Un groupe de députés du Parlement centraméricain (Parlacen) a récemment publié une déclaration en soutien à l’intégrité territoriale et à la souveraineté du Maroc.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par une tentative de manipulation orchestrée par certains relais pro-polisario au sein de cette instance parlementaire régionale.
Les signataires rappellent les « liens solides et durables unissant le Parlacen et le Maroc ». Ces relations reposent sur « une coopération exemplaire, un respect mutuel et une volonté commune de renforcer les ponts entre l’Afrique, l’Amérique centrale et la République dominicaine ». Le Maroc est ainsi reconnu comme « un partenaire stratégique, engagé en faveur de la paix, du développement et de la coopération interrégionale ».

Manœuvre isolée, réponse immédiate
Cette déclaration intervient en réaction à une tentative de propagande menée le 28 mai dernier par des députés du Groupe parlementaire de gauche (GPI), majoritairement nicaraguéens (62% de ses membres). Ces derniers avaient publié un texte en soutien au polisario. Malgré l’absence de consensus au sein même du GPI, le vice-président du groupe, José Antonio Zepeda, a tiré parti de cette majorité numérique pour faire passer cette déclaration unilatérale.
La réplique a été immédiate de la part du groupe parlementaire guatémaltèque au sein du Parlacen. Ce dernier a émis une déclaration où il exprime un soutien « ferme, solidaire et permanent » à l’intégrité territoriale du Maroc, tout en appelant la présidence du Parlement à veiller à ce que toute communication institutionnelle reflète le consensus légitime de ses membres, loin de toute instrumentalisation idéologique.
Ce n’est pas la première fois que le Parlacen affiche son appui à la souveraineté du Maroc sur son Sahara. En avril dernier, le président de l’institution, Carlos René Hernandez, en visite officielle à Laâyoune à la tête d’une importante délégation parlementaire, avait déclaré que ce soutien s’inscrivait « dans la droite ligne des valeurs du Parlacen, notamment le respect de la souveraineté des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures ».
Cette position a été réitérée à Rabat le 2 mai 2025. À cette occasion, M. Hernandez, de retour d’une visite dans les provinces du Sud, a souligné que cette immersion sur le terrain avait conforté les membres du Parlacen dans la pertinence de leur appui au Maroc.