D’ordinaire, nous n’avons qu’une vision panoramique ou parcellaire de la quantité d’eau mobilisée à partir des eaux retenues par les barrages du Royaume, sans avoir la chance de rentrer dans les détails. Médias24 a pu consulter le tableau de répartition précis des volumes d’eau mobilisés et de leurs usages, datant du mercredi 4 au jeudi 5 octobre.
Ce document dont les données sont collectées par la Direction générale de l’hydraulique, relevant du ministère de l’Equipement et de l’eau, esquisse les priorités en termes d’utilisation des ressources hydriques à partir des barrages. Notons que les données suivantes sont d’ordre indicatif. Les volumes mobilisés et leurs usages peuvent changer d’un jour à l’autre.
De plus, ces barrages ne sont pas les seules sources d’eau potable et d’irrigation du pays. Outre les eaux de surfaces, ces usages sont également possibles via les eaux souterraines à travers des forages dans les aquifères et les eaux non conventionnelles, à l’image des stations de dessalement.
5,3 Mm3 d’eau mobilisés à partir de 39 barrages
Ainsi, du mercredi 4 au jeudi 5 octobre, 5,3 millions de mètres cubes ont été mobilisés à partir de 39 barrages. Ces ressources ont servi à plusieurs usages, en haut desquels trône logiquement l’alimentation en eau potable (AEP) :
– Alimentation en eau potable : 2,4 millions de mètres cubes (2.485.700 m3) ;
– Irrigation : 1,4 million de mètres cubes (1.397.800 m3) ;
– Energie : 200.000 m3 (barrage Hassan Ier) ;
– Autres usages, notamment industriel : 1,2 million de mètres cubes (1.250.800 m3).
Ces ressources ont été mobilisées à partir de 39 barrages. En termes d’utilisation, ils se répartissent comme suit :
– Alimentation en eau potable : 30 barrages ;
– Irrigation : 10 barrages ;
– Energie : un barrage (Hassan Ier) ;
– Autres usages, principalement industriel : 8 barrages.
A souligner que les eaux de certains barrages sont mobilisées pour répondre à plusieurs demandes en même temps, à l’instar des édifices de Mechra Hommadi et Bouhouda. Par ailleurs, du fait d’un taux de remplissage très bas, les ressources de certains barrages, dont Al Massira (3%) et Bin El Ouidane (7,8%), n’ont pas été mobilisées.
Voici en détails la quantité d’eau mobilisée et l’usage qui en a été fait, barrage par barrage :
– Oued El Makhazine : 600.000 m3 (irrigation) ;
– Tanger Méditerranée : 24.100 m3 (AEP) ;
– Ibn Battouta : 14.600 m3 (AEP) ;
– Neuf Avril 1947 : 55.000 m3 (AEP) ;
– My Hassan Ben El Mahdi : 14.800 m3 (AEP) ;
– M.B.A. Al Khattabi : 8.300 m3 (AEP) ;
– Acharif Al Idrissi : 67.400 m3 (AEP) ;
– Hassan II : 7.300 m3 (AEP) ;
– Dar Khrofa : 249.700 m3 (AEP) ;
– Joumou’a : 2.000 m3 (AEP) ;
– Injil : 4.300 m3 (industrie) ;
– Barrage sur Oued Za : 216.000 (AEP) ;
– Mechra Hommadi : 144.200 m3 au total (86.400 m3 irrigation / 25.900 m3 AEP / 31.900 m3 industrie ) ;
– Bab Louta : 26.200 m3 (AEP) ;
– Idriss 1er : 76.300 m3 (industrie) ;
– Sidi Echahed : 86.400 m3 (irrigation) ;
– Bouhouda : 51.300 m3 (43.000 m3 industrie / 8.300 m3 AEP) ;
– Asfalou : 1.900 m3 (industrie) ;
– Al Wahda : 26.300 m3 (AEP) ;
– Garde Sebou : 835.400 m3 (industrie) ;
– El Kansera : 50.300 m3 (AEP) ;
– S.M. Ben Abdellah : 784.500 m3 (AEP) ;
– Oued Mellah : 17.300 m3 (AEP) ;
– Hassan Ier : 200.000 m3 (production d’énergie) ;
– Sidi Driss : 103.000 m3 (AEP) ;
– Moulay Youssef : 257.000 m3 (irrigation) ;
– Timinoutine : 276.400 m3 (irrigation) ;
– Imfout : 259.200 m3 (AEP) ;
– Daourat : 388.800 m3 (AEP) ;
– Sidi Said Maachou : 181.400 m3 (AEP) ;
– Abou El Abbass Essabti : 23.700 m3 (10.000 m3 irrigation / 13.700 AEP) ;
– Lalla Takerkoust : 94.000 m3 (1.800 m3 irrigation / 89.100 m3 AEP / 3.100 m3 autres usages) ;
– Barrage Moulay Abderrahmane : 44.300 m3 (31.000 m3 irrigation / 13.300 AEP) ;
– Aoulouz : 2.400 m3 (irrigation) ;
– Moulay Abdallah : 19.500 m3 (AEP) ;
– Abdelmoumene : 2.000 m3 (AEP) ;
– Mokhtar Soussi : 24.500 m3 (3.800 irrigation / 21.600 AEP) ;
– Ahl Souss : 3.900 m3 (AEP) ;
– Youssef Ben Tachfine : 68.700 m3 (45.000 m3 irrigation / 23.700 AEP) ;
– Sultan Moulay Ali Cherif : 20.400 m3 (AEP).