À fin septembre 2025, les recettes ordinaires brutes du Trésor se sont établies à 310,7 MMDH, en hausse de 17,4% par rapport à la même période de 2024. Cette évolution favorable s’explique principalement par la progression des recettes fiscales, qui ont atteint 269,4 MMDH, en augmentation de 16,5% sur un an.

Les impôts directs ont bondi de 25,1%, portés par la forte hausse de l’IS. L’IR a également poursuivi sa trajectoire ascendante, enregistrant une hausse de 16,9%, soutenue notamment par la contribution exceptionnelle issue de l’opération de régularisation volontaire.

Les impôts indirects ont augmenté de 10,2%. La TVA a progressé de 9,4% et la TIC a enregistré une hausse notable de 12,5%.

Par ailleurs, les recettes non fiscales se sont établies à 41,3 MMDH, en hausse de 23,4% sur un an, soutenues par l’augmentation des versements des CST et des recettes issues des monopoles et participations au budget général.

Forte accélération des dépenses ordinaires

Les dépenses ordinaires ont enregistré une hausse marquée de 18,9%, atteignant 280,2 MMDH à fin septembre 2025 contre 235,7 MMDH un an auparavant. Cette augmentation est principalement attribuable à la hausse des dépenses de biens et services, tirées par la progression des dépenses de personnel et l’envolée des autres biens et services.

Les charges d’intérêts de la dette se sont établies à 37,2 MMDH, en hausse de 13,2%. Les dépenses de compensation ont, pour leur part, atteint 10 MMDH. Quant aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, ils ont progressé de 35,9%, atteignant 13 MMDH, en raison notamment de la hausse des remboursements de TVA intérieure et des restitutions d’impôt sur les sociétés.

Ainsi, le solde ordinaire, différence entre recettes et dépenses ordinaires, demeure positif, à 30,5 MMDH, légèrement supérieur à celui de septembre 2024.

Pour ce qui est des dépenses d’investissement, elles ont progressé de 7,2%, passant de 73 à 78,2 MMDH.

Un déficit budgétaire en forte aggravation

Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, l’exécution budgétaire à fin septembre 2025 fait ressortir un déficit du Trésor de 50,5 MMDH, contre 26,6 MMDH un an auparavant.

Ainsi, et compte tenu d’une variation des instances de -21,1 MMDH, le besoin de financement est estimé à 71,7 MMDH.

Ce besoin a été couvert à hauteur de 46 MMDH par le financement intérieur, principalement via le marché des adjudications, et par un flux net positif du financement extérieur de 25,7 MMDH.