« Lors de notre visite au Maroc, nous avons eu une discussion très peu satisfaisante au téléphone avec l’ambassadeur britannique [Simon Martin, ndlr]. Comme à de nombreuses autres occasions, l’ambassadeur britannique a tenté d’indiquer que nous ne pouvons pas reconnaître le Sahara car, d’une manière ou d’une autre, cela empièterait sur nos relations avec nos territoires d’outre-mer, en particulier les îles Falkland », a déclaré le député au sein de la Chambre des communes, qui avait pour objet l’examen de la politique du gouvernement concernant la reconnaissance du Sahara comme étant marocain.
« Pourtant, lorsque j’ai pressé l’ambassadeur britannique d’expliquer pourquoi et comment cela pouvait être le cas, aucune réponse satisfaisante n’a été obtenue », a soutenu le député, qui explique avoir ensuite demandé des éclaircissements au ministre des Affaires étrangères.
« Est-ce le fait que nous ne pouvons pas reconnaître le Sahara comme étant marocain en raison de difficultés juridiques, constitutionnelles ou techniques qui pourraient affecter nos relations avec nos territoires d’outre-mer ? », a t-il déclaré avant d’ajouter « que la France, qui est en train de reconnaître cet enjeu, a aussi des territoires d’outre-mer ».
« Nous devons reconnaître le Sahara, comme l’ont fait Israël et les Etats-Unis. Nous devrions suivre l’exemple de l’Espagne, l’ancienne puissance coloniale, ainsi que de l’Allemagne et de la France, en reconnaissant que les propositions d’autonomie sont la seule voie à suivre », a recommandé le député.