Le vote consacre un choix de niveau maximal, avec un tarif fixé à 30 DH par m² pour les zones équipées, dites aussi de catégorie 1.
Les critères de classification
La taxe repose sur une logique de classement liée au niveau d’équipement. Trois niveaux ont été définis : des zones équipées,moyennement équipées ou faiblement équipées.
La grille mobilisée renvoie à des critères concrets comme les réseaux d’eau et d’électricité, la voirie, l’éclairage public, l’assainissement, la collecte des déchets, le transport urbain, ainsi que la présence d’équipements publics, notamment scolaires, sanitaires, sociaux, sportifs et culturels.
Au cœur de la séance, le conseil a retenu une lecture globale pour Casablanca. Selon les éléments présentés et défendus par Nabila Rmili, maire de Casablanca, l’application stricte de ces critères conduit à classer l’ensemble de la ville dans la première catégorie, ce qui revient à appliquer le tarif de 30 DH par mètre carré.
Cette orientation n’a pas fait l’unanimité dans les interventions. Des conseillers ont contesté le principe d’un classement uniforme, en mettant en avant les écarts entre quartiers et la difficulté de traiter Casablanca comme un seul bloc, alors que les niveaux d’équipement et de services peuvent sensiblement varier d’une zone à l’autre.
En réponse, Nabila Rmili a défendu la cohérence de la classification retenue. Selon elle, dès lors que l’on s’en tient aux critères techniques prévus pour apprécier le niveau d’équipement, Casablanca relève de la première catégorie et peut donc légalement appliquer le plafond.
Malgré ces réserves, le vote a acté le barème tel qu’il a été présenté.
Entretien exclusif avec Nabila Rmili : « Nous bâtissons un Casablanca plus vert, plus fluide et plus résilient »
Casablanca, métropole foisonnante et complexe, fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle dynamique de gouvernance. Depuis l’installation du bureau actuel, présidé par Nabila Rmili, la ville a amorcé une transformation visible, marquée par des projets structurants et une volonté affirmée de rapprochement avec les citoyens.
« Notre Plan d’action communal (PAC) est résolument tourné vers la proximité et la métropolisation« , souligne Nabila Rmili lors d’un entretien qu’elle nous a accordé récemment et que nous publions en plusieurs parties. « Il ambitionne de faire de Casablanca une véritable ville-métropole« .
Fruit d’une large concertation avec les parties prenantes et les élus, le PAC s’articule autour de six axes prioritaires, reflétant les besoins réels du territoire. Alors que le mandat entre dans sa quatrième année, « les premiers bilans font état d’un bon niveau de satisfaction« , estime la maire de la ville.
Amélioration des voiries autour du complexe Mohammed V en vue de la CAN 2025
En effet, l’un des faits marquants de ce mandat réside dans l’amélioration significative des ressources financières de la ville. Le budget de Casablanca, qui plafonnait autour de 3,5 milliards de dirhams (MMDH) sous le précédent conseil, a connu une nette progression pour atteindre près de 5 MMDH en 2025. Une évolution rendue possible grâce à divers mécanismes de mobilisation des ressources, et qui permet aujourd’hui à la ville de disposer d’une capacité d’investissement renforcée pour accompagner ses ambitions de développement.
Parmi les priorités du PAC de ce mandat, figure la réhabilitation des voiries. Il s’agit d’ailleurs de l’un des chantiers les plus visibles à Casablanca, depuis l’arrivée du conseil actuel. Les travaux s’enchaînent et s’accélèrent à l’approche de la CAN 2025, afin de préparer la ville à cet événement mondial tant attendu.
« Casablanca dispose d’environ 6.000 km de voirie. Des programmes de réhabilitation visant des axes prioritaires sont ainsi établis chaque année », nous explique Nabila Rmili. « À ce jour, près de 85 kilomètres ont déjà été rénovés, accompagnés de la modernisation des espaces verts et l’éclairage public pour environ 735 MDH. On s’achemine vers une quarantaine de km supplémentaires, qui seront réhabilités avant la CAN 2025« .
En effet, un marché concernant l’amélioration des voiries autour du complexe Mohammed V a été lancé en mars dernier pour une enveloppe budgétaire de 396 millions de DH (MDH). Il est réparti sur huit lots, dont la majorité ont été attribués. Les travaux sont déjà en cours sur plusieurs axes. Ce marché porte notamment sur le terrassement des voiries et l’aménagement des zones de stationnement, le réaménagement des trottoirs, le renforcement de l’éclairage public, l’assainissement de la voirie, ainsi que la signalisation horizontale et verticale.
« Nous avons également démarré la réfection des voiries autour des stades d’entrainement du Wydad et du Raja et de la zone de l’AUDA ».
Une nouvelle trémie prévue au niveau de l’arrondissement de Sidi Bernoussi
« Si l’on parle des pénétrantes de la ville, six ont à présent été réhabilitées, à savoir la pénétrante de Lissasfa, celle sur la route d’El Jadida, sur le BD Mohammed VI, la pénétrante de Aïn Sebaa et celles de Taddart et de Mekka. »
D’autres travaux « ont pour leur part déjà été entamés et achevés, notamment la réhabilitation du boulevard Zerktouni, ceux de Taddart et de Mekka et, dans le cadre du respect de l’équité territoriale, nous avons aussi agi sur le boulevard Ibnou El Mannan à Hay Mohammadi, sur Jaafar El Bermaki, sur le boulevard Lalla Asmaa à Sidi Moumen, ainsi que sur le boulevard Abdelkader Sahraoui à Sidi Othmane-Moulay Rachid ».
« Une autre pénétrante est en cours de réaménagement ». Il s’agit de celle de Sidi Maârouf, qui vise à décongestionner la ville.
« Nous avons également signé une convention de 300 MDH pour la création de plusieurs nouvelles voies au niveau de l’arrondissement de Sidi Bernoussi, où une nouvelle trémie sera ouverte incessamment« , ajoute Nabila Rmili.
« Nous avons, par ailleurs, réhabilité deux anciennes trémies qui datent des années 1970, à savoir la trémie de Zerktouni et celle de Omar Riffi, ainsi que les ouvrages d’art sur l’autoroute urbaine, dont le nombre s’élève à 28. » D’ailleurs, la voirie de cette autoroute sera réhabilitée dès que les travaux de plantation seront achevés ».
Il convient de souligner que la majorité de ces projets ont été menés à bien, dans des délais particulièrement courts, témoignant d’une volonté d’efficacité et de réactivité de la part du conseil actuel.
Un plan d’urgence de 5 MMDH pour l’assainissement de la ville de Casablanca
Sur le volet relatif à l’assainissement, Nabila Rmili estime qu’un grand travail a été fait. « Casablanca est une ville propice aux inondations. Un plan d’urgence a donc été entamé, et un plan d’action d’urgence de 5 MMDH sera bientôt lancé pour l’assainissement de la métropole ».
« Il s’agit de grandes galeries qui seront mises en place. Certaines sont déjà en cours de réalisation, tandis que la construction d’autres galeries sera bientôt entamée ».
En effet, des marchés ont été récemment lancés par la Société régionale multiservices (SRM) de Casablanca-Settat, dans le cadre d’un programme d’assainissement pluvial prioritaire (PAPP). Ils portent notamment sur la reprise et l’achèvement des travaux de réalisation de la galerie 10 mars et de ses galerie secondaire Lahraouiyine et Lahraouiyine Nord, ainsi que d’une autre galerie sous la route de Zenata notamment.
5 m2 d’espaces verts par habitant, le défi du conseil actuel pour son mandat
Outre ces projets d’infrastructure, l’espace vert constitue l’une des priorités de ce conseil. En effet, l’une de ses promesses pour ce mandat est d’atteindre, à terme, 5 m2 d’espaces verts par habitant. Ce chantier se poursuit, et plusieurs arrondissements ont déjà été couverts.
« L’idée de notre conseil était de doter chaque arrondissement d’un parc et d’espaces verts. Aujourd’hui, certains arrondissements ont déjà eu leurs parcs, à l’instar de Hay Mohammadi, dont le parc Bachar El Khir qui s’étale sur 6 ha a été réaménagé et qui profite quotidiennement à une population de 3.000 habitants, ou encore le parc d’Al Hadaba Al Khadra de 15 ha, qui a été réhabilité dans l’arrondissement de Sidi Moumen. Il s’agit, pour ce dernier projet, de la réhabilitation de l’ancienne décharge de Sidi Moumen, laquelle a été transformée en un parc avec des espaces verts qui profitent à la population de cette zone. »
« Sbata dispose à présent aussi de son propre parc de loisir, ainsi que Ben M’sick. Des parcs sont par ailleurs en cours de réhabilitation, notamment à Sidi Othmane. »
700 m3 de lixiviat sont acheminés quotidiennement à la station Océan pour traitement
« Il faut toutefois préciser que lors de la réhabilitation de ces parcs, nous avons raisonné par âge. Cela signifie que nous avons créé des espaces pour chaque catégorie de visiteurs, en mettant en place des espaces dédiés aux jeunes, des pistes cyclables, des pistes de course, des appareils de musculation, ainsi que des aires de jeux pour enfants et mamans. Nous essayons d’ailleurs d’avoir cette signature sur tout le territoire de Casablanca ».
Par ailleurs, « on ne peut parler d’espaces verts sans évoquer le lac d’El Oulfa« , ajoute notre interlocutrice. « C’est le seul dont on dispose à Casablanca, et grâce à la mobilisation de tous les partenaires, notamment de la région, de la commune et de l’AUDA, c’est un beau projet qui verra le jour dans cette zone ».
Plusieurs chantiers sont toutefois encore en cours, notamment la réhabilitation de l’ancienne décharge sauvage de Médiouna. « C’est un projet qui entre dans le cadre d’une convention globale avec la région de Casablanca-Settat et le ministère de l’Intérieur. Il sera ouvert prochainement, et profitera particulièrement à la population de Médiouna ».
Et Nabila Rmili d’ajouter : « Il faut dire que ce projet était l’un de nos principaux défis. En arrivant à la tête du conseil, il fallait d’abord fermer cette décharge sauvage et en ouvrir une autre, tout en respectant un nouveau cahier des charges. C’était l’affaire de tous les Casablancais. On ne pouvait plus continuer avec une montagne de déchets de 70 m de hauteur, qui constituait un vrai problème environnemental. Nous devions également traiter tout le lixiviat qui s’est accumulé au niveau de cette décharge depuis plusieurs années. Ce liquide a été évacué dans sa totalité. Il bénéficie à présent d’un traitement quotidien. Ce sont donc 700 m3 de lixiviat qui sont acheminés quotidiennement à la station Océan pour traitement. »
« Il s’agit d’un espace de 40 ha en cours de réhabilitation. Nous sommes quasiment arrivés au stade de la plantation, tout en créant un espace récréatif et de loisir. J’ai visité cet espace à plusieurs reprises pour le suivi de son avancement, et je peux dire que cette ancienne décharge non contrôlée sera transformée en un bel espace vert qui bénéficiera aux citoyens casablancais, et en particulier à ceux de Médiouna ».
Chaque réhabilitation de voirie intègre désormais un aménagement global, incluant la végétalisation des abords, l’éclairage public, la signalisation et le mobilier urbain
Outre les parcs, « chaque réhabilitation de voirie intègre désormais un aménagement global, incluant la végétalisation des abords, l’éclairage public (LED), une signalisation correcte qui répond aux normes et la mise en place d’un mobilier urbain ». Ainsi, les boulevards rénovés sont systématiquement bordés d’espaces verts, dans une logique d’embellissement et de durabilité. « C’est une réflexion globale ».
3 grandes STEP mises en place, dont une toujours en cours de réalisation
Cependant, qui dit espace vert, dit automatiquement arrosage. « Malheureusement, lorsque le bureau actuel est arrivé à la tête de Casablanca, on arrosait les espaces verts avec de l’eau potable. Cette pratique ne pouvait se poursuivre au vu des défis hydriques auxquels fait face la ville ».
« Nous avons donc créé des stations d’épuration d’eau. C’est une première à Casablanca. Aujourd’hui, nous disposons de trois STEP, dont une est en cours de construction ». Il s’agit d’ailleurs de l’une des priorités du conseil d’ici la fin de son mandat.
« La première STEP se trouve à Médiouna, avec une capacité de 4.000 m3 par jour. Ses ressources servent à arroser l’autoroute urbaine, dont les abords sont en cours de réhabilitation pour 100 MDH dans un objectif d’harmonisation ».
« La seconde STEP, déjà opérationnelle, se situe à l’intérieur des abattoirs de Casablanca. Elle n’est de ce fait pas visible. Cette STEP a été mise en place, d’abord pour maintenir la certification ISO de nos abattoirs, qui répondent aux normes internationales, mais aussi pour arroser plusieurs quartiers avoisinants. Toute l’eau utilisée dans l’abattage est traitée dans cette STEP et réutilisée pour l’arrosage notamment des territoires de Sidi Othmane, Moulay Rachid, Ben M’sick et Sbata. Sa capacité est d’environ 700 m3/j. »
« La troisième STEP est celle d’El Hank, toujours en cours de réalisation« , a ajouté Nabila Rmili, notant que « pour le système de réutilisation des eaux usées, nous avons à présent deux grandes STEP à Casablanca qui permettent déjà d’arroser plus de 500 ha de la ville. »
« En plus de ce dispositif d’arrosage d’espaces verts par les eaux usées traitées, nous sommes particulièrement fiers de notre projet de réhabilitation des sources d’eau dont on dispose, notamment à Aïn Diab, Sidi Abderrahmane, Aïn Sebaâ et Bernoussi. »
« Un réel travail a donc été fait pour raccorder ces eaux de sources aux canalisations, qui permettent déjà d’arroser toute la partie allant du boulevard Biarritz jusqu’à l’hôtel Suisse. »
« La prochaine étape serait de continuer d’utiliser cette eau pour l’arrosage des espaces verts jusqu’à la corniche de Casablanca, à la Marina, puis au-delà, vers l’avenue des FAR ».
Le prochain contrat de collecte de déchets restera en vigueur jusqu’au Mondial 2030
En dehors de ces chantiers de voirie et d’espaces verts, Casablanca bénéficie aussi de projets d’envergure, « notamment celui de réfection des façades au centre-ville. La ville est à présent plus blanche que d’habitude », souligne Nabila Rmili.
« Je réitère d’ailleurs, à cette occasion, l’appel à la mobilisation des citoyens, car même si cette action est portée par la ville, elle ne relève pas de ses prérogatives« . Cela étant, le chantier reste vaste, et de nombreux efforts restent à déployer pour atteindre les objectifs fixés.
« Je peux également citer le projet de démolition de Bab Marrakech pour sa modernisation. L’appel d’offres relatif à ce chantier est en cours, et nous avons déjà démoli l’ancien pour entreprendre la construction du nouveau. Pour permettre aux commerçants de poursuivre leur activité, nous leur avons construit un marché provisoire au niveau d’Anfa, où ils sont actuellement logés ».
En ce qui concerne la propreté de la ville, la maire de Casablanca en a fait l’une de ses priorités majeures. Plusieurs actions ont alors été entreprises dans ce sens, à leur tête la révision du contrat de collecte des déchets, avec une amélioration du nombre d’agents et des équipements. « C’est un investissement important, de près de 600 MDH supplémentaires par rapport au contrat initial, l’objectif étant de répondre aux exigences de la métropole ».
« Le contrat actuel prendra d’ailleurs fin bientôt, et pour assurer la continuité de ce service vital, nous préparons déjà un autre contrat, qui ira jusqu’au Mondial 2030″. Un appel d’offre pour la préparation de ce contrat a en effet été lancé récemment par Casa Baia, afin de mener les études nécessaires.
Période estivale : lancement d’un programme de nettoiement quotidien, avec un relais de 3 x 24 heures
Par ailleurs, « la période estivale démarre bientôt. Nous lancerons alors un programme de nettoiement quotidien, avec des relais de 3 x 8 heures ».
S’agissant des déchets, Nabila Rmili évoque aussi le projet du futur centre de valorisation des déchets. « En tant que médecin, c’est une fierté de contribuer à un chantier aussi ambitieux, grâce auquel les nuisances des déchets seront éliminées. Une fois cette usine opérationnelle, les déchets de la ville seront quotidiennement séchés, avant de les passer au four pour créer de l’énergie, qui sera notamment dédiée à la production de l’éclairage public. C’est un projet dont on est fier, car c’est une première au Maroc« .
La commune est en phase d’acquisition du terrain qui abritera la future plateforme agroalimentaire
L’autre chantier d’envergure du bureau de Nabila Rmili est celui de la plateforme agroalimentaire. « C’est également l’un des projets phares de ce mandat. Il s’agit d’une ville alimentaire qui s’installera sur une superficie de 260 ha« .
« Nous sommes actuellement en phase d’acquisition du terrain« , nous confie la maire de la ville. « Ce projet viendra remplacer le marché de gros actuellement à Sidi Othmane, lequel sera délocalisé à Had Soualem ».
« Cette future plateforme sera implantée à proximité du nouveau pôle de Sidi Othmane, qui changera le cadre de vie des citoyens de cet arrondissement. »
Du côté de la mobilité, « nous sommes aujourd’hui fiers des quatre lignes de tramway et des deux lignes de BHNS que nous avons mis en place », poursuit Nabila Rmili.
Toutefois, « un nouveau trafic va voir le jour, qui viendra compléter le système de transport à Casablanca, notamment grâce à des projets de l’Office national des chemins de fer (ONCF) dans lesquels la ville est contributrice. Il s’agit du RER et de l’extension de la LGV, qui passeront à l’intérieur de Casablanca et qui relieront le nouveau Grand Stade Hassan II à l’aéroport Mohammed V ».
La nouvelle gare ferroviaire de Hay Hassani sera limitrophe à la future gare routière Sud de Casablanca
« Dans le cadre de ces projets ferroviaires, une nouvelle grande gare est en cours de construction au niveau de Hay Hassani, dont les travaux nécessiteront environ trois ans. Cette gare sera limitrophe à la future gare routière Sud de Casablanca que nous ambitionnons de créer ».
« Outre cette gare routière Sud, nous envisageons aussi de construire une gare routière au nord de la ville. Celle de Ouled Ziane est pour sa part en cours de réhabilitation ».
Quid des leçons tirées par Nabila Rmili à la tête d’une métropole aussi complexe ?
« C’est passionnant de gérer une aussi grande ville », nous confie Nabila Rmili. « Je suis fière et enchantée de gérer un conseil très ambitieux, qui voit grand pour la ville et qui est à l’écoute des citoyens ».
« Casablanca n’est pas une ville normale. C’est une ville métropolitaine, peuplée et qui ne dort pas. Par conséquent, il ne faut pas dormir« .
« Notre charge est lourde, mais nous travaillons avec beaucoup de responsabilité et de partage. Monsieur le Wali est une personne qui est également à l’écoute, et nous sommes dans une convergence d’idées et de projets. Ensemble, nous ambitionnons de tirer Casablanca vers le haut, sous les hautes instructions de sa Majesté le Roi Mohammed VI », conclut la maire de la ville.
Réhabilitation de l’ancienne décharge de Médiouna : la plantation des espaces verts achevée dans trois mois
Son ouverture au public, après réhabilitation, avait été promise pour fin 2024, comme l’avait déclaré Nabila Rmili, maire de Casablanca, lors de la session d’octobre de la même année.
Mais, pour des raisons jamais complètement élucidées, ce projet de grande envergure a pris beaucoup de retard.
Interrogé par Médias24, Ahmed Afilal, vice-président de la commune de Casablanca, nous apporte un début de réponse. « On avait promis aux Casablancais de réhabiliter l’ancienne décharge de Médiouna qui représentait un point noir pour la ville. La décharge a été fermée il y a quelques années (en 2021, NDLR) et nous sommes actuellement au dernier stade de la première phase de cette réhabilitation », nous répond l’élu casablancais.
« Cette première phase, qui consiste en la plantation des espaces verts, devrait s’achever dans environ 3 mois au maximum », poursuit Ahmed Afilal. Quid alors des autres installations promises dans le cadre de la réhabilitation de l’ancienne décharge de Médiouna ?
La maquette du projet de réhabilitation de l’ancienne décharge sauvage de Médiouna.
« On avait également promis de mettre en place des espaces pour les jeunes et des aires de jeux. On attend sa stabilisation finale pour pouvoir entamer cette seconde phase, puisqu’elle était devenue une montagne de déchets », explique le vice-président du conseil de la ville.
Selon nos informations, les travaux de plantation des espaces verts sont en cours, mais aucune source n’a été en mesure de nous révéler le nom de la société chargée de ces travaux et nos recherches sont restées vaines pour retrouver la trace d’un éventuel marché public dans ce sens. Tout ce que l’on sait est que c’est la société NOVEC qui a été chargée de l’étude et de l’assistance technique relatives à ce projet.
Ouverte en 1986 sur une superficie de 60 hectares, la décharge sauvage de Médiouna a été fermée en 2021. Selon les premières estimations, sa réhabilitation devrait coûter plus de 181 millions de dirhams.
La maquette du projet de réhabilitation de l’ancienne décharge sauvage de Médiouna.
Gardiennage à Casablanca : « Aucune reprise de la délivrance ou du renouvellement des autorisations n’est à l’ordre du jour » (Nabila Rmili)
Pour des raisons sociales et humanitaires, le conseil de la ville de Casablanca aurait entrepris de renouveler les autorisations des gardiens de voitures. Du moins provisoirement, en attendant l’adoption du cahier des charges relatif à cet épineux dossier. C’est ce que rapportent certains médias de la place, dont quelques-uns qui citent des milieux associatifs et syndicaux défendant les intérêts des gardiens de voitures.
« Ce n’est pas vrai et nous devons attendre l’adoption du cahier des charges lors de la prochaine session [du conseil, ndlr] », affirme Nabila Rmili en réponse aux questions de Médias24.
Ce même démenti a été donné par Lhoucine Nasrollah, vice-président du conseil de la ville en charge du patrimoine et des affaires juridiques, et qui préside par ailleurs une commission chargée de l’élaboration d’un cahier des charges dédié au secteur de stationnement.
« Nous sommes toujours en train d’examiner le cahier des charges qui doit être adopté en session », nous déclare Lhoucine Nasrollah sans préciser à laquelle des sessions il fait référence. Serait-ce la session ordinaire qui doit se tenir lors de la première semaine de mai prochain ?
Les sources interrogées par nos soins sont dans l’incapacité de fournir une date exacte. « Cela dépendra de la prochaine réunion du bureau du conseil, qui pourrait se tenir la semaine prochaine pour justement arrêter l’ordre du jour de la session de mai », expliquent nos interlocuteurs.
Au début de l’année 2025, le conseil de la ville a décidé de suspendre la délivrance ou le renouvellement des autorisations des gardiens de voitures. Cette décision a été notifiée aux présidents des arrondissements de la métropole en vertu des prérogatives de la maire, Nabila Rmili, en tant que première responsable de la police administrative.
Cette décision s’appuyait sur une étude commandée et adoptée par l’ancien conseil, mais qui n’avait jamais donné lieu à une application sur le terrain, perpétuant ainsi une anarchie qui dure depuis des décennies.
« À chaque fois que la Société de développement local (SDL) Casa Baia entamait une action pour la mise en place des résultats de ladite étude, elle était confrontée aux autorisations déjà octroyées aux gardiens par les arrondissements de la ville qui géraient plusieurs boulevards centraux », nous déclarait auparavant Nabila Rmili pour expliquer le blocage de toute démarche d’un point de vue réglementaire.
« La loi stipule qu’on peut donner des autorisations à des gardiens pour surveiller des voitures dans une artère, mais selon différentes conditions », soulignait la maire de Casablanca. D’où la nécessité d’établir un cahier des charges contraignant pour tous les intervenants.
« Il s’agit notamment du port d’un badge et de l’affichage du numéro de l’autorisation octroyée par les autorités, ainsi que du nom et du prénom du gardien au niveau de la rue concernée. Ces gardiens doivent également porter un uniforme délivré par la ville auquel est collée une immatriculation », expliquait Nabila Rmili.
Journée mondiale de l’eau : la commune de Casablanca réitère son engagement dans la lutte contre le stress hydrique
Dans un contexte où certains indicateurs restent préoccupants – avec un taux de remplissage de 9,90% pour le bassin d’Oum Rabie et moins de 58% pour le bassin Bouregreg, contre un besoin annuel des Casablancais estimé à plus de 200 millions m³ – la situation reste difficile malgré les précipitations soutenues des deux dernières semaines, souligne le Conseil communal.
Face à ce défi, la commune de Casablanca met en œuvre plusieurs projets et démarches pour optimiser la gestion de l’eau et renforcer la résilience de la ville, fait observer le communiqué, citant notamment la station d’épuration de Médiouna qui récupère actuellement environ 4 200 m³ par jour, permettant l’arrosage de près de 200 hectares d’espaces verts.
Il s’agit aussi de la nouvelle station d’épuration d’El Hank, en cours de réalisation, et qui produira 2.000 m³ par jour pour arroser environ 50 hectares supplémentaires, ainsi que de la source de Sidi Abderrahman, équipée d’une bâche, qui assure une capacité de 300 m³ par jour, garantissant le nettoyage des espaces publics et des grands boulevards.
Malgré ces efforts, relève la commune de Casablanca, il reste primordial que chacun adopte des gestes responsables pour préserver cette ressource vitale qu’est l’eau et consolider l’effort national de lutte contre le stress hydrique.
Avec Nabila Rmili, voici le point sur le programme inédit de toilettes publiques à Casablanca
La commune de Casablanca a lancé, il y a quelques mois, l’installation de nouveaux blocs sanitaires publics dans plusieurs arrondissements de la ville, une initiative qui vise à améliorer les infrastructures urbaines en offrant aux citoyens des installations modernes et accessibles.
Contactée par Médias24, Nabila Rmili, maire de Casablanca, fait le point sur l’état d’avancement de ce programme visant à doter la ville d’au moins 60 toilettes publiques modernes.
« Lors de la mise en place de ce programme, nous avons pris en considération les besoins des Casablancais. Nous avons alors géolocalisé les sites susceptibles d’accueillir ces installations, que nous avons confirmés avec les gouverneurs et les différents présidents d’arrondissements ».
« Aujourd’hui, sur les 60 blocs sanitaires que nous nous sommes engagés à installer à Casablanca, 30 ont déjà été posés, dont 19 sont actuellement opérationnels. Le personnel veillant à leur propreté et à leur maintien a également été mobilisé ».
« Les 11 blocs restants seront branchés [réseaux d’eau et d’électricité, ndlr] par la Société régionale multiservices (SRM) Casablanca-Settat selon un planning élaboré par ses soins ».
« Les 30 autres toilettes publiques seront installées au fur et à mesure au cours du premier trimestre de l’année 2025, y compris leur mise en marche ».
« Nous avons mobilisé une enveloppe de 10 millions de DH du budget de la ville pour 2025 afin d’assurer le fonctionnement de ces blocs sanitaires ainsi que leur entretien permanent ».
« Nous allons également, au cours de cette année, travailler sur un système informatique visant à montrer où se trouvent ces toilettes publiques au niveau de la ville et celles déjà opérationnelles », conclut Nabila Rmili.
Stationnement et gardiens de voitures à Casablanca : un plan de restructuration pour en finir avec l’anarchie
Ce qu’il faut savoir d’emblée, c’est qu’il s’agit d’une suspension, qui ne signifie donc pas la disparition des gardiens de voitures à Casablanca. Ces derniers reviendront dans certaines rues, mais en respectant un cahier des charges bien déterminé, avec des conditions spécifiques ayant notamment pour objectif d’identifier ces personnes.
Cette mesure intervient en ce moment précis, car les autorisations octroyées sont systématiquement renouvelées à chaque début d’année.
Une anarchie qui empêche le développement du stationnement
Jointe par Médias24, Nabila Rmili, présidente du conseil de la ville de Casablanca, nous explique « qu’après trois ans de gestion de la ville » avec son bureau, « nous nous sommes rendu compte que c’est un secteur dont les prérogatives relèvent de la ville, mais qui est confronté à une anarchie totale« .
« Cette anarchie nous a empêchés de mettre en œuvre les résultats d’une étude visant à développer le stationnement à Casablanca, réalisée par un cabinet de renom et qui a déjà été adoptée par l’ancien conseil. Je me suis alors penchée sur le sujet et j’ai vu qu’il fallait absolument agir ».
« À chaque fois que la Société de développement local (SDL) Casa Baia entamait une action pour la mise en place des résultats de ladite étude, elle était confrontée aux autorisations déjà octroyées aux gardiens par les arrondissements de la ville qui géraient plusieurs boulevards centraux », ce qui stoppait ainsi sa démarche d’un point de vue réglementaire.
Aucun gardien n’est à présent autorisé à exercer à Casablanca
Nabila Rmili pointe aussi l’absence d’organisation de ces gardiens de voitures. « La loi stipule qu’on peut donner des autorisations à des gardiens pour surveiller des voitures dans une artère, mais selon différentes conditions ».
« Il s’agit notamment du port d’un badge et l’affichage du numéro de l’autorisation octroyée par les autorités ainsi que du nom et du prénom du gardien au niveau de la rue concernée. Ces gardiens doivent également porter un uniforme délivré par la ville auquel est collée une immatriculation« .
Ces conditions ne sont manifestement pas respectées à l’heure actuelle. Pire encore, « les autorisations délivrées par les arrondissements étaient revendues à d’autres individus« , ce qui signifie que, dans certains cas, le gardien de voitures sur le terrain n’est pas celui officiellement autorisé par les autorités locales. Certains gardiens autorisés ont également eu recours à la sous-traitance.
« C’est pour ces raisons que j’ai décidé de mettre un terme à cette dérive avant le début de l’année 2025, en suspendant temporairement le pouvoir des arrondissements d’octroyer ces autorisations le temps de restructurer ce secteur ».
Toutefois, « cette suspension ne signifie pas la disparition des gardiens dans la ville. Lorsqu’ils reviendront, ils seront simplement bien cadrés« , nous explique la maire de la ville, qui précise qu’actuellement, « aucun gardien n’a le droit d’exercer à Casablanca », ne disposant pas d’autorisation légale pour ce faire. Le stationnement doit donc être gratuit dans les zones où il n’existe pas d’horodateurs.
Les grandes artères seront exclusivement gérées par Casa Baia
Dorénavant, même après le retour des gardiens, les grandes artères seront gérées exclusivement par Casa Baia, à travers les horodateurs dans un premier temps. La commune ambitionne toutefois de mettre en place, dans les années à venir, un système informatisé de gestion du stationnement. Il s’agit d’un système smart, où le stationnement se fera par des détecteurs de mouvements, avec des plateformes numérisées… « C’est un projet dans le pipe, mais qui nécessitera d’abord des études » pour maîtriser tous ses volets.
« Cette suspension nous permettra aussi d’appliquer les résultats de ladite étude relative au stationnement, qui nous montre notamment comment gérer les espaces dans les rues, ou encore les parkings, et qui permet aussi de catégoriser les différentes zones de la ville avec une tarification qui dépendra de plusieurs critères ».
À titre d’exemple, « on ne peut plus permettre un stationnement au-delà d’une heure au centre-ville de Casablanca. La tarification actuelle dans cette zone (fixée à 2 DH par heure) ne peut plus être maintenue. Elle connaîtra probablement une augmentation ». Le vote de la nouvelle tarification de stationnement est d’ailleurs prévu dans les prochains conseils pour trancher sur ce volet.
« En plus, notre objectif est également d’encourager les gens à prendre les moyens de transport dont on dispose à Casablanca, tels que les tramways, les busways et les bus, et de laisser leur voiture dans des parkings relais ».
Un volet social à préserver
Nabila Rmili est par ailleurs consciente de l’importance du volet social dans ce secteur, qu’elle prévoit de préserver.
« Notre objectif n’est pas de mettre fin au travail des gardiens de voitures à Casablanca », insiste-t-elle. « Mais le Maroc accueillera bientôt des évènements très importants, notamment la CAN 2025 et le Mondial 2030, et on ne peut pas faire durer davantage cette anarchie ».
« À leur retour, parmi les conditions à respecter figure l’absence d’antécédents judiciaires. Les gardiens de voitures doivent également subvenir aux besoins d’une famille. Un cahier des charges sera ainsi élaboré, dont les conditions devront être respectées ».
« Et pour identifier ces personnes, qui travailleront avec la ville, les demandes d’autorisation seront informatisées. Chaque gardien pourra ainsi faire sa demande en ligne, joindre les fichiers demandés et remplir les critères du cahier des charges ».
La digitalisation de cette procédure permettra aussi à la ville de disposer d’une base de données des gardiens exerçant dans la métropole, et donc d’évaluer leur nombre par rue et par zone…
Cette restructuration du secteur permettra enfin à la commune d’améliorer ses recettes, ce qui constitue également l’un de ses principaux objectifs.
Casablanca rejoint le réseau mondial C40 des villes engagées dans des actions climatiques
La capitale économique du Royaume devient la 14e ville africaine et la première de l’Afrique du Nord à rejoindre le réseau C40 des villes engagées dans des actions climatiques. Casablanca intégrera officiellement le réseau en 2025. L’adhésion a été approuvée lors de la réunion du comité directeur du C40. Celle-ci s’est déroulée à Rio de Janeiro, le mois dernier, annonce la Commune de Casablanca dans un communiqué.
“Rejoindre C40 Cities témoigne de notre volonté de construire une ville verte, smart et inclusive. En tant que première ville du Maghreb à rejoindre ce réseau, nous voulons partager nos actions et apprendre des autres villes pour mieux lutter contre les changements climatiques”, déclare la présidente du conseil communal de Casablanca, Nabila Rmili, citée dans le communiqué.
Casablanca se joint à 13 autres métropoles africaines, membres du réseau, qui renforcent la voix du continent dans les initiatives globales comme le changement climatique, note la même source.
En chiffres, le C40 cities c’est plus de 700 millions d’habitants et un quart de l’économie mondiale. Les 100 plus grandes villes du monde y sont regroupées. Elles prennent des mesures audacieuses pour faire face aux défis climatiques et soutiennent leurs efforts pour devenir des leaders en matière de durabilité
Complexe sportif Mohammed V : les grands travaux vont être achevés le 27 décembre
Une visite d’inspection a été effectuée par le comité de suivi de ce projet le mardi 3 décembre, à laquelle ont pris part des représentants de la commune, notamment Abdellatif Naciri, vice-président du conseil de la ville de Casablanca chargé du sport, et des représentants de la Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs (Sonarges).
Selon nos sources, le directeur de la Sonarges n’a pas pris part à cette réunion. Ses représentants ont, à cette occasion, fait le point sur l’avancement du projet. Ces derniers ont annoncé la fin des grands travaux pour le 27 décembre prochain. Des travaux spécifiques à quelques lots se poursuivront toutefois au-delà de cette date.
Notons que cette réunion intervient après plusieurs critiques sur les réseaux sociaux, ainsi que des déclarations d’élus de la ville qui ont remis en cause la date de la fin des travaux avancée par le conseil.
Selon nos sources, l’état d’avancement des travaux varie selon les lots. Certains sont à 65%, tandis que d’autres ont atteint un taux d’achèvement de près de 90%.
Rappelons que ce Complexe sera réaménagé pour accueillir des matchs de la CAN 2025. Dans ce sens, un budget de 250 millions de DH a été mobilisé par le ministère de l’Education nationale. Les travaux, qui ont démarré en janvier 2023, devraient durer 12 mois, selon Nabila Rmili, maire de la ville. Leur achèvement est donc prévu pour janvier 2025.
Parkings, espaces verts, bus dédiés et numérisation… Nabila Rmili fait le point sur les projets touristiques à Casablanca
« Cette session extraordinaire intervient dans le cadre de l’amélioration de l’offre touristique de Casablanca », a assuré la présidente du Conseil de la ville ce jeudi matin.
« Les chantiers sportifs avancent bon train »
« Plusieurs projets sont en cours de réalisation », notamment en préparation à la CAN 2025 et au Mondial 2030.
« Les chantiers à caractère sportif avancent bon train, notamment celui du Complexe sportif Mohammed V de Casablanca, ou encore ceux relatifs à la réhabilitation du Stade Tessema et du Centre Al Amal« .
« Les travaux vont également démarrer dans d’autres terrains, notamment ceux du Wydad et du Raja, qui accueilleront les équipes participant à la CAN 2025″.
« Outre le Complexe sportif Mohammed V, d’autres terrains font également l’objet de travaux de réhabilitation », a pour sa part souligné Abdellatif Naciri, vice-président du conseil chargé du sport, « notamment celui de Larbi Zaouli, ou encore le stade Prince Felipe, le stade Père Jégo, le stade de Moulay Rachid, ainsi que les stades d’El Oulfa et des Roches Noires, qui, contrairement, à ce qui circule sur les réseaux sociaux, sont également concernés par ce programme de réhabilitation en cours ».
Avancement des travaux au niveau du Complexe sportif Mohammed V
Crédit photo : Karim Glaibi, élu du conseil de la ville (PAM)
« En parallèle de ces travaux, il y a une bonne dynamique de soutien des activités sportives, grâce aux nombreuses conventions signées notamment avec la Fédération royale marocaine de football (FRMF) par le Conseil, et la continuité des subventions des clubs », a-t-il ajouté.
« En ce qui concerne le volet culturel, la ville a accueilli ces trois dernières années un grand nombre d’activités culturelles », a souligné Abdellatif Naciri, notant que « le rythme va s’accélérer en 2025, avec davantage de manifestations culturelles prévues ».
Nabila Rmili a par ailleurs fait savoir que les travaux du Musée du sport au Complexe de Casablanca sont à 70% d’avancement. « Une convention sera votée aujourd’hui dans ce sens, pour permettre à la Société de développement locale (SDL) Casa Aménagement d’achever les travaux de réhabilitation de ce musée de mémoire ».
La numérisation des bâtiments, un projet titanesque
En dehors des projets sportifs, « la métropole lancera bientôt le chantier de numérisation des rues et boulevards », a annoncé la maire. Ce projet va d’ailleurs être voté ce 28 novembre par les membres du conseil. « Il y avait une problématique à ce niveau qui a duré de nombreuses années. Aujourd’hui, on a enfin voté une charte de numérisation au niveau de la ville, qui va nous permettra de numériser les bâtiments dans toutes les rues et boulevards de Casablanca ».
« Le travail sur ce projet a été lancé par le précédent bureau du Conseil de la ville en 2020, mais il a été suspendu en raison de la pandémie du Covid-19, puisque les agents devaient se déplacer sur place pour effectuer les relevés ».
« Nous avons mené un projet pilote au niveau de l’arrondissement de Sidi Moumen, qui est à présent finalisé, et qu’on peut généraliser au Grand Casablanca ».
« Ce chantier entre dans le cadre de la digitalisation de la ville. Les responsables des différents arrondissements pourront à termes mapper leurs territoires depuis leurs bureaux, rue par rue, et éviter que des commissions se déplacent sur place pour faire les relevés », a-t-elle expliqué.
« La charte des plaques signalétiques est également prête, en vue de sa généralisation sur tout le territoire de la ville. C’est un très grand projet de plusieurs millions de DH, mais qui devient urgent et nécessaire, d’autant que la ville accueillera bientôt des manifestations sportives mondiales ».
« Ce n’est plus possible qu’une ville comme Casablanca ne dispose pas de bus touristiques. Nous avons à présent trouvé le financement, et convaincu nos partenaires. Il s’agit du ministère du Tourisme, de la région de Casablanca – Settat et de nous-mêmes (la commune) », qui participeront, respectivement, à hauteur de 10 MDH pour les deux premières parties et 5 MDH pour la troisième.
Rappelons que ce projet vise à doter la ville de quatre bus touristiques et leurs équipements pour 25 millions de DH. Ce budget sera transmis à la SDL Casa Transport, signataire également de ladite convention, qui le transmettra à son tour à Alsa Al Baida, délégataire actuel du réseau de bus à Casablanca, qui se chargera de l’acquisition des bus, de leurs équipements et de leur mise en place.
Anciens abattoirs et Marché central
« En ce qui concerne le réaménagement des anciens abattoirs, c’est un projet dont on a parlé pendant plusieurs années. Aujourd’hui la convention relative à sa concrétisation est claire, et les travaux peuvent démarrer le plus rapidement possible« .
Rappelons-le, la restauration de cette structure nécessitera un budget de 170 MDH. La convention relative à ce projet a été adoptée en février dernier.
Pour ce qui est du réaménagement du Marché central de Casablanca, « ce projet verra l’ajout d’un autre étage, qui abritera des restaurants pour faire connaître l’art culinaire de la ville et du Royaume », a souligné Mme Rmili.
La gestion des toilettes publiques coûtera 13 MDH en 2025
La maire de la ville a par ailleurs fait le point sur le projet des toilettes publiques. « Le Conseil de la ville a fait le choix de prendre en charge la gestion de ce service public, malgré le budget que cela nécessitera ».
« La commune sera dotée de 60 toilettes publiques. La gestion et la maintenance de chacune d’entre elles nécessitera 100.000 DH. Cela nous fera un budget total de 13 MDH en 2025« .
« Le Conseil avait le choix entre la fixation d’un prix d’accès à 2 ou 3 DH, ou de garantir un accès gratuit pour les citoyens. Vous avez opté pour le second choix, que nous avons respecté, malgré le budget supplémentaire à prendre en charge ».
« Le parking Triangle des hôtels ouvre ses portes la semaine prochaine »
En ce qui concerne les projets de parkings, Nabila Rmili a fait savoir que les trois parkings actuellement en cours de réalisation seront ouverts d’ici fin 2025.
« Le parking Triangle des hôtels sera ouvert la semaine prochaine. Ce sont donc plus de 500 places de parking qui s’ajouteront à la ville ».
« Le parking en cours de réalisation sur le boulevard Roudani sera, lui, achevé en mars 2025, tandis que celui en construction derrière Hyatt Regency est prévu d’être achevé en juin 2025« .
160 MDH pour la transformation des Carrières centrales en espace vert
« Les espaces verts continuent d’être aménagés au niveau de la métropole, et on continuera sur cet élan durant la prochaine année », a fait savoir la maire de la ville sur ce volet.
« Des jardins ont été aménagés ou réhabilités dans plusieurs arrondissements pour garantir une équité territoriale, notamment à Moulay Rachid, Sidi Othmane, Bernoussi, et Aïn Sebaâ ».
« Nous allons également réaménager les Carrières centrales qui seront transformées en jardin pour le grand public. Ce projet nous coûtera environ 160 MDH. Nous avions d’ailleurs le choix entre la vente de ce terrain, qui s’étale sur 40 hectares, ce qui nous aurait permis de régler plusieurs problèmes financiers de la ville, ou de le réhabiliter pour le transformer en espace vert. Les élus ont opté pour le second scénario, et le bureau du Conseil l’a accepté », a-t-elle conclu.
Nabila Rmili a enfin fait le point sur le projet du Zoo de Aïn Sebaâ qui fait polémique ces derniers jours. Ce sujet fera l’objet d’un autre article sur nos colonnes.
RER : un projet de convention en gestation entre la commune de Casablanca, la région et l’ONCF
« Avec les quatre lignes de tramway, les deux lignes de bus à haut niveau de service et les 700 bus, l’on peut considérer que l’offre de transport dans la ville de Casablanca est complète », a déclaré Nabila Rmili, maire de la ville de Casablanca, lors de la session ordinaire du conseil tenue le lundi 7 octobre.
« Il reste à présent le projet de RER. Un projet de convention entre l’Office national des chemins de fer (ONCF), la commune et la région de Casablanca-Settat est en préparation. Il sera présenté lors de la prochaine session ordinaire du conseil de la ville », a-t-elle souligné.
« Le RER reliera le futur Grand Stade de Casablanca [en chantier à Benslimane, ndlr] à l’aéroport de Casablanca. Il s’agit donc d’un projet structurant », a conclu Nabila Rmili.
Casablanca : en plein réaménagement, le boulevard Zerktouni sera prêt dans un mois (Nabila Rmili)
« Vu les problèmes de circulation causés par les travaux entamés sur le boulevard Zerktouni, nous avons convenu avec les sociétés titulaires du marché de réduire la durée de ces travaux », a déclaré Nabila Rmili, le 7 octobre, en session ordinaire du conseil de la ville.
« Au lieu de les mener sur quatre à cinq mois, comme prévu initialement, ces travaux vont durer un mois. Je remercie à cette occasion la SDL Casa Transports et les deux sociétés titulaires du marché [Mapping et LPEE, ndlr] qui ont accepté de tripler les shifts ».
« Il s’agit d’un axe central de la ville de Casablanca que nous voulons remettre à neuf, comme nous l’avons déjà fait pour le boulevard Abdelkader Sahraoui, ou encore celui de Taddart« .
Rappelons que les travaux en cours à Zerktouni comprennent le renforcement et l’élargissement de la chaussée, les revêtements des trottoirs, la réalisation de fosses pour les plantations d’arbres, l’aménagement paysager, l’éclairage public et la signalisation lumineuse du trafic.
« Un autre marché public est prévu par la commune en ce mois de novembre pour le réaménagement de 13 boulevards dans différents arrondissements, notamment à Sidi Moumen, Bernoussi, Aïn Sebaâ et Anfa, entre autres », a conclu Nabila Rmili.