C’est ce qu’a déclaré Malick Diole, responsable commercial senior, chef de projet chez Hyundai Rotem, ce mardi 9 décembre lors de la 4e édition du Rail Industry Summit Morocco, qui se tient à El Jadida.
Hyundai Rotem fera de sa future usine de Benguérir un véritable hub régional
Interrogé au sujet de la vision de la société sud-coréenne et de sa stratégie au Maroc pour les cinq à dix prochaines années, Malick Diole souligne que le Maroc est « un marché stratégique, par sa position géographique notamment ».
Selon lui, le projet de Hyundai Rotem dans le Royaume se décline en plusieurs phases. La principale consiste dans la livraison de 110 trains RER à l’ONCF, dont une partie sera construite dans l’usine de Benguérir.
« Cette usine permettra de créer une base solide pour le Maroc et servira de hub régional, non seulement pour l’Afrique, mais aussi pour le Moyen-Orient et potentiellement pour l’Europe ».
« Ce projet est important non seulement pour le Maroc, mais aussi pour plusieurs pays, dans la perspective de la Coupe du monde 2030. Hyundai Rotem est arrivé au Maroc pour rester, et pour être au cœur du business. Nous allons également apporter nos compétences et notre expérience pour nous y installer sur le long terme ».
Malick Diole a par ailleurs indiqué que le projet de Hyundai Rotem au Maroc inclut un partenariat de maintenance sur le long terme, pouvant aller jusqu’à vingt à trente ans.
Un investissement de 1,5 milliard de dollars
Selon nos informations, cette usine devra être opérationnelle pour produire et livrer ses premiers trains dès 2028, soit dans trois ans. Tous les volets industriels ne seront pas intégrés aux premières rames, mais d’ici 2029, l’usine sera pleinement opérationnelle.
Les dernières livraisons concerneront ainsi des trains véritablement made in Morocco, avec un taux d’intégration locale avoisinant les 60%.
Selon des médias sud-coréens, cette usine nécessitera un investissement total de 1,5 milliard de dollars. Les trains qui y seront produits seront destinés aussi bien au marché marocain qu’à l’export.
L’idée n’est donc pas seulement de créer un écosystème, mais plutôt d’avoir un écosystème capable de concevoir et de créer des sous-ensembles et des ensembles à forte valeur ajoutée technologique, avec une maîtrise locale.
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