En mars dernier, des criquets pèlerins solitaires, en cours de maturation ou déjà matures, ont continué d’être observés de manière isolée et dispersée le long des vallées du Drâa et du Ziz-Ghris, depuis Assa jusqu’à Erfoud. Certains, en train de copuler, confirment le démarrage d’une activité reproductive, indique l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son dernier bulletin de surveillance acridienne.

Des larves isolées de 5e stade ont été repérées au sud de Tata le 21 mars. Depuis le 23 mars, des groupes reproducteurs d’adultes matures transiens ont été signalés entre l’est d’Assa et le sud-ouest de Zagora. Fin mars, des larves de 1ᵉʳ et 2ᵉ stade, dispersées, ainsi qu’un petit groupe larvaire de 1ᵉʳ stade ont été détectés au sud de Foum El Hisn, note la FAO.

Face à cette dynamique croissante, les autorités marocaines ont mené des opérations de lutte antiacridienne sur 2.249 hectares, dont 2.000 hectares traités par voie aérienne.

Reproduction printanière

Selon la FAO, des criquets adultes solitaires devraient persister au sud de l’Atlas, où une reproduction printanière à petite échelle se poursuivra localement, entraînant une augmentation des populations larvaires.

D’autres groupes d’adultes pourraient continuer d’arriver depuis le sud et se reproduire le long des vallées du Drâa et du Ziz-Ghris, où les conditions sont favorables au développement d’une génération printanière.

Des groupes larvaires pourraient apparaître dans les zones de reproduction groupée à partir de la mi-avril, prédit la FAO.

Depuis la détection des premiers groupes de criquets au Maroc, des mesures proactives et réactives ont été, rappelons-le, mises en œuvre par les autorités.

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