Les indicateurs financiers de Marsa Maroc ont bien progressé au 1er semestre 2021. A rappeler que son chiffre d’affaires consolidé a augmenté de 20% à 1.742 millions de dirhams. Le RNPG, quant à lui, a progressé de 252% à 258 millions de dirhams, grâce en grande partie à la non-récurrence du don au fonds Covid.

Suite à cette publication, CFG bank a diffusé une note d’analyse recommandant aux investisseurs de conserver le titre Marsa Maroc dans les portefeuilles.

Les analystes commencent par souligner que «  les revenus sont légèrement supérieurs aux attentes à 1.742 MDH en hausse de 19,8% sur un an (contre une prévision initiale de CFG de + 20,8 % à 3.329 MDH pour toute l’année »).

Toutefois, « la baisse des marges opérationnelles a été nettement plus contenue qu’attendue, avec des marges opérationnelles déjà supérieures à nos attentes annuelles sur le S1-2021 », indiquent-ils.

Ils anticipent ainsi un renforcement des marges de cet opérateur. « Désormais, nous pensons que les marges de Marsa Maroc devraient encore se renforcer au S2-2021E avec une meilleure dilution des frais fixes suite à la montée en puissance attendue du taux d’utilisation à Tanger Med (pour atteindre 60% selon le management) et la légère reprise dans le trafic de passerelle notamment en Vrac liquide et conteneurs ».

Par ailleurs, les estimations et les prévisions de CFG restent inchangées. « Les indicateurs opérationnels du S1-2021 étant meilleurs que nos attentes, et en attendant la présentation des analystes, nous maintenons pour le moment inchangés nos estimations et recommandation sur le titre avec un objectif de cours à 280 DH par action », indiquent-ils.

A noter que le titre s’échange à 284,95 DH (observé à la clôture de la séance du mercredi 29 septembre). Il affiche par ailleurs une hausse de 35,69% depuis le début de cette année.

Evolution du cours de Marsa Maroc

L’avis de CFG est conforté par les éléments suivants :

> Une source de revenus diversifiée qui permet au groupe de faire preuve de résilience en période de difficultés économiques ;

> Une forte génération de cash-flow, se traduisant par un rendement du dividende supérieur à la moyenne du marché domestique (DY de 2,7% pour 2021E et 2,8% pour 2022 E) ;

> Le scénario de base de CFG ne prend en compte que les concessions actuelles et ne tient pas compte de l’ouverture potentielle de la Samir qui pourrait avoir un impact positif sur la rentabilité de MSA. « Par ailleurs, nous avons exclu un éventuel transfert des concessions existantes, notamment celles de Safi et Nador vers de nouvelles infrastructures (Safi Grand Vrac et Nador West Med), et de nouvelles concessions potentielles au Maroc ou à l’étranger, notamment en Afrique », soulignent les analystes.