Bourse de Casablanca : banques, énergie… les nouvelles recommandations des analystes

Dans un marché marqué par une forte dynamique boursière et une attention accrue des investisseurs sur la qualité des fondamentaux, plusieurs valeurs cotées à la Bourse de Casablanca ont récemment fait l’objet de mises à jour de la part des maisons de recherche.

Celles-ci ont, pour l’essentiel, choisi de maintenir leurs recommandations et leurs cours objectifs, estimant que les performances récentes et la visibilité à moyen terme restent en ligne avec leurs scénarios centraux. Voici ce qui ressort de ces dernières recommandations.

Les valeurs bancaires

CIH Bank

Sur CIH Bank, la lecture d’Attijari Global Research reste résolument positive, portée par des réalisations jugées solides à fin septembre 2025 et une visibilité bénéficiaire qui demeure bien orientée. L’analyste maintient ainsi sa recommandation « Acheter » sur le titre, avec un cours objectif de 492 DH, faisant ressortir un potentiel de hausse de 22% par rapport aux niveaux de cours observés en 2 décembre et avec un horizon de recommandation de 12 mois.

Dans le détail, les performances opérationnelles enregistrées au cours des neuf premiers mois de l’année viennent conforter les anticipations de croissance retenues pour l’ensemble de l’exercice.

Le produit net bancaire affiche une progression de 14,3% à 4.041 MDH, un rythme supérieur à celui attendu sur l’année et correspondant à un taux de réalisation confortable des prévisions annuelles. Cette dynamique repose d’abord sur la marge d’intérêt, en hausse sensible, bénéficiant à la fois de la croissance des crédits et d’une amélioration de la marge d’intermédiation. En parallèle, la banque enregistre une forte accélération de ses commissions ainsi qu’une contribution positive des activités de marché, traduisant une diversification accrue de ses sources de revenus.

Sur le front du risque, Attijari Global Research relève une situation maîtrisée. Le coût du risque demeure globalement contenu et progresse à un rythme inférieur à celui des encours de crédits, ce qui se traduit par une amélioration du taux du coût du risque. Cette évolution est jugée cohérente avec le profil de croissance du portefeuille et conforte le scénario retenu pour l’ensemble de l’année, dans un environnement qui reste pourtant marqué par certaines incertitudes.

Enfin, la rentabilité ressort comme l’un des principaux points d’appui de la thèse d’investissement. Le résultat net part du groupe affiche une hausse de 31,2% à 862 MDH à fin septembre, un niveau supérieur aux attentes initiales et correspondant à près de 80% de l’objectif annuel. Cette performance conforte le scénario central d’Attijari Global Research, qui anticipe pour CIH Bank le franchissement du seuil d’un milliard de dirhams de bénéfice sur l’exercice 2025, justifiant le maintien du cours objectif et de la recommandation sur le titre.

Crédit du Maroc

Sur Crédit du Maroc, la lecture d’Attijari Global Research s’inscrit elle aussi dans une logique de continuité, l’analyste ayant maintenu sa recommandation « Acheter » sur le titre, avec un cours objectif inchangé de 1.285 DH. Par rapport au cours observé le 2 décembre de 970 DH, ce scénario fait ressortir un potentiel de hausse de 32%.

Les réalisations à fin septembre 2025 confirment en effet la trajectoire de croissance retenue par AGR pour les exercices à venir. Sur les neuf premiers mois de l’année, le produit net bancaire affiche une progression de 9,8% à 2.678 MDH, en ligne avec la prévision annuelle, correspondant à un taux de réalisation de 75%. Cette évolution repose très largement sur la marge d’intérêt, qui explique plus de 80% de la croissance du PNB, portée à la fois par la progression des encours de crédits et par une amélioration marquée de la marge d’intermédiation. Les commissions et les activités de marché continuent également de contribuer positivement, traduisant une dynamique commerciale plus équilibrée.

Sur le plan opérationnel, Crédit du Maroc poursuit sa trajectoire d’amélioration de l’efficacité. Le coefficient d’exploitation recule de 1,6 point pour s’établir à 45,2%, un niveau meilleur que celui anticipé pour l’ensemble de l’exercice.

Depuis le changement d’actionnariat intervenu en 2022, AGR met en avant une baisse cumulée significative de cet indicateur, reflet d’un nouveau dynamisme du produit net bancaire dont le rythme de croissance est désormais nettement supérieur à celui des charges de gestion. Cette évolution renforce la visibilité sur la capacité de la banque à dégager durablement de la valeur.

L’amélioration du profil de risque constitue toutefois le point le plus saillant de la note. Le coût du risque recule fortement pour s’établir à 228 MDH, en baisse de plus de 20% sur un an et largement inférieur aux anticipations initiales. Cette évolution s’explique notamment par l’amélioration du taux de créances en souffrance, qui recule de manière significative sur la période, un élément jugé structurant dans l’appréciation du scénario de moyen terme.

Enfin, la progression de la rentabilité vient confirmer la solidité de cette trajectoire. Le résultat net part du groupe ressort en hausse de 19,9% à 690 MDH à fin septembre, soit un taux de réalisation élevé de 83% de l’objectif annuel.

Bank of Africa

Sur Bank of Africa, l’analyse d’Attijari Global Research demeure favorable, portée par une dynamique bénéficiaire jugée solide et par des progrès continus en matière d’efficacité opérationnelle. L’analyste maintient sa recommandation « Acheter » sur le titre, assortie d’un cours objectif de 300 DH, ce qui fait ressortir un potentiel de hausse de 35% par rapport au cours du 1er décembre (223 DH).

Les réalisations à fin septembre 2025 viennent conforter le scénario retenu pour l’exercice en cours. Sur les neuf premiers mois de l’année, le produit net bancaire ressort en hausse de 8,7% à 15.279 MDH, un rythme supérieur à celui anticipé sur l’ensemble de l’exercice et correspondant à un taux de réalisation de 77% des prévisions annuelles.

Cette progression est très largement portée par la marge d’intérêt, qui explique 85% de la croissance du PNB, avec une hausse de 10,9% à 10.613 MDH, soutenue à la fois par la progression des crédits et par une amélioration marquée de la marge d’intermédiation.

Enfin, la rentabilité confirme la solidité de la dynamique observée. Le résultat net part du groupe progresse de 12% à 3.011 MDH à fin septembre, soit 80% de l’objectif annuel fixé par l’analyste. Cette performance, supérieure aux prévisions initiales, conforte le scénario de croissance bénéficiaire d’Attijari Global Research pour l’exercice 2025 et justifie le maintien du cours objectif et de la recommandation sur le titre.

CFG Bank

Sur CFG Bank, l’analyse d’Attijari Global Research demeure favorable, l’analyste maintenant sa recommandation « Acheter » avec un cours objectif inchangé de 287 DH.

Par rapport au cours observé fin novembre, ce scénario fait ressortir un potentiel de hausse de 19%, soutenu par une amélioration jugée remarquable de la profitabilité et par la montée en puissance progressive du modèle de la banque.

Les réalisations à fin septembre 2025 confirment la dynamique de croissance retenue pour l’exercice. Sur les neuf premiers mois de l’année, le produit net bancaire progresse de 34% à 909 MDH, en ligne avec la prévision annuelle de 1.204 MDH, soit un taux de réalisation de 75%.

Dans le détail, la marge d’intérêt évolue mieux que prévu, en hausse de 32% à 376 MDH, portée par la forte dynamique des crédits, en progression de 20%, et par une amélioration de la marge d’intermédiation de 25 points de base à 2,87%. La marge sur commissions progresse pour sa part de 21% à 335 MDH, correspondant à un taux de réalisation de 76% de la prévision annuelle, tandis que les activités de marché enregistrent une hausse marquée de 71%, dans un contexte obligataire et boursier favorable.

L’élément le plus structurant de la note réside toutefois dans les gains d’efficacité liés à l’effet taille. Grâce aux économies d’échelle, le coefficient d’exploitation s’améliore de 11,3 points pour s’établir à 47,4%, un niveau qui surperforme déjà les projections communiquées par le management lors des « Capital Market Days » de mai 2025, lesquelles tablaient sur un COEX inférieur à 50% à partir de 2028–2029. Pour AGR, cette avancée traduit une inflexion durable du profil de rentabilité de la banque.

Cette amélioration opérationnelle se reflète directement dans la capacité bénéficiaire. Le résultat brut d’exploitation ressort à 478 MDH, en hausse de 71%, représentant un taux de réalisation élevé de 83% de la prévision annuelle. Dans ce contexte, et par mesure de prudence, Attijari Global Research indique maintenir inchangée sa prévision de résultat net part du groupe pour 2025, anticipé à 363 MDH, en progression de 39% sur un an, soit une croissance supérieure de 11 points à celle du PNB. L’analyste rappelle par ailleurs que la banque devrait consommer la totalité de ses déficits reportables sur l’exercice 2025, un élément structurant pour la lecture des résultats à venir.

Taqa Morocco : maintient de la recommandation « Achat »

Sur Taqa Morocco, la lecture de BMCE Capital Global Research demeure clairement constructive, malgré un premier semestre marqué par des contraintes opérationnelles et conjoncturelles.

BKGR maintient sa recommandation « Achat » sur le titre, avec un objectif de cours de 3.078 DH, faisant ressortir un potentiel de hausse de 34% par rapport au cours de 2.300 DH observé début décembre.

Le chiffre d’affaires consolidé ressort ainsi en retrait de 4,8% à 5.379 MDH à fin juin, avant de limiter sa baisse à -2,2% à 7.957 MDH à fin septembre, porté par un troisième trimestre plus dynamique.

À l’échelle de l’exercice, BKGR anticipe néanmoins un redressement progressif de l’activité, avec un chiffre d’affaires attendu à 11,2 MMDH en 2025, en hausse de 2,1%, puis à 11,6 MMDH en 2026, sous l’hypothèse d’une stabilisation des prix du charbon et d’une normalisation de l’effet change.

Cette pression conjoncturelle se reflète également dans la rentabilité opérationnelle. L’EBE recule de 9,7% à 1.648 MDH au premier semestre, avant de s’établir à 2.415 MDH à fin septembre, soit une baisse plus limitée de 6,7%.

Sur le plan de la capacité bénéficiaire, un RNPG attendu à 1.080 MDH en 2025, en légère progression de 2,6%, puis à 1.119 MDH en 2026, soit une croissance additionnelle de 3,6%. Cette amélioration s’accompagne d’un allègement de l’endettement net, en baisse de 6,6% à 6.327 MDH à fin juin 2025, soutenu par la génération de flux de trésorerie et les remboursements de dettes réalisés sur la période.

https://medias24.com/2025/12/02/bourse-les-banques-cotees-voient-leur-pnb-augmenter-de-63-a-fin-septembre-2025-1587927/

TAQA Morocco. RNPG en baisse de 17% au S1-2025

Au 30 juin 2025, TAQA Morocco a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 5,4 MMDH, en baisse de 4,8% par rapport à la même période en 2024.

Le résultat net consolidé s’élève à 577 MDH, en baisse de 15,9% par rapport à 686 MDH un an plus tôt.

Le résultat net part du Groupe ressort à 437 MDH, en recul de 17% en glissement annuel.

L’EBITDA recule de 9,7% à 1,65 MMDH, tandis que le résultat d’exploitation atteint 1,25 MMDH contre 1,4 MMDH un an plus tôt.

Au terme du premier semestre 2025, le gearing s’établit à 38%, contre 44% au 30 juin 2024.

Des facteurs externes défavorables

Cette contre-performance s’explique principalement par la baisse des cours du charbon à l’international, passés de 113 à 108 USD/tonne au premier semestre et par l’évolution défavorable de la parité USD/MAD.

Le taux de disponibilité global des Unités 1 à 6 s’établit à 91,7%, contre 94,1% au premier semestre 2024. Cette évolution reflète la réalisation du plan de maintenance, incluant une révision mineure planifiée de 25 jours sur l’Unité 6, ainsi que des inspections sur les Unités 1, 3 et 5.

Comptes sociaux

Sur une base sociale, le chiffre d’affaires ressort à 3 MMDH contre 3,1 MMDH un an auparavant. Le résultat net social s’établit à 161 MDH, en baisse par rapport aux 240 MDH enregistrés au premier semestre 2024, sous l’effet défavorable du taux de change.

Cap sur l’eau et les énergies bas carbone

TAQA Morocco poursuit sa stratégie de diversification en développant de nouvelles activités centrées sur les solutions bas carbone, en phase avec les priorités nationales pour la transition énergétique et la gestion durable de l’eau.

Dans ce cadre, le groupe évolue vers un modèle intégré multi-métiers, avec le déploiement progressif de quatre pôles : dessalement, énergies renouvelables, gaz naturel et transport d’eau et d’énergie bas carbone, en lien avec le partenariat stratégique signé le 19 mai 2025.

TAQA Morocco améliore son résultat net au T1-2025 et lance de nouveaux projets stratégiques

TAQA Morocco enregistre une légère baisse de son chiffre d’affaires consolidé à 2.943 MDH (-0,5%), mais parvient à faire progresser son résultat net grâce à une gestion rigoureuse et à l’optimisation de ses placements.

Performance opérationnelle maîtrisée

Le taux de disponibilité global des unités 1 à 6 s’établit à 90%, contre 93,5% un an plus tôt. Cette baisse s’explique par une révision mineure planifiée sur l’unité 6, d’une durée de 25 jours, conformément au plan de maintenance établi.

Malgré cet arrêt, l’activité des centrales reste solide, permettant de stabiliser le chiffre d’affaires sur la période.

Repli de l’EBITDA, mais progression du résultat net

L’EBITDA s’élève à 989 MDH, en recul de 4,2%, tandis que le résultat d’exploitation baisse à 789 MDH (-4%). En revanche, le résultat financier s’améliore sensiblement : la charge nette passe de -110 MDH à -65 MDH, grâce à une meilleure gestion des excédents de trésorerie.

Le résultat net consolidé s’établit ainsi à 379 MDH, en hausse de 4,1%. Le résultat net part du groupe progresse plus modestement à 286 MDH (+0,6%).

Hausse des investissements, maîtrise de l’endettement

Taqa Morocco a engagé 39 MDH d’investissements au cours du trimestre, soit une progression de 78% par rapport à la même période en 2024. Ces dépenses sont principalement orientées vers l’exploitation et la maintenance des unités existantes.

L’endettement net ressort à 4.759 MDH, en augmentation de 8,1% sur un an, ce qui reflète une gestion proactive des flux de trésorerie et le respect du calendrier de remboursement des dettes.

Un partenariat stratégique en toile de fond

Le trimestre a également été marqué par l’annonce d’un partenariat stratégique entre le Gouvernement du Maroc, Taqa Morocco et un consortium d’acteurs publics et privés nationaux, en vue de développer des infrastructures prioritaires dans les domaines de l’eau et de l’énergie.

Lancement du parc éolien de Boujmil

TAQA Morocco engage une nouvelle étape de son développement industriel avec le lancement de deux chantiers majeurs dès le deuxième trimestre 2025.

L’entreprise prévoit de lancer les travaux de son parc éolien de Boujmil, situé dans la région de Guelmim-Oued Noun. Le projet affiche une capacité installée de 144 MW, dont une première tranche de 100 MW est attendue pour mise en service en 2027.

Ce parc éolien viendra renforcer le portefeuille d’actifs verts du groupe, tout en répondant aux besoins croissants en énergie propre dans le sud du Maroc.

Hydrogène vert : les premiers jalons d’un projet industriel

En parallèle, TAQA Morocco poursuit le développement d’un projet intégré de production d’ammoniac vert et de carburant industriel, en partenariat avec Moeve. Ce projet a été retenu dans le cadre de l’initiative « Maroc Hydrogène Vert ».

Les négociations en cours visent à finaliser les contrats préliminaires, mobiliser le foncier et lancer les études de faisabilité. Il s’agit d’une étape décisive pour positionner le groupe sur cette nouvelle filière, considérée comme stratégique à l’échelle internationale.

Bourse de Casablanca. Le MASI recule légèrement de 0,18%, avec une activité dominée par TGCC et TAQA Morocco

L’indice MASI a clôturé la séance du mercredi 21 mai en léger repli de 0,18%, à 18.025,57 points. Le MASI 20 cède 0,34% à 1.470,51 points, tandis que la capitalisation globale du marché s’établit à 948,3 MMDH. La performance annuelle reste solide à +22,02%.

Les échanges ont totalisé 464,2 MDH sur le marché central, un volume soutenu, largement dominé par deux titres : TGCC et TAQA Morocco. À eux seuls, ils concentrent plus de 240 MDH d’échanges.

La plus forte hausse de la séance revient à STROC Industrie, qui progresse de 9,99% à 61,21 DH sur un volume de 1,66 MDH. CMGP Group suit avec une hausse de 7,29% à 337,95 DH, pour un volume de 25,3 MDH. TAQA Morocco confirme sa dynamique haussière avec un gain de 4,39% à 3 164 DH, sur un volume de 108,1 MDH.

En baisse, TGCC recule fortement de 8,61% à 822,5 DH, après l’annonce d’une augmentation de capital pouvant atteindre 2,5 MMDH. Le titre génère le volume le plus élevé de la journée avec 132,8 MDH. Maghreb Oxygène cède 5,21% à 423,7 DH, tandis que Minière Touissit abandonne 3,64% à 1 825 DH.

Sur les 77 valeurs cotées, 66 ont été échangées. La séance se solde par 28 baisses, 26 hausses et 12 valeurs inchangées.

Bourse de Casablanca. TAQA Morocco propulse à nouveau le MASI au-dessus des 18.000 points

La Bourse de Casablanca a clôturé en nette hausse ce lundi 20 mai. L’indice MASI a progressé de 1,04% à 18.058,21 points, et le MASI 20 de 1,32% à 1.490,61 points, portant leur performance annuelle respective à +22,24% et +23,69%. Le volume global s’est élevé à 368,3 MDH, porté par l’animation sur TGCC, Marsa Maroc et Attijariwafa bank. La capitalisation boursière atteint un nouveau sommet à 948,7 MMDH.

TAQA Morocco flambe après le méga-deal public-privé

TAQA Morocco signe la plus forte hausse de la séance avec +9,98% à  3.031 DH. L’action, qui avait été brièvement suspendue en bourse la semaine précédente, rebondit dans des volumes soutenus de 15,49 MDH. Ce mouvement s’explique par l’annonce d’un partenariat stratégique majeur avec le gouvernement marocain, Nareva, le Fonds Mohammed VI pour l’investissement et l’ONEE.

Le carnet d’ordres de TAQA sur cette séance confirme l’appétit acheteur : 15 ordres d’achat totalisant 1.121 titres face à seulement 2 ordres de vente pour 22 titres. Des prix proposés allant jusqu’à 3.720 DH reflètent l’enthousiasme du marché.

TGCC bondit sur de nouveaux espoirs de croissance

TGCC s’adjuge +6,01% à 900 DH, avec le volume le plus élevé de la séance : 81,2 MDH. L’action bénéficie d’un intérêt croissant depuis l’annonce récente d’un partenariat stratégique distinct avec le groupe saoudien Naif Al Rajhi Investment, visant à développer des projets immobiliers au Maroc et en Arabie saoudite. Ce positionnement régional semble renforcé par des perspectives de synergies croisées.

Autres hausses marquantes

Balima progresse de 3,64% à 228 DH, SNEP prend 3,03% à 680 DH, et Marsa Maroc gagne 2,87% à 789 DH avec un volume de 66 MDH, deuxième plus actif de la séance.

Les replis notables

Maroc Leasing chute de 5,99% à 375 DH, tout comme Med Paper à 21,20 DH. Oulmès recule de 5,97% à 1.150 DH, Delta Holding cède 3,88% à 81,70 DH, et Sanlam Maroc perd 3,70% à 1.926 DH.

TAQA Morocco. Reprise de la cotation à la Bourse de Casablanca

Suspendue temporairement en Bourse à la demande du régulateur, l’action TAQA Morocco a repris sa cotation ce mardi 20 mai. Cette suspension, intervenue le 19 mai, visait à permettre la diffusion d’une information de marché majeure.

TAQA Morocco a en effet dévoilé un partenariat stratégique avec le gouvernement marocain, Nareva, l’ONEE et le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, pour le développement de plusieurs infrastructures prioritaires dans les secteurs de l’énergie et de l’eau. Ce programme colossal prévoit un investissement total de près de 130 milliards de dirhams d’ici à 2030.

TAQA-Nareva : un partenariat stratégique de 130 MMDH à l’horizon 2030

Suspendu en bourse ce lundi 19 mai à l’ouverture, TAQA Morocco donne des détails de ce partenariat public-privé de grande envergure. En s’alliant à Nareva, au Fonds Mohammed VI pour l’Investissement et à l’ONEE, le producteur d’électricité annonce ce 19 mai 2025 la conclusion d’un partenariat structurant avec l’État marocain, autour d’un programme de développement estimé à près de 130 milliards de dirhams d’ici 2030.

Ce programme s’inscrit dans le prolongement direct de la déclaration conjointe signée le 4 décembre 2023 à Abu Dhabi entre le Roi Mohammed VI et Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan.

Il vise à répondre à l’urgence d’exécution des feuilles de route nationales dans les domaines de l’eau et de l’énergie, avec une priorité accordée à la décarbonation, à la flexibilité des sources de production et à la résilience du réseau.

Un mix alliant gaz, renouvelable, dessalement et transport

Le consortium mené par TAQA Morocco déploiera un ensemble cohérent d’investissements dans six domaines clés :

Gouvernance et financement du projet

Les actifs issus de ce programme seront détenus à parité entre TAQA Morocco et Nareva. Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement interviendra en tant qu’actionnaire à hauteur de 15%, aux côtés des autres acteurs publics.

Pour Abdelmajid Iraqui Houssaini, président du directoire de TAQA Morocco, cet engagement marque un tournant. « Ce partenariat stratégique public, privé, contribue à transformer durablement le paysage énergétique et hydrique national en perspective des projets de développement du Royaume à 2030, avec une consolidation du réseau de transport, mais aussi un renforcement des énergies bas carbone dans la charge de base du Maroc pour augmenter l’intégration des énergies renouvelables. Il permet également l’accroissement des capacités de dessalement afin de soutenir la feuille de route climatique et de renforcer la souveraineté hydrique et énergétique du Royaume. Cet important programme d’investissement accélère la croissance et la décarbonation du portefeuille d’actifs de TAQA Morocco ».

Avec cette initiative, TAQA Morocco consolide son rôle central dans le mix énergétique marocain. Déjà responsable de 34% de la production nationale d’électricité, l’entreprise affirme plus que jamais son ambition d’être un moteur de la transition bas carbone du Royaume.

TAQA Morocco : suspension de la cotation en bourse en attendant une annonce importante

La Bourse de Casablanca a suspendu, à compter de ce lundi 19 mai 2025, la cotation des titres TAQA Morocco, sur demande de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Cette suspension intervient « en attente de publication d’informations importantes », selon l’avis officiel diffusé par la Bourse.

Aucune précision n’a été donnée à ce stade sur la nature de l’information attendue. Ce type de suspension est généralement motivé par la préparation ou l’imminence d’une communication ayant un impact significatif sur la valorisation de la société : opération stratégique, changement de gouvernance, résultat financier anticipé ou événement exceptionnel.

Vendredi 16 mai, dernier jour de cotation avant la suspension, le titre TAQA Morocco a clôturé à 2.756 DH. Avec une capitalisation boursière estimée à 65 MMDH, le producteur d’électricité se maintient en troisième position parmi les plus grandes capitalisations de la place casablancaise, derrière Attijariwafa bank et Maroc Telecom.

Le groupe, dirigé par Abdelmajid Iraqui Houssaini, est le principal producteur privé d’électricité au Maroc, historiquement centré sur la centrale thermique de Jorf Lasfar. Il affiche depuis quelque temps une orientation affirmée vers la diversification de ses sources d’énergie, notamment dans les renouvelables.

TAQA Morocco devient la 3ᵉ capitalisation de la Bourse de Casablanca. Jusqu’où peut-elle aller ?

TAQA Morocco est devenue, le 14 mai 2025, la troisième capitalisation de la Bourse de Casablanca. Sa valorisation a alors atteint 64,8 MMDH, dépassant pour la première fois Managem et Marsa Maroc. Ce 15 mai, elle s’élève à 65,3 MMDH, dans un marché valorisé à 943 MMDH.

Derrière elle, des valeurs industrielles historiques. Devant elle, deux mastodontes : Attijariwafa bank, qui pèse plus de 145 MMDH, et Maroc Telecom avec 99,2 MMDH. Ce changement dans la hiérarchie du marché reflète une dynamique nouvelle autour du titre, porté par des fondamentaux solides, mais aussi une vague d’intérêt qui interroge.

TAQA peut-elle consolider sa place dans le top 3 ? L’élan est là. Mais est-il soutenable ?

Depuis le début de l’année 2025, le titre TAQA Morocco a augmenté de 106,3%, passant de 1.340 DH à 2.751 DH au 15 mai.

La trajectoire haussière s’est accélérée au printemps, portée par des volumes plus dynamiques et un enchaînement de séances positives. Le 14 mai, l’action a atteint un plus haut historique à 2.858 DH, un seuil jamais franchi auparavant.

Cette progression s’est traduite par une revalorisation rapide de la capitalisation boursière, passée de moins de 32 MMDH à plus de 65 MMDH, soit un doublement en moins de cinq mois.

Une revalorisation portée par la visibilité

« Si le marché boursier poursuit sa trajectoire et atteint les 1.000 MMDH de capitalisation globale cette année, des valeurs comme TAQA Morocco devraient continuer de bénéficier de la prime accordée par les investisseurs à la régularité, à la visibilité et à l’alignement ESG. À ce stade, la hausse est moins portée par les résultats que par une revalorisation structurelle du profil de risque. Dans un marché qui se normalise, TAQA devient une valeur pivot, au même titre que les grandes banques ou Maroc Telecom », commente un analyste dans une société de bourse.

« TAQA Morocco est aujourd’hui traitée comme une valeur de fond de portefeuille. Son modèle régulé, ses flux prévisibles et son exposition limitée aux cycles en font une position recherchée dans un marché en phase d’élargissement. La diversification engagée vers les renouvelables contribue à renforcer cette perception, même si son impact sur les résultats restera progressif », ajoute-t-il.

Des fondamentaux industriels alignés avec le marché

Le contexte énergétique actuel continue de jouer en faveur de TAQA Morocco. En mai 2025, le prix du charbon thermique de référence, utilisé par les centrales du groupe, se stabilise autour de 99 dollars la tonne. C’est un niveau historiquement bas, après le pic enregistré en 2022.

Ce facteur a allégé les charges d’approvisionnement en 2024, et les conditions restent favorables en ce début d’année. Tant que cette stabilité persiste, la capacité du groupe à maintenir des marges confortables reste intacte.

La demande d’électricité au Maroc, elle, ne faiblit pas. TAQA assure plus du tiers de la production nationale, avec un parc qui fonctionne à pleine capacité grâce à un taux de disponibilité élevé. L’électricité produite est vendue à l’ONEE dans le cadre de contrats à long terme, dont les échéances ont été alignées sur 2044 pour l’ensemble des six unités. Cette visibilité contractuelle donne au groupe un profil résilient, peu exposé aux fluctuations de la demande ou aux incertitudes commerciales.

À cette base industrielle stable s’ajoute une orientation affirmée vers les énergies renouvelables. Le groupe a démarré la mise en service du parc éolien de Boujmil (100 MW), un projet développé en partenariat avec Masen.

D’autres initiatives sont en cours, notamment dans le solaire avec Noor PV II, et dans l’ammoniac vert à travers le projet porté avec l’entreprise néerlandaise Moeve. Ces investissements ne modifient pas encore l’équation financière, mais ils renforcent le positionnement de TAQA Morocco dans la transition énergétique, un aspect de plus en plus scruté par les investisseurs.

« En l’état, l’environnement dans lequel évolue TAQA Morocco reste favorable. Entre la stabilité des prix du charbon, une demande soutenue en électricité et des revenus sécurisés à long terme, l’entreprise dispose d’un socle solide. Après un tel parcours boursier, une phase de respiration serait naturelle. Elle permettrait au marché de digérer cette revalorisation, sans pour autant remettre en cause les fondations qui l’ont rendue possible », estime l’analyste.

Un PER qui reflète plus la confiance que la croissance

« L’appréciation rapide du titre pose aujourd’hui la question de la valorisation. Avec un cours de 2.751 DH au 15 mai, le PER ressort à 61,7 fois les bénéfices de 2024, sur la base d’un résultat net part du groupe de 1.052,8 MDH. C’est un niveau particulièrement élevé, surtout pour une entreprise dont le profil repose sur la stabilité plus que sur la croissance rapide ».

La progression du titre ne s’est pas accompagnée d’un changement marqué dans les volumes. En mai, les échanges quotidiens ont rarement dépassé 10.000 titres. Cela suggère que le mouvement haussier reste porté par des flux ciblés, sans bascule massive de l’ensemble du marché. Si le rythme venait à ralentir, une phase d’attentisme ou de prises de bénéfices ne serait pas surprenante.

Des résultats stables qui confortent la trajectoire du titre

La position actuelle de TAQA Morocco dans le trio de tête de la Bourse repose sur une réévaluation progressive de son profil par le marché. Cette réévaluation s’appuie en premier lieu sur la solidité des résultats. En 2024, le résultat net part du groupe s’est établi à 1.053 MDH, en légère hausse, mais surtout avec une rentabilité en amélioration. La marge opérationnelle a atteint 24,2%, contre 20,5% un an plus tôt. Le groupe a tiré parti de la baisse des prix du charbon pour améliorer son efficacité sans dépendre d’une croissance du chiffre d’affaires.

C’est cette capacité à protéger ses marges dans un environnement de prix en repli qui renforce la perception de robustesse. TAQA continue de produire à pleine capacité, avec un taux de disponibilité de 93%, et ses revenus sont largement sécurisés par des contrats d’achat à long terme avec l’ONEE. Ce modèle assure une visibilité que peu d’entreprises cotées peuvent offrir, ce qui compte dans un marché où la régularité des performances devient un critère d’arbitrage.

Sur le plan financier, la structure reste équilibrée. Le ratio dette nette sur fonds propres s’établit à 39%, avec un levier limité à 1,6x l’Ebitda. L’entreprise conserve ainsi une capacité d’investissement sans remettre en cause sa politique de distribution. Le dividende proposé pour 2025, en hausse à 37 DH par action, s’inscrit dans cette logique de continuité.

Ce socle opérationnel et financier stable explique en grande partie pourquoi le titre a pu attirer progressivement plus d’investisseurs. À ce niveau de capitalisation, le marché ne valorise pas une croissance rapide, mais une combinaison de régularité, de visibilité et de positionnement stratégique.

La baisse du prix du charbon impacte le chiffre d’affaires du secteur de l’électricité en Bourse

Le secteur de l’électricité au Maroc repose sur un mix énergétique dominé par les énergies fossiles, bien que le pays accélère sa transition vers les énergies renouvelables. Il est structuré autour d’acteurs publics et privés, dont certains jouent un rôle clé sur le marché boursier. Parmi eux, Taqa Morocco occupe une place centrale en tant que premier producteur privé d’électricité et unique représentant du secteur coté en Bourse.

L’entreprise est née de la volonté du Royaume de diversifier son approvisionnement énergétique pour accompagner son développement industriel et économique. Exploitant la centrale thermique de Jorf Lasfar, Taqa Morocco assure 35% de la demande nationale et représente 18% de la capacité installée.

Depuis son introduction en Bourse en 2013, elle s’est imposée comme un acteur clé du marché marocain de l’énergie, tout en affichant l’ambition d’accompagner la stratégie bas carbone du pays.

En 2024, Taqa Morocco a enregistré un recul de son chiffre d’affaires de 17,5%, atteignant 10.878 MDH. Cette baisse soulève une question essentielle : est-elle conjoncturelle, liée aux fluctuations du prix du charbon, ou révèle-t-elle un changement structurel du secteur électrique marocain ?

La baisse de chiffre d’affaires du secteur de l’électricité s’explique principalement par l’impact de la diminution des frais d’énergie, en raison de la baisse du prix du charbon sur le marché international.

« Ce repli s’explique par le modèle économique de Taqa Morocco : l’entreprise facture à son client (l’ONEE) l’électricité produite sur la base des coûts du combustible. Ainsi, quand le prix du charbon diminue, le coût d’approvisionnement baisse et le montant facturé recule mécaniquement, entraînant une baisse des revenus correspondants. Il ne s’agit donc pas d’une contre-performance opérationnelle, mais d’un effet de prix diminuant la composante ‘énergie’ du chiffre d’affaires de Taqa », nous explique un analyste de la place financière.

Entre 2021 et 2022, le prix du charbon avait connu une hausse sans précédent, atteignant des sommets historiques en raison de la crise énergétique mondiale, exacerbée par la guerre en Ukraine où le charbon-vapeur avait atteint un sommet record avoisinant 384 $/tonne à l’été. Les prix avaient progressivement diminué pour atteindre environ 243 $ en décembre 2022.

Cette flambée des prix avait entraîné une augmentation significative des coûts d’approvisionnement pour Taqa Morocco, se traduisant par une hausse du chiffre d’affaires en 2022.​

 

En 2024, le marché international du charbon a connu une baisse notable des prix. Cette tendance baissière s’est poursuivie en 2024, avec des prix moyens du charbon estimés à 155 $/tonne, en raison notamment de la baisse de la demande et de la hausse des prix du carbone en Europe.

Cette baisse des revenus reflète principalement un ajustement conjoncturel lié à la fluctuation des prix des matières premières, plutôt qu’une indication de tendance structurelle défavorable.​

Taqa Morocco achète son charbon sur le marché international, en dollars américains, alors que ses revenus sont libellés en dirhams marocains. Cette différence entraîne des écarts de change, enregistrés comptablement dans un sous-compte de la rubrique « Achats de charbon » sous l’intitulé « Différences sur achats de charbon en dollars ».

Ce traitement n’affecte pas directement la situation financière de l’entreprise, car il reflète une fluctuation comptable et non une perte économique réelle.

Grâce au contrat PPA avec l’ONEE, ces variations sont répercutées, avec un décalage temporel, dans le tarif d’achat de l’électricité. Ainsi, les fluctuations de change n’ont pas d’impact durable sur la rentabilité de l’entreprise.

« La force du modèle de Taqa Morocco réside dans ses contrats à long terme : même si le chiffre d’affaires fluctue au gré du prix du charbon et du dollar, la rentabilité de l’entreprise demeure protégée par le transfert automatique de ces variations à l’off-taker« .

La baisse du chiffre d’affaires de Taqa Morocco en 2024 est avant tout conjoncturelle, conséquence du recul des prix du charbon. Toutefois, le modèle économique de l’entreprise demeure robuste, grâce à des contrats d’achat d’électricité qui stabilisent sa rentabilité.

À court terme, l’évolution des résultats dépendra de la tendance des prix du charbon. Une poursuite de la baisse pourrait maintenir une pression sur le chiffre d’affaires, tandis qu’une remontée des cours offrirait un rebond mécanique des revenus.

L’évolution du MASI Électricité montre que, malgré la baisse du chiffre d’affaires de Taqa Morocco en 2024 due à la chute des prix du charbon, le secteur électrique a connu des phases de rebond. L’indice a suivi une tendance volatile, avec une forte progression en fin de période, ce qui suggère une confiance des investisseurs dans la résilience du secteur.

En comparaison, le MASI global affiche une performance plus stable, mais le MASI Électricité semble avoir surperformé à certains moments, notamment au début de l’année 2025. Cette dynamique indique que, malgré les défis liés aux coûts de l’énergie, le marché perçoit encore des opportunités dans le secteur électrique.

Taqa Morocco maintient le cap sur les énergies renouvelables et confirme son intérêt pour l’hydrogène vert

Bien que Taqa Morocco ait enregistré une baisse notable de son chiffre d’affaires, elle a réaffirmé sa stratégie de diversification, notamment dans les énergies renouvelables et les projets de dessalement d’eau. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée le jeudi 19 septembre pour la présentation des résultats financiers pour le premier semestre 2024. Des résultats marqués par une amélioration de ses marges et une hausse du résultat net.

Ce fut également l’occasion pour Omar Alaoui M’Hamdi, directeur général adjoint de Taqa Morocco, de détailler les ambitions du groupe en matière d’hydrogène vert et de développement durable, tout en clarifiant certains enjeux liés aux investissements futurs.

Dans le cadre de cette stratégie, le groupe se concentre sur le développement des énergies renouvelables et des projets de dessalement, tout en mettant l’accent sur ses initiatives liées à l’hydrogène vert, notamment à Dakhla.

Résultats financiers en demi-teinte

Taqa Morocco a vu son chiffre d’affaires consolidé s’établir à 5,65 milliards de DH au 30 juin 2024, en recul de 24,1% par rapport à la même période de l’année précédente, où il atteignait 7,45 MMDH. Cette baisse s’explique principalement par la diminution des frais d’énergie de 36,6%, consécutive à la chute des prix du charbon sur le marché international. Le prix moyen d’achat du charbon a en effet chuté, passant de 156 $/tonne en 2023 à 113$/tonne en 2024.

Cependant, malgré cette baisse des revenus, Taqa Morocco améliore ses autres indicateurs financiers. Le résultat d’exploitation a légèrement progressé, atteignant 1,42 MMDH, soit une augmentation de 2,8 % par rapport à 2023.

La marge opérationnelle s’est aussi améliorée, passant de 18,5 % à 25,1 % en un an, compte tenu de la bonne performance opérationnelle des unités et de l’évolution de l’indice de référence international du prix du charbon.

Le résultat net consolidé du groupe s’élève à 686 millions de dirhams, en hausse de 13,3 %. Le résultat Net Part du Groupe ressort, quant à lui, à 526 MDH, en progression de 14,8%.

Engagement envers les projets de dessalement d’eau

En plus des résultats financiers, Omar Alaoui M’Hamdi a souligné l’engagement de Taqa Morocco à jouer un rôle majeur dans les projets de dessalement d’eau au Maroc.

Le pays envisage de dessaler plus d’un milliard de mètres cubes d’eau dans les prochaines années. Grâce à son expertise développée au Moyen-Orient, Taqa compte participer activement à ces initiatives, visant à rendre l’eau dessalée plus abordable pour les usagers marocains. « En tant qu’acteur majeur du secteur, nous comptons contribuer au développement de l’eau dessalée de manière abordable, au meilleur coût pour l’usager », a déclaré M.Alaoui M’Hamdi.

Le projet d’hydrogène vert à Dakhla

Lors du point de presse, Taqa Morocco a également fait le point sur son projet d’hydrogène vert à Dakhla. Le directeur général adjoint a précisé que le terrain sera loué, et non acheté, dans le cadre de la feuille de route Green Hydrogen au Maroc.

« Nous avons déjà déposé notre dossier auprès de MASEN et attendons une réponse », a précisé Alaoui M’Hamdi.

Le projet à Dakhla fait partie des ambitions du groupe dans le secteur des énergies renouvelables, un domaine clé pour le développement à long terme du pays.

Les énergies renouvelables : un pari sur l’avenir

Les projets dans les énergies renouvelables sont-ils moins rentables que les projets thermiques conventionnels ? La réponse de Omar Alaoui M’Hamdi corrige cette perception.

« Les projets d’énergies renouvelables sont des business multiples. Ce ne sont pas des business où l’on se concentre uniquement sur le résultat net », a-t-il expliqué. Taqa Morocco voit dans ces projets une opportunité de croissance durable et de diversification de ses activités, même si leur rentabilité peut paraître limitée à court terme.

Concernant les investissements futurs, Taqa Morocco adopte une approche flexible. Le groupe reste particulièrement intéressé par l’hydrogène vert et ses dérivés, notamment l’e-méthanol. Toutefois, le directeur général adjoint a précisé que les montants des investissements dépendront de l’acceptation et du succès de ces projets par les différentes parties prenantes.

« Les montants d’investissement dépendront du niveau d’acceptation de ces projets, ce qui nous permettra de fournir des chiffres précis », a-t-il souligné.

Taqa Morocco : baisse de 24% du chiffre d’affaires à fin juin

Au terme du second trimestre 2024, TAQA Morocco a réalisé un taux de disponibilité global de 94,1%, tenant compte d’une inspection de 11 jours au niveau de l’Unité 3 en conformité avec le plan de maintenance.

La stratégie de maintenance préventive et la politique de maintenance prédictive ont contribué à améliorer le taux de disponibilité global comparativement au premier trimestre de l’année (93,5%).

La tendance baissière du prix du charbon sur le marché international s’est poursuivie durant le deuxième trimestre avec une diminution des frais d’énergie, impactant l’évolution du chiffre d’affaires. Sur l’ensemble du semestre, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 5.651 MDH en baisse de 24,1%.

Au 30 juin 2024, TAQA Morocco a réalisé des investissements pour un montant de 71 MDH, en nette progression comparé au 30 juin 2023, relatifs à des projets d’exploitation et de maintenance des Unités.

L’endettement net du Groupe s’élève à 6.592 MDH en hausse de 49%, reflétant une augmentation due à la levée de fonds de 6,6 milliards de dirhams réalisée au second semestre 2023, visant à reprofiler la dette et soutenir la création de valeur durable.