Les États-Unis évoquent un possible “accord de paix” entre le Maroc et l’Algérie d’ici 60 jours
La déclaration a été faite lors d’un entretien accordé à l’émission 60 Minutes Overtime, au cours duquel Jared Kushner, gendre du président américain, et Steve Witkoff, envoyé spécial de Donald Trump pour le Moyen-Orient, ont été interrogés sur divers dossiers liés aux négociations de paix dans la région.
Interrogé sur les efforts en faveur de la paix, Steve Witkoff a déclaré que son équipe travaille actuellement à la conclusion d’un accord de paix entre le Maroc et l’Algérie, soulignant qu' »il y aura un accord de paix, à mon avis, d’ici 60 jours ».
Nouvelle provocation de l’Algérie à l’égard du Maroc
Cette décision a été notifiée au chargé d’affaires par intérim du consulat général du Maroc à Alger, Khalid Chihani, convoqué jeudi 27 mars au siège du ministère des Affaires étrangères, où il a été reçu par Mokhtar Amine Khelif, directeur général du protocole, indique un communiqué du ministère algérien.
La décision des autorités algériennes de déclarer persona non grata Mohamed Isafiani, vice-consul général du Maroc à Oran, avec l’obligation de quitter le territoire national dans un délai maximal de 48 heures, a été motivée par des raisons liées aux « comportements suspects de l’intéressé, incompatibles avec l’exercice de ses fonctions au sein de ladite représentation consulaire, en violation des lois algériennes en vigueur en la matière, ainsi que du droit et des coutumes internationales pertinents, notamment la Convention de Vienne sur les relations consulaires ».
Maroc-Algérie : « guerre de l’eau » ou guerre médiatique ?
En faisant abstraction des impacts du réchauffement climatique, une nouvelle campagne de désinformation a resurgi, accusant le Maroc de mener une « guerre de l’eau » en construisant des barrages dans le but d’assécher les ressources hydriques de son voisin oriental. L’exemple privilégié est celui du barrage de Keddoussa, prétendument responsable de bloquer le passage de l’eau dans l’oued Guir, empêchant ainsi son arrivée au barrage algérien de Djorf Torba.
En réalité, ces accusations ne résident que dans l’esprit des auteurs de cette désinformation, sans aucun fondement hormis les accusations algériennes. Il s’agit donc d’une guerre médiatique plutôt qu’une guerre de l’eau, et c’est ce que nous allons démontrer.
« Guerre de l’eau », cela sonne bien dans un titre. C’est ce qui est en train de se passer, des médias internationaux étant en train d’amplifier les accusations – infondées – de l’Algérie.
Dans un article précédent, nous avions démontré, preuves à l’appui, que les pénuries algériennes sont des effets du réchauffement climatique touchant l’ensemble du bassin méditerranéen, et non de la construction d’un barrage au Maroc. Étant donné la publication récente de plusieurs articles sur le sujet, dans des médias audibles et/ou influents, nous revenons sur cette question, de manière factuelle.
La situation actuelle du barrage algérien Djorf Torba, le réchauffement climatique et pas la « guerre de l’eau »
D’une capacité de 365 millions de mètres cubes, le barrage de Djorf Torba a été construit en 1973 près de la ville de Béchar, qui compte actuellement 270.000 habitants. Situé en milieu désertique, ce barrage a connu un assèchement en 2022, avant de retrouver sa capacité normale en 2024. Si le Maroc avait volontairement bloqué l’écoulement de l’oued, le barrage serait resté asséché.
Actuellement, le niveau d’eau du barrage est satisfaisant, comme en témoigne la plus récente image satellitaire :
Image satellitaire récente du barrage Djorf Torba révélant une réserve normale d’eau, contrastant avec la sécheresse intense observée entre 2022 et 2024 au niveau de ce barrage et qui résultait de l’intensification du réchauffement climatique dans l’ensemble des pays méditerranéens.
Il est vrai que le barrage de Keddoussa a été construit pour répondre à un besoin urgent : sauver l’agriculture oasienne dans la région de Figuig, qui repose principalement sur la culture des dattes, des maraîchages et des légumes (cultures vivrières et non des cultures à forte valeur ajoutée), face au manque croissant de pluies qui rechargent les nappes. Auparavant, l’agriculture oasienne dépendait de l’épandage des crues, une technique d’irrigation qui est devenue limitée en raison de la sécheresse.
L’idée de construire des barrages dans les régions orientales est plus sage que ne le prétendent nos voisins. Les décideurs estiment qu’il serait opportun d’en bâtir dans cette zone, compte tenu du climat local, caractérisé par des précipitations rares mais très violentes (l’exemple des pluies diluviennes de septembre 2024). Cela permet de remplir rapidement les barrages, sans pour autant bloquer le cours des oueds, souvent asséchés une grande partie de l’année. En somme, il s’agit de transposer le principe de l’épandage des crues à l’échelle des barrages.
D’autre part, un interlocuteur français, présenté en tant qu’expert, mais inconnu dans ce domaine, affirme que le barrage de Keddoussa a bel et bien causé l’assèchement du barrage de Djorf Torba au lieu des changements climatiques, dus à l’augmentation graduelle des émissions de gaz à effet de serre par les grandes nations industrielles.
Cet « expert » estime également qu’il est inacceptable, selon les principes internationaux de partage équitable des eaux transfrontalières, que le Maroc agisse de la sorte. Il tente de tirer cette conclusion pour présager un conflit transfrontalier comme celui opposant l’Éthiopie et l’Égypte, où cette dernière dépend exclusivement de l’eau du Nil, alors que le cas de l’Algérie est très différent, car ce pays ne dépend pas uniquement de cette source et il n’y a pas de blocage des eaux en réalité.
L’analyse de l’historique des images satellitaires du barrage de Djorf Torba révèle clairement l’impact des années de sécheresse sur ses capacités. Les exemples ci-dessous, datant d’années de sécheresse particulièrement sévères, illustrent l’assèchement quasi-total du barrage.
Diminution périodique des niveaux du barrage Djorf Torba bien avant la construction du barrage marocain de Keddoussa, sous l’effet de la sécheresse (exemples d’images satellitaires de 1981, 1984 et 2011).
Loin du barrage de Djarf Torba et loin des frontières marocaines, plusieurs barrages algériens ont connu durant les dernières années une grande diminution de leurs retenues, alors que d’autres ont été totalement asséchés.
C’est le cas du barrage situé près de la ville de Tiaret (au centre de l’Algérie). Nous avons, dans notre précédent article sur le barrage de Djorf Torba, cité un article paru dans le journal Le Monde qui évoquait des protestations des habitants de la ville en raison de la suspension de l’approvisionnement en eau potable. Nous avons également publié des images satellitaires dudit barrage datant d’avant et après cette période.
D’autres barrages algériens connaissent actuellement le même sort. Plusieurs exemples peuvent être cités, comme le barrage de Mefrouch, au sud de Tlemcen, qui est totalement asséché depuis au moins 2019, ou encore le barrage de Sarno, près de Sidi Bel Abbès, dont les réserves ont diminué de plus de 75 % entre 2018 et 2025. De même, le barrage de Sidi Abdelli a non seulement subi une baisse significative de ses réserves, mais a également eu un impact flagrant sur l’agriculture locale.
Barrage de Mefrouch (près de Tlemcen)
Comparaison des images satellitaires entre le 15 février 2017 et le 18 février 2025
Barrage Sarno (environs de Sidi Bel Abbès)
Comparaison des images satellitaires entre le 15 février 2018 et le 15 février 2025
Barrage Sidi Abdelli (entre Tlemcen et Oran)
Comparaison des images satellitaires entre le 05 février 2020 et le 18 février 2025
Finalement, le Maroc subit également des épisodes de sécheresse aigus qui ont affecté les réserves de ses barrages en raison de six années consécutives de faible pluviométrie.
L’Algérie dispose de 80 barrages, qui ne représentent que 33 % des ressources mobilisables, alors qu’un seul de ces barrages dépend d’un oued en provenance du Maroc, en l’occurrence Djorf Torba. L’Algérie se distingue du Maroc par ses immenses ressources souterraines, notamment grâce à la nappe régionale du système aquifère du Sahara septentrional, qui compte 5.000 points de forage répartis sur son territoire.
Il serait donc plus sage d’éviter d’utiliser le terme de « guerre de l’eau », car celui-ci relève davantage de la propagande que de la réalité.
Fact checking. Non, les barrages marocains ne menacent pas la sécurité hydrique algérienne
En mars 2023, la ville de Bechar en Algérie a subi une rupture d’approvisionnement en eau potable, selon la presse algérienne. Grâce à 11 puits forés dans la nappe alentour, les robinets ont pu être alimentés un jour sur trois ou sur quatre.
Le bouc émissaire de cette situation, vous l’avez deviné, c’est le Maroc. Depuis cette date, le répertoire algérien de propagation de la haine contre le royaume s’est enrichi d’une nouvelle expression, « la guerre de l’eau ».
Il faut dire que l’expression est très médiatique et, de ce fait, elle a été reprise largement en Algérie et dans quelques titres internationaux. Dans des forums internationaux consacrés à l’eau, des délégués algériens se sont relayés régulièrement depuis cette période pour dénoncer le supposé assèchement d’un cours d’eau « commun », l’oued Guir, par le Maroc.
Un article paru récemment dans le journal Orient XXI, rédigé par un ingénieur agronome algérien, a remis une couche sur le sujet, en l’habillant d’objectivité. Une objectivité scientifique ou cosmétique, chacun se fera son idée à l’examen des faits. Seuls les faits comptent.
Les accusations de l’Algérie, catalyseur de tensions et source d’illusions
Lors de la 10ᵉ Réunion des Parties à la Convention sur l’eau, tenue à Ljubljana en Slovénie du 23 au 25 octobre 2024, le ministère algérien des Ressources en eau a saisi l’occasion pour formuler des accusations officielles à l’encontre du Maroc, qui « porte volontairement atteinte à la sécurité hydrique de la région » .
« Les régions occidentales et sud-occidentales de notre pays (l’Algérie) subissent les effets négatifs des pratiques de l’État voisin du Maroc, qui perturbent et détruisent les eaux de surface transfrontalières, entraînant des catastrophes environnementales qui ont conduit, en particulier, à la détérioration de la qualité de l’eau du barrage de Hammam Boughrara dans la wilaya de Tlemcen en raison de la pollution de l’eau qui y arrive depuis le territoire marocain, ainsi qu’à une forte baisse de l’approvisionnement en eau provenant de l’oued Ghir (ou Guir) vers le territoire algérien en raison des barrages construits du côté marocain de la frontière, ce qui a entraîné un assèchement systématique du barrage Djorf Torba pendant une longue période sur le territoire algérien », accuse le ministre algérien.
De son côté, l’auteur de l’article d’Orient XXI, qui se présente comme un ingénieur agronome – et qui, par conséquent, devrait être conscient de l’impact des changements climatiques sur l’ensemble de la région –, estime que le problème réside dans le barrage de Keddousa. Selon lui, ce barrage a réduit le débit de l’Oued Guir après son inauguration en 2021.
Quelle est la réalité de la situation dans le barrage de Djorf Torba?
Si l’on prend en compte la population, malgré la grande superficie de l’Algérie, l’urbanisation est concentrée dans la frange méditerranéenne, contrairement aux zones du sud qui couvrent 89 % de la surface du pays mais qui représentent une densité urbaine de moins de 20 habitants par km².
Mis en service en 1973, le barrage algérien de Djorf Torba, d’une capacité de 365 millions de mètres cubes, est l’unique barrage desservant la région de Béchar. Dans l’ouest algérien, le plus grand barrage est celui de Gargar, avec une capacité de 450 millions de mètres cubes. Quant au barrage de Hammam Boughrara, mentionné par le ministre algérien, il dispose d’une capacité de 177 millions de mètres cubes.
Le barrage de Djorf Torba est alimenté par l’Oued Guir qui prend sa source dans le Jebel Timjnatine dans la région marocaine de l’Oriental. L’assèchement depuis quelques années, avant la mise en service du barrage marocain, a causé la mort de milliers de poissons, provoquant une vraie catastrophe, une information vérifiée et qui date du mois de juillet de l’année 2022.
L’examen des images satellitaires du barrage Djorf Torba montre à différentes dates que son niveau connait périodiquement des années de sécheresse où plus du tiers de sa capacité disparait, notamment dans les années de sécheresse, avant qu’il reprenne rapidement son volume normal.
L’hypothèse d’un impact des barrages marocains sur le volume du barrage de Djorf Torba est à exclure. En effet, si cette cause était avérée, le barrage de Djorf Torba n’aurait jamais retrouvé son volume normal après la construction du barrage de Kedoussa au Maroc.
Une photo satellitaire prise au lendemain du discours du ministre algérien, et la situation maintenue jusqu’à ce jour, démontrent que la réalité est différente. Cette observation réfute clairement l’idée d’une influence des ouvrages marocains et suggère d’autres facteurs potentiels à considérer.
Images satellitaires montrant une évolution oscillante des retenues du barrage algérien Djarf Torba.
La cause la plus évidente de la diminution des ressources hydriques dans les barrages est l’évapotranspiration. Ce phénomène, accentué par le réchauffement climatique, peut rapidement réduire les réserves d’un barrage, et son impact s’est intensifié au cours des dernières années dans l’ensemble du bassin méditerranéen, notamment en Espagne, en Italie, en France et de manière particulièrement marquée au Maroc.
Le barrage Al Massira, au Maroc, est construit sur l’Oum Rabii, un des plus grands fleuves du pays. Bien que le cours d’eau soit toujours actif, les réserves du barrage n’ont pas pu se remplir et ne dépassent pas 2% de sa capacité maximale, même dans des conditions optimales. Peut-on, dans la même logique que l’argument algérien, considérer que le barrage Al Massira est asséché à cause des barrages situés en amont ?
Dans le contexte du bassin de l’Oum Rabii, c’est avant tout le manque de précipitations depuis plusieurs années qui empêche le remplissage des barrages. La dernière année pluvieuse significative au Maroc remonte à 2018, date à laquelle les barrages ont pu dépasser la moitié de leur capacité. Depuis, ce n’est plus le cas.
En revenant au barrage de Djorf Torba, l’auteur de l’article explique que Béchar a besoin d’approvisionnement hydrique non seulement pour l’eau potable et l’irrigation agricole, mais aussi pour des raisons industrielles liées à la construction d’une grande unité de traitement des minerais de fer provenant de la mine de Gara-Djebilet. Entre parenthèses, cette mine est censée être exploitée par les deux pays à 50/50 selon une convention bilatérale, un accord jamais respecté par Alger. En même temps qu’il revendique de l’eau pour la boisson, l’agriculture et l’industrie de Bechar, l’auteur, de profession agricole, s’oppose aux projets agricoles des habitants des provinces d’Errachidia et de Figuig.
Depuis plus de six années, la situation hydrique au Maroc reste préoccupante, en particulier dans les régions orientales où l’agriculture oasienne constitue en grande partie la principale source de subsistance pour les habitants. Face à cette crise, les autorités marocaines s’efforcent de mettre en place des solutions durables, non pas pour attaquer l’Algérie, mais pour garantir l’accès à l’eau potable pour une population qui dépasse 2,2 millions d’habitants dans la région de l’Oriental seulement.
Le ministre algérien a également mentionné le barrage de Hammam Boughrara, situé près de Maghnia, et construit sur l’Oued Tafna. Contrairement au barrage de Djorf Torba, l’Oued Tafna prend sa source dans le Djebel Merchich, près de Sebdou en Algérie, et non au Maroc. La seule relation avec le Maroc se fait via l’Oued Isly, un petit affluent de l’Oued Tafna. Cette accusation, qui n’est étayée par aucune preuve scientifique, soulève une question : comment l’Oued Isly, qui alimente des centaines de parcelles du côté marocain, pourrait-il être pollué par le Maroc en vue de nuire à l’Algérie ?
Le Maroc est-il vraiment coupable ?
L’Algérie compte environ 81 barrages sur son territoire, capables de retenir jusqu’à 8,3 milliards de m³ d’eau. Si l’on considère uniquement les barrages ayant une relation avec le Maroc, on dénombre deux ouvrages, dont la capacité combinée n’excède pas 500 millions de m³.
Outre le barrage de Djorf Torba, un autre barrage, sans aucun lien hydrique avec le Maroc, a également été asséché jusqu’à la dernière goutte. Il s’agit du barrage Ben Khedda, situé près de la ville de Tiaret et qui était construit par la France en 1936.
Son assèchement a d’abord entraîné une dégradation de la qualité de l’eau potable distribuée, puis la suspension de l’approvisionnement en eau potable, provoquant ainsi des protestations violentes de la part de la population de Tiaret.
Situation du barrage Ben Khedda à Tiaret en Algérie
Dans un article du journal Le Monde consacré à cette « crise » , le journal a recueilli l’avis d’un climatologue spécialisé qui a expliqué que la sécheresse extrême a bel et bien débuté en 2022, et ce en raison du dérèglement climatique :
« Cette sécheresse extrême, qui a débuté vers 2022 et qui n’a jamais connu d’interruption, compromet gravement l’approvisionnement en eau, non seulement en Algérie, mais aussi en Tunisie, au Maroc, en Sardaigne et en Sicile » , explique David Feranda, climatologue au CNRS de France.
Il faut enfin préciser que les ressources en eau mobilisées en Algérie ne sont assurées qu’à 33% par les barrages. La majorité de l’approvisionnement repose sur les eaux souterraines, l’Algérie disposant d’une gigantesque nappe fossile dans le désert, connue sous le nom du « système aquifère du Sahara septentrional » qui compte 5.000 points de forage répartis sur son territoire.
L’existence de différends entre pays voisins est chose naturelle et courante dans le monde. Mais il s’agit de savoir gérer ces différends d’une manière pacifique et en se fondant sur les principes du droit international. La propagation de la haine et de la lutte armée rendent le recours à ces mécanismes extrêmement difficile.
Le footballeur Abdellatif Akhrif enfin inhumé à Tanger
Les autorités algériennes ont remis la dépouille d’Abdellatif Akhrif au Maroc dans la nuit de jeudi à vendredi 13 décembre. Le corps a d’abord été transféré à la morgue d’Oujda avant d’être acheminé à Tanger, où ses proches ont pu lui rendre un dernier hommage.
Abdellatif Akhrif s’était noyé le 6 juillet dernier lors d’une excursion en bateau au large de M’diq. Alors que trois passagers avaient été secourus, le joueur et son ami Salman Harraq n’avaient pas survécu. Le corps d’Akhrif avait été retrouvé un mois plus tard, près d’Oran, en Algérie.
Malgré les analyses confirmant l’identité du défunt, la famille d’Akhrif a dû attendre plusieurs mois pour que sa dépouille soit rapatriée. Une tragédie marquée par l’appel désespéré de la mère du joueur et la mobilisation des internautes demandant une intervention officielle.
Marco Rubio officiellement nommé secrétaire d’État US
Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a officiellement annoncé la nomination du sénateur républicain Marco Rubio, membre éminent des commissions des relations étrangères et du renseignement, au poste de secrétaire d’Etat.
« Il sera un fervent défenseur de notre nation, un véritable ami pour nos alliés et un guerrier intrépide qui ne reculera jamais devant nos adversaires », a déclaré Trump dans un communiqué.
« Diriger le département d’État américain est une énorme responsabilité, et je suis honoré de la confiance que le président Trump m’a accordée. En tant que secrétaire d’État, je travaillerai chaque jour à la mise en œuvre de son programme de politique étrangère. Sous la direction du président Trump, nous assurerons la paix par la force et placerons toujours les intérêts des Américains et de l’Amérique au-dessus de tout. J’ai hâte de gagner le soutien de mes collègues du Sénat américain pour que le président ait son équipe de sécurité nationale et de politique étrangère en place lorsqu’il prendra ses fonctions le 20 janvier », a déclaré le nouveau secrétaire d’Etat US.
Connu pour ses positions fermes en ce qui concerne les relations internationales, Marco Rubio adopte depuis longtemps une ligne dure contre la Russie et ses alliés, une position qui pourrait bien avantager le Maroc face à l’Algérie.
Rubio, 53 ans, a coprésidé jusqu’à présent la Commission du renseignement au Sénat, où il a souvent pris position contre les alliances militaires perçues comme une « menace à la stabilité mondiale ».
En septembre 2022, Rubio avait envoyé une lettre au secrétaire d’État Antony Blinken, exhortant les États-Unis à sanctionner les acteurs dont les achats d’armement auprès de la Russie contribuent à renforcer la machine militaire de Moscou. Cette lettre, à travers laquelle Rubio vise spécifiquement l’Algérie, mentionnait un accord d’armement de 7 milliards de dollars conclu en 2021 entre Alger et Moscou, un chiffre qui en fait l’un des plus gros clients militaires de la Russie.
De Mistura a proposé un « plan de partition du Sahara »
Lors d’une réunion d’information à huis clos (Briefing) avec le Conseil de sécurité, le mercredi 16 octobre, Staffan de Mistura, cité par l’agence Reuters, a déclaré que la partition « pourrait permettre la création d’un État indépendant dans la partie Sud et, d’un autre côté l’intégration du reste du territoire au sein du Maroc, avec la souveraineté sur celui-ci reconnue internationalement ».
Ni le Maroc ni le polisario n’ont accepté la proposition, a déclaré De Mistura lors du briefing, selon les propos relayés par la même source.
Le Secrétaire général de l’ONU devrait reconsidérer l’utilité de son rôle d’envoyé si aucun progrès n’est réalisé dans les six mois, a déclaré De Mistura.
Alors que le plan d’autonomie du Maroc gagne du terrain, De Mistura a, le mercredi 16 octobre, exhorté Rabat à « expliquer et élargir » sa proposition, poursuit la même source.
Alger annonce l’arrestation de quatre Marocains et les accuse d’espionnage
« Le juge d’instruction près le tribunal de Tlemcen a ordonné ce dimanche le placement en détention provisoire de sept personnes, dont quatre Marocains », a déclaré le procureur près le tribunal de Tlemcen dans une vidéo publiée par l’agence de presse gouvernementale APS.
Selon le parquet, leur arrestation fait « suite au démantèlement d’un réseau d’espionnage et de renseignement visant à compromettre la sécurité de l’État ». Il ne donne aucune autre précision.
Le parquet explique ensuite qu’une enquête judiciaire a été ouverte contre ces détenus pour « délit d’espionnage au profit d’un pays étranger ou de ses agents », ainsi que pour « entrée illégale sur le territoire algérien » pour trois des Marocains.
Il affirme que le réseau avait « recruté des ressortissants marocains et algériens pour porter atteinte aux institutions sécuritaires et administratives algériennes ».
En d’autres termes, il accuse les Marocains arrêtés d’être entrés illégalement en Algérie pour faire de l’espionnage. Pour étayer ce scénario, le parquet de Tlemcen explique qu’un Marocain avait été arrêté le 24 août pour « entrée illégale sur le territoire national » et que les autorités avaient découvert le cas d’ »espionnage » après « l’exploitation du téléphone portable de l’intéressé, avec l’autorisation du parquet, et après son interrogatoire ».
Il en a conclu que le suspect travaille « au sein d’un réseau d’espionnage et de renseignement au service d’une entité étrangère, avec des ressortissants marocains et algériens ».
Contre les manœuvres d’appropriation algériennes du caftan marocain, Bensaïd écrit à Audrey Azoulay
Le ministre Mehdi Bensaïd a adressé le 18 avril dernier une lettre à Audrey Azoulay, dans laquelle il attire l’attention de la directrice générale de l’Unesco sur « certaines manœuvres d’appropriation semant la confusion quant à l’authenticité et l’origine de certains biens du patrimoine culturel immatériel marocain », apprend-on de source sûre.
Le Royaume du Maroc, poursuit la lettre, « ne pourra ainsi admettre toute instrumentalisation de la Convention de 2003 visant l’ancrage historique du savoir-faire marocain et, partant, remettant en cause la notoriété et la crédibilité de notre prestigieuse Organisation ».
Et d’ajouter : « Il est en ainsi malheureusement le cas avec l’inclusion de l’image et de séquences vidéo du caftan ‘Ntaâ’ marocain, présentées dans le dossier algérien ‘Costume féminin de cérémonies dans le Grand Est de l’Algérie : savoirs et savoir-faire associés à la confection et à la parure de la gandoura et de la melehfa proposé pour inscription au titre du cycle 2024’. »
Dans un esprit de compromis, le Royaume du Maroc propose « le retrait simple de cette image et de ces séquences vidéos au regard de l’histoire et des multiples réclamations insistantes mais légitimes de l’opinion publique marocaine, dont celles des communautés marocaines dépositaires d’un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération dans les différents corps de métier liés au caftan ; incarnant par excellence les valeurs de paix et de tolérance de l’identité marocaine ».
« Cette démarche se trouve d’autant plus justifiée par l’incohérence flagrante constatée dans le dossier algérien se référant au style d’habillement « gandoura » et la « melehfa » ne reflétant aucunement l’histoire et la quintessence du caftan, dont l’image de sa variante marocaine « Ntaâ » y a été présentée comme élément constitutif », fait observer le ministre de la Culture dans sa correspondance envoyée à l’Unesco.
Au regard de la sensibilité suscitée par cette question, le Royaume du Maroc appelle « à la préservation de l’esprit et de la neutralité de notre Convention qui ne devrait pas faire l’objet d’instrumentalisation à des fins politiques, tel que le reflète la volonté manifeste de la part de la partie algérienne de maintenir une photo ne correspondant absolument pas à l’élément introduit pour inscription ».
Au vu des dangers liés aux tentatives d’appropriation des éléments du patrimoine culturel immatériel marocain, le Royaume du Maroc appelle « à la vigilance nécessaire dans le traitement des candidatures d’inscription, de manière qu’elles reflètent fidèlement et respectueusement l’histoire, les spécificités et la richesse du patrimoine culturel de chaque pays », conclut la lettre.
Coupe de la CAF : la RSB se tient prête malgré les menaces de retrait de l’USMA
Les responsables de l’équipe algéroise ont opté pour un avion égyptien, qui avait reçu le vendredi 19 avril une autorisation de la Direction générale de l’aviation civile pour entrer sur le territoire marocain. Selon des sources concordantes, un chaleureux accueil leur sera réservé par les dirigeants de la Renaissance sportive de Berkane (RSB). La délégation de l’USMA se dirigera ensuite vers Saidia pour un confortable séjour de deux jours dans un prestigieux hôtel de la ville balnéaire.
Mais quelles sont les intentions de l’USMA à travers ce déplacement ? Les joueurs viennent-ils réellement pour jouer au football ? Les yeux écarquillés, Toufik Kourichi, directeur sportif de l’USMA, a précisé dans des déclarations à la presse : « Si le même scénario se répète et que Renaissance de Berkane se présente le jour du match avec le maillot portant la carte marocaine, l’USMA se retirera du match. Si l’adversaire joue sans la carte, nous disputerons le match normalement, car la carte est interdite par les règles de la ‘FIFA’ et de la ‘CAF' ». Une affirmation que la CAF ne cesse de contredire dans ses correspondances avec les dirigeants de l’USMA.
Malgré la position clairement affichée de l’USMA, la RSB se prépare normalement à la rencontre et a même annoncé le lancement de la vente des tickets, à partir de ce vendredi. Le match devrait attirer non seulement le public local, mais aussi venant de plusieurs villes du Maroc pour supporter les joueurs de Berkane, déjà accueillis en héros à leur retour d’Alger dimanche dernier.
Si l’équipe algéroise refuse pour la deuxième fois de croiser le fer avec le RSB, pour la même raison, le verdict de la CAF sera identique à celui du match aller. L’équipe orange se qualifiera sur tapis vert à la finale de la Coupe de la CAF, avec un score de 3-0 sans avoir touché le ballon.
Les dépenses militaires en Afrique du Nord atteignent des sommets en 2023 (rapport)
En 2023, les pays d’Afrique du Nord ont marqué une hausse considérable de leurs dépenses militaires, totalisant 28,5 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 38% par rapport à l’année précédente et de 41% depuis 2014. Selon le rapport du SIPRI, l’Algérie et le Maroc se distinguent nettement en tant que principaux clients des fabricants, cumulant à eux deux 82% du budget militaire de l’Afrique du Nord.
L’Algérie en particulier a vu ses dépenses militaires bondir de 76% pour atteindre le montant record de 18,3 milliards de dollars. Ce chiffre constitue non seulement le plus haut niveau de dépenses jamais atteint par le pays, précise le rapport, mais également la hausse la plus significative depuis 1974. Cela s’explique en grande partie par l’accroissement des revenus générés par les exportations de gaz, particulièrement vers l’Europe, qui cherche à réduire sa dépendance envers les ressources énergétiques russes, poursuit la même source.
En contraste, le Maroc a enregistré une baisse de ses dépenses militaires pour la deuxième année consécutive, souligne le rapport. En 2023, le budget de défense marocain a diminué de 2,5%, s’établissant à 5,2 milliards de dollars.
Contacté par Médias24, notre consultant militaire Abdelhamid Harifi nuance l’approche du SIPRI dans son rapport. Selon lui, « les données du SIPRI semblent davantage s’appuyer sur des annonces de presse que sur des statistiques comptables, car ces dépenses ne se traduisent pas obligatoirement par un renforcement de l’arsenal militaire des pays concernés ». Il souligne notamment l’absence d’annonces de contrats majeurs pour l’équipement matériel, notamment en Algérie.
L’expert met en relief une augmentation significative du budget de la défense en Algérie l’an dernier, mais qu’il qualifie de nature « essentiellement propagandiste« . Il explique que cette hausse couvrait tous les postes « sauf ceux liés à l’acquisition de matériel ». M. Harifi questionne la capacité de l’Algérie à accéder à des armements de dernière génération, compte tenu des limitations de ses fournisseurs traditionnels et de la situation géopolitique actuelle. « Actuellement, la Russie, mobilisant toute son industrie pour soutenir son effort de guerre en Ukraine, semble peu en mesure de répondre à des demandes à l’export », affirme-t-il.
Concernant les autres grands fournisseurs d’armes, M. Harifi note que « la France ne fournira pas d’armes à l’Algérie au risque d’entacher l’effort qu’elle mène pour maintenir un certain équilibre dans ses relations avec les deux grandes puissances du Maghreb ». Les Etats-Unis et l’Allemagne sont également peu susceptibles de répondre à une demande d’achat algérienne.
Pour le Maroc, l’expert attribue la baisse de 2,5% des dépenses militaires pour la deuxième année consécutive à une variation du dollar. « L’augmentation des budgets militaires est devenue indispensable face à la hausse constante des coûts de défense, notamment due à l’inflation générale et à l’accroissement des salaires du personnel militaire », souligne Abdelhamid Harifi.
Depuis la pandémie de Covid-19, les budgets de défense marocains sont restés relativement stables, avec quelques augmentations ciblées principalement pour le recrutement et les salaires du personnel actif. « L’effort de l’État depuis 2021 est principalement axé sur le renforcement des politiques socio-économiques, exacerbé par diverses crises, notamment celle du Covid et le séisme d’Al Haouz. En conséquence, la politique de défense est temporairement reléguée au second plan, en attendant des investissements majeurs dans des domaines clés directement liés à la défense du pays », explique l’expert.
Au-delà de la gestion budgétaire, le Maroc est confronté à d’importants défis nationaux, dont la préparation de la Coupe du monde 2030. Bien que l’aspect militaire et sécuritaire soit crucial, « le renforcement des capacités militaires présente des complexités. Ces dernières années, le Maroc a plutôt orienté son effort d’armement vers la modernisation de son équipement existant, évitant une course à l’armement avec l’Algérie. Il privilégie des acquisitions stratégiques, comme les drones et les systèmes de défense dissuasifs tels que les lance-roquettes multiples Himars américains et le système de défense aérienne israélien Barak », poursuit-il.
Le Maroc négocie également avec ses fournisseurs traditionnels et nouveaux des politiques de compensation industrielle pour réduire la sortie de devises en exigeant un transfert de technologies pour les achats d’armes majeures, visant l’autonomie de sa politique de défense. « La guerre n’est pas seulement une affaire d’armes, mais aussi d’économie et de munitions. Il est crucial de pouvoir approvisionner régulièrement les troupes et de ne pas dépendre uniquement de stocks préexistants. En cas de conflit, le Maroc doit être prêt à affronter seul, si nécessaire, l’Algérie ou tout autre ennemi potentiel », ajoute Abdelhamid Harifi.
« Nous avons des alliés importants, mais en cas de guerre avec l’Algérie, aucun pays ne s’engagera efficacement de manière opérationnelle aux côtés du Maroc. Cette réalité est bien comprise par le Maroc, d’où l’intérêt de développer une industrie militaire locale. Au lieu de dépenser des milliards pour acheter des armes de portée limitée, nous mobilisons nos ressources pour établir une industrie capable de répondre à nos besoins et de créer de la valeur, notamment à l’export », conclut Abdelhamid Harifi.
Quels scénarios possibles après l’annulation du match USM Alger-RS Berkane ?
Les membres de la Renaissance de Berkane se sont présentés sur le terrain à l’heure prévue pour le match, comme le veut le règlement, avant que la direction du club orange refuse de jouer le match voyant que les maillots officiels de l’équipe n’avaient pas été acheminés vers le stade. Au lieu de cela, la fédération algérienne a accroché dans les vestiaires de l’équipe de la RSB de piètres contrefaçons des maillots sans la carte du Royaume. En d’autres termes, la carte du Royaume a été censurée.
Cette initiative a suscité l’ire de la société Victory Services, détentrice de la marque sportive Bang Sports, qui a appelé la Fédération algérienne de football à « retirer immédiatement les maillots dont les données ont été manipulées et à fournir à l’équipe de la Renaissance de Berkane les maillots originaux approuvés par la Confédération africaine de football, sous peine de recourir aux juridictions internationales pour réclamer des dommages-intérêts pour la société en raison de la perte d’opportunité de commercialiser sa marque au niveau africain ».
Voyant la situation sans issue, la délégation du RSB s’est immédiatement dirigée vers l’aéroport Houari Boumediene, où ses membres ont enfin récupéré leurs maillots avant de s’envoler pour le Maroc.
Arrivés à l’aéroport d’Oujda-Angad, l’équipe et le staff technique de la RSB ont été reçus en héros. En effet, des citoyens des différentes villes de la région ont fait le déplacement pour saluer les joueurs et les dirigeants du club, qui sont devenus aux yeux des Marocains des héros de la patrie, défendant l’intégrité et la nation contre un régime rancunier noyé dans la haine.
Dans la foulée, la CAF a publié sur son site officiel un communiqué où elle annonce « présenter cette affaires aux autorités compétentes ».
« La CAF s’excuse auprès des sponsors, des partenaires télévisuels et des fans pour le désagrément causé », ajoute-t-on de même source.
La commission de discipline de la CAF envisagera les sanctions appropriées contre l’USM Alger et la Fédération algérienne de football pour leur manquement à faciliter l’organisation du match.
Sauf grande surprise, il est prévu que la décision finale décide une victoire par forfait de la RS Berkane, avec un score de 3-0.
Rappelons toutefois que la commission de discipline de la CAF est présidée par le Sud-Africain Raymond Hack, connu pour ses multiples bavures et son hostilité au Maroc, la dernière décision en date étant la suspension de Walid Regragui. Une décision qui avait été révisée et annulée par la commission d’appel.
Mais quid du match retour prévu dimanche prochain à Berkane ? Nos voisins vont-ils ravaler leur orgueil et jouer contre une équipe qui va arborer son maillot habituel avec la carte complète du Maroc, ou bien déclareront-ils forfait une deuxième fois ?
La décision en dira long sur l’état psychologique de leurs décideurs.