« Après le succès du 1er forum tenu à Casablanca, cette 2e édition a permis d’élargir ses activités avec trois volets, à savoir une réunion ministérielle d’hier, un salon des produits à l’export Maroc-Afrique et enfin un forum d’affaires réunissant tous les opérateurs africains », nous a confié Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, chef d’orchestre de cet événement, en insistant sur la volonté commune d’élever le niveau actuel des échanges intra-africain de 16% à 50% au cours des vingt prochaines années.
Jeter les bases d’un marché africain intégré
Pour parvenir à développer le niveau des échanges commerciaux entre les pays du continent, la priorité actuelle sera de jeter progressivement les bases d’un marché africain commun à l’image de la Communauté économique européenne (CEE) qui a précédé la création de l’Union européenne (UE).
C’est sans doute pour cette raison que les organisateurs de ce 2e forum ont choisi l’intitulé « Accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf pour une prospérité partagée », qui permettra de dresser un état des lieux des avancées du processus d’intégration économique et surtout de pointer les leviers à activer pour faire du continent africain un vrai moteur de développement collectif.
En d’autres termes, ce 2e forum marque un tournant où il s’agit désormais de passer des intentions aux actions pour bâtir un commerce africain plus fort et plus intégré entre les pays membres de la ZLECAf.
Les prochaines étapes
L’objectif étant de faire émerger un marché unique de 1,4 milliard d’habitants, de favoriser les chaînes de valeur régionales et de réduire la dépendance extérieure au commerce européen ou asiatique.
Parmi les priorités évoquées par le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, il est question de finaliser les négociations tarifaires, de simplifier les formalités douanières, de lever les barrières non tarifaires, de déployer un système de paiement panafricain, et de développer les infrastructures logistiques aéroportuaires, routières et maritimes pour fluidifier les échanges intracontinentaux.
En outre, le rendez-vous de Marrakech a mis en évidence la nécessité de mettre en place un climat des affaires attractif, de faciliter l’accès au financement pour les PME, de promouvoir la digitalisation du commerce et enfin de coordonner les politiques industrielles à l’échelle régionale.
L’objectif ultime est de créer un grand marché africain intégré où les échanges ne sont plus orientés majoritairement vers l’extérieur, mais stimulés par la demande intérieure africaine.
« Le Maroc est un exemple d’intégration africaine »
Grâce à son réseau d’accords commerciaux avec plusieurs pays africains, et à la présence croissante de ses entreprises (banques, logistiques, BTP, industrie, assurances…) sur le continent, le Maroc est amené à jouer un rôle de premier plan dans cette dynamique d’intégration, estime une autre source autorisée de la ZLECAf.
Qualifiant le pays hôte d’acteur stratégique du commerce intra-africain, notre interlocuteur estime qu’à travers ses nombreux investissements en Afrique dans les secteurs clés et ses hubs logistiques (Tanger Med…), le Maroc contribue activement à structurer les futures chaînes de valeur africaines.
« En se faisant à Marrakech le miroir des ambitions économiques du continent, le Maroc, qui est en pleine mutation infrastructurelle, aura un rôle important à jouer pour un véritable marché africain », conclut notre source en révélant à ce propos que le 3e forum de la ZLECAf qui aura lieu courant 2026 se tiendra encore une fois au Maroc dans la ville de Fès.
https://medias24.com/2025/11/20/zlecaf-12-mmdh-dexportations-realisables-a-court-terme-pour-le-maroc-o-hjira/