Mondiaux d’athlétisme 2025 : Soufiane El Bakkali termine deuxième

Le champion olympique de 29 ans a terminé deuxième en 8 min 33 s 95, à seulement quelques centièmes du Néo-Zélandais Geordie Beamish (8 min 33 s 88).

Dans ce même Tokyo où il avait remporté son premier sacre olympique lors des JO 2020, le natif de Fès ajoute une nouvelle ligne, argentée cette fois-ci, à son palmarès.

Son sacre mondial à Eugene en 2022 lui avait permis de mettre fin à une série de sept titres consécutifs remportés par les Kényans, dont les deux derniers étaient signés Conseslus Kipruto.

Soufiane El Bakkali compte ainsi deux médailles d’or, deux d’argent et une de bronze.

L’autre Marocain, Salaheddine Ben Yazide, est entré ce lundi en 5e position avec un chrono de 8:35.16.

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Mondiaux d’athlétisme : Soufiane El Bakkali et Salaheddine Ben Yazide qualifiés pour la finale du 3.000 m steeple

Soufiane El Bakkali s’est classé premier de la 3ᵉ série des qualifications avec un chrono de 8min 26sec 99/100è, devant l’Ethiopien Lamecha Girma (8:27.79) et l’Américain Daniel Michalski (8.28.76).

De son côté, Salaheddine Ben Yazide a occupé la première place de la 2ᵉ série après avoir signé un temps de 8min 27sec 21/100è, devant le Néo-zélandais Geordie Beamish (8:27.23) et l’Ethiopien Samuel Firewu (8:27.54).

Les autres Marocains Mohamed Tindouft et Faid El Mostafa, engagés dans la première série, n’ont pas réussi à se hisser en finale, après avoir occupé, respectivement, les 9ᵉ (8:35.73) et 11ᵉ (8:44.10) places.

Les cinq premiers athlètes de chaque série se qualifient pour la finale prévue le 15 septembre.

Le Maroc est représenté par 20 athlètes (14 hommes et 6 dames) aux 20es championnats du monde d’athlétisme (13-21 septembre).

Les couleurs nationales sont défendues chez les hommes par le double champion du monde et olympique Soufiane El Bakkali, aligné sur le concours du 3.000 m steeple aux côtés de ses compatriotes Mohamed Tindouft, Salah Eddine Benyazid et El Mostafa Faid.

De leur côté, Anass Essayi, Fouad Mesaoudi et Hafid Rizqi seront engagés dans le 1.500 m, tandis que Saad Hinti représentera le Maroc dans le concours du 400 m haies.

Dans l’épreuve du 800 m, deux athlètes seront alignés, en l’occurrence Abdarrahman El Assal et Abdelaati El Guess.

Quant à l’épreuve du marathon, elle verra la participation de Othmane El Goumri, Mohamed Reda El Aaraby et Soufiyan Bouqantar.

Côté dames, seront engagées Bahiya El Arfaoui sur 1.500 m, Assia Raziki et Soukaina Hajji (800m), en plus de Fatima Ezzahra Gardadi, Rahma Tahiri et Kaoutar Farkoussi dans le marathon.

Le Maroc a remporté au total 33 médailles, dont 12 en or, 12 en argent et 9 en bronze, lors des précédentes éditions des championnats du monde d’athlétisme.

Soufiane El Bakkali signe la meilleure performance mondiale de l’année sur le 3.000 m steeple

Sur la piste en tartan du stade olympique annexe du complexe sportif Prince Moulay Abdellah à Rabat, El Bakkali s’est imposé avec un chrono de 8 min 00 s 70, devançant l’Allemand Frederik Ruppert (8 min 01 s 49) et le Kényan Edmund Serem (8 min 07 s 47).

Porté par le soutien du public marocain, le champion a salué l’ambiance exceptionnelle et la qualité des installations. « Le soutien du public m’a beaucoup motivé, et la piste était parfaite pour réaliser une grande performance », a-t-il déclaré à l’issue de la course.

El Bakkali a également exprimé sa détermination à poursuivre sur cette lancée. « Je suis avide de nouvelles médailles. La Ligue de diamant est un excellent test pour évaluer mon niveau et me préparer aux prochaines échéances », a-t-il affirmé, en référence aux championnats du monde prévus en septembre à Tokyo, où il vise une nouvelle médaille d’or.

Organisé sous le haut patronage du Roi, le Meeting international Mohammed VI est le fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, le Comité national olympique marocain, la Fédération royale marocaine d’athlétisme et la région Rabat-Salé-Kénitra.

inwi s’associe au champion olympique Soufiane El Bakkali

Double médaillé d’or olympique et double champion du monde dans sa discipline, Soufiane El Bakkali incarne parfaitement les valeurs de persévérance, de détermination et d’excellence. Autant de valeurs que l’opérateur global partage avec notre champion national, peut-on lire sur un communiqué d’inwi.

« Ce partenariat avec Soufiane El Bakkali illustre la volonté de promouvoir des modèles de réussite qui, par leur détermination et leur engagement, inspirent la jeunesse marocaine à croire en ses rêves et à viser toujours plus haut », poursuit la même source.

« À travers ce partenariat, inwi aspire à encourager les talents marocains à se dépasser, à explorer de nouvelles voies avec audace et confiance, et à suivre les traces de Soufiane El Bakkali pour atteindre l’excellence ».

Soufiane El Bakkali remporte le 3.000 m steeple au meeting de Silésie de la Ligue de Diamant

El Bakkali s’est imposé en 8 min 04 sec 29/100e, devant le Kenyan Amos Serem (8:04.29) et l’Ethiopien Samuel Firewu (8:04.34).

Le champion marocain a réussi la prouesse de conserver son titre olympique sur 3.000 m steeple aux Jeux olympiques de Paris, après avoir décroché l’or précédemment aux JO de Tokyo.

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JO 2024. Le bilan de l’athlétisme au cœur des déceptions marocaines

À chaque édition des Jeux olympiques, l’athlétisme a toujours suscité d’énormes attentes au Maroc. On s’était laissé emporter par l’enthousiasme ambiant en espérant que Fatima Ezzahra Gardadi ou encore Nora Ennadi (400 m haies) seraient médaillées. Il n’en a rien été. 

Notons que l’on parle ici des disciplines liées à la course, et aucunement des autres telles que le saut en longueur, triple, en hauteur, à la perche, ou encore des lancers (javelot, marteau, poids) ni même du sprint.

Si Soufiane El Bakkali a maintenu son rang pour qu’on ne finisse pas fanny dans le plus universel des sports, avec une nouvelle médaille en or au 3.000 m steeple, aucun autre athlète n’a réussi à gonfler le bilan du Maroc à l’occasion des Jeux olympiques 2024. 

Certes, on espérait secrètement une moisson plus riche, mais le champion du monde en titre a simplement confirmé le poids de l’athlétisme marocain, qui était estimé à une médaille, au vu des performances des quatre dernières éditions :

– Londres 2012 : une médaille de bronze ;

– Rio 2016 : aucune médaille ;

– Tokyo 2021 : une médaille d’or ;

– Paris 2024 : une médaille d’or.

Depuis sa première participation aux JO de Rome en 1960, le Maroc a remporté 21 médailles en 16 éditions. Avec une moyenne de 1,3 médaille par édition, peut-on affirmer que le Maroc est une grande nation d’athlétisme aux Jeux olympiques ? La réponse est dans la question.

Il est indéniable que l’athlétisme est le principal pourvoyeur de médailles lors de cet événement planétaire, représentant 80% des succès marocains. Les exploits de Hicham El Guerrouj, Nawal El Moutawakil, Khalid Skah ou encore Soufiane El Bakkali et d’autres encore ont écrit les plus belles pages de l’histoire du Maroc aux Jeux olympiques.

En outre, « c’est la discipline sportive la plus pratiquée et la plus répandue sur tout le territoire national, avec plus de 196 clubs et associations sportives », indique la Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA). Il est donc naturel que le bilan olympique du Maroc soit jugé à l’aune des résultats en athlétisme.

Niveau relevé et préparation imparfaite

Mais il ne faut pas oublier que l’athlétisme est un sport impitoyable. Il faut être à 100% de ses capacités physiques et mentales pour espérer l’emporter le jour J. Ce qui n’a pas été le cas pour la majorité des athlètes marocains à Paris. D’autres, malgré une préparation optimale, ont dû faire face à un niveau global plus élevé que jamais.

Contactée par Médias24, Hakima Bencherifa, directrice de la communication de la Fédération royale marocaine d’athlétisme et ancienne directrice de l’Institut national d’athlétisme, affirme que se qualifier aux Jeux olympiques est un exploit en soi. « Le niveau est très élevé. Tous les athlètes qualifiés aux JO ont cet objectif en tête. Nous étions présents avec 13 athlètes dans différentes disciplines. Nous avons notamment réussi à remplir les quotas du marathon en qualifiant trois hommes et trois femmes ». 

« Ils ont tous fait de grands sacrifices ces dernières années pour en arriver là et représenter le Maroc de la meilleure manière. Il faut donc rester positif”, poursuit-elle. Mais cela n’a pas suffi. À l’exception de Soufiane El Bakkali, qui a réussi son pari en conservant son titre, les 12 autres athlètes ont nourri des espoirs pour l’avenir sans pour autant marquer ces JO de leur empreinte.

Cela est dû à l’adversité, mais pas uniquement. Certains n’ont pas eu une préparation optimale. « Pour être franc, je ne suis pas satisfait de mon résultat. Je m’attendais à mieux, mais le parcours était difficile et je ne me sentais pas prêt à 100% comme je l’aurais espéré », a déploré Othmane El Gomri au micro de la chaîne Arryadia, après avoir terminé à la 18e place du marathon, à plus de quatre minutes du vainqueur, l’éthiopien Tamirat Tola. 

Eliminée en demi-finale du 400 m haies, la vice-championne d’Afrique Noura Ennadi a elle aussi regretté une préparation tronquée en raison d’une blessure. De plus, dans ce sport où l’on ne fabrique pas de génération spontanée, le trou générationnel est évident. Depuis l’édition de Pékin 2008, l’athlétisme marocain n’a pas réussi à engranger plus d’une médaille. Combler ce manque en quelques années était presque mission impossible.

Au fond, le problème est structurel et prend des allures de quadrature du cercle. Il est si profond qu’il n’est pas uniquement lié à la FRMA. Tout commence à l’école et se poursuit jusqu’à l’université. Pour l’instant, l’athlétisme n’a pas la place qu’il mérite dans le système éducatif national. Pourtant, ses bienfaits sont innombrables. Car, dans le pire des cas, la pratique de ce sport permet de former des athlètes pour d’autres disciplines.

Soufiane El Bakkali, maître incontesté du 3.000 m steeple

Invaincu depuis septembre 2021 sur 3.000 m steeple, le natif de Fès poursuit sa série de courses en enchaînant un nouveau succès, et pas des moindres : un deuxième sacre olympique consécutif.

Désormais double champion olympique et du monde en titre, et premier athlète marocain à remporter la médaille d’or lors de deux éditions des JO, Soufiane El Bakkali a montré encore une fois qu’il est de la trempe des plus grands, entrant définitivement dans la légende du sport national et mondial.

Avec un chrono de 08min 06sec 05/100è, El Bakkali a devancé l’Américain Kenneth Rooks (08min 06sec 42/100è) et le Kényan Abraham Kibiwot (08min 06sec 47/100è) qui ont complété le podium.

Soufiane El Bakkali a exprimé sa fierté et sa grande joie d’avoir offert au Maroc sa première médaille lors des Jeux olympiques de Paris.

Le champion a rappelé, dans une déclaration à la presse, qu’il avait traversé une saison difficile en raison d’une blessure qui l’avait presque empêché de participer aux Jeux olympiques de Paris 2024.

« Les Éthiopiens ont fait un plan pour me battre. Pendant la course, j’ai parlé avec Tindouft pour réagir. Il a pris les choses en main. Il s’est sacrifié. La pression était sur les autres, moi j’étais champion du monde », a-t-il ajouté.

Le coureur Mohamed Tindouft a en effet rendu un immense service à El Bakkali en augmentant le rythme de la course. Ce changement de rythme n’a pas convenu aux Kényans et aux Éthiopiens, qui préfèrent généralement ralentir le tempo avant de sprinter dans les 200 derniers mètres.

La course avait adopté un rythme très lent avant les deux derniers tours, ce qui avantageait les coureurs éthiopiens et kényans. El Bakkali a beaucoup souffert pour se défaire d’eux. Cependant, l’intervention de Tindouft a aidé El Bakkali à maintenir sa vitesse sans avoir à ralentir, lui permettant ainsi de trouver l’ouverture idéale pour se placer en tête.

Tindouft a reçu les éloges des Marocains après le rôle crucial qu’il a joué en libérant El Bakkali de l’emprise des Éthiopiens, notamment du redoutable concurrent Lamecha Girma, détenteur du record de cette distance.

Tout de suite après le sacre, le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à Soufiane El Bakkali.

Dans ce message, le Roi a exprimé ses félicitations les plus chaleureuses à l’athlète Soufiane El Bakkali pour avoir remporté la médaille d’or du 3000 m steeple lors des Jeux olympiques de Paris 2024, et permis ainsi au Maroc de conserver ce titre pour la deuxième fois consécutive après l’édition de Tokyo 2020.

Ascension impressionnante

Soufiane El Bakkali est né le 7 janvier 1996 à Fès. Athlète marocain spécialiste du 3.000 m steeple, il a marqué sa carrière par des performances exceptionnelles à travers les années.

En 2014, il se classe 4e du 3.000 m steeple aux Championnats du monde juniors à Eugene, aux États-Unis. Deux ans plus tard, il réitère cette performance en terminant 4e aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016.

L’année 2017 marque un tournant dans sa carrière. Il remporte la première place du 3.000 m steeple de la Ligue de diamant à Stockholm et à Rabat. Lors des Championnats du monde de Londres, il décroche la médaille d’argent en se classant 2e, une performance qu’il reproduit à Bruxelles et à Rome dans le cadre de la Ligue de diamant.

En 2018, El Bakkali obtient la médaille d’argent au 21e Championnat d’Afrique d’athlétisme au Nigeria. Il réalise le meilleur temps mondial de la saison et son record personnel (7 minutes 58 secondes 15 centièmes) en remportant la Ligue de diamant à Monaco. La même année, il termine 3e du 3.000 m steeple à Rabat et décroche la médaille d’or aux Jeux méditerranéens de Tarragone.

En 2019, il se classe 3e aux Mondiaux de Doha avec son meilleur temps personnel de la saison (8 minutes 4 secondes 82 centièmes). Il remporte la Ligue de diamant à Doha avec un nouveau record personnel et obtient la médaille de bronze aux Jeux africains de Rabat. Il termine également premier du 3.000 m steeple à Monaco.

En 2020, il obtient la 3e place du 1.500 m de la Ligue de diamant à Doha, établissant son meilleur temps (3 minutes 33 secondes 45 centièmes).

En 2021, El Bakkali remporte la Ligue de diamant à Rome avec le temps le plus rapide au niveau mondial de la saison (8 minutes 8 secondes 54 centièmes) et décroche la médaille d’or aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.

En 2022, il obtient la médaille d’or aux Mondiaux d’Eugene aux États-Unis et remporte la Ligue de diamant.

En 2023, il devient le 9e meilleur performeur de tous les temps avec un temps de 7 minutes 56 secondes 68 centièmes sur 3.000 m steeple au Meeting international Mohammed VI de Rabat (Ligue de diamant). Il remporte également la médaille d’or aux Mondiaux de Budapest.

En 2024, Soufiane El Bakkali décroche à nouveau la médaille d’or du 3.000 m steeple aux Jeux olympiques de Paris, consolidant ainsi son statut de champion incontournable dans sa discipline.

JO 2024. Maroc-Égypte, les clés du match

La médaille d’or de Soufiane El Bakkali au 3.000 m steeple allégera sans doute la pression qui pèse sur les épaules de l’équipe nationale olympique, avant d’affronter l’Égypte pour le bronze, ce jeudi 8 août (16 h) au stade de la Beaujoire à Nantes. Le remarquable parcours des hommes de Tarik Sektioui dans le tournoi de football des Jeux olympiques 2024 a suscité l’espoir d’un sacre inattendu.

Achraf Hakimi et ses coéquipiers y ont d’ailleurs cru jusqu’au bout ; en témoigne leur immense déception au coup de sifflet final de la demi-finale. Il est vrai qu’ils peuvent encore tout perdre, d’autant qu’une défaite ce soir face aux Égyptiens les condamnerait à ruminer un tel gâchis pour le restant de leurs jours.

Mais on n’en est pas là. Le destin des Lionceaux de l’Atlas est encore entre leurs pieds. Ces derniers jours, le staff technique de la sélection marocaine s’est attelé à soigner autant les têtes que les corps. Outre la récupération physique, la remobilisation des troupes sur le plan mental a également été au menu les deux derniers jours.

L’objectif de Tarik Sektioui est de capitaliser sur la frustration engendrée par l’élimination en demi pour afficher un visage conquérant face aux Pharaons. « Notre objectif est de finir ce tournoi sur une bonne note. On ne peut pas repartir les mains vides après un aussi beau parcours », a assuré Tarik Sektioui au micro de la chaîne sportive Arryadia.

Sur la voie de la rédemption, l’équipe nationale olympique croisera des Égyptiens qui ont beaucoup plus sué pour en arriver là, après être allés en prolongation en quart contre le Paraguay, puis face à la France (en infériorité numérique). Dès lors, la fraîcheur physique sera du côté marocain. 

En face, il y aura de redoutables joueurs, techniques et habiles. Ils vendront chèrement leur peau. Car eux non plus ne sont encore jamais montés sur un podium olympique. Sans oublier que la sélection dirigée d’une main de maître par le médaillé d’or à Rio 2016, Rogério Micale, sera revancharde.

Il y a quasiment un an, les Lionceaux de l’Atlas, sous la houlette du précédent sélectionneur, Issam Charaï, étaient venus à bout des Pharaons au terme d’une finale épique, remportant au passage une première Coupe d’Afrique des nations dans la catégorie des joueurs de moins de 23 ans. 

Une équipe capable de s’adapter à l’adversaire

Architecte du titre olympique remporté par le Brésil aux JO de Rio 2016, le technicien sud-américain a construit un collectif pragmatique, capable de défendre bas mais aussi de maîtriser la possession. Une équipe qui a la faculté de s’adapter à l’adversaire, de marquer des buts (5) et de défendre relativement bien (5 buts encaissés). Sans compter qu’il n’est pas donné à tout le monde de battre l’Espagne (2-1) et de pousser les Bleus du sélectionneur Thierry Henry dans leurs retranchements.

L’ouverture du score de Saber Abdelmohsen en demi-finale a conclu une longue phase de possession à treize passes. En plus de mettre en lumière la qualité technique des Égyptiens, ce but a également révélé une ligne directrice en phase de possession haute. L’idée est de redoubler les passes sur un côté du terrain pour y attirer le bloc défensif adverse, avant de renverser rapidement le jeu à l’opposé vers les ailiers qui longent la ligne de touche. Le gaucher du Zamalek, Zizo, est l’un des rouages essentiels de cette stratégie.

En bas de l’image, le latéral et l’ailier de l’Égypte attendent le renversement le long de la ligne de touche.

Aidé par les appels de son latéral, Zizo se retrouve souvent en position d’un contre un, une situation qu’il affectionne particulièrement. Il sera donc à surveiller de près, tout comme Ibrahim Adel, meilleur buteur de son équipe avec trois réalisations. La mobilité et le flair de l’attaquant du Pyramids FC représenteront un danger constant pour la défense marocaine, dont la flexibilité et l’intelligence situationnelle seront déterminantes.

Ils en ont cruellement manqué en demi-finale, suite au passage du 4-3-3 au 3-5-2 opéré par le staff espagnol. Cela dit, l’équipe nationale olympique dispose d’assez d’atouts pour imposer sa loi, surtout si les bonnes zones sont attaquées en usant des armes adéquates. La première piste à exploiter réside dans les centres en retrait. Sur ce type d’action, les défenseurs égyptiens ont tendance à être aspirés vers leur propre but par les appels des attaquants adverses.

Une attitude qui a pour principal inconvénient de créer des espaces au niveau du point de pénalty. Le second espace à attaquer pour le Maroc se situe dans l’axe de l’entrejeu égyptien lorsque ces derniers sont positionnés bas sur le terrain. Et pour cause, le milieu défensif, Mohamed Elneny, recule au niveau de la ligne défensive.

Mohamed Elneny recule par séquences pour s’intégrer dans la ligne défensive. Ce mouvement n’est pas toujours compensé, créant ainsi de l’espace dans l’axe du milieu de terrain.

Ce mouvement n’est pas toujours correctement compensé par ses milieux de terrain. De fait, le bloc défensif des Pharaons se scinde en deux, générant des espaces pour les attaquants adverses. En ce sens, les projections d’Amir Richardson et les appels à l’intérieur du jeu des ailiers seront décisifs. 

Message de félicitations du Roi Mohammed VI au champion olympique Soufiane El Bakkali

Dans ce message, le Roi a exprimé ses félicitations les plus chaleureuses à l’athlète Soufiane El Bakkali pour avoir remporté la médaille d’or du 3.000 m steeple lors des Jeux olympiques de Paris 2024 et permis ainsi au Maroc de conserver ce titre pour la deuxième fois consécutive après l’édition de Tokyo 2020.

Félicitant l’athlète pour cette honorable victoire aussi bien pour Soufiane El Bakkali que pour son pays le Maroc, le Roi a salué « son patriotisme sincère, sa ferme volonté et sa persévérance habituelle pour décrocher cette prestigieuse médaille olympique », souhaitant que « votre détermination et votre succès remarquable soient une source d’inspiration pour les jeunes sportives et sportifs marocains afin de suivre votre exemple et réaliser des exploits qui honorent le sport marocain et le hissent davantage lors des prochaines manifestations internationales ».

Le Souverain, qui a fait part de ses félicitations et de sa considération à l’athlète, a imploré le Très-Haut de lui accorder davantage de réussite et de couronner de succès ses efforts pour porter haut les couleurs nationales, tout en l’assurant de sa haute sollicitude et bienveillance.

JO 2024. Soufiane El Bakkali se qualifie pour la finale du 3.000 m steeple

Le champion du monde en titre et champion olympique Soufiane El Bakkali a remporté le 1er tour du 3.000 steeple avec un chrono de 8 :17.90.

Il se qualifie ainsi pour la finale du 3.000 steeple qui aura lieu le mercredi 7 août au stade de France.

Jeux olympiques 2024. De juteuses récompenses financières en jeu

La 33ème édition des Jeux Olympiques 2024 est particulière à plus d’un titre. Pour la première fois, la cérémonie d’ouverture, prévue ce vendredi 26 juillet, se déroulera hors stade. À partir de 18h, 160 bateaux défileront sur la Seine, transportant plus de 10.000 athlètes, dont Ines Laklalech (golf) et Yessin Rahmouni (équitation).

Ces deux athlètes marocains ont été désignés porte-drapeaux d’une délégation comprenant une soixantaine de sportifs, prêts à créer la surprise ou à confirmer leur statut, afin de redorer le blason national, après les prestations décevantes lors des JO de Tokyo 2020. D’autant que de généreuses compensations financières seront offertes par le Comité National Olympique Marocain (CNOM).

En plus de contrats de sponsoring lucratifs, c’est une manne financière importante pour des athlètes ne recevant pas de compensation directe pour leur participation aux Jeux Olympiques, car le Comité international Olympique (CIO) ne verse aucun salaire ni primes aux athlètes. Cependant, il soutient l’octroi de primes, malgré les débats que cet aspect pécuniaire peut susciter.

Une prime de deux millions de dirhams en cas de médaille d’or

Dans un communiqué publié le 12 juin 2024, les membres de la commission exécutive du CIO ont exprimé leur soutien sans réserve à l’octroi de primes équitables aux athlètes. Le CIO rappelle également qu’il participe indirectement à ces rétributions financières en distribuant 90 % de tous ses revenus pour aider les athlètes et contribuer au développement du sport partout dans le monde.

« Les Comités nationaux olympiques et les Fédérations internationales de sport sont les principaux bénéficiaires de ces fonds, versés également via les programmes de la Solidarité Olympique », précise la Commission exécutive. Pour la première fois dans l’histoire, la Fédération internationale d’athlétisme offrira des primes aux 48 médaillés d’or en athlétisme à Paris. Chacun recevra 500.000 DH, mettant ainsi fin à une tradition de 128 ans.

Par exemple, si Soufiane El Bekkali conserve son titre en 3.000 mètres steeple, il bénéficiera de cette prime. Une récompense qui s’ajoutera à celle réservée par le Comité national olympique marocain pour tout athlète médaillé :

En cas de record du monde ou de record olympique, une prime supplémentaire sera accordée selon le barème suivant :

– Record du monde : 1.000.000 DH ; 

– Record olympique : 500.000 DH.

Afin d’inciter les sportifs qualifiés à donner le meilleur d’eux-mêmes, et pour « rehausser qualitativement la participation marocaine », avance le CNOM, la qualification aux JO de Paris n’a pas été récompensée par une prime. « Elles seront octroyées aux sportifs ayant gagné au moins un combat ou ayant passé au moins un tour », indique le CNOM. « Pour les disciplines sportives qui n’ont pas de phases éliminatoires, les sportifs doivent être classés dans la première moitié du classement général », poursuit la même source.

 

Des primes proportionnelles aux chances de victoire

En comparaison à d’autres pays, les primes qui seront accordées aux médaillés marocains peuvent paraître modestes. À titre de comparaison, voici les compensations financières accordées par la France et les États-Unis :

– France : Or (880.000 DH), Argent (440.000 DH), Bronze (220.000 DH) ; 

– États-Unis : Or (375.000 DH), Argent (225.000 DH), Bronze (150.000 DH) ; 

Cet écart important s’explique principalement par le nombre d’athlètes potentiellement médaillables, qui varie selon les pays. Selon les prédictions de la plateforme Gracenote (fournisseur de données), les États-Unis devraient remporter 112 médailles contre 60 pour la France.

L’écart entre les montants des primes fixés par ces deux pays semble proportionnel à leurs chances. Du côté marocain, on espère battre le record de 5 médailles qui date de 2000 à Sydney (Australie). Aucun objectif chiffré n’a été avancé par le CNOM. « Notre but est de récolter un maximum de médailles », explique à Médias24, Hassan Fekkak, directeur technique national au sein du Comité National Olympique Marocain (CNOM).

Toutefois, dans un univers olympique ultra-compétitif, les chances de médailles marocaines sont limitées. En plus de Soufiane El Bekkali, qui a maintenu un niveau très élevé après sa médaille d’or à Tokyo et est devenu champion du monde de 3.000 mètres steeple, de grands espoirs sont placés dans l’équipe nationale olympique de football, qui a battu l’Argentine (2-1) dès la première journée du tournoi de football, le mercredi 24 juillet.

« Khadija El Mardi et Yasmine Mouttaki (boxe), Ramzi Boukhiam (surf), Mathis Soudi (kayak slalom) et Houssam El Kord (escrime), sont également médaillables », affirme Hassan Fekkak. « D’autres athlètes ont également le potentiel, mais doivent croire davantage en leurs capacités pour créer la surprise le jour J », ajoute-t-il.

En somme, les athlètes marocains susceptibles de décrocher une médaille se comptent sur les doigts d’une main. Cela explique le montant des primes, qui peut paraître à première vue élevé, mais reste éloigné du million de dollars offert par Singapour si l’un de ses 23 représentants remporte l’or.

Jeux olympiques 2024. Les athlètes marocains face au défi de l’habileté mentale

« L’aspect physique du sport ne peut pas vous mener au-delà de certaines limites. L’aspect mental doit prendre le relais, surtout lorsqu’il s’agit d’être le meilleur parmi les meilleurs ». La double championne olympique de gymnastique, Shannon Miller, résume parfaitement la difficulté de briller dans une compétition telle que les Jeux olympiques. Décrocher l’or est une prouesse nourrie par des années d’entraînement physique, technique, tactique, mais surtout par un mental renforcé.

En l’occurence, une capacité à gérer la pression dont a fait preuve Soufiane Bekkali, titré lors de la dernière édition des JO à Tokyo, à l’inverse de ses compatriotes. « Nous avons effectivement observé à plusieurs reprises que la pression des Jeux olympiques peut entraver les performances des athlètes marocains« , soulignait dans un précédent entretien Hassan Fekkak, directeur technique national du Comité national olympique marocain (CNOM).

Ainsi, pour atteindre les sommets d’une compétition d’un niveau aussi relevé que les Jeux olympiques de Paris, prévus du 26 juillet au 11 août 2024, il ne suffit pas d’être prêt physiquement, tactiquement et techniquement. Il faut l’être également mentalement.

La préparation mentale, l’un des quatre piliers de la haute performance

La compétition sportive est une situation anxiogène par excellence. D’où la nécessité d’avoir un parfait contrôle de soi, en faisant appel à plusieurs habiletés psychologiques. « Nous avons tous intrinsèquement ce relâchement qui nous permet d’accéder à une zone dite flow, désignant l’état de fonctionnement optimal tant recherché par les athlètes », assure le préparateur mental Rafik Benjelloun, à l’occasion d’une visioconférence sur le thème : « Comment booster votre mental et votre motivation ».

« En atteignant cet état », reprend-il, « ils sont intensément impliqués dans l’accomplissement de leur activité. Au summum de leur concentration, de leur engagement et de leur satisfaction personnelle pour atteindre un niveau de maîtrise qui allie aisance et plaisir ». Se préparer psychologiquement à être le meilleur, aide donc l’athlète à dépasser ses limites. Il s’agit d’un levier essentiel, constituant l’un des quatre piliers de la haute performance :

– la préparation physique ; 

– la préparation tactique ; 

– la préparation technique ; 

– la préparation mentale. 

« Les spécialités en préparation mentale distinguent entre plusieurs types d’habiletés mentales sollicitées par la pratique sportive, comme le contrôle de l’activation, la concentration, la confiance en soi, la motivation et la relaxation », précise dans une étude Abdellah Essiyedali, professeur au Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation (CRMEF), à Rabat. 

Toutefois, certains freins viennent parasiter cette aptitude et sanctionner la performance ; dont la peur de perdre et de stagner, mais aussi le manque de confiance en soi et d’autres émotions négatives, telles que la colère, la frustration et l’anxiété. « Lorsqu’un athlète est stressé, anxieux ou en colère, il n’arrive plus à réfléchir correctement du fait que son néocortex [la partie du cerveau responsable notamment de la réflexion, ndlr] n’est plus actif », souligne Rafik Benjelloun.  

C’est l’une des explications des performances décevantes des athlètes marocains lors de l’édition nippone. Dès lors, comment y remédier pour atteindre la plénitude en termes de performances sportives ?  

Se fixer un projet sportif en vue de surmonter les difficultés

Selon la littérature scientifique, il existe plusieurs techniques d’entraînement des habiletés mentales. Elles se déclinent comme suit :  

– l’établissement de buts ;  

– l’imagerie et la visualisation mentale ;  

– la relaxation physique ; 

– le contrôle des pensées. 

« Ces méthodes doivent figurer dans les programmes d’entraînement mental, avec pour objectif le développement des habiletés fondamentales (motivation, conscience de soi, estime de soi et confiance), de performance (activation physique et mentale) et de facilitation (habileté interpersonnelle, gestion et organisation de la vie quotidienne) », précise Abdellah Essiyedali.

Un athlète olympique doit aussi se fixer un projet sportif afin de surmonter les difficultés qu’il rencontre lors de sa préparation et d’accepter de faire des sacrifices. « Il est préférable de choisir des objectifs de maîtrise et pas uniquement des aspirations en lien avec les résultats », préconise Rafik Benjelloun. 

Le CNOM a organisé plusieurs formations destinées aux directeurs techniques nationaux (DTN) et aux entraîneurs, afin de renforcer le soutien psychologique des athlètes marocains en prévision des JO 2024. « Nous avons opté pour la mise à disposition de préparateurs mentaux pour les soixante sportifs faisant partie du programme olympique. Tous ont accepté cette proposition, exprimant un réel intérêt pour un accompagnement mental », assure Hassan Fekkak.

Mais, en cours de route, la donne a quelque peu changé. »Certains entraîneurs et DTN ont accueilli favorablement cette initiative, tandis que d’autres étaient sceptiques. Ces derniers tentent parfois de cumuler plusieurs rôles, comme celui d’entraîneur, de préparateur physique et mental, et même de soigneur, ce qui est une erreur », complète notre interlocuteur. 

En outre, bien qu’ayant manifesté un intérêt au départ, seulement 15% des soixante athlètes se sont montrés réguliers et impliqués dans ce suivi mental. Cette réticence s’explique par le fait que le recours à des séances de préparation mentale est perçu comme une marque de faiblesse.

D’autres craignent également que le préparateur mental empiète sur leur vie privée. Un préjugé souvent infondé et qu’il convient de démystifier. Car, au bout du compte, il faut entraîner son esprit comme on entraîne son corps. D’autant que les Jeux en valent la chandelle

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