Le cortège, majoritairement composé de centaines d’étudiants mais aussi d’autres citoyens, a parcouru les principales artères du centre de la capitale pour rejoindre la Grande Poste, lieu de ralliement traditionnel des partisans du mouvement de contestation.

Les participants à ces marches ont scandé des slogans demandant, entre autres, « la liberté de la presse », « l’indépendance de la justice », « l’Etat de droit » et « les réformes politiques ». Les manifestants ont également souligné que la politique d’intimidation ne leur fait pas peur et que « la rue appartient au peuple ».

Ils ont aussi brandi des pancartes à travers lesquelles ils ont exprimé leur refus des accusations véhiculées à leur encontre sur les réseaux sociaux et qui visent essentiellement les figures de proue du Hirak.

Les protestataires ont, de même, fait part de leur position vis-à-vis des récentes décisions du président algérien Abdelmadjid Tebboune, les qualifiant d' »illégitimes ». Ils estiment que la dissolution du parlement n’est qu’ »une mise en scène et que le problème réside dans la légitimité ».

Des milliers d’Algériens redescendent dans les rues d’Alger et d’autres villes du pays depuis le 2e anniversaire du Hirak, confirmant la reprise de la mobilisation et revendiquant le « départ du système » et l’établissement d’un Etat de droit.

(Avec MAP)