De Tétouan à Madrid : comment une loi espagnole a permis la naturalisation de certains Marocains

Tout a commencé par un appel téléphonique… Avant cet appel, Imad*, jeune Marocain de Tétouan, avait tout tenté pour obtenir la nationalité espagnole. Ayant poursuivi ses études à Malaga et vécu en Espagne dans les années 2000, le jeune Marocain n’a pas réussi à rassembler tous les éléments pour justifier l’obtention de la citoyenneté ibérique. Se sentant pleinement espagnol puisque sa grand-mère, bien que née au Maroc, était d’origine espagnole, Imad vivait comme une injustice ce déni de naturalisation.

Et le téléphone sonna, un matin de février

Il avait d’ailleurs engagé un avocat en Espagne pour suivre son dossier. Après plusieurs années de procédures infructueuses, ayant quasiment abandonné tout espoir, il reçoit un appel par un matin froid et humide de février 2023.

Le numéro qui s’affiche est celui du bureau du Me Sanchez*, qui l’appelle de Malaga. Intrigué, il répond non sans une certaine appréhension à l’idée que l’appel l’informe de l’échec de son ultime recours.

Après les formules d’usage avec l’assistante, Imad arrive enfin à parler au juriste. « Vous m’aviez bien dit que votre grand-mère était née espagnole ? Est-ce que vous pouvez me fournir son acte de naissance intégral ? » lui demande-t-il tout de go. Après une courte hésitation, il confirme que sa famille dispose effectivement du passeport espagnol de son aïeule ainsi que de quelques autres documents.

Vérification faite, un des documents, partiellement dégradé, comprenait bien un numéro de registre civil. La grand-mère de Imad était née au Maroc, mais avait été enregistrée au registre civil espagnol de Tanger.

Entre recherche documentaire et enquête auprès de la famille, il n’aura fallu que quelques jours pour que Imad entame les démarches nécessaires auprès des services du consulat général espagnol de Tanger et obtienne, grâce au numéro trouvé, le certificat intégral de naissance de sa grand-mère.

La « loi des petits enfants »

Cette pièce maîtresse le rendait éligible pour déposer un dossier de naturalisation dans le cadre de ce qui est appelé la loi sur la mémoire démocratique, plus connue sous le nom de « loi des petits-enfants » ou, en espagnol, « Ley de los nietos« .

Adoptée par le Parlement espagnol en octobre 2022, sur proposition du gouvernement Sanchez II, la loi sur la mémoire démocratique (Ley 20/2022) a marqué une avancée dans la reconnaissance par nos voisins du Nord des victimes de la guerre civile espagnole et de la dictature franquiste. Cette loi succède à la loi sur la mémoire historique de 2007, en élargissant son champ d’action et en renforçant les mesures de réparation et de justice mémorielle.

Le texte concrétise ainsi la reconnaissance de la responsabilité de l’État espagnol dans la préservation de la mémoire des personnes persécutées ou réprimées pour des raisons politiques, idéologiques, religieuses ou liées à leur orientation sexuelle entre 1936 et 1975. Il consacre ainsi un devoir de mémoire et de vérité, en cherchant à panser les blessures laissées par des décennies d’oubli ou de silence institutionnel.

Un volet important de la loi concerne la diaspora espagnole. La loi sur la mémoire démocratique permet en effet à de nombreux descendants d’exilés espagnols, contraints de fuir la répression franquiste, d’acquérir la nationalité espagnole. Ce droit est accordé sans exigence de résidence préalable ni de renoncement à la nationalité d’origine, et concerne notamment les enfants et petits-enfants de citoyens espagnols ayant perdu ou abandonné leur nationalité en raison de l’exil. Ainsi, la loi offre la possibilité d’acquérir la nationalité espagnole dans une multitude de cas :

Mesure étendue

Pour pouvoir bénéficier de la loi, il faut apporter des preuves d’une ascendance espagnole au maximum de deux générations. C’est ce qui a permis à Imad de constituer son dossier et d’obtenir, quelques mois plus tard, un certificat de naissance espagnol délivré par le ministère de la Justice. Une fois ce sésame en poche, l’obtention du passeport n’était plus qu’une formalité nécessitant quelques jours. Fort de son succès, il met au courant d’autres membres de sa famille susceptibles de bénéficier, pour ceux qui le souhaitent, de la loi sur la mémoire démocratique.

Bien que peu connue du grand public marocain, cette loi a souvent été utilisée, notamment en Amérique latine. En effet, selon les déclarations officielles du gouvernement espagnol, entre le 21 octobre 2022, date d’entrée en vigueur de la loi, et jusqu’au 31 décembre 2023, les consulats espagnols du monde entier ont reçu un total de 226.354 demandes. Parmi celles-ci, 110.540 demandes ont été approuvées et 69.421 nouveaux Espagnols ont été enregistrés par le ministère de la Justice espagnol.

L’Amérique latine, qui a d’ailleurs vu naître la dénomination « loi des petits-enfants », compte le plus grand nombre de demandes. Ainsi, trois pays de la région représentent la grande majorité des demandes sollicitant les avantages de la loi. Cuba, l’Argentine et le Mexique sont les pays où le plus grand nombre de demandes de nationalité ont été traitées. Le reste se répartit principalement entre la France, les USA et le Maroc.

Devant cette forte affluence, le gouvernement espagnol a annoncé à la mi-2024 que les possibilités de naturalisation offertes par la loi peuvent être étendues à trois ans au lieu des deux ans initialement prévus. Ainsi, les demandes peuvent encore être déposées jusqu’au 21 octobre 2025 au lieu du 21 octobre 2024.

*À la demande d’une des personnes concernées, les noms et certains détails ont été modifiés.

Des entreprises catalanes investissent 500 MDH dans quatre projets industriels au Maroc

Conclus lors d’une rencontre, le mercredi 29 mai à Rabat, entre le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, et une délégation importante d’entreprises catalanes, conduite par Josep Sánchez Llibre, président de Foment del Treball, principale confédération patronale de Catalogne, ces protocoles d’accord portent sur des projets devant générer plus de 700 emplois directs dans les villes de Tanger, Tétouan et Kénitra.

Ces projets, qui représentent un investissement cumulé de 500 millions de DH, concernent plusieurs secteurs, dont l’automobile, la valorisation des déchets, l’industrie de l’emballage et les matériaux de construction.

Cette rencontre a été l’occasion pour M. Zidane de rappeler que le Maroc connaît une dynamique d’attractivité exceptionnelle et de souligner que l’ambition du Royaume, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, est de devenir un hub compétitif et durable à l’échelle régionale.

L’engagement des entreprises catalanes vient confirmer la pertinence de cette trajectoire, a-t-il fait remarquer, estimant que ces quatre projets reflètent la volonté de ces entreprises de contribuer à l’essor industriel du Maroc.

Pour M. Zidane, ces investissements sont le fruit d’un climat d’affaires de plus en plus attractif, rendu possible grâce aux réformes entreprises par le Maroc (simplification des procédures, digitalisation et renforcement du rôle des centres régionaux d’investissement).

De son côté, le président de Foment del Treball, Josep Sánchez Llibre, a fait part de sa satisfaction de l’accueil réservé à la délégation des entreprises catalanes qui ont fait le déplacement pour explorer les opportunités d’investissement dans un pays aussi stratégique que le Royaume du Maroc.

Il a mis en avant la détermination de ces entreprises à renforcer leur présence au Maroc, notant que ces projets d’investissement marquent le début d’un engagement durable et structuré en faveur d’un développement économique mutuellement bénéfique.

« Les investissements catalans continueront d’affluer vers le Maroc. Je peux d’ores et déjà annoncer qu’avant un an, nous reviendrons avec une nouvelle délégation d’une vingtaine d’entreprises catalanes pour explorer davantage d’opportunités d’investissement », a souligné le président de Foment del Treball.

Quant à l’ambassadeur d’Espagne à Rabat, Enrique Ojeda Vila, il s’est félicité de la mission de cette délégation qui permet de consolider le partenariat stratégique entre les deux pays.

En plus de la proximité géographique, l’Espagne et le Maroc sont les principaux partenaires économiques et commerciaux l’un de l’autre, a fait valoir M. Ojeda Vila.

Pour sa part, Adil Rais, co-président du Conseil économique Maroc-Espagne (CEMAES), il a indiqué que les quatre conventions d’investissement signées aujourd’hui traduisent la volonté commune de bâtir un partenariat commercial et d’investissement solide.

Selon lui, le CEMAES œuvre activement à l’approfondissement des relations stratégiques entre les deux pays, avec l’ambition de renforcer les flux d’investissements, à même de permettre à l’Espagne de devenir le premier investisseur au Maroc.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des roadshows « Morocco Now » réalisés en janvier 2024 à Barcelone et en avril 2025 à Madrid, ainsi que de la première visite au Maroc de la délégation Foment en juin 2024.

Elle traduit la montée en puissance d’une dynamique de coopération bilatérale structurée, fondée sur la confiance mutuelle, la vision partagée d’un développement durable et l’alignement stratégique entre les acteurs économiques des deux rives.

Maroc-Espagne : l’échange de permis de conduire numériques désormais possible en ligne

La DGT souligne que ce type de procédure figure parmi les plus complexes dans le domaine administratif lié à la conduite, en raison des vérifications nécessaires auprès des autorités d’origine, de la présentation d’un certificat médical, de la justification de la résidence en Espagne, et, dans le cas des permis professionnels, de la réussite à un examen complémentaire.

Jusqu’à présent, l’échange de permis avec des pays tiers imposait aux usagers de prendre un rendez-vous en présentiel dans les bureaux provinciaux de la DGT, une démarche souvent perçue comme contraignante.

Dans un communiqué, l’administration routière espagnole indique avoir mis en place un nouveau système entièrement dématérialisé, visant à simplifier la procédure et à améliorer l’efficacité du service public au profit des ressortissants des pays ayant signé avec l’Espagne un accord bilatéral de reconnaissance et d’échange de permis.

Grâce à cette nouvelle modalité, les personnes concernées n’ont plus besoin de prendre rendez-vous, puisqu’elles recevront au fur et à mesure de la procédure toutes les informations nécessaires par voie électronique.

https://medias24.com/2024/10/04/le-gouvernement-examine-laccord-sur-la-reconnaissance-mutuelle-des-permis-de-conduire-entre-le-maroc-et-litalie/

Alerte aux orques : l’Espagne déconseille aux plaisanciers de naviguer entre Cadix et Gibraltar

Le gouvernement espagnol lance une alerte à destination des plaisanciers : entre le golfe de Cadix et le détroit de Gibraltar, la navigation est désormais fortement déconseillée en raison d’une recrudescence d’interactions entre orques et embarcations. Le ministère des Transports espagnol appelle à la prudence et recommande d’éviter cette zone jusqu’à la fin de l’été.

Chaque année, entre avril et août, des portions de mer deviennent le théâtre de contacts fréquents, parfois violents, entre orques et embarcations, en particulier les voiliers. Des incidents ont déjà été recensés cette saison, dont l’attaque récente d’un voilier italien près de Tarifa, contraint à appeler les secours.

Dans un communiqué conjoint, le ministère des Transports, via sa Direction générale de la marine marchande, et le ministère de la Transition écologique appellent les marins à suivre des itinéraires côtiers, dans la mesure du possible, et à éviter strictement la zone identifiée comme à risque.

Cette zone est représentée sur cette carte, élaborée à partir de données de marquage satellite et d’observations recueillies au cours des cinq dernières années, indiquant une forte probabilité de présence d’orques durant les mois d’avril à août.

Alerte aux orques entre Cadix et le détroit de Gibraltar
Carte officielle de la zone à risque de présence d’orques, publiée par les autorités espagnoles.

Comportement à adopter en cas de rencontre avec des orques

Le communiqué énumère également une série de recommandations en cas d’interaction avec des orques, applicables à tous types de navires :

Ces recommandations s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de prévention active menée jusqu’en août, visant à limiter les incidents et à protéger à la fois les humains et les orques, qui sont une espèce protégée.

Un phénomène qui s’intensifie

Depuis 2020, les interactions entre orques et voiliers se sont multipliées au large des côtes espagnoles et portugaises. Les scientifiques évoquent un changement de comportement de certains groupes d’orques, sans explication définitive à ce jour. Certains cétacés viseraient délibérément les safrans, causant des dégâts matériels importants.

En l’absence de solution durable à court terme, les autorités privilégient la prévention et la sensibilisation, misant sur une coopération étroite entre les navigateurs, les biologistes marins et les services de l’État.

Blackout en Espagne : Pedro Sánchez réaffirme le rôle crucial du Maroc dans le rétablissement rapide de l’électricité

« Ce sont les centrales à cycle combiné et les interconnexions avec la France et le Maroc, ainsi que les barrages hydroélectriques, qui ont permis la récupération rapide de l’électricité dans les premiers instants », a déclaré mercredi le président de l’exécutif espagnol devant le Congrès des députés.

Selon les autorités de Madrid, l’équivalent de 60% de la consommation électrique de l’Espagne, soit 15 gigawatts, a disparu en l’espace de cinq secondes lors de la panne, un phénomène qualifié d' »inédit » par l’exécutif.

Dans son compte rendu des événements, le gestionnaire du réseau électrique espagnol (REE) a indiqué avoir identifié comme possible origine de cet effondrement deux incidents distincts survenus à une seconde et demie d’intervalle, dont l’un ayant pu affecter un site de production solaire dans le sud-ouest de l’Espagne.

https://medias24.com/2025/05/04/blackout-en-europe-systeme-electrique-national/

FRS Iberia Maroc/DFDS mettra fin à la ligne Tarifa–Tanger Ville le 5 mai 2025

« Depuis le lancement de cette liaison, la compagnie a transporté plus de 16 millions de passagers, s’imposant comme un acteur majeur de la mobilité entre les deux rives du Détroit. En introduisant le premier service régulier de ferry rapide sur cette ligne, l’entreprise a transformé les habitudes de voyage entre le Maroc et l’Espagne, en proposant la traversée maritime la plus rapide entre l’Afrique et l’Europe », annonce un communiqué de la société.

Selon la même source, les autres lignes opérées par la compagnie, notamment Algeciras–Tanger Med et Algeciras–Ceuta, continueront de fonctionner normalement, réaffirmant ainsi son engagement durable en faveur de la connectivité maritime entre le Maroc et l’Espagne.

Les clients disposant de billets pour la liaison Tanger Ville–Tarifa sont invités à contacter le service client au +212 539 94 26 12 (Maroc) ou au +34 956 68 18 30 (Espagne), à consulter le site frs.es ou à se rapprocher de leur agence de voyage physique ou en ligne pour toute assistance.

https://medias24.com/2025/05/05/balearia-sinstalle-pour-15-ans-sur-tarifa-tanger-avec-des-ferries-zero-emission/

Le Maroc réceptionnera en 2026 son patrouilleur de haute mer construit par l’Espagnol Navantia

Ce patrouilleur moderne est financé à hauteur de 95 millions d’euros par un prêt du Banco Santander pour un coût total de 130 millions d’euros.

La construction du navire a débuté en juillet 2023, avec le découpage de la première tôle. La livraison est prévue pour 2026.

Selon le journal espagnol Defensa, spécialisé dans les questions de défense, le futur patrouilleur, d’un déplacement de 2.020 tonnes à pleine charge, affiche une longueur de 87 m, une largeur de 13 m et un tirant d’eau de 4 m.

Il est conçu pour atteindre une vitesse maximale de 24 nœuds grâce à un système de propulsion CODAD (Combined Diesel And Diesel), composé de quatre moteurs MAN 175D et de cinq groupes électrogènes Baudouin, rapporte le journal espagnol.

La plateforme est équipée pour accueillir un hélicoptère ou un drone de type UAS (Unmanned Aircraft System) et dispose de deux embarcations auxiliaires semi-rigides de type RHIB. La modularité du modèle Avante 1800 permet différentes configurations d’armement, bien que les détails concernant l’arsenal prévu pour le navire marocain restent confidentiels, toujours selon la même source.

Le design permet en théorie l’intégration d’un canon principal de 76 mm ou 57 mm, de systèmes d’armes téléopérés de 25 ou 30 mm, ainsi que de missiles.

La Commission militaire mixte maroco-espagnole se réunit à Rabat

Visant à approfondir le dialogue entre les deux forces armées, cette réunion a été une opportunité pour discuter des moyens de renforcer la coopération militaire bilatérale et d’en tracer de nouveaux contours, indique un communiqué de l’état-major général des FAR.

Les travaux de la réunion ont porté sur l’examen du bilan de l’année 2024-2025 et la discussion des activités à inclure au programme de l’année 2026.

À cette occasion, les deux chefs de délégation se sont félicités des résultats obtenus, tout en soulignant leur volonté commune de renforcer davantage la coopération bilatérale entre les Forces armées des deux pays.

En marge de cette réunion, le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des FAR et commandant de la zone sud, a reçu le général de corps d’armée Fernando José Lopez Del Pozo, directeur général de la politique de défense du ministère de la Défense espagnol.

Au cours de leur entretien, les deux responsables se sont réjouis du niveau de coopération atteint et des résultats des travaux de la commission militaire mixte. Ils ont également abordé la coopération sécuritaire qui repose sur des intérêts partagés s’inscrivant dans une logique de stabilité régionale.

La coopération maroco-espagnole porte essentiellement sur la formation, l’échange d’expertise et de visites, et les exercices d’entraînement au sauvetage aquatique et vertical. Les activités bilatérales à entreprendre sont programmées selon un calendrier établi par une commission mixte qui se tient annuellement, alternativement à Rabat et à Madrid.

Abdellatif Hammouchi reçoit le patron du renseignement de la Garde civile espagnole pour sa première visite à l’étranger

Cette visite revêt un intérêt particulier en ce sens qu’il s’agit de la première visite à l’étranger de ce haut responsable sécuritaire espagnol depuis sa nomination, indique un communiqué du pôle DGSN-DGST, soulignant que le choix porté sur le Maroc pour ce premier déplacement témoigne de la solidité des relations de coopération stratégique entre les deux pays, particulièrement dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé transfrontalier.

Les échanges entre les deux responsables ont porté sur le renforcement des mécanismes de coopération bilatérale dans le domaine sécuritaire et du partenariat entre les deux pays, à même de garantir la concertation et la coordination des efforts pour faire face aux défis sécuritaires liés au voisinage régional commun et aux menaces terroristes dans les zones de conflits mondiaux, notamment la région sahélo-saharienne.

Les discussions ont également abordé les différentes opérations sécuritaires conjointes entre le Maroc et l’Espagne, qui ont montré leur réussite et leur efficacité dans la neutralisation des menaces sécuritaires aux niveaux régional et international.

Les entretiens ont aussi porté sur les mécanismes de coordination et de consolidation des efforts bilatéraux visant la réussite de la Coupe du monde 2030, qui sera organisée au Maroc, en Espagne et au Portugal, notamment pour ce qui est de la lutte contre les risques et menaces visant la sécurité publique.

Cette rencontre témoigne ainsi de l’importance primordiale de la coopération bilatérale maroco-espagnole dans le domaine sécuritaire. Une coopération régulière et efficace s’agissant de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et la migration irrégulière.

Cette coopération reflète aussi la conviction inébranlable des deux pays quant à l’action de coordination et d’anticipation dans la lutte contre les différentes menaces et dangers communs.

Le plan d’autonomie est « la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend » du Sahara (Albares)

Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une rencontre, à Madrid, avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares Bueno, a tenu à rappeler que l’Espagne reconnaît l’importance de la question du Sahara pour le Maroc, ainsi que les efforts sérieux et crédibles du Royaume dans le cadre des Nations unies pour trouver une solution mutuellement acceptable.

À ce titre, l’Espagne considère l’initiative marocaine d’autonomie, présentée par le Maroc en 2007, comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution de ce différend.

Cette confirmation de la position espagnole intervient dans le cadre de la dynamique internationale créée sous l’impulsion du Roi Mohammed VI en soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara et à l’initiative d’autonomie comme unique solution à ce différend.

Ainsi, l’Espagne réaffirme de manière indéfectible son soutien à l’initiative marocaine et consolide le momentum international créé, dont « se félicite la dernière résolution 2756 du Conseil de sécurité des Nations Unies » et qui « demande instamment qu’il soit mis à profit ».

De par sa position solide et claire en faveur du plan d’autonomie, l’Espagne donne un message fort et important de son engagement à s’inscrire dans cette dynamique internationale et à contribuer au processus politique en vue de parvenir à une solution définitive, réaliste, basée sur le compromis au différend régional autour du Sahara marocain.

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Tunnel de Gibraltar : le Maroc et l’Espagne renforcent leur partenariat en matière de numérisation et d’ingénierie

La signature de ces deux conventions a eu lieu à l’occasion de la visite d’une délégation marocaine conduite par le président de la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar (SNED), Abdelkbir Zahoud, au cours de laquelle des réunions des groupes techniques ont été tenues entre les experts des deux pays.

Lors de ces rencontres présidées du côté espagnol par le président exécutif de la Société d’études pour la communication fixe à travers le Détroit de Gibraltar (SECEGSA), José Luis Goberna Caride, l’accent a été mis sur la question de la numérisation des documents, le futur système de management des données ainsi que sur l’ingénierie du projet de liaison fixe à travers le Détroit de Gibraltar.

A cette occasion, la directrice générale du Centre espagnol d’études et d’expérimentation des travaux publics (CEDEX), Áurea Perucho Martínez, et le directeur général du Laboratoire public d’essais et d’études, Hamou Bensaadout, ont signé une convention de partenariat portant sur les études dans les domaines des routes, de l’ingénierie des sols et des roches, ferroviaire et du transport, ainsi que sur les secteurs de l’eau, de la sécurité routière, de l’environnement.

La deuxième convention a été signée entre l’Ecole technique supérieure des ingénieurs des routes, canaux et ports, relevant de l’université polytechnique de Madrid, représentée par son directeur général, José Miguel Atienza Riera, et l’Ecole Hassania des travaux publics (EHTP), représentée par son directeur, Jaouad Boutahar.

Cette convention constitue le début d’une coopération entre les deux écoles dans les domaines de l’enseignement, des stages et de la recherche scientifique.

Cette visite ainsi que la signature des deux conventions s’inscrivent dans le cadre du programme d’échange entre la SNED et la SECEGSA, visant à renforcer la synergie autour du projet entre les deux sociétés d’une part et également entre toutes les composantes de l’écosystème intervenant dans le projet de part et d’autre, et ce conformément aux décisions prises lors de la réunion du Comité mixte hispano-marocain pour la liaison fixe à travers le Détroit de Gibraltar qui a tenu sa 43e session, le 10 avril 2023.

(Avec MAP)

Air Arabia Maroc lancera une nouvelle liaison aérienne entre Nador et Murcie

Les vols entre Nador et Murcie seront opérationnels trois jours par semaine :