Suite à la prise de position du gouvernement espagnol en faveur du plan d’autonomie pour le Sahara, Pedro Sánchez, Premier ministre espagnol, s’est rendu ce mercredi 8 juin au Congrès pour justifier cette décision. D’après le quotidien El País, l’ensemble des groupes parlementaires y sont opposés, à l’exception du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).
Après avoir révélé des négociations sur un nouvel accord bilatéral hispano-marocain, qui se substituera au traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération datant de 1991, Pedro Sánchez a encore une fois assuré que le plan d’autonomie pour le Sahara était « la solution la plus sérieuse et la plus réaliste pour la résolution du différend ».
Le Premier ministre espagnol a ajouté que « ce plan d’autonomie permettra de garantir un avenir prometteur à Sebta et Melilia ». Dans son plaidoyer, il a défendu la position de son gouvernement en citant l’exemple des pays ayant accepté la proposition du Maroc, dont la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, les Pays-Bas et « la Commission européenne elle-même », relate El País.
Pedro Sánchez a par ailleurs été vivement critiqué sur la décision adoptée par le Conseil européen à l’égard de la Russie et de la guerre en Ukraine, impliquant l’OTAN et prévoyant l’envoi d’armes supplémentaires à Kiev.