« Il s’agit d’une personnalité américaine qui connaît parfaitement le continent africain, notamment les pays du Sahel et la région des Grands Lacs. À travers ses multiples visites au Maroc, ses différentes interventions et ses écrits, Peter Pham a développé en outre une connaissance réelle de l’histoire du Royaume, d’une part, et du rôle positif que joue Rabat au niveau du continent africain, d’autre part », note Ahmed Faouzi.

Le nouveau secrétaire d’État adjoint est l’un des responsables américains profondément convaincus que toute amputation territoriale du Sud marocain est inconcevable

Universitaire et auteur américain spécialisé dans les relations internationales, plus particulièrement dans les affaires africaines, John Peter Pham a été l’envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel en Afrique, de mars 2020 jusqu’à la fin du précédent mandat du président Donald Trump en janvier 2021. Avant cela, il avait été nommé envoyé spécial pour la région des Grands Lacs en Afrique, à partir de novembre 2018.

Le nouveau secrétaire d’État adjoint est l’un des responsables américains profondément convaincus que toute amputation territoriale du Sud marocain est inconcevable, estimant qu’elle conduirait vers une déstabilisation de toute la région, souligne Ahmed Faouzi.

Une nomination à même de clore le dossier du Sahara ? 

« L’entretien téléphonique d’hier entre Nasser Bourita et le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, augure un nouveau départ entre nos deux pays. La nomination de Peter Pham, fervent connaisseur du Maroc, et qui mesure les liens historiques et charnels liant le Sahara au reste du Royaume, ne peut ainsi qu’être positive », poursuit l’ancien ambassadeur.

« Autrement dit, cette nomination peut contribuer à clore ce dossier. Cela ne peut se faire sans une pression constante sur tous ceux qui ont intérêt à pérenniser ce conflit ».

« Par ailleurs, Washington compte sur ses proches partenaires africains pour l’aider à résoudre les différentes crises en Afrique. Les initiatives marocaines relatives à l’Atlantique et au désenclavement des pays du Sahel pour apporter plus de croissance et de paix sont des atouts susceptibles d’intéresser une puissance comme les États-Unis », conclut Ahmed Faouzi.