Le métal jaune a atteint un sommet historique le 20 octobre 2025 avec un prix de 4.359 dollars l’once. Cependant, dès le 21 octobre, l’or a amorcé une correction marquée, qui s’est poursuivie durant quatre jours consécutifs.

Un contexte propice à l’ascension de l’or

En effet, le marché de l’or avait connu ces derniers mois une envolée sans précédent, dépassant pour la première fois le seuil symbolique des 4.000 dollars l’once, avant de frôler les 4.400 dollars le 20 octobre 2025.

Cette ascension impressionnante s’est construite sur un cocktail rare d’incertitudes économiques, de tensions budgétaires aux États-Unis, de perspectives monétaires plus accommodantes et d’un regain d’intérêt des investisseurs pour les actifs refuges.

Lorsque les taux réels s’avèrent faibles, voire négatifs, l’or apparaît d’autant plus séduisant

L’un des éléments ayant nourri cette hausse est le « shutdown » budgétaire américain, qui a partiellement paralysé les services fédéraux. Cette situation a perturbé la publication des indicateurs économiques officiels, privant les marchés d’une boussole statistique fiable.

Face à cette opacité, les investisseurs se sont tournés vers l’or, perçu comme un rempart contre l’incertitude. À cela se sont ajoutées des attentes de détente de la politique monétaire de la Réserve fédérale, et un affaiblissement du dollar, deux facteurs qui renforcent mécaniquement l’attrait du métal précieux.

Une correction rapide après l’euphorie haussière

L’euphorie n’a pourtant pas résisté longtemps. Peu après ce record, l’or a enregistré une correction notable, dépassant les 6% en seulement quatre jours.

Ce retournement s’explique en grande partie par des prises de bénéfices. De nombreux opérateurs, en particulier des investisseurs à profil spéculatif entrés sur le marché lorsque les prix étaient nettement plus bas, ont préféré sécuriser leurs gains après le passage de l’once au-delà des 4.000 dollars.

La montée avait été si rapide que l’idée d’un repli technique était largement anticipée. Ce mouvement de ventes a créé un effet boule de neige, accélérant la baisse des prix.

Cette phase de correction ne signifie pas pour autant que la dynamique haussière de fond est terminée. Les fondamentaux restent favorables à moyen terme, en raison d’un environnement géopolitique fragile, de politiques monétaires qui ne redeviendront pas restrictives immédiatement et d’achats soutenus de la part des banques centrales.