourageants. Le barrage Hassan Addakhil, plus important ouvrage de la région, accumule actuellement 226 millions de m³ (72,25 % de sa capacité), soit une augmentation de 45 % par rapport à 2024. L’ensemble des grands barrages affiche un taux de remplissage global de 60 %, contre seulement 19% à la même période l’an dernier.

Évolution du barrage Hassan Addakhil

Comparaison entre le 12 mai 2025 et le 12 mai 2024

>> La dynamique hydrique régionale connaît une revitalisation significative

Dans la région du Sud-Est, l’eau est revenue avec la réapparition de jaillissements au niveau des sources, dont la célèbre source bleue de Meskhi, dont le niveau d’eau commence à augmenter et à revenir à la normale après un assèchement total l’année dernière.

Les averses enregistrées ont provoqué d’importantes crues dans les cours d’eau, notamment dans les bassins du Maïder, du Guir, du Rhéris et de l’amont du Ziz, avec des débits de pointe exceptionnels. Le plus important a atteint plus de 3.200 m³/s, enregistré à la station hydrologique de Tazarine dans le bassin du Guir (un débit correspondant à une période de retour millénale).

https://youtube.com/shorts/UZlE0mKTHDA?si=rdd4Oz4wKse5uLuN

Les pluies ont eu un impact très positif sur les nappes phréatiques des bassins du Guir, du Ziz et du Rhéris, en particulier les nappes quaternaires (superficielles), principalement alimentées par les crues des oueds. Ces nappes ont connu une hausse significative au cours du premier trimestre de l’année hydrologique 2024-2025, avec une augmentation variant entre 6 et 8 mètres par rapport à l’année précédente. Cette remontée a été particulièrement observée dans les nappes quaternaires de Tinjdad, Jorf, Erfoud, Boudnib, Goulmima, Rich et Tazarine.

La répartition de la demande en eau dans la région des bassins de Guir-Ziz-Rhéris

L’amélioration récente des ressources hydriques, consécutive aux précipitations abondantes, ne doit pas masquer la nécessité impérieuse d’une gestion rationnelle de l’eau. Les efforts institutionnels, bien que substantiels, doivent être complétés par une prise de conscience collective et une responsabilisation de tous les usagers (citoyens, grands et petits agriculteurs…).

Les bassins de Guir-Ziz-Rhéris disposent de quatre systèmes aquifères principaux aux caractéristiques distinctes. Les aquifères crétacés du bassin d’Errachidia-Boudnib offrent des ressources renouvelables de 154,5 millions de m³. Les formations jurassiques du Haut Atlas présentent un potentiel renouvelable de 211,3 millions de m³. Les aquifères primaires de l’Anti-Atlas constituent une réserve plus modeste de 18,9 millions de m³. Quant aux nappes quaternaires superficielles, elles totalisent 164,7 millions de m³ de ressources d’eau renouvelables, mais subissent une pression importante, se traduisant par un déficit annuel de 23,4 millions de m³.

 

Carte montrant l’étendue des nappes des bassins Guir Ziz Ghris et Maider (source : ABHGZR)

Les besoins en eau potable sont assurés principalement à partir des eaux souterraines, à l’exception de l’adduction en eau potable au niveau d’Errachidia-Tafilalet, qui est assurée conjointement à partir de la nappe du Haut Atlas et des eaux du barrage Hassan Addakhil.

La recharge artificielle des nappes, une opération vitale pour durabiliser les oasis de la région

Pour développer et mobiliser efficacement les ressources en eau, l’agence du bassin hydraulique de Guir-Ziz-Rheris met en œuvre annuellement plusieurs projets de recharge artificielle des nappes. Cette approche constitue un moyen essentiel pour renforcer les ressources hydriques, particulièrement crucial dans les régions oasiennes et qui cible principalement les nappes phréatiques superficielles qui alimentent les systèmes traditionnels d’irrigation (khettaras).

Image montrant un seuil pour la recharge de nappe

L’agence hydraulique a notamment développé plusieurs projets de construction de seuils hydrauliques destinés à reconstituer périodiquement les réserves des nappes lors de chaque épisode pluvieux.

Durant la période 2021-2024, 14 seuils ont été réalisés dans les provinces de Zagora, Errachidia et Tinghir, pour un investissement total de 37 millions de dirhams. Huit autres seuils sont actuellement en construction dans les provinces de Zagora, d’Errachidia et de Midelt, avec un budget alloué de 25 millions de dirhams, tandis que trois nouveaux seuils sont programmés cette année dans la province de Zagora, pour un montant de 6 millions de dirhams.

Pour optimiser le suivi et l’entretien de ces infrastructures, l’agence du Guir-Ziz-Rheris a installé un réseau de piézomètres équipés de systèmes automatiques de monitoring à proximité des seuils. Ces dispositifs permettent d’évaluer et de quantifier précisément l’impact des projets sur la recharge des nappes phréatiques.

Niveau piézométrique doté d’une station de monitoring des seuils.

Infrastructures hydrauliques, une grande transformation au Sud-Est du Maroc

Aujourd’hui, les ressources en eau mobilisables dans la région du Sud-Est restent limitées, avec un volume ne dépassant pas 322 millions de mètres cubes, tandis que les nappes souterraines subissent une pression croissante. Plusieurs projets structurants sont prévus pour s’achever dans les prochaines années et devraient transformer radicalement la mobilisation des ressources hydriques, permettant une gestion plus efficiente et durable, particulièrement pour le développement d’une agriculture durable mieux adaptée aux enjeux actuels.

Face aux effets des changements climatiques qui devraient se manifester par des sécheresses prolongées et des épisodes pluvieux intenses mais brefs, l’Agence du bassin hydraulique du Guir-Ziz-Rhéris (ABHGZR) et le ministère de l’Équipement et de l’Eau ont identifié la nécessité d’investir dans des infrastructures hydrauliques de grande capacité, une gestion rationnelle des ressources et l’exploitation des eaux non conventionnelles. Cette approche s’accorde avec le cadre du nexus Eau-Énergie-Agriculture, visant à optimiser les synergies entre ces secteurs clés.

Parmi les projets phares, le barrage Kheng Grou, actuellement en construction dans le bassin du Guir, représente un investissement majeur. Avec une capacité de retenue prévue de 1.070 millions de mètres cubes et un taux d’avancement dépassant déjà 49%, cet ouvrage devrait être livré en juillet 2026.

Parallèlement, le programme national pour l’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 prévoit la construction de 16 petits barrages dans la région, pour un budget total de 640 millions de dirhams. Trois de ces ouvrages, Kheng Maïder, Amsaad et Aich Ait Aaza, situés dans la province de Tinghir, sont déjà en chantier, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour l’optimisation de la gestion de l’eau dans le Sud-Est marocain.

Rabat accueille, le 5 mai, la Journée nationale des services météorologiques et climatiques

Ce rendez-vous de haut niveau constituera une plateforme de dialogue et de concertation entre décideurs politiques, experts techniques et scientifiques ainsi que partenaires socio-économiques en vue de discuter du rôle stratégique des services météorologiques et climatiques dans la gestion des risques et l’adaptation aux changements climatiques.

L’objectif de cette journée est de mettre en lumière l’importance cruciale des services climatiques dans l’appui aux secteurs vitaux tels que l’agriculture, les ressources en eau, l’énergie, les transports et la santé publique. Cette journée sera l’occasion de présenter l’initiative mondiale « Alerte précoce pour tous », portée par l’Organisation météorologique mondiale, et d’explorer les moyens de sa mise en œuvre à l’échelle nationale.

L’événement soulignera également le rôle des technologies émergentes, notamment de l’intelligence artificielle et de la transformation digitale, dans l’amélioration de la précision, de la fiabilité et de l’accessibilité des services climatiques. Selon le ministère, cette rencontre sera un catalyseur pour renforcer la coopération entre les acteurs nationaux et internationaux et encourager une appropriation accrue de ces services par les secteurs socio-économiques, en tant que leviers essentiels de résilience et de développement durable.

Cette journée nationale constitue une opportunité stratégique pour affirmer l’engagement du Maroc en faveur d’une approche proactive face aux risques climatiques et pour promouvoir une collaboration renforcée à tous les niveaux en réponse aux défis posés par le dérèglement climatique.

Nizar Baraka : Le ministère de l’Équipement et de l’eau prévoit 70 MMDH d’investissements en infrastructures pour 2025

En comparaison avec l’année 2022, où l’investissement du ministère de l’Équipement et de l’eau dans les infrastructures était de 44 MMDH, cette prévision traduit une progression de 59% en trois ans. Cette hausse s’inscrit dans le cadre d’une politique d’accélération des projets d’infrastructures pour accompagner la dynamique économique et les besoins croissants en équipements structurants.

Dans sa présentation des projets d’investissement du ministère, Nizar Baraka a fait le tour, par secteurs, des principaux projets de l’année 2025.

Pour ce qui est des enveloppes budgétaires dédiées à chaque secteur relevant du ministère, la répartition se présente comme suit :

Parallèlement, un montant de 3,23 MMDH est affecté aux prestations d’études et de suivi des projets (consulting), traduisant l’importance accordée à la qualité de la maîtrise d’ouvrage et à l’accompagnement technique.

Un impact direct sur l’emploi et la demande en matériaux de construction

La mise en œuvre de ces projets devrait générer environ 27,5 millions de jours de travail, selon les estimations avancées par le ministre. Ce volume d’emploi temporaire intervient dans un contexte où l’année 2025 a été désignée par le gouvernement comme « année du marché du travail », avec pour objectif de renforcer les opportunités professionnelles à travers les grands chantiers publics.

« Étant donné que le gouvernement a déclaré l’année 2025 comme année du marché du travail, ces projets vont générer près de 27,5 millions de jours de travail« , a indiqué le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, lors de sa présentation.

Par ailleurs, l’ampleur des projets programmés se traduit par des besoins considérables en matériaux de construction.

Le ministère prévoit ainsi :

Dans le même sens, il est à noter que le programme prévisionnel des projets de construction et de travaux publics pour l’année 2025, présenté par le ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, prévoit un investissement public global dépassant 20 MMDH pour le financement de 140 marchés.

Le secteur ferroviaire captera à lui seul 58% du volume total, avec 63 marchés de travaux pour un montant de 11,55 MMDH et 21 marchés d’études pour une enveloppe de 122 MDH.

Dans le secteur aéroportuaire, l’Office national des aéroports (ONDA) prévoit un budget de 8,34 MMDH, réparti entre 21 marchés de travaux et 5 marchés d’études d’une valeur totale de 29 MDH.

Concernant la logistique, l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) engagera 4 marchés d’aménagement de zones logistiques et 7 marchés d’études, pour un investissement global de près de 540 MDH.

Enfin, la Société nationale des transports et de la logistique (SNTL) prévoit de lancer 9 marchés de travaux pour un montant de 16,6 MDH, ainsi que 10 marchés d’études pour un budget de 12,7 MDH.

Infrastructures routières et portuaires : les projets majeurs de 2025

Dans la continuité de sa présentation, Nizar Baraka s’est penché sur les principaux projets d’infrastructures, notamment routiers et portuaires. Voici l’essentiel à retenir.

Concernant les infrastructures routières, plusieurs projets structurants sont programmés pour l’année 2025. En matière de réseau routier, le programme prévoit une série d’interventions visant à renforcer l’accessibilité et la qualité des infrastructures existantes. Il est ainsi prévu la mise à niveau de 1.075 kilomètres de routes déjà en service. Parallèlement, 75 ouvrages d’art feront l’objet de travaux de reconstruction ou de maintenance pour préserver leur fonctionnalité et prolonger leur durée de vie.

Dans une logique d’expansion du réseau autoroutier, 77 kilomètres de nouvelles autoroutes seront également construits, répondant aux besoins croissants de mobilité sur les principaux axes du pays. Enfin, le programme prévoit le dédoublement et le triplement de 305 kilomètres d’axes routiers, afin de fluidifier le trafic et d’accompagner l’augmentation des flux de transport dans plusieurs régions.

En complément, des opérations de réhabilitation spécifiques cibleront les infrastructures affectées par le séisme d’Al Haouz et par les inondations de septembre 2024, afin de restaurer les réseaux dans les zones sinistrées.

>Projets portuaires : modernisation et extension

Le programme portuaire présenté par le ministère de l’Équipement et de l’eau pour l’année 2025 inclut à la fois des projets d’extension, de modernisation et de construction de nouveaux ports. Il convient de préciser que plusieurs de ces projets avaient déjà été engagés au cours des années précédentes. Leur inscription dans le programme de 2025 s’explique par le fait qu’une partie des dépenses associées à leur réalisation reste prévue et budgétisée sur l’exercice 2025.

Voici les principales opérations :

Voirie mal entretenue : la responsabilité du ministère de l’Équipement de nouveau engagée en justice

Le ministère de l’Équipement se trouve une nouvelle fois au centre d’un litige concernant sa responsabilité dans les accidents de la route. La cour d’appel administrative de Fès s’apprête à statuer sur un dossier opposant le département dirigé par Nizar Baraka à un automobiliste. Ce dernier reproche à l’administration des défaillances sur une route mal entretenue et qui auraient provoqué un accident endommageant son véhicule.

Le citoyen a déjà gagné en première instance, obtenant la condamnation du ministère de l’Équipement et de l’Eau à l’indemniser pour les dommages matériels occasionnés par cet incident. La défenderesse a déposé un appel début mars 2025. L’examen de ce recours n’a pas encore été entamé.

L’accident, survenu le 1er janvier 2024, a gravement endommagé le véhicule du requérant. Ce dernier a expliqué que la route, mal entretenue, présentait un trou de plus de 4 mètres de profondeur, sans aucune signalisation pour avertir les conducteurs du danger. De plus, l’endroit était dépourvu d’éclairage. En raison de cette négligence, le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule, qui est tombé dans le trou, rendant la voiture inutilisable.

Le requérant a saisi le tribunal administratif d’Oujda en mai 2024, réclamant une indemnisation provisoire de 4.000 dirhams pour couvrir les réparations. Le tribunal a ordonné une expertise technique pour évaluer l’ampleur des dégâts. L’expert a conclu que la voiture était irréparable, les dommages dépassant largement sa valeur initiale. La réparation des dégâts a été estimée à 80.000 dirhams.

Le ministère de l’Équipement et de l’Eau a défendu sa position en arguant que l’accident était dû à l’inattention du conducteur, qui roulait à une vitesse excessive selon les rapports d’enquête. Cependant, le tribunal a jugé que le ministère était responsable de l’incident, soulignant que l’infrastructure manquait de mesures de sécurité essentielles, telles que la signalisation adéquate et l’entretien des routes.

En conséquence, le tribunal a condamné le ministère à verser 80.000 dirhams au requérant pour couvrir les pertes matérielles subies, mais a rejeté la demande de paiement immédiat ainsi que celle des intérêts légaux, estimant que ces dernières n’étaient pas justifiées dans ce cas.

Le ministère de l’Équipement n’en est pas à sa première condamnation. En février 2024, la justice administrative avait reconnu sa responsabilité dans un accident mortel d’un motocycliste, causé par « l’absence de panneaux de signalisation et d’éclairage » sur une voie publique.

Le tribunal administratif de Rabat avait ainsi condamné le ministère à verser 250.000 dirhams aux ayants droit du motard décédé quatre ans plus tôt, après avoir dangereusement heurté les trottoirs d’un rond-point alors en construction. Les juges avaient retenu la responsabilité totale de l’administration, estimant que sa « faute » avait entraîné le décès du motocycliste, causant « des préjudices psychologique et moral » à ses ayants droit, lesquels avaient « perdu un père, un fils et un mari ».

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Budgétisé à 12,5 MMDH, voici ce que prévoit le protocole d’accord signé entre l’Etat et ADM

Ces protocoles ont été signés par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, le directeur général de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE), Abdellatif Zaghnoun, le directeur général d’ADM, Mohammed Cherkaoui Eddeqaqi, et le directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), Khalid Safir.

Selon un communiqué de la Société nationale des autoroutes du Maroc, la concrétisation de ces protocoles illustre l’engagement de toutes les parties prenantes en faveur du développement des infrastructures autoroutières du Royaume, et ce, conformément aux hautes orientations du Roi Mohammed VI.

Un investissement de 12,5 milliards de dirhams

Ce protocole d’accord est établi entre l’État et ADM, l’État étant représenté par le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de l’Équipement et de l’Eau et l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État, indique le communiqué.

Il couvre la période 2025-2032 et porte sur un programme d’investissement de 12,5 milliards de dirhams pour la réalisation de l’autoroute Rabat-Casablanca continentale, de l’autoroute Tit Mellil-Berrechid et du projet de transformation des nœuds Ain Harrouda et Sidi Maarouf.

Il s’agit de 3 projets stratégiques qui visent l’amélioration de l’accessibilité au Grand Stade de Casablanca en préparation à l’accueil par le Maroc de la Coupe du monde 2030, la fluidification du trafic du corridor Rabat-Casablanca et le renforcement de la connectivité de la région de Casablanca.

D’autre part, et afin de financer ce programme d’investissement, le protocole d’accord prévoit la mobilisation de 16 milliards de dirhams, selon une approche innovante et responsable qui permettra de préserver la pérennité d’ADM et de limiter le recours au budget de l’État.

1,2 MMDH pour l’expropriation du foncier de l’autoroute Rabat-Casablanca continentale

Par la même occasion, un protocole de financement a été signé entre ADM, le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de l’Équipement et de l’Eau, la CDG et la CDG Capitale pour la mobilisation d’un montant total de 1,2 milliard de dirhams pour l’indemnisation des propriétaires pour les besoins de l’expropriation du foncier de l’autoroute Rabat-Casablanca continentale, un prérequis nécessaire au démarrage des travaux.

L’autoroute Rabat-Casablanca continentale mobilisera un budget prévisionnel de 6,5 milliards de dirhams, note le communiqué, précisant que cela concerne un linéaire de 60 km qui reliera directement l’autoroute de contournement de Rabat, à partir de la bifurcation d’Ain Atiq à l’autoroute de contournement de Casablanca au niveau de la bifurcation de Tit Mellil.

Parallèlement au processus d’expropriation, ADM avance à grands pas sur la concrétisation des marchés travaux relatifs aux différents lots du projet, conclut le communiqué.

Barrage Bouassame : aucun risque pour la sécurité après les récentes précipitations (ministère)

« À la suite des récentes précipitations, une visite d’inspection menée le 18 mars 2025 par la direction générale de l’Hydraulique a confirmé l’absence de tout risque compromettant la sécurité du barrage Bouassame », souligne un communiqué du ministère.

Après un examen approfondi, les experts du ministère ont relevé qu’aucun signe d’instabilité du barrage ni de ses appuis n’a été détecté, et qu’aucune infiltration d’eau au niveau des fondations n’a été observée, poursuit-on.

Les deux vannes de vidange de fond ont été testées et fonctionnent correctement. Des venues d’eau ont été constatées sur le parement aval, sans présenter de danger particulier compte tenu du profil du barrage, qui assure sa grande stabilité, précise la même source.

Le barrage Bouassame est situé dans la province d’Al Hoceima, avec une capacité de 100.000 m³. La fin des travaux a eu lieu en 2014, et sa réception définitive a été faite en septembre 2015.

Le ministère de l’Équipement et de l’eau réaffirme sa stricte vigilance en faveur de la sécurité des infrastructures hydrauliques. Il rappelle que la conception, la construction et l’exploitation des barrages sont rigoureusement encadrées par la loi n° 30.15 relative à la sécurité des barrages.

Barrage Mohammed V : un taux d’avancement de 54% pour les travaux de surélévation

Le Maroc connaît une accélération dans la mise en œuvre de grands projets de barrages, conformément aux directives royales. Actuellement, 16 grands barrages sont en cours de construction à travers le Royaume. Parmi ces projets figure en tête la surélévation du barrage Mohammed V dans la région de l’Oriental, « une étape cruciale pour renforcer la sécurité hydrique et soutenir le développement de la région », souligne le ministère de l’Équipement et de l’eau.

Construit en 1967 sur l’oued Moulouya à environ 55 kilomètres au nord de la ville de Taourirt et à 65 kilomètres au sud de la ville de Nador, le barrage Mohammed V « a joué un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau potable des populations de la région de l’Oriental, ainsi que dans l’irrigation et la production d’énergie hydroélectrique.

Cependant, au fil des décennies, ce barrage a fait face à d’importants défis, notamment une réduction de sa capacité de stockage due à l’envasement. « Sa capacité est passée de 730 millions de m³ à 651 Mm³, affectant ainsi sa capacité à répondre aux besoins croissants en eau ».

Le projet de surélévation et ses objectifs

Pour faire face à ces défis, le projet de surélévation du barrage Mohammed V a été lancé afin de porter sa capacité de stockage à 981 Mm³. Cela renforcera sa capacité à répondre aux divers besoins en eau, notamment pour :

– garantir l’approvisionnement en eau potable pour les habitants de la région ;

– fournir de l’eau pour l’irrigation dans la basse Moulouya, soutenant ainsi le secteur agricole et contribuant à la durabilité de la production agricole ;

– protéger contre les inondations en réduisant les risques de crues soudaines qui menacent certaines zones avoisinantes ;

– produire de l’énergie hydroélectrique, renforçant ainsi les sources d’énergie propre dans la région.

Les solutions innovantes face au changement climatique au cœur du Forum Nexus WEFE de Tanger

Autour du thème « Coopération multi-niveaux pour un développement résilient : mettre en action le Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire-écosystèmes (WEFE) », la seconde édition du Forum Nexus Eau-Énergie-Sécurité alimentaire, organisée par la Région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, s’est ouverte le mercredi 5 février 2025, en présence du ministre de l’Équipement et de l’eau et de la ministre de la Transition énergétique et du développement durable.

Après une première édition qui visait à explorer les perspectives territoriales du Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire-écosystèmes, cette édition vise à mobiliser les parties prenantes internationales, nationales et locales pour accélérer la mise en œuvre de projets intégrés, catalyseurs d’une action climatique efficace, à l’échelle territoriale du Maroc, et plus particulièrement dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Pendant deux jours, plus de 400 participants, plus de 66 intervenants de 41 pays ont eu l’occasion de penser la durabilité et à la capacité de résilience face aux défis climatiques globaux.

Omar Moro, président du Conseil de la Région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, a souligné, dans son discours d’ouverture du Forum qu’il existe une conviction profonde de tous les membres du conseil de la région quant à la nécessité d’une contribution effective et concrète à la réussite des grands chantiers lancés, notamment ceux qui visent à assurer la durabilité, la sécurité et le confort des citoyens et des générations futures, en ce qui concerne les éléments essentiels de la vie, à savoir l’eau, l’alimentation et l’énergie.

De son côté, le wali de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Younes Tazi, a indiqué que, malgré les efforts déployés et les projets programmés, les défis restent importants pour atteindre les objectifs du développement durable. Il est donc essentiel de préparer des projets et des chantiers axés principalement sur :

Nizar Baraka : la synergie eau-énergie-agriculture est l’adaptation optimale aux changements climatiques

Lors de son allocution, Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’eau, a précisé que le secteur de l’eau connait quatre transformations majeures :

(1) Le passage d’une politique de développement des ressources en eaux conventionnelles à une politique intégrée de développement des ressources en eau non conventionnelles ;

(2) Le passage du développement de l’offre en eau à la gestion de la demande en eau ;

(3) Le passage d’une gestion des ressources en eau à court terme à une gestion à long terme ;

(4) Le passage de la solidarité des zones rurales avec les villes pour l’approvisionnement en eau à la solidarité des villes avec les zones rurales pour une équité territoriale.

« La cohérence des politiques de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture permettra sans aucun doute une adaptation optimale aux effets des changements climatiques que connaît notre pays, comme les autres pays du bassin méditerranéen, et évitera le gaspillage de l’eau, la surexploitation des eaux souterraines, tout en garantissant la sécurité alimentaire et en développant différentes sources d’énergie renouvelables pour répondre aux besoins énergétiques des projets de développement des ressources en eau conventionnelles et non conventionnelles, et en limitant les impacts environnementaux », a exposé le ministre de l’Equipement et de l’eau.

Le ministre a également souligné qu’en réponse à ces transformations, le Maroc s’est doté d’infrastructures hydrauliques de grande envergure : 150 grands barrages, représentant une capacité totale de 20,7 milliards de mètres cubes, auxquels s’ajouteront 16 grands barrages actuellement en construction et 150 petits barrages destinés à soutenir et accompagner le développement local. Le pays dispose également de 17 ouvrages de transfert d’eau, interconnectant les bassins hydrographiques. Par ailleurs, 16 usines de dessalement d’eau de mer ont été mises en service, offrant une capacité totale de 277 millions de mètres cubes, et 197 stations d’épuration des eaux usées sont opérationnelles.

Malgré les réalisations accomplies, le ministre de l’Equipement et de l’eau a rappelé la volonté royale d’atteindre une capacité de 1,7 milliard de mètres cubes d’ici 2030. Sur les 1,7 milliard de mètres cubes qui seront produits, 500 millions seront alloués au secteur agricole, permettant ainsi d’irriguer 100.000 hectares d’ici 2030. Cet objectif nécessitera le développement de nouvelles capacités de production d’énergies renouvelable, essentiel pour garantir la réussite de ces projets. Il a également souligné l’importance des énergies renouvelables dans la réduction du coût de production du mètre cube, un enjeu clé pour l’avenir (4,5 DH/m3 actuellement).

Il a également mis en avant l’importance de connecter les bassins versants pour optimiser la gestion des ressources en eau. Grâce aux projets d’interconnexion, 1,2 milliard de mètres cubes d’eau pourront être transférés annuellement vers le barrage Al Massira, ce qui bénéficiera principalement à l’agriculture (Doukkala, Tadla) et à l’approvisionnement en eau potable.

Au niveau de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la connexion entre le barrage d’Oued El Makhazine et le barrage de Khroufa, en avancement, permettra de transférer 100 millions de mètres cubes d’eau afin de garantir l’approvisionnement en eau de la ville de Tanger. Celle-ci disposera également d’une usine de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 150 millions de mètres cubes, qui sera construite en utilisant des énergies renouvelables, a indiqué le ministre.

Leila Benali : la région de TTAH est sur la bonne voie

Pour sa part, Leila Benali, ministre de la Transition énergétique, a indiqué que l’analyse de la vulnérabilité de l’économie de notre pays a mis en lumière deux points stratégiques susceptibles d’affecter sa durabilité, sa compétitivité et sa résilience : la sécurité hydrique et la sécurité énergétique.

« Nous soutenons toutes les initiatives intégrées et globales au niveau territorial qui mettent en avant l’importance de l’adoption des énergies nouvelles et renouvelables pour la gestion de l’eau, dans le cadre de notre politique de transition énergétique. Mais au-delà de cela, nous encourageons particulièrement les projets structurants et innovants, qui renforcent l’efficacité des ressources et la cohérence des politiques publiques, tout en dépassant les approches traditionnelles limitées à un seul secteur », a précisé la ministre de la Transition énergétique.

Au niveau de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Leila Benali a reconfirmé que le défi actuel consiste à trouver les opportunités nécessaires pour répondre aux besoins de la région en ressources en eau, essentielles pour un développement économique et social inclusif. Mais ce défi ne doit pas faire oublier les opportunités extraordinaires offertes par les nouvelles technologies. Sur le plan des nouvelles technologies énergétiques, le meilleur exemple dans la région est le projet d’énergie solaire photovoltaïque flottante du barrage de Tanger Med, d’une capacité de 34 mégawatts, développé aujourd’hui par des entreprises marocaines privées, a mentionné Leila Benali.

Selon la ministre de la Transition énergétique, la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima constitue un bon exemple en matière de transition énergétique. Elle dispose actuellement de plus de 440 mégawatts de capacité installée d’énergie éolienne et occupe une position stratégique dans le corridor énergétique, grâce aux interconnexions électriques et gazières avec l’Europe. De plus, la région présente un potentiel très favorable pour la réalisation de projets structurants dans les domaines des énergies nouvelles, de l’hydrogène vert, du stockage d’énergie et des énergies renouvelables. Cela nécessite toutefois de dépasser les méthodes traditionnelles de mobilisation du foncier et d’adopter de nouvelles approches pour valoriser son patrimoine naturel.

Mbarka Bouaida : la dynamique Nexus est ressentie au niveau territorial

En tant que présidente de l’Association des régions du Maroc, Mbarka Bouaida a souligné que, dans un contexte mondial et régional de plus en plus complexe, où les crises environnementales, économiques et sociales s’entremêlent, il n’est plus possible d’aborder ces questions sous un angle uniquement sectoriel.

« La réalisation de cette vision ne peut se faire sans un renforcement de la coopération multi-niveaux. Les collectivités territoriales, à tous les niveaux, en tant qu’espace le plus proche des citoyens, sont les premières à faire face aux impacts des changements climatiques et à l’épuisement des ressources, mais elles sont aussi les plus à même d’innover et de mettre en œuvre des projets qui traduisent les politiques en réalité tangible. Ces dernières années, nous avons assisté à une dynamique croissante au niveau des régions du Maroc pour consacrer cette approche dans la planification territoriale », a noté, Mbarka Bouaida, présidente de l’association des régions du Maroc et présidente du conseil de la Région de Guelmim-Oued Noun.

Sur le plan territorial, Mbarka Bouaida pense que le succès de ces initiatives nécessite des partenariats plus forts et une coordination plus approfondie entre les différents acteurs, qu’ils soient au niveau de l’État, des collectivités territoriales, du secteur privé, de la société civile ou des universités, afin que ces efforts ne soient pas dispersés et incapables d’atteindre l’impact souhaité.

La présidente de l’Association des régions du Maroc a souligné la nécessité d’un changement qui va au-delà d’une simple amélioration des méthodes de gestion. Elle a insisté sur l’importance d’une transformation fondamentale, passant d’une approche sectorielle à une logique de construction commune et de financement intégré. Cela implique de développer un cadre de gouvernance plus flexible et efficace, ainsi que d’ancrer une culture de dialogue et de consultation continue.

Une convention-cadre pour formaliser le Nexus dans la région de TTAH

La cérémonie inaugurale a été conclu par la signature d’une convention-cadre multi-niveaux pour formaliser les partenariats et les efforts de collaboration dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Cette collaboration intégrée vise à renforcer les partenariats et la coopération dans les domaines de l’eau, de l’énergie, de la sécurité alimentaire et des systèmes environnementaux à travers une gestion plus durable et résiliente, bénéficiant ainsi tant aux communautés locales qu’à l’environnement.

Cette convention-cadre a été signée par Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’eau, Leïla Benali, ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Redouane Arrach, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Mbarka Bouaida, présidente de l’Association des régions du Maroc, Younes Tazi, wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Omar Moro, président du Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Les travaux de construction d’un petit barrage dans la province de Tiznit bientôt lancés

Le ministère de l’Equipement et de l’eau, à travers sa Direction d’aménagement hydraulique, vient de lancer un appel d’offres pour la construction du barrage Sidi Yakoub dans la province de Tiznit.

Avec une aire de retenue de 9,43 hectares au niveau normal, il offrira une (petite) capacité de stockage de 1,68 million de mètres cubes (Mm³) et permettra d’irriguer les terres situées en aval, de fournir de l’eau grâce à un stockage temporaire, de recharger progressivement la nappe phréatique d’Ammelne, de protéger la vallée homonyme contre les inondations, ainsi que d’assurer l’abreuvement du cheptel.

La construction de ce barrage concerne l’exécution des travaux de génie civil qui comprennent :

– l’aménagement des accès et la réalisation des installations de chantier ;

– la construction des ouvrages de mise hors d’eau du chantier ;

– la construction du barrage en béton compacté au rouleau (BCR) et ses ouvrages annexes ;

– la mise en place des dispositifs d’auscultation des ouvrages ;

– la réalisation des routes, ouvrages de franchissement et plateformes à caractère définitif desservant la crête du barrage et les ouvrages annexes ;

– la remise en état des lieux.

Les travaux comprennent également la fourniture et l’installation des serrureries et de certaines charpentes métalliques (acier et aluminium).

Quant aux équipements électromécaniques et aux travaux de forages, drainage et injection, ils ne font pas partie de cet appel offres et seront donc confiés à d’autres entreprises.

L’estimation des coûts des prestations de construction de ce nouveau barrage est de 156 millions de DH, avec un délai global d’exécution de 24 mois.

Alerte météo. Des chutes de neige, du samedi au lundi, dans plusieurs provinces du Maroc

Le ministère de l’Equipement et de l’eau a émis un bulletin d’alerte météorologique, ce jeudi 26 décembre, d’un niveau de vigilance orange. Des chutes de neige sont prévues au-delà de 1.500 mètres d’altitude, du samedi 28 au lundi 30 décembre. 

Dans le détail, les provinces concernées par des chutes de neige de 10 à 20 centimètres sont Ifrane, Chichaoua, Taroudant et Boulemane.

Quant aux provinces de Midelt, Azilal, Béni Mellal, Tinghir, Al Haouz et Ouarzazate, elles connaîtront des chutes plus importantes allant de 20 à 40 cm.

L’appel d’offres pour l’étude de la connexion de l’autoroute continentale Casa-Rabat à l’autoroute Casa-Had Soualem et Dar Bouazza déclaré infructueux

La Direction régionale de l’Equipement, du transport et de la logistique de Casablanca-Settat vient de rendre son verdict concernant l’appel d’offres pour l’étude de la connexion de l’autoroute continentale Casa-Rabat à l’autoroute Casa-Had Soualem et Dar Bouazza, en le déclarant infructueux.

Cette direction a jugé les offres techniques qui ont été présentées comme étant non conformes aux dispositions de l’article 4 du règlement de consultation (RC). Cet article a trait, dans ledit RC, aux documents et justificatifs devant accompagner chaque soumission.

Cet appel d’offres a connu la participation de trois opérateurs : la société Conseil Ingénierie et Développement, la société NOVEC et le groupement formé par SETEC Maroc et SETEC International.

« Cette liaison autoroutière reliera l’autoroute continentale Casablanca-Rabat à l’autoroute Tit Mellil-Berrechid, l’autoroute Casablanca-Berrechid (A3), l’autoroute Casablanca-Had Soualem (A1) et la route régionale RR320, avec comme principal objectif la réduction significative de la distance et du temps de parcours des usagers à destination de Berrechid et Had Soualem, et en provenance de Rabat », peut-on lire sur les documents relatifs à l’appel d’offres.

« Une telle liaison autoroutière soulagerait l’autoroute A1 entre Tit Mellil et Had Soualem, renforcerait l’offre de transport de la métropole de Casablanca et des villes qui l’entourent, et accompagnerait la croissance importante enregistrée dans la zone du projet ».

Le délai d’exécution de l’étude est de 5 mois, pour un coût estimé à 3 millions de DH.

Les deux appels d’offres ont été lancés respectivement en juin et en octobre 2024.