Dans son intervention devant la Chambre des conseillers, le ministre délégué chargé du Budget, Faouzi Lekjaa, a présenté les perspectives de fin d’année pour les finances publiques. Il a mis en avant le déficit ainsi que la trajectoire de la dette.
La situation des finances publiques
« L’économie nationale a démontré une résilience remarquable. Selon le bilan à fin novembre, nous sommes sur la trajectoire de clôturer l’année avec un déficit de 3,5%, et nous allons réduire notre endettement en dessous de 66% du PIB », indique Fouzi Lekjaa.
Pour lui, cette évolution budgétaire et financière constitue un atout majeur pour le Royaume du Maroc.
« Lorsqu’un pays est évalué au niveau international, ce sont les choix qu’il opère qui sont jugés, on ne peut pas l’interpréter autrement. Les agences de notation ont relevé la note souveraine du Maroc pour la deuxième fois consécutive durant le mandat du gouvernement, grâce aux orientations stratégiques définies par Sa Majesté le Roi, aux décisions politiques du gouvernement, ainsi qu’à leur traduction concrète dans les lois de finances et l’ensemble des textes encadrant l’activité économique et sociale », poursuit-il.
Le ministre insiste sur le lien étroit entre la qualité des finances publiques et la capacité d’action de l’État.
« Lorsque les finances publiques sont soutenables, l’État dispose de véritables marges de manœuvre pour décider et agir. À l’inverse, lorsque la situation budgétaire se dégrade, ces marges se resserrent et la prise de décision devient progressivement difficile, jusqu’à parfois devenir impossible », souligne-t-il.
Lekjaa rappelle ensuite que le choix de ramener progressivement le déficit vers 3% résulte d’une décision ambitieuse du gouvernement.
« Si le gouvernement avait choisi de maintenir un déficit de 4,5% du PIB, la situation aurait été plus souple et nous aurait permis de disposer de 20 MMDH supplémentaires. Mais l’objectif a été de ramener le déficit à 3%, un niveau soutenable et durable pour les générations futures », précise-t-il.
« L’objectif de réduire le déficit autour de 3%, associé à une croissance moyenne de 3% à 3,5%, permet de stabiliser le niveau d’endettement. Et si la croissance du PIB s’accélère, la trajectoire de la dette devient mécaniquement décroissante. L’évolution de l’endettement est importante, elle traduit les marges de financement, la stabilité et les perspectives offertes aux générations futures », conclut-il.