Le conseil de la ville de Casablanca a tenu ce 22 octobre la deuxième réunion de sa session ordinaire. Parmi les principaux points votés, son budget au titre de l’année 2026, lequel est en augmentation de plus de 200 millions de DH par rapport à l’année précédente, où il s’établissait à 5,04 MMDH.

« Le budget n’est pas simplement un ensemble de chiffres », a déclaré, lors de cette session, la présidente du conseil, Nabila Rmili. « Il traduit les efforts des élus pour mettre en œuvre des projets structurants, qui nécessitent des investissements ».

« Pour l’élaboration du budget au titre de l’année 2026, le conseil a pris en compte plusieurs considérations », a-t-elle souligné, « afin d’assurer un équilibre entre les revenus et les dépenses, entre les différents arrondissements, entre les besoins et les ambitions, entre les différents axes de travail mais aussi, entre les dettes et les engagements ».

« Un ensemble de mesures ont également été prises pour rationaliser les dépenses, en se concentrant sur les projets prévus d’être réalisés dans le cadre des conventions avec les sociétés de développement local (SDL), ou par les services de la commune elle-même ».

Un budget en augmentation de 4% en 2026

D’après Nabila Rmili, les revenus du conseil au titre de l’année 2026, y compris les comptes spéciaux, sont estimés à 6,520 MMDH.

« Le budget de la commune de Casablanca continue de croître d’année en année », a-t-elle rappelé. « À notre arrivée, nous avons démarré avec 3,5 MMDH. En 2025, nous avons atteint 5,040 MMDH. Et en 2026, nous ambitionnons d’atteindre 5,255 MMDH« .

Nabila Rmili a également salué le travail de Sanaa Jaoui, vice-présidente du conseil chargée notamment du recouvrement, grâce à qui « le recouvrement au profit de la ville de Casablanca a connu une augmentation de 40% entre 2022 et 2025″.

« Nous sommes passés de 900 MDH en 2022 à 1,5 MMDH en 2025 », a souligné la présidente du conseil. « En 2026, nous ambitionnons d’atteindre 1,6 MMDH. C’est un travail important qui est fait au quotidien, notamment avec l’aide des présidents des arrondissements ».

4,7 MMDH de dépenses obligatoires

Du côté des dépenses, Nabila Rmili a précisé que les dépenses de fonctionnement prévues pour l’année 2026 s’élèvent à 4,7 MMDH. « Ce sont des dépenses obligatoires, nécessaires à la bonne gestion du conseil ».

« Parmi ces dépenses obligatoires, figurent celles relatives au personnel, à l’eau et à l’électricité (300 MDH), à la collecte des déchets ménagers qui a atteint 1,3 MMDH en 2025, et qui passera à plus de 1,6 MMDH en 2026 avec le lancement du projet du centre de valorisation des déchets, dont la gestion coûtera 350 MDH par an ».

« Il y a également le déficit du transport en commun qui est pris en charge par la commune afin d’éviter d’augmenter le prix du ticket de bus et du tramway. Ce déficit s’établit à 220 MDH/an. Il est obligatoire et doit être payé par la commune pour garantir la continuité du service ».

« Les dettes sont également des dépenses obligatoires », a ajouté la maire de Casablanca, précisant qu’en « 2026 elles atteindront 430 MDH« , réparties comme suit :

  • 202 MDH pour le Fonds d’équipement communal (FEC) ;
  • 194 MDH pour la Banque mondiale ;
  • 18 MDH pour l’Institut officiel du crédit espagnol (ICO) ;
  • 5,4 MDH de garantie pour le prêt de la Banque mondiale.

« Ce sont des dettes accumulées depuis plusieurs mandats par les différents conseils », a-t-elle conclu.

Notons qu’il s’agit, à ce stade, d’un projet de budget, adopté à la majorité en session ordinaire par les membres du conseil de la ville de Casablanca. Pour être validé, puis pouvoir être exécuté, il doit d’abord être visé par le ministère de l’Intérieur.