OCP Green Water étend son réseau : le pipeline Jorf Lasfar-Khouribga opérationnel en juin prochain

Depuis deux ans, le groupe OCP utilise 100% d’eaux non conventionnelles pour ses deux sites industriels, grâce à la mise en service des unités de dessalement de Jorf Lasfar et de Safi. Ces projets, qui visent à atteindre une capacité de production de 600 millions de mètres cubes à l’horizon 2027, s’inscrivent dans une dynamique plus large, comme l’a rappelé Ahmed Znibar, directeur général d’OCP Green Water (OGW), lors de son intervention à la 3ᵉ édition du Forum international de la chimie.

Ces projets engagés par OCP, à travers sa filiale OCP Green Water (OGW), ambitionnent trois objectifs :

  1. Assurer l’autonomie du groupe en eau industrielle via les ressources non conventionnelles, notamment le dessalement et la réutilisation des eaux usées ;
  2. Participer à l’approvisionnement en eau potable (AEP) dessalée des sites où opère le groupe OCP ;
  3. Fournir de l’eau d’irrigation aux projets agricoles à haute valeur ajoutée développés par l’université Mohammed VI Polytechnique à travers ses filiales Aradinov et InnovX.

Liaison par pipeline entre Jorf Lasfar et Khouribga

Ahmed Znibar a annoncé que le projet de liaison par pipeline entre la station de dessalement de Jorf Lasfar et Khouribga sera opérationnel dans les prochaines semaines, au plus tard fin juin 2025. D’une longueur de 219 km, ce pipeline pourra transporter jusqu’à 80 millions de m³ par an. Les travaux de mise en service sont actuellement en cours.

D’une importance stratégique pour le groupe OCP, la production de roche phosphatée repose principalement sur le site de Khouribga, qui a produit 28,2 millions de tonnes en 2024, soit environ 79% de la production totale du groupe. Compte tenu de l’importance de ce site, cette connexion hydrique permettra d’améliorer l’empreinte écologique du groupe en réduisant davantage l’impact environnemental de ses activités.

Dès mars 2026, la STEP de Marrakech, après traitement, approvisionnera les sites de Youssoufia et de Benguérir en eau traitée, tout en alimentant le nouveau site minier de Mzinda (Mzinda Phosphate Hub) en eau non conventionnelle.

Intégration locale et développement de solutions

Concernant les projets engagés par OCP Green Water, Ahmed Znibar a indiqué que le taux d’intégration locale de ses projets atteint actuellement 60% à 70%, couvrant toutes les phases du design à la construction. L’ensemble du processus est réalisé par l’écosystème industriel marocain, à l’exception de certains équipements spécifiques qui ne peuvent être fabriqués localement, tels que les pompes à haute pression et les systèmes de récupération d’énergie, dont les fabricants mondiaux se limitent à deux ou trois références.

Actuellement, OCP Green Water collabore avec InnovX, l’université Mohammed VI polytechnique (UM6P) et d’autres partenaires externes pour développer des solutions permettant la fabrication locale de certains équipements. À moyen terme, Ahmed Znibar estime qu’il serait possible d’atteindre des taux d’intégration de 80% dans les projets de dessalement.

Sur un autre axe de développement, les unités de dessalement nécessitent des opérations physico-chimiques utilisant divers consommables chimiques. Dans ce cadre, OCP Green Water collabore avec l’UM6P et d’autres partenaires externes pour développer deux nouveaux produits consommables plus économiques et écologiques, et mettre au point de nouveaux procédés et technologies innovantes afin de répondre simultanément aux objectifs de réduction des coûts et de respect de l’environnement.

La station de dessalement de Jorf Lasfar desservira Casablanca en eau potable dès fin septembre

Construite en 2015 avec une capacité de production de 25 millions de mètres cubes par an, la station a vu sa capacité de production augmenter à 45 Mm3/an en 2022, grâce à l’extension menée dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (PNAEPI 20-27) visant à pallier le déficit pluviométrique.

Ce projet d’extension de la station de dessalement a consisté au début en une augmentation de la production de 15 Mm3 par an, suivie d’une autre dotée de 45 Mm3 d’eau de production annuelle, dont 30 Mm3 destinés à la ville d’El Jadida et aux régions avoisinantes.

La station de dessalement de Jorf Lasfar, l’une des plus importantes à l’échelle nationale, a pour ambition de franchir le cap d’une production de 300 Mm3 d’eau potable d’ici 2026, dans l’optique d’une riposte significative à la situation de stress hydrique.

Lors d’une visite à la station, Otmane Abousselham, responsable de la production chez OCP Green Water, société spécialisée dans le dessalement et le traitement des eaux usées, a souligné dans une déclaration à la presse que le groupe OCP, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, a mis en place la société “OCP Green Water” en tant que levier d’accompagnement de la stratégie nationale de lutte contre le stress hydrique.

Le premier projet développé fut la station de traitement de Jorf Lasfar, dont l’objectif principal était de couvrir, lors de la première phase, 100% des besoins du complexe industriel de Jorf Lasfar en eau non conventionnelle, a-t-il rappelé.

La deuxième phase, a-t-il poursuivi, a porté notamment sur la mobilisation de 30 Mm3/an ayant permis dès février 2024 de couvrir 100% des besoins en eau potable de la ville d’El Jadida.

M. Abousselham a affirmé que les travaux d’extension et de développement en cours permettront d’augmenter les capacités de dessalement de l’eau de mer afin de desservir la zone située au sud de Casablanca à raison de 60 Mm3/an.

Les travaux de construction ont débuté en avril de l’année en cours, alors que l’approvisionnement de la ville de Casablanca en eau potable commencera progressivement vers la fin de septembre prochain.

Parallèlement, a poursuivi M. Abousselham, de nouvelles extensions sont actuellement en cours pour approvisionner d’autres régions à l’instar de la ville de Khouribga.

Vers une capacité de 560 Mm3 par an

Tous les projets réalisés ou en cours de mise en œuvre visent à porter, d’ici 2026, la capacité de production annuelle d’eau à 300 Mm3/an au niveau de la station de Jorf Lasfar, a-t-il précisé, notant que cet objectif s’inscrit dans la stratégie globale de l’OCP visant une capacité de 560 Mm3 par an.

Pour accompagner l’extension et le développement de la station de dessalement d’eau de mer de Jorf Lasfar, des travaux sont en cours pour la construction d’une station de pompage qui permettra de desservir deux stations de traitement.

À ce sujet, Zakaria Hour, ingénieur à l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) des Doukkala, chargé de la gestion de cette station de pompage, a souligné que cette dernière, dotée de cinq pompes et un débit total de 2,2 m3/s, va fonctionner, dans la première phase du plan d’urgence, avec deux pompes qui seront mises en service pour alimenter la région de Casablanca-Settat avec un débit total d’environ 1.000 L/s, dès le mois de septembre prochain, a-t-il expliqué.

La deuxième phase de ce projet, dont les travaux ont commencé en mai dernier, prévoit la mise en service des deux autres pompes en octobre prochain, tandis que la cinquième pompe servira de pompe de secours, a-t-il détaillé.

En plus de la station de pompage, le projet comprend une canalisation de 54 km de long et de 1.600 mm de diamètre qui transportera l’eau dessalée, en plus d’une conduite de raccordement entre les stations de traitement Daourat et Seoer d’une longueur de 11,4 km et d’un diamètre de 800 mm, a-t-il relevé, notant que cette conduite de raccordement a été mise en service en juillet 2024 et qu’elle pompe actuellement environ 44.000 m3 d’eau par jour.

M. Hour n’a pas manqué de mettre en garde que cet effort national colossal ne peut se substituer à l’adoption de pratiques quotidiennes favorables à la préservation des ressources hydriques et à la rationalisation de leur usage dans tous les domaines.

Le Maroc a lancé une série de chantiers stratégiques pour l’approvisionnement constant en eau potable pour l’ensemble de la population, tout en satisfaisant les besoins en irrigation, notamment la réalisation de la conduite de transfert d’eau brute entre le bassin hydraulique de Sebou et celui de Bouregreg permettant la sécurisation en eau potable d’une population de l’ordre de 10 millions d’habitants des régions de Rabat-Salé-Kénitra et de Casablanca-Settat.

Il s’agit également de la réalisation de 9 nouvelles stations de dessalement d’eau de mer pour une capacité globale de 202 Mm3/an au profit de la population de plusieurs villes, dont celle d’El Jadida, en plus du lancement des travaux de 6 stations de dessalement pour une capacité globale de 360 Mm3/an pour sécuriser principalement l’alimentation en eau au niveau de Casablanca, Settat, Berrechid, entre autres.

(Avec MAP)

OCP s’allie au géant coréen LG Chem pour le dessalement de l’eau de mer à Jorf Lasfar

Selon un communiqué du groupe coréen, LG Chem équipera le complexe industriel de Jorf Lasfar par environ 18.000 membranes d’osmose inverse (RO).

Ces nouvelles membranes serviront à dessaler 90 millions de mètres cubes d’eau de mer annuellement, soit 246.000 m³ par jour, poursuit le même source. Grâce à cet équipement, jusqu’à 1,9 million de Marocains des régions de Safi et El Jadida bénéficieront d’un approvisionnement en eau potable.

Le complexe de Jorf Lasfar produit 4 millions de tonnes de phosphate et plus de 10 millions de tonnes d’engrais par an. L’eau dessalée est actuellement nécessaire pour la production d’engrais et l’approvisionnement de 1,5 million de personnes en eau potable, conclut-on.

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Le projet pilote de production d’ammoniac vert ouvre de grandes perspectives pour le Maroc

La société néerlandaise d’ingénierie industrielle Proton Venture, adjudicataire du projet d’usine pilote de production de l’ammoniac à Jorf Lasfar, a contracté un prêt du fonds d’investissement néerlandais Invest International garanti, afin de réaliser ce projet.

Porté par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et l’Institut de recherche sur l’énergie solaire et l’énergie renouvelable (IRESEN), le projet avait fait l’objet d’un partenariat qui avait été signé le 25 novembre 2021.

Contacté par Médias24, Seddiq Sebbahi, responsable de la veille technologique et scientifique à l’IRESEN, nous explique que l’ammoniac vert fait partie des dérivés de l’hydrogène vert, tous deux ayant un important potentiel de développement au Maroc.

La demande pour l’ammoniac, utilisé entre autres dans la production de fertilisants, est en train de croître. Le Maroc en est un grand consommateur, notamment à travers l’OCP. C’est donc une opportunité considérable qui s’ouvre pour le Royaume dans la production d’un ammoniac décarboné, pour son propre besoin certes, mais aussi éventuellement pour l’export, d’autant que l’ammoniac est une matière facilement transportable.

L’ammoniac vert se fabrique à travers une technique : le procédé de Haber-Bosch. Elle permet de produire la molécule NH3, à base d’hydrogène vert et d’azote vert. Or le Maroc fait partie des six pays au monde qui présentent les meilleures conditions et la meilleure compétitivité pour la production de l’hydrogène vert.

L’hydrogène est produit à travers l’électrolyse de l’eau, notamment celle issue du dessalement de l’eau de mer. Jorf Lasfar dispose d’une unité. De son côté, l’azote est produit via un procédé de séparation de l’air. Pour avoir un produit décarboné, la fabrication nécessite de l’énergie verte. D’où l’intérêt pour le Maroc, qui dispose d’endroits qui optimisent le mix entre énergies solaire et éolienne, nous explique Seddiq Sebbahi.

Au-delà de son utilisation dans la production d’engrais, l’ammoniac est également promis à un grand avenir. En effet, comme l’hydrogène, il peut être utilisé comme combustible. Les recherches montrent qu’il a un potentiel en tant que solution de décarbonation du transport maritime.

A la différence de l’énergie électrique produite par le solaire ou l’éolien, l’ammoniac vert est facilement stockable et transportable. Comme pour l’hydrogène vert, cela rend son utilisation plus facile et plus adaptée pour un certain nombre de secteurs.

Actuellement, la production d’ammoniac en Europe et dans le monde connaît de fortes tensions puisque les usines sont touchées par la hausse des prix du gaz. Pour OCP, grand producteur d’engrais, assurer son approvisionnement en ammoniac est d’une importance stratégique. Utiliser un ammoniac décarboné est encore plus intéressant pour l’avenir du secteur.

Joost Oorthuizen, PDG de Invest International : « Nous sommes ravis de financer ce prêt car il vise à favoriser la croissance économique du Maroc, tout en faisant du pays un hub continental pour la production future d’hydrogène vert. Comme l’Europe aurait besoin à l’avenir d’apporter de l’énergie de l’étranger, le Maroc est un endroit idéal pour la production d’hydrogène à grande échelle car il a beaucoup de vent, de soleil et de terre, ce que nous n’avons pas en Europe du Nord. Le rôle unique d’Invest International en tant qu’investisseur d’impact néerlandais consiste à investir des fonds dans des projets internationaux qui contribuent aux objectifs de développement durable (ODD) et à l’économie néerlandaise. »

Paul Baan, PDG de Proton Ventures : « Ce premier projet vert ammoniac/hydrogène est déterminant pour mettre en œuvre la transition énergétique vers des sources renouvelables. Cette installation de recherche à l’échelle industrielle fournira des informations opérationnelles uniques qui bénéficieront à de nouvelles expansions à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc, ainsi qu’à l’amélioration de la formation d’un plus grand nombre d’experts en hydrogène/ammoniac. C’est un privilège de mettre nos capacités et notre expertise en hydrogène/ammoniac au service de ce projet stratégique, qui sera le début de nombreuses activités similaires. »

Mohamed Bousseta, directeur d’Innovate for Industry à l’UM6P : « Par cet accord, l’UM6P confirme sa volonté de faire de l’hydrogène vert une réalité industrielle au Maroc. La spécificité de ce pilote est qu’il sera dédié à la recherche, à la formation et à la production. D’une part, il constituera un laboratoire vivant à disposition des chercheurs, doctorants et enseignants de l’UM6P pour la recherche et l’enseignement dans les domaines de l’hydrogène et de l’ammoniac vert. D’autre part, pour nos partenaires industriels à l’OCP, il sera un pilote pour la formation et les études de faisabilité d’une grande unité industrielle d’ammoniac vert. »

Source : Proton Ventures

https://medias24.com/2022/07/14/ce-que-pensent-les-experts-en-energie-de-la-production-dhydrogene-vert-au-maroc/

 

L’indien Nuberg va livrer une usine de chlore à la SCE

Construite pour le compte de SCE Chemicals (Société chérifienne des engrais), l’usine devra être prête fin 2020, indique le site spécialisé themachinemaker.com dans son édition du 15 juillet.

L’usine sera basée au parc industriel de MedZ de Jorf Lasfar à El Jadida.

Le contrat a été signé à Casablanca par le management des deux sociétés, en présence d’AK Tyagi, P-DG de Nuberg, Moutawakkil Abdelkabir, DG de SCE. 

Selon la même source, les dérivés au chlore produits à partir de l’usine seront utilisés pour les procédés industriels de désinfection et de traitement de l’eau.

Nuberg a déjà mis en place plus de 20 usines de chlore alcali à travers le monde, notamment en Egypte, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Suède, et au Bangladesh.

SCE Chemicals est une société industrielle opérant dans le domaine de la chimie et de l’agriculture. Elle possède une large gamme de matières premières utilisées dans différentes industries, opérant dans différents secteurs. Les domaines de spécialité sont les détergents, les cosmétiques, le traitement et l’eau et l’industrie de bois.

OCP Jorf Lasfar organise une caravane médicale dans la province d’El Jadida

Dans le cadre de son engagement envers son écosystème, OCP Jorf Lasfar en collaboration avec le ministère de la Santé représenté par la délégation de la santé publique ainsi que  la province d’El-Jadida, organise le samedi et dimanche 22 & 23 juin 2019 une caravane médicale au profit des 2.000 habitants des cinq douars de Oulad Abdelkader, Chkhalba, Nejjara, Krakcha et Srahna.

A cette occasion, 15 médecins du CHU de Rabat font le déplacement pour réaliser les consultations médicales spécialisées en ophtalmologie, cardiologie, gynécologie, pédiatrie et dermatologie.

Des consultations de médecine générale sont également prévues afin de permettre aux bénéficiaires de disposer d’un suivi suite aux dépistages des maladies chroniques du type diabète, HTA, etc.

Notons que cette action s’inscrit dans le cadre du programme ACT4Community, mobilisant ainsi une dizaine de collaborateurs OCP bénévoles pour assurer le volet logistique de cet évènement. 

M. Boulif exclut toute hausse des prix du pain et du gaz butane

«Les professionnels ne peuvent augmenter les prix de ces produits jusqu'à ce que le gouvernement le décide (…) et toute hausse sans avis ou décision du gouvernement est considérée comme une violation de la loi», a précisé Mohamed Najib Boulif, ministre chargé des Affaires générales et de la gouvernance, dans une déclaration au quotidien Attajdid paru vendredi 23 août 2013.

S'agissant de la hausse des prix du lait décidée par les producteurs, il a fait savoir que le gouvernement n’a jamais donné son accord pour cette augmentation et qu’il va intervenir aussi bien auprès de la première société à appliquer cette hausse qu'auprès des coopératives qui ont pris par la suite une décision similaire.

Le gouvernement va faire le nécessaire auprès de ces producteurs et diligenter une enquête en la matière, a-t-il ajouté, précisant que les hausses décidées par les coopératives doivent être soumises à une procédure régie par la loi sur la liberté des prix et de la concurrence.

Le ministre a appelé, à cet égard, les producteurs du lait à renoncer à cette décision et à prendre en considération «la conjoncture» que vivent les Marocains et à revenir sur cette hausse décidée sans l'accord du gouvernement.

A noter que plusieurs organisations de protection du consommateur ont appelé à boycotter le lait dans le cadre d'une campagne sous le signe «Deux jours sans lait».

(Avec MAP)
 

Placement de 3,4 MMDH des excédents du Trésorerie avec prise en pension

Il s'agit d'un placement avec prise en pension de 3,4 milliards de DH pour une durée d'un jour au taux moyen pondéré de 2,50%, précise la DTFE, ajoutant que la date d'échéance est fixée pour ce jeudi.

(Par MAP)