Ce projet structurant consiste à interconnecter les bassins du Laou, du Loukkos et du Sebou et à transférer l’eau vers le barrage Al Massira, dont les ressources sont très faibles, en passant par le bassin du Bouregreg.

Il intervient à la suite de la succession d’années de sécheresse et des défis croissants liés à la gestion durable des ressources en eau. Dans ces conditions, la nécessité d’une approche stratégique pour optimiser la répartition et l’utilisation des eaux de surface est devenue impérative.

« Ce projet de transfert Nord-Sud », explique la Direction des aménagements hydrauliques dans les documents de ce marché, « vise à valoriser les volumes d’eau actuellement perdus en mer dans le nord du pays et à renforcer la solidarité inter-bassins, en améliorant ainsi la flexibilité et la résilience du système hydraulique national ».

Mobiliser et exploiter près d’un milliard de m3 d’eau

Le projet s’inscrit donc dans une vision à long terme de gestion intégrée et optimisée des ressources en eau, pour répondre aux besoins croissants en eau potable et en irrigation, tout en assurant une meilleure résilience face aux effets du changement climatique.

À terme, ce projet de transfert Nord-Sud permettra la mobilisation et l’exploitation de près d’un milliard de m3 d’eau, garantissant ainsi une répartition spatiale plus équilibrée des ressources hydriques à l’échelle nationale.

Cette interconnexion des bassins représente une solution durable pour :

– optimiser la gestion des ressources en eau en valorisant les eaux excédentaires et en réduisant les pertes en mer ;

– sécuriser l’approvisionnement en eau potable pour les populations des régions concernées et améliorer l’irrigation des périmètres agricoles bénéficiaires ;

– renforcer la résilience des infrastructures hydrauliques et la flexibilité des systèmes de gestion face aux aléas climatiques ;

– soutenir le développement socioéconomique des territoires impactés, qui abritent une population importante et bénéficient d’investissements publics stratégiques.

Cette étude vise ainsi à définir les modalités techniques, économiques et environnementales optimales pour la mise en œuvre de ce projet d’envergure, en cohérence avec les objectifs de développement durable et de sécurité hydrique du pays.

Un coût d’étude estimé à 10,3 MDH et un délai de réalisation fixé à 19 mois

La réalisation de cette étude est estimée par la Direction des aménagements hydrauliques à 10,32 millions de DH. Elle devra être réalisée en 19 mois.

Cette étude implique d’abord une analyse critique et une synthèse des études existantes. Le titulaire du marché devra ensuite valider les évaluations des ressources en eau excédentaires dans le bassin du Laou et ses zones limitrophes, puis définir et comparer les différentes options de schémas de transfert.

Il devra enfin réaliser une étude d’avant-projet sommaire et une seconde étude détaillée, avant d’établir les dossiers de consultation des entreprises.

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