Décès de l’ancien journaliste de la MAP, Abdelaziz Ouadghiri

Celui qui a vu le jour le 8 juin 1955 à Fès a effectué toute sa carrière professionnelle à l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), qu’il avait intégrée en 1981.

Titulaire  d’une licence en droit, avant d’effectuer son service civil au ministère de l’Information, Abdelaziz Ouadghiri a eu le mérite d’occuper les postes de responsabilité dans tous les services rédactionnels de l’Agence publique.

Le natif de Fès a été le chef de bureau de la MAP à Rome,  journaliste au bureau de l’Agence à Bruxelles, avant d’occuper  les postes de rédacteur en chef international et de directeur de l’information.

Abdelaziz Ouadghiri s’est distingué par sa rigueur professionnelle, son engagement et sa maîtrise du verbe.

La dépouille du défunt a été inhumée lundi après la prière d’Addohr, au cimetière Chouhada à Rabat.

Sadiki : le Maroc compte doubler la production agricole tout en utilisant moins d’eau

Invité au Forum de la MAP, ce mercredi 5 avril, au siège de Maghreb Arabe Presse à Rabat, le ministre de l’Agriculture, Mohamed Sadiki, a fait le point sur les ambitions de la stratégie Génération Green 2020-2030, en mettant l’accent sur la nécessité d’améliorer le chiffre d’affaires du secteur agricole tout en consommant moins d’eau. Un échange très attendu dans un contexte de changement climatique et d’inflation des produits alimentaires.

Pan important de la stratégie Génération Green, la gestion des ressources hydriques sera essentielle en vue d’assurer l’adaptabilité de l’agriculture aux changements climatiques. L’objectif est de faire des économies d’eau mais en doublant le produit intérieur brut par m3 d’eau utilisé (205 DH), afin d’atteindre 250 MMDH de PIB agricole contre 126 MMDH actuellement. 

Une quadrature du cercle au vu des épisodes de sécheresse consécutifs qu’a connu le pays et qui ont eu pour conséquence de réduire les ressources allouées au secteur agricole. « La quantité d’eau réservée à l’irrigation dans le cadre du modèle marocain de gestion de l’eau est de 5,3 MM m3« , a indiqué Mohamed Sadiki. Et de déplorer que ces ressources se réduisent comme peau de chagrin. 

En effet, depuis la campagne agricole 1980-1981, il y a eu un maximum de 4,1 MM m3 dédiés à l’irrigation lors de la saison 2016-2017. « Depuis, ces ressources se sont réduites pour atteindre actuellement 612 millions de m3« , a regretté M. Sadiki, qui a affiché sa compréhension quant à la nécessité d’assurer l’approvisionnement en eau potable. Raison pour laquelle l’irrigation à partir des barrages a été suspendue dans plusieurs provinces agricoles.

Dans ces conditions, M. Sadiki a affirmé que même si la tâche s’annonce ardue, plusieurs actions sont envisagées pour allier économie d’eau et productivité à haute valeur ajoutée. 

40 MM DH nécessaires, un millions d’hectares irrigués au goutte à goutte

Dans un premier temps, il s’agit d’améliorer la gestion des ressources en eau réservées à l’irrigation. Ainsi, dans le cadre de la stratégie d’acclimatation du secteur aux changements climatiques, 40 MM DH seront nécessaires pour appliquer les mesures suivantes : 

– le programme de modernisation des réseaux hydrauliques prévoit de développer l’irrigation localisée sur 600.000 hectares pour atteindre un million d’hectares irrigués en goutte à goutte à l’horizon 2030. Une technique qui permet d’économiser 2 MMm3 par an ;

– augmenter les superficies irriguées de 72.500 hectares

préserver les nappes phréatiques du Saïss et de l’axe Meski-Boudnib ; 

– pour développer les cultures irriguées du Royaume, le ministère va réaménager 200.000 hectares relevant des petites et moyennes hydrauliques, réhabiliter les khettara et aménager des seuils pour la recharge artificielle des nappes aquifères ; 

Toujours dans le domaine de l’irrigation, le ministère de l’Agriculture place de grand espoir dans les stations de dessalement d’eau de mer. « Grâce à la station de dessalement de la plaine de Chtouka, ce sont 15.000 hectares qui sont irrigués au prix de 5,70 DH/m3« , se félicite M. Sadiki.

« Mais ce prix est encore élevé », reprend-il. « À cause notamment de l’énergie nécessaire au dessalement. C’est pour cela que la station de dessalement prévue à Dakhla, qui sera alimentée via un parc éolien qui produit une énergie allant de 40 à 60 mégawatts, afin notamment d’irriguer 5.000 hectares, proposera un prix de 2,50 DH au m3« , promet-il.

Semis direct, caroubier et seigle

Globalement, le ministère de l’Agriculture aspire à une transition énergétique qui concerne au moins 20% des superficies irriguées, à travers l’utilisation d’énergies vertes et renouvelables. Cela dit, une meilleure gestion des ressources en eau est également liée à des techniques agricoles modernes et des cultures peu gourmandes en eau mais à haute valeur ajoutée.

A cet effet, le ministère de tutelle favorise des techniques de production au rendement élevé. Dans le cadre du développement de la technique du semis direct, « 100.000 ha ont été semés en utilisant cette technique novatrice lors de l’actuelle campagne agricole », s’est réjoui Mohamed Sadiki. Et d’ajouter : « Nous avons acquis 73 machines pour le semis direct au profit des coopératives et accordé des incitations aux agriculteurs qui souhaitent s’en procurer. »

Dans un second temps, l’idée est de jeter son dévolu sur des cultures à haute valeur ajoutée mais qui ne consomment pas énormément d’eau, dont les arbres fruitiers, en l’occurrence le caroubier (10.300 ha actuellement), l’olivier (1,1 Mha), l’amandier (191.000 ha), le grenadier (14.100 ha) et les figues de Barbarie (154.000 hectare).

En termes de culture annuelle résiliente au changement climatique, le ministère de tutelle a privilégié l’orge, le quinoa, le blé dur, le cacao, le sorgho, le millet, les légumineuses (fèves, haricot, lentilles), le maïs et le seigle. En sus des plantes aromatiques et médicinales, l’idée est aussi d’augmenter la superficie dédiée à l’agriculture bio qui est actuellement de 20.000 hectares.

Il ne vous aura certainement pas échappé que les filières de l’avocatier, des agrumes et de la pastèque n’entrent plus dans la vision du ministère de l’Agriculture. « Nous avons stoppé les subventions à l’irrigation pour ces cultures », a rappelé Mohamed Sadiki.  

Toutefois, selon plusieurs opérateurs des filières précitées, cette mesure n’est pas dissuasive car « les agriculteurs qui investissent dans ces cultures ont assez de fonds pour se passer des subventions à l’irrigation« , confie l’un d’entre eux. « Sur le plan juridique, nous ne pouvons pas interdire à un agriculteur ou à un investisseur de miser sur ces cultures », déplore M. Sadiki.  

Une inflation quasiment insoluble

L’autre ambition de l’équilibre fragile poursuivi par le ministère de tutelle, c’est de trouver un équilibre entre les impératifs agricoles et la sécurité alimentaire. Pour faire simple, l’objectif est d’assurer aux agriculteurs des revenus conséquents pour qu’ils poursuivent leur activité, sans pour autant que les prix des produits alimentaires n’atteignent des sommets. 

Une mission dont la réussite se base sur des incitations destinées principalement aux petits et moyens agriculteurs, mais qui n’a pas été couronnées de succès jusqu’à présent. D’ailleurs, le ministre de l’Agriculture a assuré que la hausse des prix des produits alimentaires est causée par l’inflation importée, qui a eu pour effet une augmentation des prix à la production, mais aussi en raison des effets du changement climatique.

Concernant l’inflation importée, « elle ne date pas d’hier, mais depuis la crise du coronavirus », avance M. Sadiki. « Tous les prix des intrants agricoles ont augmenté depuis 2020, sans baisser. C’est le cas également en Europe, où l’inflation des intrants agricoles a atteint 16%, contre 10% au Maroc mais qui s’établit pour certains intrants à 18%.

Pour ce qui est de la vague de froid qui a sévi dans le pays lors des premiers mois de l’année 2023, elle a eu un impact négatif sur le cycle de production des cultures, en particulier les tomates, surtout en termes de mûrissement. « Autre exemple, les pommes de terre cultivées dans le Loukkos assurent 30% de l’approvisionnement national. Elles devaient être sur les marchés début mars mais elles viennent à peine d’être récoltées. »

En ce sens, le ministre de l’Agriculture a prévenu que le prochain Ramadan « risque de coïncider avec une période où la production agricole est basse », tout en indiquant que les dernières pluies ont été bénéfiques à la filière céréalière. 

Et d’assurer : « Si nous avions un million d’hectares de céréales irriguées, on aurait atteint les 80 millions de quintaux prévus par la loi de finances 2023. » Mais ce n’est pas le cas, puisque seulement 400.000 hectares de céréales sont actuellement irrigués. En d’autres termes, si la sécheresse persiste dans les prochaines semaines, les prévisions du PLF 2023 seront difficilement atteignables. 

La MAP annonce que ses sites web ont été la cible d’une cyberattaque

Cet incident grave ne peut pas être expliqué en dehors des tensions géopolitiques qui pèsent sur la région, en témoigne l’intensité de cette cyber-attaque contre un établissement public, déclare la MAP.

Les ingénieurs de l’Agence marocaine de presse ont constaté un flux anormalement massif qui a saturé la bande passante des liens internet où sont hébergés ces sites, avant de déclarer l’incident au MACERT, le Centre de veille de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI).

Une fois l’attaque constatée, les ingénieurs de la MAP ont mis en place une cellule de crise avec leurs partenaires pour éviter une indisponibilité totale des sites web, et renforcer la sécurité au niveau des dispositifs de sécurité mis en place pour faire face aux perturbations qui peuvent survenir.

Une attaque par déni de service est une attaque informatique ayant pour but de rendre indisponible un service et d’empêcher ses utilisateurs légitimes de l’utiliser.

La MAP lance DIB News, un site pour les jeunes en quête d’expression digitale

Poursuivant sa stratégie de développement multimédias (TV, radio, magazines…), la MAP vient d’inaugurer sa nouvelle plateforme numérique Digital Information Broadcast censée aborder des thématiques en phase avec les attentes des jeunes via un langage accessible. Plus de détails avec le chef de projet de ce site qui revient sur les objectifs de dibnews.ma.

Un site destiné à combler les frustrations médiatiques de la jeunesse urbaine

La plateforme est destinée en particulier aux jeunes des villes en quête d’un vecteur digital qui leur permettra de développer leur créativité et leur talent pour réussir leur vie professionnelle mais aussi pour pallier à leurs frustrations en leur proposant des conseils ciblés pour leur âge.

Interrogé par Médias24 sur le temps qu’il a fallu pour monter ce nouveau site, Zakaria Bouzandar déclare qu’il a demandé plus de 6 mois de préparatifs avant d’être lancé lundi 1er février.

Cap sur des sujets peu traités ailleurs

« DIB News dispose d’une équipe d’environ dix personnes : community managers, monteurs, vidéastes, caméramans ainsi que des jeunes journalistes de la rédaction de la MAP qui ont été intégrés dans ce projet destiné en priorité à la jeunesse marocaine âgée de 15 à 35 ans.

« Sa principale nouveauté sera d’amener des informations utiles à ces jeunes marocains à travers des vidéographies qui traitent de sujets qui les intéressent comme les beaux-arts, la musique, le théâtre, le cinéma, leurs droits mais aussi des informations officielles plus sérieuses que nous essayons de vulgariser à travers un langage simple et qui soit accessible au plus grand nombre.

Utilisation d’une darija mâtinée de français pour séduire un maximum de jeunes

Selon Bouzandar, le choix de privilégier un mélange d’arabe dialectal et de français pour présenter le contenu du site est motivé par le fait que le public jeune visé, urbain et éduqué, alterne très souvent l’utilisation de ces deux langues à l’image de ce qui se fait déjà dans les spots publicitaires.

S’informer rapidement sur les réseaux sociaux

Pour traiter l’information (sports, cinéma, politique, économie …), DIB News a créé « L’actu » qui présente l’actualité sous format de flashs d’information et de slides fixes sur les réseaux sociaux.

Le même concept propose des vidéos d’animation qui présentent les informations nationales et internationales via des capsules d’une durée comprise entre 1 et 3 mn (interviews, documentaires, tutoriels) qui seront diffusés sur tous les réseaux sociaux type Facebook, Instagram, TikTok, Youtube.

6 concepts de success-story ou de conseils censés être utiles au public visé

En dehors de cette rubrique, plusieurs concepts étrangers à l’actualité brûlante sont proposés :

– « L’virage » qui revient sur un événement positif ou négatif (maladie, diplôme …) survenu dans la vie d’un personnage public qui a modifié son existence pour le meilleur.

– « Créator talk » concerne les créateurs de contenu comme les influenceurs sur les réseaux sociaux qui souhaitent partager leur story-succès avec le grand public qui pourra s’en inspirer.

– « People » présente des portraits qui retracent les meilleurs moments des célébrités.

– « Leaders » s’intéresse aux entrepreneurs qui ont démarré leur parcours à zéro avant de réussir.

– « M’Connecté » permet de s’informer en quelques clics sur l’actualité de la technologie et des applications nécessaires à notre époque.

– « Soulima » parle des tendances récentes des séries et des films à ne pas rater.

– « Culture-Miam » présente des recettes rapides pour les jeunes célibataires ou couples.

D’autres concepts seront bientôt lancés comme par exemple celui qui reviendra sur l’origine des noms des 12 régions du Maroc ou qui permettra de vulgariser certaines connaissances générales, résume le chargé de projet.

Un début de fréquentation satisfaisant ?

S’il n’a pas pu donner de chiffres précis sur la fréquentation actuelle, Bouzandar s’est dit extrêmement satisfait du nombre de partages du contenu du site depuis trois jours (01/02) sur les réseaux sociaux qui est également accessible via une application mobile.

Malgré notre insistance, nous n’avons pas pu connaître le coût de ce site ni son mode de financement sachant que pour l’instant aucune bannière publicitaire n’apparaît dans le contenu de dibnews.ma.

Se voulant très optimiste, le responsable du site avance que les premières interactions sur les réseaux sociaux ont montré un intérêt certain du public visé mais qu’il faudra attendre encore pour se prononcer véritablement sur l’avenir du nouveau-né de la MAP.

« Sachant que le lancement est encore tout récent et que notre but est de susciter un véritable engouement, nous ne pourrons le mesurer véritablement que dans quelques mois à travers notamment la fréquentation et le nombre de partages de contenu sur les réseaux sociaux », conclut notre interlocuteur pour qui ce créneau est encore loin d’être saturé au Maroc contrairement à l’Europe ou les sites français comme Konbini ou Brut qui se livrent à une guerre féroce…

Précisons que s’il est encore beaucoup trop tôt pour évaluer son démarrage, dibnews ne regroupe que 1350 abonnés sur Facebook, 16 followers sur Twitter, 392 abonnés sur Instagram et 53 sur Youtube.

« La réponse de la SG d’Amnesty International n’a fourni aucune preuve » (El Otmani)

Dans une déclaration accordée à la MAP vendredi 10 juillet, Saâdeddine El Otmani a précisé que: « la réponse de la secrétaire générale par intérim d’Amnesty International (AI), Julie Verhaar, n’a pas fourni les preuves matérielles que le gouvernement marocain n’a cessé de demander à l’organisation depuis la publication de son rapport, qui renferme des accusations infondées contre le Maroc et qui était assorti d’une campagne médiatique internationale à des fins de diffamation et de condamnation ».

« Au sein du gouvernement marocain, nous insistons toujours à nous faire parvenir une copie du rapport d’expertise scientifique adopté pour adresser ces accusations infondées ou de le rendre public, au lieu de publier un rapport truffé d’expressions qui renvoient à des hypothèses en contradiction avec les critères scientifiques de l’expertise. Cela engendre des jugements, avancés comme étant sûrs dans le rapport, alors qu’il ne s’agit que de simples expressions dépourvues de tout fondement scientifique pour prouver le lien entre les infiltrations présumées de téléphones donnés et le Maroc », a ajouté le chef du gouvernement.

Il a ajouté que le Maroc, qui a adopté dans la gestion de ce dossier avec Amnesty International une approche responsable, logique et transparente s’appuyant uniquement sur la preuve scientifique et que le Royaume demeure ouvert au dialogue constructif qui requiert de cette organisation internationale de présenter des preuves étayant ses allégations ou de revoir sa position, comme signe de bonne foi pour rétablir la confiance, une condition nécessaire à la réussite de tout dialogue.

M. El Otmani a rappelé qu’il a reçu jeudi soir une lettre de Julie Verhaar en réponse à la lettre qu’il lui a adressée le 1er juillet 2020 demandant des preuves matérielles étayant les accusations et les allégations contenues dans le rapport d’Amnesty International, publié le 22 juin 2020.

(Avec MAP)

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