Abdenbi Bioui, ex-député et ancien président de la région de l’Oriental, a été entendu pour la première fois par la cour d’appel de Casablanca ce jeudi 12 juin. Son audition marque une nouvelle étape dans ce procès retentissant.
Après plusieurs audiences consacrées à l’audition de Saïd Naciri, c’est désormais au tour de son camarade du Parti authenticité et modernité (PAM) de s’expliquer devant la chambre des crimes financiers.
La cour d’appel de Casablanca lui a rappelé les chefs d’accusation retenus contre lui, parmi lesquels figurent des faits particulièrement graves : trafic international de drogue, faux et usage de faux, facilitation de l’entrée et la sortie clandestines de ressortissants étrangers de manière régulière dans le cadre d’une association et entente.
À cela s’ajoute la complicité dans un acte arbitraire portant atteinte à la liberté individuelle, pour des motifs relevant de considérations personnelles ; ainsi que plusieurs chefs d’accusation dont la liste exhaustive est à consulter ici.
Ce dernier volet concerne un épisode de trafic d’influence, dans lequel Abdenbi Bioui est suspecté d’avoir instrumentalisé ses pouvoirs contre son ex-femme et son ex-belle-mère, qu’il accusait de vol.
La cour avait déjà abordé cet aspect du dossier en début de procès lors de l’interrogatoire d’autres accusés par le président Ali Torchi, notamment une amie du couple et un ancien policier. Tous deux sont poursuivis pour avoir aidé Abdenbi Bioui à monter ces accusations.
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