Sept mois après la Kings Word Cup qui s’est déroulée au Mexique, la Kings World Cup Nations rencontre un réel engouement populaire, et cela, dès sa première édition qui se tient actuellement du 1ᵉʳ au 12 janvier 2025 à Milan en Italie. Cette initiative de Gerard Piqué, visant à organiser un Mondial des Sélections, a immédiatement suscité un vif intérêt, avec des résultats dépassant toutes les attentes.

Les fans ont cumulé plus de 75 millions de vues depuis le début de la compétition, grâce à un large éventail de plateformes telles que Twitch, YouTube, Kick, TikTok et Facebook. Plus de 75 chaînes ont diffusé les matchs de la Kings World Cup Nations, les présidents d’équipes retransmettant les rencontres en direct sur leurs propres chaînes, en plus de nombreux partenaires médiatiques mondiaux.

Contrairement à la précédente Kings World Cup, où des équipes composées de créateurs de contenus et de personnalités participaient, la Kings World Cup Nations limite chaque pays à une seule équipe. Seize nations sont en lice, dont le Maroc, unique représentant du continent africain.

Un format différent et des règles spéciales

Les matchs ont commencé avec des phases éliminatoires à trois matchs, où chaque équipe devra remporter deux victoires pour accéder aux quarts de finale.

Le tournoi adopte des règles inspirées des jeux vidéo pour maximiser le spectacle. Les matchs durent 40 minutes, réparties en deux mi-temps, avec des spécificités comme le lancer de ballon depuis une cage suspendue à cinq mètres au-dessus du rond central pour débuter la rencontre.

Les gardiens prendront position, et le match débutera par un face-à-face entre un joueur de chaque équipe, qui s’affronteront pendant une minute. Chaque minute suivante, un nouveau coéquipier rejoindra la partie, jusqu’à atteindre un total de six joueurs de champ.

Dans les deux dernières minutes de la première mi-temps, un dé géant sera lancé pour déterminer le nombre de joueurs avec lesquels chaque équipe évoluera jusqu’à la pause, ce chiffre pouvant varier entre un et six.

À la 38e minute, si le score n’est pas à égalité, chaque but comptera double jusqu’à la fin. En cas d’égalité, la règle du « golden goal » s’appliquera.

Si le score est toujours de parité au coup de sifflet final, une séance de tirs au but à l’américaine (en partant du milieu de terrain) départagera les deux équipes, avec cinq tireurs de chaque côté.

Des cartes secrètes à disposition des entraîneurs

Pendant les matchs, un carton jaune entraînera une exclusion temporaire du joueur pendant deux minutes. En cas de carton rouge, le joueur sera définitivement exclu, et son équipe devra attendre cinq minutes avant de pouvoir le remplacer.

Les entraîneurs auront également la possibilité d’utiliser des cartes secrètes, sélectionnées avant le début de la rencontre. Celles-ci ne pourront être activées qu’en seconde période, avant la 38e minute. Parmi les options proposées figurent des avantages stratégiques tels que des buts comptant double pendant quatre minutes, l’exclusion temporaire d’un joueur adverse (hormis le gardien), ou encore l’attribution d’un penalty.

En outre, les dirigeants de chaque équipe pourront recourir au « penalty du président » une fois par match, à un moment choisi entre la 5ᵉ et la 18ᵉ minute ou entre la 20ᵉ et la 38ᵉ minute, offrant une opportunité supplémentaire de marquer.

L’impact des médias sociaux dans la Kings League

Les matchs sont diffusés en direct sur Twitch, YouTube et d’autres supports numériques, mais le concept va bien au-delà d’une simple retransmission classique : il intègre les fans au cœur de l’action en les invitant à interagir en temps réel. Ils peuvent commenter, voter dans des sondages et même influencer certaines décisions de jeu, créant ainsi une expérience interactive unique et transformant les spectateurs passifs en participants actifs.

En outre, les retransmissions sont enrichies de contenus exclusifs, incluant interviews et reportages en coulisses, renforçant le sentiment d’appartenance à une communauté. Ce modèle innovant, qui associe les codes du sport traditionnel à ceux de la culture numérique, offre une vision avant-gardiste de l’engagement sportif et pourrait bien incarner l’avenir du divertissement sportif.

Ilyas El Malki, président de la sélection marocaine

Le créateur de la Kings League, Gerard Piqué, l’ancien barcelonais, avait annoncé en octobre dernier la désignation de la star du streaming marocain, Ilyas El Malki, président de la sélection nationale pour cette compétition.

Élevé au rang d’icône par la jeunesse marocaine, Ilyas, jeune homme de 28 ans originaire d’El Jadida, a gravi les échelons de la popularité sur la scène du streaming. Avec plus de 2,5 millions d’abonnés à ses chaînes YouTube et Twitch, ses streams mêlent humour et provocation.

Des incertitudes entouraient sa participation à cet événement en raison de son passage par la case prison. En effet, Ilyas El Malki avait purgé une peine de deux mois pour outrage public à la pudeur, avant de quitter la prison d’El Jadida le 30 décembre dernier.

Sélection nationale : le match de la « dernière chance »

Après une entrée en lice décevante face à la Colombie, qui s’était soldée par une défaite 4-1, l’équipe nationale marocaine s’est racheté en remportant son deuxième match par 9 buts à 2 face à l’Ukraine le samedi 4 janvier. À la faveur de cette victoire, le Maroc a accédé au match de la « dernière chance » qui l’opposera au Japon ce lundi 6 janvier. La rencontre sera diffusée à 18 h sur les réseaux sociaux, dont la chaîne YouTube de la Kings League.

La sélection nationale compte notamment les anciens internationaux Issam Raqi, Zakaria Hedraf et Mbarek Boussoufa, l’ancien joueur de l’équipe de futsal marocaine Achraf Saoud, et le créateur de contenus sportifs Saïd El Aouny (Lawla Dourouf).