Les études techniques, économiques et environnementales sont toujours en cours pour le projet de ligne à grande vitesse (LGV) reliant Marrakech à Agadir. Les études de planification devraient être achevées au cours de cette année, à en croire le ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh.

En réponse à une question adressée par Malika Akhechkhouch, députée du groupe du Progrès et du socialisme (PPS), au ministre du Transport et de la Logistique, concernant la réalisation de la ligne à grande vitesse Marrakech-Agadir sur 240 km, Abdessamad Kayouh a précisé que l’ONCF se concentrait actuellement sur les études nécessaires.

Ces études permettront de réunir toutes les données nécessaires pour garantir la faisabilité et la durabilité du projet, tout en respectant les normes de sécurité et de protection de l’environnement.

Dans sa réponse, le ministre précise que l’appropriation du foncier prioritaire a été effectuée, ainsi que d’un foncier sur 7 km dans le périmètre urbain de Marrakech et d’un terrain de 20 hectares à Agadir.

Les principales gares le long du tracé seront situées à Marrakech, Chichaoua et Agadir. Les autres gares seront définies en fonction des études d’exploitation.

Cette extension couvrira un axe atlantique stratégique, reliant 5 zones importantes tant sur le plan social qu’économique, tout en constituant un grand bassin de voyageurs. Le temps de trajet sera de 4 heures entre Tanger et Agadir, 2h15 entre Casablanca et Agadir, et une heure entre Marrakech et Agadir.

La ligne permettra d’éviter 180 accidents et des émissions de CO₂ de 242.000 tonnes par an, tout en créant 270.000 journées de travail pendant la durée des travaux. Les études de planification sont toujours en cours et devraient être achevées au cours de l’année afin de permettre l’acquisition du foncier et la recherche de financements.

Quant à la liaison ferroviaire entre Essaouira et Chichaoua, bien que le projet ne soit pas encore programmé, les deux villes devraient être reliées par un train à haute performance, avec une vitesse de 200 km/h. Le temps de trajet entre Essaouira et Marrakech serait ainsi réduit à 1 heure 10 minutes, tandis que la durée du trajet entre Casablanca, Marrakech et Essaouira serait ramenée à 2 heures 35 minutes.