Pour des raisons sociales et humanitaires, le conseil de la ville de Casablanca aurait entrepris de renouveler les autorisations des gardiens de voitures. Du moins provisoirement, en attendant l’adoption du cahier des charges relatif à cet épineux dossier. C’est ce que rapportent certains médias de la place, dont quelques-uns qui citent des milieux associatifs et syndicaux défendant les intérêts des gardiens de voitures.

« Ce n’est pas vrai et nous devons attendre l’adoption du cahier des charges lors de la prochaine session [du conseil, ndlr] », affirme Nabila Rmili en réponse aux questions de Médias24.

Ce même démenti a été donné par Lhoucine Nasrollah, vice-président du conseil de la ville en charge du patrimoine et des affaires juridiques, et qui préside par ailleurs une commission chargée de l’élaboration d’un cahier des charges dédié au secteur de stationnement.

« Nous sommes toujours en train d’examiner le cahier des charges qui doit être adopté en session », nous déclare Lhoucine Nasrollah sans préciser à laquelle des sessions il fait référence. Serait-ce la session ordinaire qui doit se tenir lors de la première semaine de mai prochain ?

Les sources interrogées par nos soins sont dans l’incapacité de fournir une date exacte. « Cela dépendra de la prochaine réunion du bureau du conseil, qui pourrait se tenir la semaine prochaine pour justement arrêter l’ordre du jour de la session de mai », expliquent nos interlocuteurs.

Au début de l’année 2025, le conseil de la ville a décidé de suspendre la délivrance ou le renouvellement des autorisations des gardiens de voitures. Cette décision a été notifiée aux présidents des arrondissements de la métropole en vertu des prérogatives de la maire, Nabila Rmili, en tant que première responsable de la police administrative.

Cette décision s’appuyait sur une étude commandée et adoptée par l’ancien conseil, mais qui n’avait jamais donné lieu à une application sur le terrain, perpétuant ainsi une anarchie qui dure depuis des décennies.

« À chaque fois que la Société de développement local (SDL) Casa Baia entamait une action pour la mise en place des résultats de ladite étude, elle était confrontée aux autorisations déjà octroyées aux gardiens par les arrondissements de la ville qui géraient plusieurs boulevards centraux », nous déclarait auparavant Nabila Rmili pour expliquer le blocage de toute démarche d’un point de vue réglementaire.

« La loi stipule qu’on peut donner des autorisations à des gardiens pour surveiller des voitures dans une artère, mais selon différentes conditions », soulignait la maire de Casablanca. D’où la nécessité d’établir un cahier des charges contraignant pour tous les intervenants.

« Il s’agit notamment du port d’un badge et de l’affichage du numéro de l’autorisation octroyée par les autorités, ainsi que du nom et du prénom du gardien au niveau de la rue concernée. Ces gardiens doivent également porter un uniforme délivré par la ville auquel est collée une immatriculation », expliquait Nabila Rmili.