Cette hausse du pétrole s’explique en grande partie par les développements militaires au Moyen-Orient, notamment l’annonce par les États-Unis du renforcement de leur présence militaire dans la région.

Dans le même temps, le porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth a franchi le canal de Suez en direction du Moyen-Orient, signalant un soutien potentiel du Royaume-Uni.

Ces mouvements laissent entrevoir une intervention militaire occidentale de plus en plus probable dans le conflit opposant Israël à l’Iran, ce qui alimente les craintes d’un choc d’offre sur les marchés pétroliers.

Les investisseurs se positionnent avant le week-end

Un autre facteur contribue à la pression haussière sur les prix du pétrole : le phénomène connu sous le nom de « Friday Effect ». De nombreux investisseurs estiment que, si une intervention américaine devait avoir lieu, elle surviendrait un vendredi soir après la clôture des marchés.

Ainsi, une telle stratégie permettrait de limiter les réactions immédiates des marchés financiers mondiaux. En anticipation, les investisseurs se positionnent à la hausse, ce qui se reflète dans les cours actuels du brut.

Cela conduit à estimer que les prix ne devraient pas passer sous la barre des 77 dollars le baril ce vendredi 20 juin, et pourraient même poursuivre leur hausse au-delà de ce seuil.

Dans ce contexte, les perspectives de stabilisation restent incertaines. Alors que les tensions militaires persistent, l’Iran a refusé toute négociation sur son programme nucléaire tant que les attaques israéliennes se poursuivent.

Une implication directe des États-Unis coïnciderait avec la fin du moratoire tarifaire décidé par l’administration Trump, augmentant les risques géopolitiques. Parallèlement, les marchés intègrent une Fed plus prudente face à l’inflation, ce qui accroît la nervosité globale.

L’évolution des prochains jours sera déterminante. Mais selon plusieurs analystes, une implication directe des États-Unis dans le conflit et une escalade régionale pourraient pousser le baril au-delà des 120 dollars, avec des conséquences majeures sur l’économie mondiale, notamment en matière d’inflation.