« L’annonce historique d’aujourd’hui offre une plateforme pour améliorer les relations au Moyen-Orient », s’est félicité le président de la FIFA, Gianni Infantino, mais le communiqué de l’instance dirigeante du foot mondial donne peu de détails sur les modalités de ces vols « temporaires ».
La FIFA précise uniquement qu’ils seront « soumis aux règles de sécurité et aux capacités opérationnelles israéliennes » et que des précisions seront données « en temps voulu ». Les autorités de l’Etat hébreu, elles, n’ont pas fait de commentaire à ce sujet.
En temps normal, hormis les résidents de Jérusalem-Est annexée par Israël, peu de Palestiniens ont accès à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, d’où partiront ces liaisons avec l’aéroport international Hamad de Doha.
Cet accord « ne doit pas être politisé », a commenté un représentant de l’émirat du Golfe. « Notre position sur la normalisation des relations avec Israël n’a pas changé. Elle reste fermement liée au règlement de la question palestinienne. »
Le pays hôte ne pouvait pas refuser l’accès aux supporters d’une quelconque nation, et des pourparlers étaient en cours depuis des mois, portant notamment sur la présence de Palestiniens à bord de ces vols, selon une source ayant connaissance des négociations, citée par l’AFP.
Pour les habitants de Cisjordanie occupée, les voyages internationaux se font via la Jordanie, à quelques exceptions près. Les Palestiniens de la bande de Gaza sous blocus israélien n’ont pratiquement pas accès à Israël ou à son aéroport international.
(Avec AFP)