Une cérémonie a été organisée, mardi 27 mai au barrage Abou Abbass Sebti, dans la province de Chichaoua, pour l’inauguration de l’une des vingt nouvelles stations sismiques déployées à travers le Maroc.
Organisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en partenariat avec le gouvernement du Japon, le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) et le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, cette cérémonie a également marqué la clôture du projet « Strengthening Morocco’s Resilience to Earthquakes » (SMoRE), indique un communiqué de l’Unesco.
Mis en œuvre à la suite du séisme du 8 septembre 2023, qui a frappé la région d’Al Haouz, le projet SMoRE a été financé par un don du gouvernement du Japon d’un montant de 900.000 de dollars US et vise à renforcer les capacités du Maroc en matière de surveillance sismique, de gestion des catastrophes naturelles et de sensibilisation aux risques, ajoute la même source.
À travers une approche inclusive, cette démarche a permis d’équiper le pays de systèmes d’alerte précoce, d’accélérographes et de sismographes installés dans des abris neufs ou rénovés, avec un système d’alimentation solaire pour garantir leur autonomie.
Dans le cadre de ce projet, un important volet a été consacré au renforcement du réseau national de surveillance sismique. De nouveaux équipements ont été acquis et installés afin d’améliorer l’évaluation du risque et la réactivité en cas de tremblement de terre.
Le dispositif comprend notamment 12 capteurs sismographes, 10 capteurs accélérométriques pour la détection des mouvements sismiques de forte intensité, ainsi que 8 systèmes d’alerte précoce.
Pour assurer une transmission fiable des données en temps réel, 37 dispositifs de télécommunication ont également été déployés. Tous ces équipements sont alimentés grâce à 20 batteries solaires et hébergés dans des abris techniques, spécialement construits ou rénovés à cet effet.
(Avec MAP)
Une secousse de magnitude 4,5 ressentie à Talat N’Yacoub, province d’Al Haouz
Une secousse sismique de magnitude 4,5 a été ressentie ce mardi 6 mai dans la commune de Talat N’Yacoub, relevant de la province d’Al Haouz. Le tremblement de terre, enregistré à 12 h 21, n’a pas causé de dégâts, mais a été ressenti par les habitants de la région.
D’après un bulletin d’alerte sismique émis par le Réseau national de surveillance et d’alerte sismique, la secousse a été localisée à une latitude de 30.970°N et une longitude de 8.296°W, à une profondeur de 11 kilomètres.
De magnitude 5,2, la secousse de Ouezzane est un événement rare dans une zone sismique active
Le lundi 10 février, à 23 h 48, un tremblement de terre de magnitude 5,2 sur l’échelle de Richter a été enregistré. Son épicentre était situé à 20 kilomètres de profondeur dans la commune de Brikcha, à environ 33 kilomètres au nord de la ville de Ouezzane. Au moment de la rédaction de ces lignes, aucune réplique n’a été enregistrée.
D’une intensité modérée de 4 sur l’échelle de Mercalli (ressenti et sans dégâts), ce séisme a été fortement ressenti par la majorité des habitants autour de l’épicentre, particulièrement à Ouezzane, Larache et Ksar El Kébir, qui sont les plus grandes agglomérations à proximité.
D’autres villes, comme Rabat, Kénitra, Salé, Tanger et Tétouan, l’ont également ressenti, mais de manière moins intense. Les secousses ont été ressenties jusqu’à Casablanca, où elles ont été plus faibles.
Dans de récentes déclarations, Nacer Jabour, directeur de l’Institut national de géophysique (ING), a expliqué que l’analyse des anciennes données sismiques révèle que des tremblements de terre de cette magnitude ont déjà frappé la région. Ce nouvel événement, bien que fortement ressenti, ne serait donc pas exceptionnel et devrait être considéré, pour le moment, comme un phénomène isolé.
L’épicentre du séisme du 10 février 2025 enregistré près de Ouezzane et de Ksar El Kébir.
Carte montrant l’accélération au sol pendant le séisme de Ouezzane, le 10 février 2025.
Sismogramme de la station Averroès (Berrechid) entre le 10 et le 11 février 2025.
Ouezzane-Chefchaouen-Sidi Kacem, une zone sismique active
En plus du risque sismique élevé au niveau de la province d’Al Hoceima, l’axe de Ouezzane-Chefchaouen-Sidi Kacem se caractérise par une activité modérée, mais récurrente. Une dizaine de secousses sismiques sont recensées annuellement, dont la majorité est inférieure à 2,5 degrés sur l’échelle de Richter (faiblement ressenti). Les événements qui dépassent 3 degrés sont moindres.
La carte ci-dessous présente l’historique des séismes dans la région, particulièrement la zone de Ouezzane, Sidi Kacem et Larache (carré rouge). On relève la dominance des séismes à faibles magnitudes (inférieurs à 2,5 sur l’échelle de Richter) et la récurrence des séismes à magnitude modérée (entre 3 et 5 degrés) et la rareté des séismes violents (supérieurs à 5 degrés sur l’échelle de Richter), à l’exception de deux séismes anciens, dont un datant de 1930 qui a atteint une magnitude de 5 sur l’échelle de Richter.
Dans cette zone, les principaux événements sismiques supérieurs à 4 degrés sur l’échelle de Richter ont été enregistrés au large des côtes de Larache (4 degrés le 9 septembre 2008, 4,8 degrés le 22 avril 2010, 4,8 degrés le 16 décembre 2013) et aux alentours de Ouezzane (4,5 degrés le 21 janvier 2010).
Selon la plateforme de sismologie de l’IPMA-Portugal, le séisme du 11 février 2025 a été précédé d’une série de faibles secousses sismiques, de magnitude inférieure à 2,5 :
– Le 13 janvier 2025 à 9 h 37, une secousse de magnitude 2 sur l’échelle de Richter a été enregistrée au niveau de la commune de Khenichet (province de Sidi Kacem).
– Le 18 janvier 2025 à 17 h, une secousse de magnitude 1,9 sur l’échelle de Richter a été enregistrée aux alentours du barrage Al Wahda (province de Ouezzane).
– Le 23 janvier 2025 à 3 h 12, une secousse de magnitude 2 sur l’échelle de Richter a été enregistrée aux alentours de la commune de Zaâroura (province de Larache).
– Le 30 janvier 2025 à 7 h 31, une secousse de magnitude 2,3 sur l’échelle de Richter a été enregistrée dans les environs de la ville de Ouezzane.
– Le 10 février 2025 à 21 h 25, une secousse de magnitude 1,6 sur l’échelle de Richter a été enregistrée au large de l’océan Atlantique, quelques heures avant le séisme de Ouezzane.
Qu’est-ce qui fait de cet axe une zone sismique active ?
L’épicentre du séisme du 10 février 2025 se situe au nord du prolongement de l’accident Jebha-Chrafate qui s’étend à l’ouest jusqu’à Arbaoua (environs de Souk Larbaâ) avant de rejoindre l’océan Atlantique. L’activité sismique dans cette zone est modérée et active en raison de la proximité de failles actives.
Carte géologique montrant le passage de la continuité de la faille de Jebha en passant par Ouezzane (source : Chalouane et al., 2006)
Cette zone du séisme, qui se situe dans le pré-Rif entre les plaines du Gharb et la chaîne rifaine, est traversée par deux alignements. Le premier, orienté NE-SO, s’étend entre Jebha et Ouezzane et se prolonge au sud jusqu’à Sidi Kacem. Le deuxième, de direction NO-SE, s’étend entre le golfe de Cadix et Ourtzhar en passant par Larache (Cherkaoui et Asebriy, 2003). L’activité sismique de ce dernier alignement est probablement liée, selon l’étude de Cherkaoui, à l’accident majeur qui se prolonge jusqu’à la zone coulissante des Açores.
Les données historiques montrent que des événements similaires se sont déjà produits, notamment le 9 août 1930, lorsqu’un puissant séisme d’une magnitude de 5 degrés sur l’échelle de Richter a frappé la région de Aïn Defali (province de Sidi Kacem).
En 2010, la région a connu une série de séismes dont la magnitude n’a pas dépassé 5 degrés. La répétition de ces événements reste inexpliquée. Cette séquence sismique a été caractérisée par les secousses suivantes :
– Le 21 janvier 2010, un séisme d’une magnitude de 4,5 degrés sur l’échelle de Richter, dont l’épicentre est situé aux alentours de Ouezzane.
– Le 14 février 2010, un séisme d’une magnitude de 4,2 degrés sur l’échelle de Richter, dont l’épicentre est situé dans la province de Ouezzane (environs de Aïn Beida).
– Le 14 avril 2010, un séisme d’une magnitude de 4,1 degrés sur l’échelle de Richter, dont l’épicentre est situé au sud de la ville de Ouezzane.
– Le 22 avril 2010, un séisme d’une magnitude de 4,8 degrés sur l’échelle de Richter, dont l’épicentre est situé sur les côtes de Larache.
Au-delà des frontières marocaines et précisément à l’est de la Méditerranée, un événement énigmatique est toujours en activité et coïncide avec le séisme de Ouezzane. Il s’agit d’une séquence sismique composée de plusieurs séismes répétés d’intensité variable. Le plus fort a atteint une magnitude de 5,3 degrés, et l’activité sismique se poursuit toujours autour du volcan sous-marin de Kolumbo, près de l’île de Santorin, à l’est de la Grèce.
Les rapports médiatiques ont signalé plus de 12.000 secousses sismiques entre le 26 janvier 2025 et le 8 février 2025, ainsi que 102 secousses enregistrées le 9 février 2025. Pour l’instant, les experts pensent qu’il ne s’agit pas d’une éruption imminente du volcan Kolumbo. Bien que la nature exacte de l’événement ne soit pas encore déterminée, des milliers de personnes ont dû quitter l’île grecque.
Le séisme de Sidi El Makhfi à Ifrane n’a pas encore livré ses secrets
Lundi 15 octobre à 10h01, un tremblement de terre de magnitude 4,5 sur l’échelle de Richter a été enregistré dans la commune de Sidi El Makhfi, à environ 35 kilomètres au sud d’Azrou. Ce séisme a été suivi, à 10h38, d’une réplique moins intense de magnitude 2,1, dont l’épicentre était situé dans la même zone.
Sismographe de la station sismique d’Ifrane, 15 octobre 2024
Malgré l’absence de dégâts matériels ou humains, cette secousse a été fortement ressentie par la majorité des habitants aux alentours de l’épicentre, particulièrement à Timahdite où se trouve la plus proche grande agglomération aux alentours de l’épicentre. En dehors du cercle de Timahdite, le séisme a été à peine ou pas du tout ressenti, notamment par les habitants des étages supérieurs.
À noter que la région connaît une activité sismique « faible » depuis la semaine dernière matérialisée par deux secousses sismiques de faible magnitude n’ayant pas dépassé 2,5 sur l’échelle de Richter. L’épicentre de ces secousses a été localisé au nord de la ville d’Azrou et à 45 km par rapport à l’épicentre du séisme de 15 octobre 2024.
Carte de localisation des épicentres des événements sismiques dans la zone durant les deux dernières semaines.
Les répercussions des séismes dans la région du Moyen Atlas
La région du Moyen Atlas n’est pas inactive sismiquement. Elle a connu par le passé des centaines de séismes à faible magnitude, une dizaine d’activités sismiques modérées (supérieures à 4,5) et trois séismes catastrophiques.
Dans les temps les plus reculés, la région a connu plusieurs séismes dévastateurs. Le plus meurtrier, survenu le 11 mai 1624, a eu pour épicentre la région de Fès, causant la destruction quasi totale de la ville et faisant des milliers de victimes. En 1755, un autre séisme d’une intensité estimée à IX sur l’échelle de Mercalli a ravagé Fès et Meknès, entraînant la mort de plus de 10.000 personnes (d’après Cherkaoui et El Hassani, 2012).
Dans nos temps modernes, l’activité sismique est périodiquement active mais dépassant rarement les 5 degrés à l’échelle de Richter. Bien qu’intermittentes, on peut dénombrer une dizaine de secousses d’intensité moyenne dans la région du Moyen Atlas.
Depuis le XXe siècle, seulement quatre séismes ont dépassé les cinq degrés (magnitude entre 5 et 5.3 à l’échelle de Richter), le plus intense étant le séisme de Kerrouchen en 1950. Durant les dernières années, un seul séisme d’intensité moyenne a été enregistré dans la région et précisément à l’est de Midelt le 17 novembre 2019.
Date
Profondeur
Magnitude
Localité
01 juillet 2020
10
4.5
34 km au sud-ouest de Taounate
17 novembre 2019
10
5.0
46 km à l’Est de Midelt
11 mars 2014
10
4.6
16 km au nord-est de Fes Bali
11 aout 2007
10
4.7
15 km au Sud Est d’Ain Louh
12 juin 2006
10
4.5
26 km au sud-est de Khenifra
27 septembre 2000
10
4.6
37 km au nord-ouest de Fes Bali
17 janvier 1979
33
4.6
11 km à l’Est d’El Hajeb
29 avril 1973
19
4.6
39 km au Sud Est de Targuist
31 mai 1934
15
5.2
39 km à l’est d’Ain Louh
09 aout 1930
15
5.3
14 km à l’ouest de Meknes
08 septembre 1927
15
5.5
21 km au nord-est de Taza
09 juillet 1923
15
5.7
15 km à nord-ouest de Taounate
Qu’est-ce qui fait du Moyen Atlas une zone sismique active ?
Dans les chaînes atlasiques, l’activité sismique est principalement localisée dans le Moyen Atlas et le Haut Atlas central. Les travaux scientifiques ont mis en évidence que cette activité est due principalement à un réseau de failles actives traversant ces zones et des structures plus complexes.
Carte structurale du Moyen Atlas avec ses principaux accidents: Accident Nord moyen atlasique, Accident Sud moyen atlasique et l’Accident Nord atlasique (modifié, Medina et Cherkaoui, 2021).
Pour sa part, le Moyen Atlas est délimité par un ensemble de failles pluri-kilométriques, dont les principales sont connues sous le nom de l’Accident Nord moyen atlasique et l’Accident Sud moyen atlasique. À l’image de la faille de Tizi N’Test qui était à l’origine du séisme d’Al Haouz, les failles actives du Moyen Atlas sont à l’origine d’une activité sismique permanente se manifestant par des secousses sismiques dont l’intensité est faible à moyenne durant les siècles actuel et dernier.
Le zone de passage de l’accident nord moyen atlasique correspond à un linéament majeur d’ordre régional matérialisé par les lignes de reliefs suivantes : Jbel Hayane, Foum Kheneg, Jbel Tisdadine, Jbel Ben Ij, gorge de l’oued Derdouran et Jbel Tajda.
Le segment du Moyen et du Haut Atlas est considéré comme les zones les plus actives sismiquement après Al Hoceima. Cette dernière qui connaît une activité sismique presque quotidienne qui avait cessé pendant la période du séisme d’Al Haouz du 8 septembre 2023 pour ne reprendre qu’en 2024, coïncidant ainsi avec la diminution de l’activité sismique dans la région d’Al Haouz.
Le séisme de Midelt 2019, un événement sismique énigmatique
Bien que l’activité sismique soit généralement modérée dans le Moyen Atlas, la région de Midelt a connu une période d’activité sismique accrue entre novembre 2019 et février 2020, marquée par de nombreuses secousses. Le premier séisme, survenu le 17 novembre à 8h39, a causé des dégâts mineurs à quelques habitations et a été ressenti avec une intensité VI sur l’échelle de Mercali dans la zone épicentrale.
Dans les heures qui ont suivi le séisme principal, sept répliques ont secoué la région, avec des intensités atteignant le niveau V près de Midelt. La réplique la plus puissante, d’une magnitude de 4,8 sur l’échelle de Richter, a été enregistrée à 14h39, à l’ouest de l’épicentre initial. Des mois plus tard, un nouveau séisme de magnitude 4,6 a marqué le début d’une nouvelle série sismique le 16 février 2020 à 21h57 dont l’épicentre était voisin de celui du séisme principal de novembre, suivi de deux répliques.
Les travaux de recherche menés sur cet événement sismique par les professeurs Fida Medina et Tajeddine Cherkaoui, publiés en 2021, ont mis en évidence un alignement des épicentres selon un axe est-ouest, parallèle à la faille nord atlasique. Cette région tectoniquement active est caractérisée par une diversité de régimes structuraux. Les auteurs expliquent que la cinématique des blocs du Moyen Atlas, du Haut Atlas et de Moulouya est principalement contrôlée par un raccourcissement général d’environ 5 mm par an, orienté nord-ouest-sud-est, entre les plaques africaine et eurasienne au niveau du Maroc.
Selon ces auteurs, l’occurrence de séismes de profondeur intermédiaire sous le Moyen Atlas ne trouve toujours pas d’explication géodynamique satisfaisante, ce qui nécessite la collecte de données supplémentaires à partir d’un réseau de stations plus denses dans la région.
Qu’en est-il du séisme du 15 octobre 2024 ?
Initialement, bien que de magnitude modérée, le séisme de Sidi El Makhfi du 15 octobre 2024 ne peut en aucun cas être comparé à celui de Midelt, marqué par une réactivation soudaine de l’activité sismique, avec une secousse principale suivie de répliques répétées sur une courte période.
L’événement de Sidi El Makhfi a été principalement ressenti dans la région de Timahdite. Cette différence d’intensité s’explique par l’accélération maximale du sol qui représente l’amplitude maximale du mouvement du sol lors d’un séisme: elle a atteint 11,38 %g aux alentours de l’épicentre, contre 3,5 %g à Timahdit et 0,75 %g à Azrou (données GFZ Potsdam). Ces valeurs indiquent une atténuation rapide des secousses en s’éloignant de l’épicentre ce qui explique que la secousse n’a pas été ressentie dans les villes avoisinant comme Azrou ou Meknès, ce qui est probablement due aux caractéristiques géologiques locales.
Contacté par nos soins, le professeur Fida Medina, président de l’Association marocaine des géosciences, nous a apporté des éclaircissements sur le sujet.
« Le séisme de magnitude 4 sur l’échelle de Richter, survenu le 15 octobre 2024 à une profondeur de 19 kilomètres, a été enregistré par la quasi-totalité des stations sismologiques marocaines et ibériques. Ce type de séisme ‘modéré’ est relativement courant dans le Moyen Atlas et a fait l’objet de nombreuses études scientifiques. En raison de sa faible magnitude, il n’a pas été possible de calculer les tenseurs de moment », explique le Pr Fida Medina.
« Pour l’instant, on recueille les informations sur cet événement et on attend les déterminations des collègues pour avoir une idée sur ce séisme, qui d’ailleurs s’inscrit dans la cinématique « normale » des Atlas à moins que le séisme du 8 septembre n’en ait déclenché d’autres (transfert dynamique des contraintes) mais cela nécessite des preuves physiques appuyées d’équations », a conclu le spécialiste.
Secousse de 4,5 degrés ressentie ce mardi dans la province d’Ifrane
La secousse, dont l’épicentre est situé dans la commune de Sidi El Makhfi, s’est produite à 10 h 01 min 40 sec (GMT+1), précise le Réseau national de surveillance et d’alerte sismique de l’Institut national de géophysique (ING) dans un bulletin d’alerte sismique.
La secousse, ressentie à Timahdit, est d’une profondeur de 10 km, d’une latitude de 33.125°N et d’une longitude de -5.161°W, ajoute la même source.
Séisme d’Al-Haouz : la durée des aides d’urgence prolongée de cinq mois
En application des instructions royales, la commission a décidé de prolonger la durée des versements des aides d’urgence d’un montant de 2.500DH aux familles dont les habitations ont été effondrées partiellement ou totalement, et ce, après l’achèvement de l’opération des versements des aides d’urgence d’un montant de 2.500 DH mensuels, qui avait été fixée à une durée de 12 mois, pour un coût global de 1,7 milliard de DH, indique un communiqué du département du chef de gouvernement.
La commission a constaté l’émission, à fin septembre dernier, de 56.095 autorisations de reconstruction et l’avancement des chantiers de reconstruction et de réhabilitation au niveau de 50.807 logements endommagés, ajoute la même source, notant que l’opération de déblaiement des débris au niveau des habitations effondrées ayant atteint ses phases finales, la commission a confirmé le lancement de la mise en œuvre de solutions de terrain concernant 1.700 habitations situées dans des zones à relief compliqué.
La commission a également établi que 57.703 familles ont touché un premier versement de 20.000 DH pour la reconstruction et la réhabilitation de leurs logements effondrés totalement ou partiellement, que 26.110 familles ont touché le deuxième versement, que 12.839 familles ont touché le troisième versement et que 1.868 familles ont touché le quatrième et dernier versement, et ce pour un montant global de plus de 2 MMDH.
La commission s’est, d’autre part, penchée sur l’avancement des travaux de mise à niveau des quatre axes routiers composant la route nationale N7 sur une longueur de 64 kilomètres pour un budget global de 665 millions de DH, précise le communiqué, relevant qu’elle a ainsi constaté la création de 4 équipes régionales d’équipement, dotées de 37 engins devant être renforcés par 9 engins supplémentaires, pour un budget global de 160 MDH.
Dans le secteur de la santé, après l’achèvement des travaux de la première tranche relative à la mise à niveau de 42 centres de santé prioritaires, la commission a constaté le lancement des travaux de la deuxième tranche relative à la mise à niveau ou la reconstruction de 153 centres de santé pour un coût de 532 MDH, relève-t-on.
Concernant le secteur de l’agriculture, il a été procédé à fin septembre dernier à la distribution gratuite de 30.510 têtes de bétail au profit de 3.051 éleveurs, explique-t-on, notant que la commission a pu constater la remise en service des différentes séguias endommagées, ainsi que l’achèvement prochain des opérations de réfection des ouvrages de petite et moyenne hydrauliques dans ces régions et la restauration des dommages occasionnés aux points d’eau destinés à l’abreuvement du bétail, en plus de l’achèvement de l’opération programmée de réhabilitation de 54 kilomètres de sentiers ruraux.
Au niveau du secteur de l’enseignement, 127 écoles ont pu rouvrir à l’occasion de l’actuelle rentrée scolaire, alors que les travaux de réhabilitation se poursuivent au niveau de 42 établissements scolaires devant être prêts à fin novembre prochain, parachevant ainsi la première tranche de l’opération de réhabilitation des établissements scolaires endommagés.
La commission a également fait le point sur l’état d’avancement des travaux de la deuxième tranche des opérations programmées de réhabilitation et de construction des établissements scolaires, afin que ces chantiers puissent être achevés dans les délais impartis.
La commission a recommandé, à cet égard, l’accélération de la présentation du programme de mise en œuvre de la troisième tranche des opérations programmées de réhabilitation et de construction des établissements scolaires.
Dans le secteur du tourisme, la commission a constaté le traitement de 258 demandes afin de bénéficier d’un soutien financier sur un total de 386 demandes présentées par les établissements d’accueil touristiques classés affectés par le séisme.
Ainsi, 153 établissements d’accueil touristique ont bénéficié de la première tranche du soutien pour un budget de 50 MDH, en plus du versement de la deuxième tranche du soutien qui a bénéficié à 13 établissements pour un montant de 6 MDH.
Au volet de l’économie sociale et solidaire, la commission a constaté le dépôt de 173 dossiers de demandes de soutien aux coopératives pour un budget global de 29 MDH, poursuit la même source, ajoutant que le versement des première, deuxième et troisième tranches se poursuit pour le soutien de 166 coopératives, pour un budget ayant atteint jusqu’à présent 7 MDH.
Dans le secteur de l’industrie et du commerce, la commission a constaté le versement de la première tranche du soutien au profit de 153 vendeurs ambulants, ainsi que l’achèvement prochainement des travaux de réhabilitation du marché de « Tlat n’Yacoub » dans la province d’Al Haouz, qui comprend 118 points de vente.
La commission s’est enfin penchée sur les projets de réhabilitation de plusieurs murailles et sites archéologiques endommagés par le séisme, au nombre de 23 projets, dont 8 projets sont en cours de réalisation, pour un budget global de plus de 130 MDH, conclut le communiqué.
(Avec MAP)
L’Agence de développement du Haut Atlas bientôt opérationnelle ?
Créée en septembre 2023 par le décret-loi 2.23.870, l’Agence de développement du Haut Atlas, chargée du suivi de la mise en œuvre effective du programme de reconstruction et de mise à niveau générale des régions sinistrées par le séisme d’Al Haouz, n’est toujours pas opérationnelle.
Cela dit, certaines sources contactées par Médias24 laissent entendre que le gouvernement ambitionne de tenir, très prochainement, le premier conseil d’orientation stratégique de cette Agence. Il est même possible que celui-ci se tienne parallèlement à la prochaine réunion interministérielle sur le suivi du séisme.
Cette réunion interministérielle est mensuelle. La dernière a eu lieu début septembre, il est donc attendu – sauf surprise – que la prochaine ait lieu en octobre. Et en marge de celle-ci, donc, le conseil d’orientation stratégique de cette Agence.
Il convient de noter que la composition de ce conseil a été fixée par le décret 2.23.921 en octobre 2023. Ce texte vient en application du décret-loi portant création de l’Agence.
La liste des autorités gouvernementales et des établissements et entreprises publiques dont les responsables sont membres du Conseil d’orientation stratégique de l’agence est la suivante :
– L’Autorité gouvernementale chargée de l’Intérieur ;
– Habous et affaires islamiques ;
– Economie et finances ;
– Equipement et eau ;
– Education nationale, préscolaire et sport ;
– Santé et protection sociale ;
– Aménagement du territoire, urbanisme, habitat et politique de la ville ;
– Agriculture, pêche maritime, développement rural, eaux et forêts ;
– Inclusion économique, petite entreprise, emploi et compétences ;
– Tourisme, artisanat, économie sociale et solidaire ;
– Transition énergétique et développement durable ;
– Jeunesse, culture et communication ;
– Solidarité, insertion sociale et famille ;
– Budget.
– L’Office national de l’électricité et de l’eau potable ;
– L’Agence nationale des eaux et forêts ;
– L’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier ;
– Le groupe Al Omrane.
Selon l’article 3 de ce dernier, l’agence est gérée par un conseil d’orientation stratégique et dirigée par un directeur général. Le conseil d’orientation stratégique est présidé par le chef du gouvernement (article 4). C’est lui qui en initie la réunion, tandis que le directeur général est nommé selon la législation en vigueur en matière de nomination aux postes supérieurs (article 7).
Lors du Conseil des ministres du 1er juin dernier, l’Agence de développement du Haut Atlas a été ajoutée à la liste des établissements publics stratégiques dont les responsables sont nommés après délibération en Conseil des ministres.
Pour rappel, cette Agence a été créée pour assurer la mise en œuvre effective du programme de reconstruction et de mise à niveau générale des régions sinistrées par le séisme d’Al Haouz.
Ses principales missions portent sur le suivi du décaissement des aides financières, l’exécution des projets de reconstruction et de réhabilitation et ceux de développement socio-économique, ainsi que la coordination entre les différents secteurs et acteurs concernés.
L’objectif de ce programme de 120 milliards de DH, qui s’étendra sur une période de cinq ans, est de revitaliser les zones sinistrées. L’Agence, chargée de l’exécution de ce programme, est ainsi dotée d’une durée de vie limitée à cinq ans. Le dispositif juridique la concernant prévoit sa dissolution à la fin de sa mission. Il s’agit principalement de :
– réaliser l’intégralité des différents composants et projets du programme. Ce qui inclut la reconstruction et la réhabilitation des zones sinistrées, en prenant en compte les aspects environnementaux et en préservant scrupuleusement le patrimoine unique, les traditions et les modes de vie des populations locales. Les normes de construction parasismique seront également rigoureusement respectées ;
– mettre en œuvre les projets de développement social et économique dans les zones ciblées par le programme ;
– coordonner et harmoniser les différents projets inclus dans le programme, en collaboration avec les administrations et les parties prenantes concernées ;
– suivre rigoureusement l’avancement du programme et préparer un bilan détaillé des réalisations. Cela inclut le suivi de la préparation des projets, l’état d’avancement des travaux, le respect des budgets alloués et l’évaluation des performances.
Séisme au Portugal, le plus important hors des limites des plaques (Fida Medina)
À chaque fois que la terre tremble au large du Portugal, les craintes d’un tsunami surgissent. Cela a encore été le cas ce lundi 26 août, où un séisme de magnitude 5,4 a été enregistré au sud-ouest de la péninsule ibérique. Le phénomène a été ressenti au Portugal, en Espagne, mais aussi au Maroc.
Le tremblement de terre, qui a eu lieu à 5h11 en haute mer, à une profondeur de 21 kilomètres, a été documenté par l’Association marocaine des géosciences (AMG), qui précise que « la faille active probable est celle de Sines », du nom d’une ville portugaise du district de Setúbal, située au sud-ouest du pays.
« On s’y attendait » (scientifique)
La particularité de ce tremblement de terre réside dans le fait qu’il s’agit du « plus important de la région hors des limites des plaques (à l’intérieur des plaques tectoniques, loin des frontières où les plaques se rencontrent, ndlr) », nous explique le président de l’AMG, Fida Medina, professeur-chercheur émérite en géologie. Selon notre interlocuteur, ce séisme n’est pas surprenant. Il était attendu par la communauté scientifique, notamment au Portugal.
En effet, une étude parue cette année explique que « la cohérence géométrique a dominé la croissance et la liaison des 26 failles offshore cartographiées dans le sud-ouest de la péninsule ibérique. Par conséquent, elles sont susceptibles de se réactiver en tant que réseau de failles cinématiquement cohérent ».
“Elles forment des structures longues de 100 à 250 km, dont les plus longues pourraient générer des tremblements de terre avec une magnitude de moment de 8,0″, poursuit l’auteur de l’étude, Tiago M. Alves. Le Sud-Ouest du Portugal est donc particulièrement surveillé.
Par le passé, cette région sismique a marqué l’histoire à travers le séisme de Lisbonne en 1755, provoquant un tsunami qui a fortement affecté les côtes marocaines.
Tsunami: Des panneaux de signalisation ont été installés à El Jadida
Cela dit, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour le moment. Le tremblement de terre survenu ce lundi n’a pas donné lieu à une alerte tsunami. Un réseau basé sur des bouées sous-marines communes entre le Maroc, le Portugal et l’Espagne a été mis en place il y a plusieurs années. Lorsqu’un tsunami se produit, les bouées détectent la pression et donnent l’alerte, soutenues par le système d’alerte international, auquel participe l’Institut national de géophysique (ING).
De plus, le Maroc est entré dans une phase active afin de se prémunir des dangers d’un tsunami. Par exemple, dans la ville d’El Jadida, des panneaux de signalisation relatifs à l’évacuation des plages en cas d’alerte précoce de vagues de tsunami ont été mis en place.
Le Centre national de recherche scientifique et technique (CNRST) confirme que cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un projet scientifique du CNRST réalisé en partenariat avec l’Université Chouaib Doukkali d’El Jadida et sous la supervision de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
« L’objectif de ce projet est de réduire les dommages que les vagues de tsunami pourraient causer à la population des plages de la ville d’El Jadida et à ses visiteurs, en sensibilisant et en prenant des mesures pour limiter leurs impacts », assure le CNRST dans un communiqué. Ce projet vise également à établir des plans d’urgence à mettre en œuvre dans toutes les institutions locales.
La ville d’El Jadida a été choisie comme zone pilote pour la mise en œuvre de ce projet, où le port de Jorf Lasfar a été équipé l’année dernière d’un appareil de mesure du niveau de la mer (maregraphe), avec l’ajout prévu d’une station sismique et de sirènes d’alerte. Des itinéraires préétablis ont également été mis en place pour accéder aux lieux sécurisés.
« La mise en place des panneaux de signalisation sur les plages de la ville d’El Jadida constitue une étape importante dans la réalisation de ce projet, avec l’objectif de généraliser progressivement ces mesures sur toutes les plages du Royaume, tant sur les côtes atlantiques que méditerranéennes », conclut la même source.
Le CNRST déploie un projet de résilience aux séismes: réseaux de surveillance, alerte précoce…
Le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) a accueilli, le vendredi 1er mars, la cérémonie de lancement du projet « Renforcement de la résilience du Maroc aux séismes », destiné à consolider les réseaux de surveillance sismique et les capacités des intervenants dans ce domaine.
Fruit d’une collaboration entre l’UNESCO, le CNRST, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation et le gouvernement du Japon, ce projet d’une durée d’un an permettra aussi de renforcer l’expertise marocaine dans le domaine de la gestion du risque sismique.
Le projet, financé par le Japon à hauteur de 9 millions de DH, intervient en réponse aux contraintes constatées lors du séisme d’Al Haouz, et qui ont démontré la nécessité d’approfondir les connaissances sur les séismes et de prospecter les meilleures stratégies de nature à renforcer la résilience du Maroc pour faire face à de telles catastrophes.
Dans une allocution à cette occasion, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui, a mis en avant « l’expertise du Maroc en gestion du risque sismique », qui repose sur :
• Un comité scientifique national actif dans les domaines de la sismologie et la géophysique ;
• Une recherche scientifique en pleine croissance avec un nombre significatif d’articles indexés dans la base de données Scopus, qui a connu une augmentation de 54,3% depuis 2020.
Le ministre a également souligné que parmi les 1.000 nouveaux « doctorant-moniteurs », certains travaillaient sur la thématique des séismes et pourront réaliser des stages au Japon et/ou à l’UNESCO afin de renforcer leurs travaux de recherche et d’approfondir leurs connaissances dans ce domaine.
Nouveaux capteurs sismiques
Outre les programmes de R&D, le projet inauguré au CNRST vise à renforcer les capacités de l’Institut national de géophysique. Il permettra l’installation de 10 nouveaux capteurs sismiques et le remplacement d’au moins 10 autres jugés défaillants et/ou nécessitant des améliorations.
L’installation de ces nouveaux capteurs vise à la fois deux objectifs :
– Le renforcement du dispositif de surveillance dans l’axe Agadir-Azilal (zone à haut risque sismique) ;
– L’élargissement du réseau de détections à l’échelle nationale.
Conseil de Rabat : un don de 10 MDH sans l’aval des élus pourrait précipiter la chute d’Asmaa Rhlalou
Confrontée à la fronde de son ex-majorité et de l’opposition, qui dénoncent son absentéisme et ses décisions unilatérales, la présidente de la Commune de Rabat, Asmaa Rhlalou, a récemment fait un don de 10 MDH au fonds pour l’aide aux victimes du séisme d’Al Haouz sans passer par un vote du Conseil de Rabat, pourtant obligatoire.
« Un don effectué à l’insu des conseillers »
Contactés par Médias24, plusieurs élus affirment que le virement a été effectué sans tenir compte des règles de gestion communautaire et des dispositions légales régissant les collectivités locales et ce, bien qu’il s’agissait d’un objectif humanitaire noble à un moment de mobilisation nationale.
« Pour effectuer des transferts budgétaires d’une rubrique à une autre, elle devait obligatoirement passer par un vote de la majorité des membres du Conseil de la ville », explique un conseiller d’opposition. Selon lui, Asmaa Rhlalou n’a pas jugé utile de respecter la procédure légale, ce qui a poussé Mohamed Yacoubi, wali de la région Rabat-Salé-Kénitra, à lui réclamer des explications sur son initiative unilatérale.
L’autorité de tutelle lui a en effet adressé un courrier officiel le 23 février, la sommant de lui remettre dans un délai de dix jours l’ensemble des documents administratifs prouvant que la procédure d’octroi du don avait été respectée avec l’approbation préalable des membres du Conseil de la capitale.
« Une initiative illégale sans justificatifs »
Les justificatifs réclamés sont le procès-verbal de la réunion du Conseil qui a examiné puis autorisé le don, la copie de l’accord de la majorité des élus, les documents nécessaires ayant permis au trésorier de valider, avant de l’effectuer, le décaissement, et l’assentiment du ministère de l’Intérieur.
Le budget 2024 de la mairie − géré par ordonnance du wali − a été rejeté plusieurs fois par les conseillers. Nos sources jugent donc illégale l’initiative de la présidente.
Dans le cas « probable » où Asmaa Rhlalou serait incapable de prouver la légalité du virement de 10 MDH en fournissant les documents officiels requis pour justifier le don, nos sources affirment que le wali devra établir un rapport constatant la mauvaise gestion financière de la maire de Rabat.
« Une procédure de destitution par le tribunal administratif se précise »
« Si elle ne fournit pas les justificatifs le 4 mars au plus tard, le wali déclenchera une procédure disciplinaire à son encontre et demandera au président du tribunal administratif d’examiner son dossier avant une éventuelle révocation », révèle notre source, visiblement ravie que la maire ait franchi − par excès d’assurance − le Rubicon.
Et de se féliciter que la présidente du Conseil de la ville ait « enfin » commis la faute de trop sans imaginer un instant les conséquences négatives pour son avenir à la tête de la municipalité.
Une fois que la wali aura transmis le dossier d’Asmaa Rhlalou au tribunal administratif, la justice disposera d’un délai maximal d’un mois pour statuer sur la demande de destitution.
Précisons que malgré nos multiples sollicitations, la maire de Rabat n’a pas souhaité répondre à nos appels et messages.
A contrario, un important dirigeant du RNI nous a déclaré que le parti suivait avec attention la multiplication de ses bévues, mais que son sort n’avait pas encore été tranché par les instances.
Une session extraordinaire qui s’annonce « mouvementée »
Cette affaire s’ajoute aux échauffourées occasionnées le 20 février dernier, lorsque plusieurs élus se sont rendus à son bureau pour déposer une demande de session extraordinaire, avec pour ordre du jour un audit de Rabat Parking, l’annulation du plafonnement des questions et l’interdiction de filmer les débats qu’elle a imposée avant d’être désavouée par un arrêt de la justice administrative.
« Malgré son refus de nous recevoir et l’utilisation de ses hommes de main pour nous expulser manu militari de son bureau, avec à la clé deux blessés qui ont porté plainte, elle est forcée de convoquer le Conseil de la ville dans un délai de 15 jours, car les trois quarts des conseillers ont signé cette demande », conclut notre interlocuteur. La session extraordinaire devrait se tenir le mardi 5 mars.
Distribution de 25.000 têtes d’ovins et caprins dans les zones sinistrées à Taroudant
« Au niveau de la commune territoriale Talgjount, le ministre a pris connaissance de l’état d’avancement du programme de reconstitution du capital de production agricole et relance des filières animales. Ce programme comprend la reconstitution du cheptel à travers la distribution d’animaux d’élevage aux sinistrés et la distribution de l’orge gratuite », lit-on dans un communiqué du ministère de l’Agriculture.
A cette occasion, le ministre a lancé l’opération de distribution d’animaux d’élevage (ovins et caprins) au profit des éleveurs sinistrés de la province de Taroudant. Cette opération comprend la distribution de 25.000 têtes d’ovins et caprins au profit de 2.500 éleveurs relevant des zones sinistrées.
Réhabilitation de plus de 50 km de pistes agricoles
Au niveau de la commune territoriale de Talgjount, le ministre a également pris connaissance de l’état d’avancement du programme de l’infrastructure agricole qui vise à désenclaver les exploitations et les parcelles agricoles à travers la réhabilitation et la construction de pistes. Cet axe consiste à réhabiliter plus de 50 km de pistes agricoles pour un montant d’environ 53 MDH.
A cette occasion, le ministre a donné le coup d’envoi des travaux de construction de la liaison routière reliant le douar Tawgnism et le douar Tozomatane sur une longueur de 2,4 km. D’un coût de plus de 3 MDH, ce projet devrait permettre le désenclavement des bénéficiaires de cinq douars. Le ministre a également visité le chantier des travaux d’aménagement et de réhabilitation de la liaison routière reliant le douar Trinitrine au douar Addaya sur une longueur de 8 km. D’un coût de 3,2 MDH, le projet permettra de désenclaver plusieurs douars sinistrés.
Au niveau de la commune territoriale de Sidi Ouaaziz, le ministre a visité le chantier des travaux d’aménagement et de réhabilitation de la liaison routière reliant le douar Starte au douar Tagadirte N’idlane sur une longueur de 2,3 km. D’un coût de 1,2 MDH, le projet permettra à son tour de désenclaver plusieurs douars sinistrés.
Réhabilitation des périmètres de la petite et moyenne hydraulique
Au niveau de la commune territoriale Talgjount, le ministre a pris connaissance de l’état d’avancement de l’axe relatif à l’infrastructure agricole. Ce dernier vise à garantir l’accès et à désenclaver les exploitations et les parcelles à travers la mise en place des ouvrages antiérosifs pour lutter contre l’érosion, l’éboulement et les phénomènes de glissement ainsi que la réhabilitation des périmètres de la petite et moyenne hydraulique et la réhabilitation des seguias.
Le programme prévoit la réhabilitation de plus de 25 périmètres de la petite et moyenne hydraulique (PMH) et la réhabilitation de séguias sur un linéaire de 13,2 km pour un investissement global de 14 MDH. Le ministre a également visité les chantiers de travaux d’aménagement et de réhabilitation des dégâts enregistrés au niveau du périmètre de la petite et moyenne hydraulique de Talgjount, et qui portent sur un réseau d’irrigation de séguias sur un linéaire de 1.500 Ml.
Deux secousses ressenties ce mardi 2 janvier dans la province d’Azilal
Entre 7h et 9h du matin, la province d’Azilal a été impactée par deux secousses de magnitudes différées.
La première, très intense, est enregistrée à 8h37. Elle est d’une magnitude de 5,1 sur l’échelle de Richter et a principalement été ressentie dans la province d’Azilal et aux alentours de la ville de Beni-Mellal. L’épicentre est localisé dans la commune d’Ait Mhanned, province d’Azilal.
La seconde, faible, est enregistrée à 9h37 du matin. Elle est d’une magnitude de 2,5 sur l’échelle de Richter.
Ci-dessous l’enregistrement de l’événement sismique dans la station de Tiouine.