Le Conseil de gouvernement a adopté un décret portant sur l’ouverture de crédits supplémentaires au profit du budget de l’État. Ces crédits portent sur un montant de 13 MMDH. Ce n’est pas la première fois que le gouvernement fait appel à ce mécanisme prévu par la loi organique des finances pour ouvrir des crédits supplémentaires.
Cette année, il est intervenu relativement tôt par rapport aux fois précédentes, suscitant quelques interrogations sur le recours à ce dispositif et les raisons. « La situation financière du budget s’est nettement améliorée, avec 17 MMDH d’excédent par rapport aux prévisions, constaté à fin mars. Cela était impossible à prévoir avant fin mars, puisque l’IS est versé à cette date », nous explique une source sûre.
« Disposant donc d’un certain confort budgétaire, en tous les cas de recettes supérieures aux prévisions, on pouvait soit garder ces recettes et ramener le déficit budgétaire à 1,5%, soit effectuer les versements de 13 MMDH au profit des EEP et autres dépenses. La deuxième option, qui est la meilleure pour le pays, a été privilégiée », ajoute notre interlocuteur.
Autre facteur aussi qui a poussé le gouvernement à opter pour l’ouverture de ces nouveaux crédits : « Des entreprises publiques ont besoin de recapitalisation. Une situation qui ne pouvait pas être anticipée dans le projet de loi de finances en octobre 2024 pour plusieurs raisons ».
Notre source détaille :
- « On ne pouvait prévoir l’évolution du programme de LGV ».
- Idem pour les contrats RAM.
- Idem pour l’ONEE dont la situation dépend des cours internationaux, et parce que les hausses des cours ne sont pas répercutées sur les consommateurs.
Voici la répartition des dépenses prévues pour ces 13 MMDH :
- 4 MMDH iront à l’ONEE.
- 5,5 MMDH sont destinés aux établissements publics, notamment à l’ONCF et à la RAM. « Cette enveloppe est une autorisation, un crédit ouvert qui ne sera pas forcément entièrement utilisé. Cela dépendra notamment de l’évolution des négociations RAM avec les futurs fournisseurs.
- 3 milliards de DH pour le dialogue social.
- 500 MDH pour les imprévus.