Le Tonnerre, deuxième plus grand bâtiment de la Marine française, fait escale à Casablanca
Après avoir appareillé de Toulon le 10 septembre en direction du Golfe de Guinée pour une mission « Corymbe » de trois mois (soutien à la sécurité régionale), le navire polyvalent Tonnerre a effectué une première escale à Casablanca le samedi 13 septembre. Cette étape permet aux Marines française et marocaine de renforcer leurs liens à travers des activités conjointes, des conférences et des visites prévues tout au long de ces quatre jours.
« Cette escale s’inscrit dans le cadre d’une cinquantaine d’exercices réguliers par an entre la France et le Maroc, tous corps d’armes confondus. Le plan de coopération annuel des deux Marines comprend de nombreuses actions, dont l’exercice annuel Chébec, mené depuis 30 ans. La France réaffirme ainsi sa vocation atlantique en partenariat avec le Maroc et les pays d’Afrique de l’Ouest, et en ligne avec les initiatives marocaines dans ce domaine », a déclaré Christophe Lecourtier à Médias24, lors d’une réception organisée à bord du Tonnerre.
Mesurant près de 200 m de long, le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre, de la classe Mistral (deuxième plus grand bâtiment de la Marine française après le porte-avions Charles de Gaulle), est un navire polyvalent capable d’embarquer 16 hélicoptères et 4 engins de débarquement amphibie.
Il abrite une zone de commandement, un hôpital de 69 lits, une plateforme amphibie pour le débarquement de troupes au sol, ainsi que 6 spots d’appontage pour hélicoptères. Le navire compte 650 militaires à son bord, dont 200 marins et 450 troupes embarquées (Armée de Terre, État-major, Service de Santé des Armées).
Le Tonnerre a mené des missions variées, allant du déploiement de troupes à l’assistance humanitaire, notamment après l’explosion du port de Beyrouth en 2020 ou au large de Gaza à l’automne 2023.
Le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre en escale à Casablanca.
Le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre en escale à Casablanca.
Le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre en escale à Casablanca.
Servant également d’école d’application embarquée, son escale à Casablanca illustre la coopération franco-marocaine dans le domaine de la défense, entre les Forces armées royales marocaines et les Armées françaises, qui œuvrent ensemble pour la formation de militaires africains et de pays du Sud de la Méditerranée.
La France et le Maroc participent au travers des stages SIREN (Stage d’instruction régional embarqué et numérique) à la promotion d’une économie bleue durable et sûre dans le Golfe de Guinée. Cette formation renforce les connaissances théoriques et pratiques sur les missions de l’Etat en mer (sauvetage, lutte contre la pollution ou la piraterie) ainsi que la coopération régionale ou la gestion de crise.
L’édition 2025 a débuté le 1er septembre et se poursuit jusqu’au 16 octobre. Après une semaine au sein du Pôle Ecoles Méditerranée de Saint-Mandrier à Toulon, les stagiaires ont embarqué à bord du Tonnerre pour un mois, en direction du Golfe de Guinée.
Cette année, l’équipe compte deux Marocains : un instructeur et un stagiaire sur un total de 60 stagiaires, originaires de 22 pays d’Afrique et du pourtour méditerranéen, tels que la France, l’Italie, l’Espagne, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou la Mauritanie.
Abdellatif Hammouchi s’entretient avec la directrice générale de la sécurité intérieure en France
Le directeur général de la Sûreté nationale et de la surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi, s’est entretenu jeudi 11 septembre à Rabat avec la directrice générale de la Sécurité intérieure en France, Céline Berthon, qui était accompagnée d’une délégation sécuritaire de haut niveau.
Les entretiens entre les deux parties ont porté sur les moyens de développer les mécanismes de coopération bilatérale dans le domaine sécuritaire, ainsi que sur le renforcement du partenariat entre le Maroc et la France en vue de faire face aux défis sécuritaires actuels sur les plans international et régional, notamment les risques terroristes dans les zones de tension en général, et particulièrement dans la région sahélo-saharienne, indique la Direction générale de la surveillance du territoire dans un communiqué.
Les deux responsables ont également mis l’accent sur la nécessité de renforcer les opérations de sécurité conjointes entre les services de sécurité intérieure marocains et leurs homologues français, précise la même source, ajoutant que ces opérations ont prouvé à plusieurs reprises leur efficacité dans la neutralisation de nombreuses menaces terroristes à l’échelle régionale et internationale.
A cette occasion, la directrice générale de la Sécurité intérieure française a salué la contribution des services de sécurité marocains à la sécurisation des Jeux olympiques d’été, organisés à Paris en 2024.
Elle a, de même, passé en revue les moyens de coordination et de renforcement des efforts communs pour contribuer au succès de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) que le Maroc accueillera en 2025, et de la Coupe du monde 2030 qui sera organisée conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, notamment en ce qui concerne l’échange d’expertises et de données opérationnelles sur la lutte contre les risques majeurs qui menacent la sécurité publique.
Les discussions ont porté aussi sur la consolidation des mécanismes de coopération bilatérale entre les services de sécurité intérieure au Maroc et en France en vue de contrer les différentes activités hostiles qui guettent la sécurité des deux pays, y compris la lutte contre les actes d’espionnage extérieurs et les activités connexes.
Cette rencontre témoigne de l’importance capitale de la coopération maroco-française dans le domaine sécuritaire, en tant que modèle efficace et régulier de coopération globale entre les deux pays, notamment dans les domaines de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et la migration irrégulière, poursuit la même source, mettant en avant la conviction partagée des deux pays quant à la nécessité de développer une vision proactive commune pour faire face aux menaces criminelles et terroristes transfrontalières.
Exercice naval conjoint Maroc-France pour renforcer la sécurité maritime
Le Maroc et la France ont coorganisé l’exercice maritime conjoint Sea Border 25 du 10 au 20 juin à Toulon.
Cet entraînement multinational couvre plusieurs volets opérationnels : surveillance des espaces maritimes, lutte contre les trafics illicites et assistance aux navires en difficulté.
L’exercice s’inscrit dans le cadre de l’initiative 5+5 Défense, qui réunit huit pays riverains de la Méditerranée occidentale : Maroc, France, Tunisie, Mauritanie, Libye, Italie, Malte et Espagne.
L’objectif de ces manœuvres est de renforcer la coordination, de développer une culture commune de la sécurité en mer et d’accroître l’interopérabilité des forces navales face aux menaces transfrontalières en Méditerranée.
Nasser Bourita reçoit le président du groupe d’amitié France-Maroc au Sénat
Dans une déclaration à la presse à l’issue de ces entretiens, M. Cambon s’est félicité des échanges fructueux entre les deux parties, mettant en avant l’importance du dialogue bilatéral qui date de plusieurs années.
Le bilan de l’année 2024-2025 a été riche en événements positifs, s’est-il réjoui, rappelant dans ce sens la visite d’État effectuée en octobre dernier au Maroc par le Président français Emmanuel Macron, qui a été marquée par la réaffirmation de la position de la France soutenant la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud.
Le groupe d’amitié France-Maroc a toujours apporté un soutien indéfectible à la position marocaine vis-à-vis de cette question, a relevé le parlementaire français, ajoutant que les membres de la délégation, « composée de différentes sensibilités qui partagent toutes la même considération et passion pour ce pays », viennent exprimer, dans le cadre de ces échanges, leur mobilisation afin de contribuer à écrire un nouveau chapitre de l’histoire maroco-française, tel que voulu par le Roi Mohammed VI et le Président français Emmanuel Macron.
M. Nasser Bourita a reçu, ce jour à Rabat, une délégation du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc au @Senat, conduite par M. Christian Cambon,Président dudit Groupe et Envoyé spécial du Président du Sénat français pour les Relations internationales pic.twitter.com/U4ne0puYRV
— Maroc Diplomatie 🇲🇦 (@MarocDiplomatie) June 12, 2025
Pour consolider cette relation privilégiée entre la France et le Maroc, M. Cambon a appelé à la réactivation du Forum interparlementaire maroco-français, dont la quatrième et dernière édition s’est tenue en décembre 2019 à Paris.
Soulignant l’importance de donner un nouvel élan parlementaire à cette relation, le responsable français a indiqué que de nombreux projets sont à entreprendre, citant le projet d’extension de la Ligne à Grande Vitesse, la construction près de Rabat de la plus grande usine de dessalement de l’eau de mer d’Afrique et l’accord signé entre la RAM et Airbus pour l’élargissement de la flotte de la compagnie aérienne nationale.
En ce qui concerne le secteur des énergies renouvelables, M. Cambon a qualifié d' »inspirante » l’expérience du Royaume, estimant que le Maroc et la France peuvent contribuer au développement d’une nouvelle vision pour le continent africain en la matière. Selon le président du groupe d’amitié France-Maroc au Sénat, au-delà des liens traditionnels sur les plans culturel et scientifique et des échanges humains entre les deux peuples, les relations entre Rabat et Paris peuvent être renforcées par la voie de la diplomatie parlementaire.
(Avec MAP)
Réseau d’enseignement français au Maroc : 50.000 élèves attendus en 2025-2026
Cet objectif a été au cœur des discussions lors d’une rencontre tenue le jeudi 5 juin, au cours de laquelle les représentants des établissements du réseau ont été reçus à la Résidence de France à Rabat pour la présentation des grandes orientations du plan « Éducation 2024-2027 ».
Ce plan stratégique vise, selon eux, à consolider et enrichir l’offre pédagogique du réseau. Cinq axes majeurs ont été présentés pour atteindre ces objectifs :
– Valoriser la qualité de la formation continue des personnels enseignants,
– Mettre en avant la richesse de la maternelle française,
– Développer le plurilinguisme et l’apprentissage de la langue arabe,
– Mutualiser les projets pédagogiques,
– Soutenir les partenariats locaux.
À Tanger, arrestation de Badiss Mohammed Bajjou, l’un des criminels les plus recherchés en France
Une opération sécuritaire conjointe, menée le mercredi 4 juin par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a permis l’arrestation à Tanger d’un ressortissant franco-marocain pour son implication présumée dans des affaires d’enlèvements avec demande de rançon et de blanchiment d’argent, dans le cadre d’un réseau international de criminalité organisée actif en France.
Le mis en cause, Badiss Mohammed Bajjou, âgé de 25 ans, figure parmi les dix Français les plus recherchés au monde. Il est soupçonné d’avoir orchestré une série d’enlèvements particulièrement violents ciblant des détenteurs de cryptomonnaies au cours du premier semestre 2025, rapporte le journal Le Parisien.
Son arrestation intervient dans le cadre de la coopération sécuritaire internationale, immédiatement après la réception par les autorités marocaines d’une plainte formelle émanant de leurs homologues français, détaillant les actes criminels reprochés et commis sur le territoire français, indique un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).
Les perquisitions menées dans le cadre de cette affaire ont permis la saisie de plusieurs armes blanches de différentes tailles (notamment des épées et des coutelas), de dizaines de téléphones portables, ainsi que d’équipements de communication, actuellement soumis à une expertise technique pour en extraire les traces numériques. Une somme d’argent en espèces, suspectée d’être liée aux activités criminelles du prévenu, a également été retrouvée.
🔴 @Valeurs s’est procuré une autre vidéo de la violente tentative d’enlèvement de proches d’un patron d’une société de cryptomonnaies par trois hommes cagoulés, dans le 11e à Paris, ce matin. pic.twitter.com/dweCcIerkZ
D’après les premières données de l’enquête, l’intéressé faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires françaises pour son implication présumée dans des affaires d’enlèvement avec violence, d’extorsion contre rançon et de blanchiment de fonds issus de ces crimes.
Selon le communiqué de la DGSN, le suspect a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire confiée à la BNPJ, sous la supervision du parquet compétent. Les investigations visent à établir les responsabilités et à déterminer les éventuelles ramifications de ces actes, en application des dispositions du droit national, compte tenu de la nationalité marocaine du mis en cause.
Cette interpellation s’inscrit dans les efforts constants déployés par les services de sécurité du pôle DGSN-DGST pour lutter contre le crime organisé transnational, en privant ses auteurs de tout refuge ou moyen logistique susceptible d’alimenter leurs activités illicites, ajoute la même source.
Le ministre français de la justice, Gérald Darmanin, a salué l’opération sur le réseau X, remerciant « sincèrement le Maroc pour cette arrestation, qui illustre l’excellente coopération judiciaire entre nos deux pays, en particulier dans la lutte contre la criminalité organisée ».
Visa pour la France. Ouverture du centre de traitement des demandes à Laâyoune
La cérémonie d’inauguration de cette structure s’est déroulée en présence notamment de l’ambassadeur français au Maroc, Christophe Lecourtier, du wali de la région Laâyoune-Sakia El Hamra et gouverneur de la province de Laâyoune, Abdeslam Bekrate, et des élus.
L’ouverture de ce centre s’inscrit dans la dynamique de renforcement des services consulaires français dans les provinces du sud du Royaume.
« L’ouverture de ce centre reflète l’engagement de la France pris il y a quelques mois pour élargir ses activités consulaires aux provinces du Sud, offrant ainsi des services de proximité aux habitants de ces provinces », a souligné Christophe Lecourtier, en marge de l’inauguration officielle du nouveau siège de TLS contact, l’opérateur chargé du traitement des demandes de visas pour la France.
« A travers le prestataire TLS Contact, chaque citoyen a le droit de déposer son dossier, de faire l’enrôlement biométrique et de mettre ses empreintes », a-t-il expliqué, faisant savoir que les passeports seront envoyés vers le centre de Casablanca, où un agent consulaire apposera la vignette du visa, avant d’être renvoyés à Laâyoune.
🇫🇷 Un nouveau centre de dépôt de demandes de visa a été inauguré à Laâyoune par l’ambassadeur Christophe Lecourtier, en présence des autorités locales.
Il traduit l’engagement de la France d’accroitre ses activités consulaires dans la région, au bénéfice de tous ses habitants. pic.twitter.com/BM5ciAqcx5
— La France au Maroc 🇫🇷🇪🇺 (@AmbaFranceMaroc) May 27, 2025
Cette nouvelle mesure offre ainsi un service de proximité de qualité aux demandeurs de visas pour des raisons professionnelles, médicales, commerciales et touristiques, en leur épargnant les déplacements vers la ville d’Agadir, a-t-il poursuivi.
Le diplomate français a aussi relevé que l’ouverture de ce centre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris par le président français Emmanuel Macron lors de sa visite d’État au Maroc en octobre 2024, à l’invitation du Roi Mohammed VI.
Par ailleurs, il a souligné que les provinces du sud du Maroc constituent « le nouvel horizon de l’action de l’ambassade de France », citant à cet égard le projet de construction de l’établissement scolaire français OSUI Paul Pascon à Laâyoune, la mise en place prochainement d’une Alliance française dans la même ville et l’implantation des entreprises françaises, en particulier après la visite qu’a effectuée le directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux.
Le franco-marocain Selha Group reprend le site d’Éolane à Valence
Selha Group a annoncé, dans un communiqué, que son offre pour la reprise des activités du site d’Éolane Valence, en France, avait été retenue par le tribunal de commerce de Paris.
Avec la reprise d’Éolane Valence, le groupe créé par des industriels marocains et français renforce son positionnement sur des marchés stratégiques comme l’énergie, l’industrie et le médical, tout en consolidant une dynamique de croissance fondée sur la complémentarité de ses implantations en France et au Maroc, ajoute Selha Group dans le communiqué.
Ce rapprochement contribuera directement au développement du site de Casablanca, qui joue un rôle central dans la stratégie industrielle du groupe.
« L’intégration du site de Valence illustre notre volonté de bâtir un groupe industriel solide et performant, fondé sur la complémentarité des savoir-faire entre la France et le Maroc. Elle offre de nouvelles perspectives à notre site de Casablanca, en confortant son rôle dans les synergies du groupe », explique Karim El Ouazzani, directeur général de Selha Maroc.
Le site marocain bénéficiera ainsi directement de cette dynamique, en accueillant de nouvelles opportunités industrielles, en valorisant les compétences locales et en contribuant au rayonnement du savoir-faire marocain à l’échelle internationale, selon la même source.
Hezbollah, camps de Tindouf, terrorisme : Samira Sitaïl démonte la propagande du polisario
« Le polisario est une milice, malheureusement aux mains de l’Algérie, qui agit en marionnettiste depuis cinquante ans et a instrumentalisé cette milice », a rappelé la diplomate. Selon elle, ce groupe ne peut être considéré comme un mouvement indépendantiste, car « il n’en a pas les attributs ».
Samira Sitaïl a dans ce sens évoqué des éléments qu’elle considère comme révélateurs de la véritable nature du polisario. « La présence de djihadistes originaires de ces régions dans les prisons syriennes indique en effet que cette milice, loin d’avoir les attributs d’un mouvement indépendantiste, est plutôt caractérisée par des critères la qualifiant de mouvement terroriste », a-t-elle souligné.
Elle a par ailleurs dénoncé une coopération présumée entre le polisario et des groupes classés comme terroristes. « Cette milice du polisario a d’ailleurs accepté que le Hezbollah entraîne des personnes dans les camps de Tindouf en Algérie, un fait que je ne saurais trop souligner », a-t-elle déclaré, insistant sur la gravité de cette allégation.
Cette milice, loin d’avoir les attributs d’un mouvement indépendantiste, est plutôt caractérisée par des critères la qualifiant de mouvement terroriste
Pour l’ambassadrice marocaine, ces faits viennent confirmer « la nature du polisario : une milice aux mains de l’Algérie, qui l’instrumentalise, et non un mouvement indépendantiste ».
Évoquant l’implication internationale du Royaume, Samira Sitaïl a tenu à rappeler ses engagements concrets. « Plus que de la diplomatie, le Maroc est un acteur, comme en témoignent ses forces de maintien de la paix sur le continent africain ou les premières aides humanitaires acheminées par voie terrestre à Gaza, le Maroc ayant été le premier pays à le faire », a-t-elle déclaré.
« La cause palestinienne est une cause de l’humanité, pas spécifiquement marocaine ou française, mais une cause que l’humanité entière porte à bras-le-corps ».
La question du Sahara marocain
Abordant la question du Sahara, Samira Sitaïl a rappelé la position constante du Royaume du Maroc et la portée de l’initiative d’autonomie proposée en 2007. « Cette proposition, soutenue par plus d’une centaine de pays, représente une avancée irréversible ». Pour elle, la diversité et l’unité du peuple marocain autour de cette cause ne laissent aucune place au doute : « Quelle que soit l’issue des discussions, qu’elles soient onusiennes ou bilatérales, les Marocains, dans toute leur diversité – du sud au nord, toutes classes sociales et colorations politiques confondues – ne renonceront jamais à ce Sahara qui est marocain ».
Soulignant que l’enjeu dépasse le cadre diplomatique pour embrasser celui de la stabilité régionale, l’objectif aujourd’hui est, selon elle, la recherche de la paix, de la pacification et de la sécurité régionales. Le Maroc, a-t-elle rappelé, considère que ce territoire, « pris pendant 92 ans par l’Espagne – avec le soutien de la France, les deux ex-puissances colonisatrices qui se le sont partagé – lui a été restitué« . Il ne s’agit donc pas de la création d’un nouvel État, mais d’une restitution ».
« La vérité sur l’appartenance de ce territoire ayant été établie », a poursuivi la diplomate, « la proposition d’autonomie de 2007 est une démarche pacificatrice ».
Une situation humanitaire préoccupante dans les camps de Tindouf
La diplomate a également attiré l’attention sur la situation humanitaire des populations installées dans les camps de Tindouf, en territoire algérien. « La seconde motivation est la situation des dizaines de milliers de nos compatriotes dans ces camps », a-t-elle affirmé. « Le Maroc souhaite qu’ils puissent rapidement quitter ces camps où ils sont retenus, sans liberté de circulation, et sans jamais avoir été recensés ».
Elle a tenu à rappeler que, selon le droit international, « pour bénéficier du statut de réfugié, la question de savoir où ils souhaitent aller devrait leur être posée, ce qui n’a jamais été fait ». « Ils ne sont donc pas des réfugiés selon ces critères du droit international, qui ne sauraient être à géométrie variable », a-t-elle insisté. « Nous ne saurions laisser perdurer plus longtemps les conditions indignes de l’humain dans lesquelles nos compatriotes sont retenus », a martelé l’ambassadrice.
Les initiatives stratégiques du Maroc
Samira Sitaïl a par ailleurs mis en avant l’Initiative Atlantique portée par le Royaume. « L’Initiative Atlantique de Sa Majesté vise à désenclaver les pays du Sahel via des corridors logistiques aboutissant au Maroc », a-t-elle expliqué. Cette initiative, qui concerne 23 pays, a pour ambition de « dynamiser leurs exportations et importations, créant richesse et croissance », selon ses termes. « Grâce à un accès sécurisé à la façade atlantique, ces pays pourraient voir leurs exportations augmenter significativement, de 30% à 40%« , a indiqué la diplomate.
Favoriser le développement et la fixation des populations est une ambition majeure du Maroc, pour ses partenaires et pour sa propre sécurité
Ce projet répond à une double finalité : « Améliorer les conditions de développement des populations de ces pays, souvent parmi les plus pauvres, et sécuriser la région face aux mouvements terroristes qui y circulent sans contrôle ». Dans cette optique, « favoriser le développement et la fixation des populations est une ambition majeure du Maroc, pour ses partenaires et pour sa propre sécurité ».
Samira Sitaïl a également évoqué un projet majeur en matière énergétique : le gazoduc Nigeria-Maroc. Conclu en 2016, ce projet, qui traverse 13 pays et pourrait être prolongé vers l’Europe, « est aujourd’hui au stade des montages financiers, bien au-delà de la simple vision ».
En comparaison, elle a rappelé l’existence d’un autre projet de gazoduc porté par l’Algérie, datant des années 1970, impliquant également le Nigeria et le Niger. « Mais la dépréciation des relations entre l’Algérie et le Niger ces dernières années rend sa perspective incertaine ».
« La démarche est totalement mue par une vision de développement partagé et appropriable par tous les pays du continent. Il ne s’agit pas d’aider, car l’Afrique ne demande pas à être aidée », a-t-elle affirmé. « Le Maroc propose, pour l’Afrique, par l’Afrique et avec ses partenaires africains, des partenariats destinés à améliorer le bien-être des populations et à projeter le continent vers l’avenir ». Et d’ajouter : « Les choses se jouent aujourd’hui. L’Afrique, c’est maintenant ».
Le Maroc, un pays profondément africain
Dans une réflexion sur l’identité et le rôle du Maroc sur la scène internationale, Samira Sitaïl a souligné la place unique que le Maroc occupe entre deux continents. « La proximité géographique et la situation du Maroc inspirent la métaphore d’un pays plongeant ses racines en Afrique et dont les feuillages s’épanouissent en Europe », explique-t-elle, reprenant de célèbres propos de feu le Roi Hassan II.
Pour l’ambassadrice, le Maroc est d’abord un pays africain et maghrébin. Cette réalité est solidement ancrée dans sa Constitution, qui « consacre cette diversité, cet ancrage et cette profondeur africaine, tout comme ses influences arabes, arabo-berbères, berbères, hassanies, sahariennes et hébraïques ». Cette mosaïque culturelle, loin d’être une simple coexistence, constitue selon elle » la force du Maroc ».
« Notre pays n’est pas africain seulement en paroles ; cela se concrétise au quotidien par des engagements », affirme-t-elle, en citant l’exemple des grandes entreprises marocaines présentes sur le continent, notamment dans des secteurs clés comme la banque, les télécommunications, l’immobilier, la gestion de l’eau ou encore la production d’engrais. Ces sociétés « de dimension continentale », investissent massivement « partout où des besoins sont exprimés », parfois même dans des zones où « de grandes entreprises européennes n’existent plus ou sont parties ».
Les relations franco-marocaines
Après avoir souligné le positionnement africain fort du Maroc, Samira Sitaïl aborde également la dynamique renouvelée des relations entre le Maroc et la France. « Les relations franco-marocaines se sont récemment réchauffées », affirme-t-elle, évoquant une véritable « déclaration d’amour » qui se traduit désormais « par des avancées concrètes ». Pour l’ambassadrice, cette renaissance diplomatique s’explique par une période de distance nécessaire : « Nous nous sommes tourné le dos pour mieux nous retrouver ».
Aujourd’hui, selon elle, « la relation est basée sur la confiance, reconstruite à tous les niveaux grâce à de nombreux acteurs ». Ce renouveau se manifeste notamment à travers le « partenariat d’exception rénové », officialisé lors de la visite du président Emmanuel Macron au Maroc fin octobre dernier. La lettre envoyée par le président français au Roi Mohammed VI le 30 juillet, qui « reconnaît la souveraineté marocaine sur ses provinces du Sud », marque un « moment clé » dans cette relation.
La visite d’État a également donné lieu à la signature de « 42 accords touchant tous les domaines (transport, ferroviaire, dessalement, immigration) », dont « 35 sont déjà bien avancés ». L’ambassadrice évoque par ailleurs la prochaine réunion, à l’automne à Rabat, de la haute commission mixte, « une première depuis 2019 », soulignant que « cela avance très vite et de manière très opérationnelle ».
Au-delà des institutions, Samira Sitail insiste sur l’importance des « liens entre les peuples marocain et français », qui sont « fondamentaux ». Elle rappelle la présence de « près de 2 millions de Marocains en France (immatriculés dans les consulats, beaucoup plus si l’on compte les binationaux) » ainsi que des « dizaines de milliers de Français au Maroc ». Ces communautés, souligne-t-elle, sont « des sociétés civiles imbriquées » qui œuvrent « quotidiennement à renforcer les liens de fraternité et d’amitié, à lever les malentendus et à se projeter ensemble vers l’avenir ». « Cela nous permet de consolider chaque jour davantage nos relations », conclut-elle.
Les annonces majeures de Lecourtier : Sahara, UE, capital humain, mobilité, industrie…
Les sorties de Christophe Lecourtier, ambassadeur de France, à la Fondation Links sont décidément fort intéressantes. En février 2024, le diplomate français avait parlé du Sahara et du potentiel de relations entre les deux pays (ici et ici). Plusieurs mois après, on s’est rendu compte que ses propos étaient réellement annonciateurs du changement majeur qui allait survenir fin juillet 2024.
Vendredi 16 mai 2025, bis repetita. Mais cette fois-ci, c’est l’avenir des relations entre les deux pays qu’il a évoqué, ainsi que les enjeux, les futures décisions…
Le 16 mai 2025, à la Fondation Links à Rabat, Christophe Lecourtier a livré un discours d’une rare densité sur l’avenir des relations franco-marocaines. Une intervention qui dépasse le cadre diplomatique pour dessiner les fondations d’une “communauté de destin” entre la France, le Maroc et, au-delà, l’Afrique.
Maroc – France : une relation réengagée, une confiance restaurée
Le diplomate a reconnu un moment de flottement entre Paris et Rabat, particulièrement en 2023, où les « cordes de rappel historiques » semblaient ne plus fonctionner. « Avec le recul, je pense qu’il y a eu un moment, en 2023, peut-être un peu en 2024, où, sans doute pour la première fois depuis 1955, depuis les accords ouvrant la voie à l’indépendance, le destin a oscillé ».
Cette phase de gel a laissé place à une volonté politique forte des deux chefs d’État pour refonder la relation sur des bases nouvelles : ni nostalgie, ni simple restauration, mais une ambition partagée tournée vers l’avenir.
« Pendant neuf mois, la France a cessé de parler, et la France s’était forcée d’écouter, de comprendre et d’entendre ce que le Maroc était devenu, parce que c’est bien ça qu’on avait laissé partir de notre entendement. (…) Sur le Sahara, puisque c’est bien ça dont il s’agit, nous avons assumé notre choix, celui du président de la République, que nous avons construit avec lui, à 100% ».
Pendant neuf mois, la France a cessé de parler, et la France s’était efforcée d’écouter, de comprendre et d’entendre ce que le Maroc était devenu.
« (…) Dans quelques semaines, un centre culturel français s’ouvrira, comme il en existe dans une douzaine d’autres villes du Maroc. Dans quelques jours aussi, je crois, le 27, les ressortissants marocains pourront solliciter à Laâyoune et à Dakhla directement un visa pour se rendre en France ».
Géopolitique : sécurité, développement, Sahel…
La France partage les objectifs marocains dans les régions méridionales du Maroc : « Objectifs de stabilité, objectifs de sécurité, objectifs de construction d’infrastructures, objectifs de développement et objectifs d’Afrique. Dans une région du Sahel qui, aujourd’hui, est livrée non seulement à la présence militaire d’ennemis – en tous les cas de l’Europe – que ce soient les Russes ou que ce soient les Iraniens, probablement. Dans une région qui est livrée au trafic d’armes, au trafic de migrants, aux groupes extrémistes. Le Maroc, par sa souveraineté sur ses territoires, développe et consolide un hub, non seulement, de sécurité et de stabilité, mais aussi une offre de développement et une alternative pour les populations sahéliennes des pays enclavés à une histoire qui nourrit le terrorisme, les trafics, les migrations illégales. Donc cette vision du souverain qui est en train de se mettre en œuvre, il suffit de regarder l’ambition du port de Dakhla. Nous ne pouvons que l’appuyer (…) ».
« Cet engagement qui est le nôtre, la France en a payé le prix. Elle en a payé le prix dans la relation avec le pays voisin, avec lequel, fondamentalement, aucune rupture n’est possible, ni souhaitable (…) ».
Trois axes de grand intérêt : décarbonation, industrie, capital humain
Lecourtier a annoncé trois priorités structurantes :
La décarbonation : le Maroc est appelé à devenir « un acteur majeur de la décarbonation de l’Europe ».
“Votre pays a la capacité, par ses surfaces, par la vision, par ses ingénieurs, par sa capacité à attirer des investissements de technologie, d’être un des grands champions d’énergie renouvelable. Pour lui-même, mais aussi pour nous, Européens. Et sans trahir de secret, (…) les meilleurs ingénieurs de France ont travaillé sur les modèles économiques qui permettraient de tirer les rails, les cadres, tous les moyens qui permettent de connecter, structurellement, de contribuer à la décarbonation accélérée de nos économies“.
La vision du souverain qui est en train de se mettre en œuvre, il suffit de regarder l’ambition du port de Dakhla. Nous ne pouvons que l’appuyer.
Des projets structurants sont à l’étude, dans les énergies renouvelables et l’interconnexion énergétique, notamment autour du sommet des océans prévu à Nice, annonce en substance M. Lecourtier.
Les chaînes de valeur industrielles : le diplomate a salué le modèle “Made with Morocco”, évoquant les réussites communes dans l’automobile, l’aéronautique, et la volonté d’aller plus loin dans l’intégration industrielle. « Et donc l’association dans les chaînes de valeur entre le Maroc et la France a déjà fait la démonstration de sa pertinence ».
« Il y a de grandes nouvelles qui vont être annoncées bientôt, il faut que les entreprises aillent encore plus loin dans cette logique-là, qui n’est pas de la délocalisation, qui est du « made with Morocco », parce qu’aucune automobile produite au Maroc, par exemple par Renault, Dacia, n’a jamais été produite en France et ne sera jamais produite en France. Donc on est vraiment sur du plus, sur du bonus, et pas du tout sur quelque chose qu’on transfère de là ».
Le capital humain : Coopération éducative, mobilité circulaire, valorisation des étudiants et doctorants marocains : la jeunesse est placée au cœur du projet bilatéral, loin des logiques de “brain drain”.
Un Maroc plus intégré à l’Europe
« Le gros enjeu, c’est l’Europe ». Lecourtier a révélé que des discussions sont en cours pour proposer au Maroc un statut « encore plus intégré » avec l’Union européenne, dans les 6 à 12 mois à venir. Objectif : dépasser les blocages politiques régionaux (comme ceux de l’UMA) pour créer un partenariat stratégique bilatéral ambitieux.
Il juge que « le commencement, c’est ici, avec le pays qui est le plus engagé, le plus dynamique, le plus résolu à travailler avec l’Union européenne ».
Sahara : “le choix est fait”
Sur la question du Sahara, l’ambassadeur a été explicite : la France assume pleinement son engagement aux côtés du Maroc, « droit dans ses bottes ». Ce soutien se traduit notamment par l’ouverture prochaine de services consulaires à Laâyoune et Dakhla, l’intervention de l’AFD dans ces provinces et une reconnaissance alignée sur la vision royale.
Nous sommes des civilisations du livre. Il est temps d’écrire une histoire commune ambitieuse. Nous n’avons plus le droit de nous faire honte.
“Nous avons compris que la question du Sahara est une question de confiance. Et rien de grand ne peut se construire sans confiance”.
L’Afrique au cœur de la stratégie
Le Maroc est présenté comme un partenaire clé de la France en Afrique, non comme un relais d’influence, mais comme un acteur autonome et central. Lecourtier plaide pour des politiques africaines renouvelées, fondées sur l’écoute, la sécurité, le développement et une lecture fine du Sahel.
Une communauté binationale à préserver
L’ambassadeur a également insisté sur la responsabilité politique vis-à-vis des binationaux franco-marocains, appelés à être “100% marocains et 100% français”. Il a mis en garde contre les risques de “déchirement identitaire” en cas de blocage durable.
Conclusion : écrire l’Histoire plutôt que subir le destin
En citant Jean Baudrillard, Lamartine ou Jacques Delors, Lecourtier ancre sa vision dans une philosophie de l’action collective. Face aux turbulences géopolitiques mondiales, il invite à une écriture partagée d’un nouveau chapitre entre le Maroc, la France et l’Europe. Et l’Afrique aussi.
“Nous sommes des civilisations du livre. Il est temps d’écrire une histoire commune ambitieuse. Nous n’avons plus le droit de nous faire honte”.
Gigafactories chinoises au Maroc : Christophe Lecourtier répond à Jacques Attali
« Monsieur Attali, c’est un esprit libre qui aime bien pousser les raisonnements jusqu’à leur terme », répond Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, lors de son intervention, vendredi dernier, à la Fondation Links (1 h 40), en réponse à une question posée par un membre de l’assistance, ancien élève de l’ISCAE.
« Nous, nous sommes un peu plus dans la machine du quotidien. (…) Il est incontestable, évidemment, que le Maroc a toutes les raisons de vouloir en avoir sur son sol [les gigafactories], ce n’est pas à nous de juger cela », estime M. Lecourtier.
« Il est vrai que notre option principale, c’est que ces gigafactories puissent produire des batteries qui confortent l’écosystème existant, qui est majoritairement, non seulement, mais en totalité, le produit industriel européen et français, que ce soit Stellantis, ou Peugeot, Citroën, Renault », détaille le diplomate.
Pour lui, « là, il y a quelque chose de gagnant-gagnant pour le Maroc, pour la France (…) Pour ces produits-là, on n’a pas tellement de champions des batteries. Donc, c’est ça le cercle vertueux, mais on en discute exactement dans ces termes ».
« C’est ce sens-là que je donnais à l’idée d’une intégration plus forte (entre) technologies françaises et marocaines. (…) Donc, moi, je suis dans le verre résolument à moitié plein. Je pense qu’au Maroc, il est généralement, entre nous, plus qu’à moitié plein, c’est plutôt 80% plein », explique le diplomate.
« Ce n’est pas du tout une alerte, mais c’est une invitation à nos acteurs économiques, à vos autorités, à faire en sorte que tout ça s’inscrive dans un renforcement de ce qui existe, plus de compétitivité des voitures électriques, plutôt que de risquer d’introduire, finalement, quelque chose qui gâcherait (la fête, NDLR) », précise M. Lecourtier qui qualifie le modèle marocain en la matière de « très belle réussite ».
Transavia lancera 14 nouvelles lignes entre la France et le Maroc dès l’hiver 2025
L’Office national marocain du tourisme (ONMT) et Transavia, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, ont annoncé, le mercredi 14 mai, un renforcement significatif de l’offre aérienne au départ de la France à partir de l’hiver 2025.
Ce partenariat, déjà fructueux, se poursuit avec un plan ambitieux qui vise à accroître de 30% la capacité vers le Maroc, avec l’ajout de 14 nouvelles routes et plus de 130.000 sièges supplémentaires, consolidant ainsi la position du Maroc en tant que première destination pour les voyageurs français, indique un communiqué de l’ONMT.
La prochaine saison hiver 2025-2026 marque un nouveau jalon, avec un développement encore plus vaste et diversifié des liaisons aériennes entre la France et le Maroc, relève le communiqué, notant que pour l’été 2025, Transavia avait déjà augmenté sa capacité de 13%, avec un total de plus de 712.000 sièges.
Selon la même source, l’objectif est de connecter plus solidement les régions marocaines, élargir l’accès et soutenir la dynamique touristique nationale sur toute l’année.
Ce nouveau plan de développement acte une croissance de +30% de l’offre vers le Maroc, estime l’ONMT, soulignant qu’Agadir, Marrakech, Essaouira, Ouarzazate, Dakhla, Errachidia… vont voir leur attractivité renforcée grâce à une desserte directe depuis des bassins émetteurs importants en France : Rennes, Lille, Biarritz, Brest, Deauville, Montpellier, Toulouse, Marseille, Bordeaux, sans oublier les connexions inédites depuis Nantes et Paris.
Les nouvelles lignes aériennes placent plusieurs villes marocaines sur le devant de la scène touristique :
Dakhla : Deux nouvelles liaisons directes depuis Marseille et Bordeaux.
Ouarzazate : Deux vols directs hebdomadaires seront opérés depuis Paris.
Marrakech : La ville renforce son statut de plaque tournante avec l’ouverture de lignes vers Berlin et Venise. Sa base aérienne est également renforcée par l’ajout de deux avions.
Autre nouveauté, Agadir devient un hub majeur avec une base saisonnière dédiée et un grand nombre de nouvelles routes.
A noter que c’est une première pour Transavia de baser ses avions en dehors du sol français.
Avec ce développement, le Maroc devient la destination numéro 1 en termes de sièges-kilomètres offerts par Transavia, un indicateur clé de l’utilisation des ressources aériennes de la compagnie. L’objectif est d’accroître l’attractivité du Maroc tout en désaisonnalisant les opérations et en diversifiant l’offre.
Le partenariat ONMT-Transavia repose sur une vision stratégique qui vise à soutenir l’essor des destinations marocaines tout au long de l’année, en rendant le pays encore plus accessible à un large public européen, souligne le communiqué.
Pour accompagner cette croissance, des actions de communication et de marketing ciblées seront mises en place, afin d’améliorer la notoriété des destinations marocaines et de garantir un taux de remplissage optimal.