La construction d’une nouvelle zone terminale à l’aéroport Mohammed V de Casablanca est un chantier d’envergure, dont l’aboutissement est attendu de pied ferme. Et l’attribution de ce marché est scrutée par plusieurs secteurs, en particulier le BTP et le marché financier, car deux des entreprises en lice sont cotées, notamment SGTM qui vient de rejoindre la cote.

L’appel d’offres a été lancé début novembre dernier. Les plis ont été ouverts ce mardi 16 décembre, conformément au calendrier.

Consultées par nos soins, les données officielles montrent que le groupement SGTM-TGCC est le seul encore en lice, à la suite de l’examen des dossiers administratifs et techniques.

Le groupement était en concurrence avec le groupe turc Kalyon Insaat. Place à présent à l’examen des dossiers financiers.

Les coûts de prestations établis par l’Office national des aéroports (ONDA) étaient fixés à 12 milliards de DH (TVA comprise). L’offre présentée par le groupement s’élève à plus de 12,8 MMDH (12.876.189.711,60)

Voici où se positionnera le nouveau terminal par rapport aux terminaux 1 et 2 déjà existants :

Ci-dessous le plan du nouveau terminal, qui montre des extensions prévues en 2040 et 2050 :

Voici où se trouveront les futures gares routières et LGV :

Au moins 28 sociétés présélectionnées à l’issue de l’AMI, dont près de la moitié chinoises

Notons que ce marché de construction du nouveau terminal a été précédé par un Appel à manifestation d’intérêt afin d’identifier préalablement les concurrents pouvant réaliser ce projet, dont les plis ont été ouverts vers fin mai dernier.

Au moins 28 entreprises ont soumissionné à ce premier marché, dont au moins 14 sociétés chinoises, notamment Sinohydro Corporation Limited, China Civil Engineering Const, China State Construction Engin, China International Water, Shandong Hi-Speed Engineering, China Railway 20th Bureau, China Railway Construction Cor, China Gezhouba Group, et China Harbour Engineering…

Des sociétés espagnoles (notamment Acciona Construccion), turques, égyptiennes (notamment Orascom Construction), françaises (Bymaro, filiale de Bouygues Bâtiment), indiennes ou encore suisses et canadiennes ont également exprimé leur intérêt pour ce marché.

Du côté marocain, outre le groupement TGCC- SGTM, seules deux autres entreprises ont déposé leurs plis, à savoir Sogea-Maroc et Jet contractors.

20 millions de passagers par an, extensible à 30 millions

Pour rappel, ce nouveau terminal comprend la construction d’un nouveau terminal HUB, d’une capacité initiale de 20 millions de passagers par an, extensible à 30 millions, sur une superficie de 600.000 m2.

Conçu en forme de  « H » avec un processeur central et deux jetées, ce terminal sera relié à la ligne à grande vitesse (LGV) Tanger–Marrakech et intégrera des solutions optimales pour le traitement des bagages, la circulation des passagers et l’utilisation des passerelles.

Le projet inclut également la construction d’une nouvelle piste et d’une nouvelle tour de contrôle. Le délai d’exécution est fixé à 40 mois, répartis en neuf sous-lots couvrant l’ensemble des corps d’état majeurs du projet, à l’exception des infrastructures aéronautiques, de la tour de contrôle, des aménagements extérieurs et des équipements spécifiques qui feront l’objet d’appels d’offres distincts.

Ce projet est amené à générer des retombées économiques et sociales significatives en matière de création d’emplois directs et indirects, de stimulation des filières locales de construction et de services, selon l’ONDA, et contribuera au rayonnement économique et touristique du Royaume.

La réalisation de ce terminal constitue une étape stratégique pour le positionnement de Casablanca comme hub aérien international et pour le développement durable des infrastructures aéroportuaires du Royaume. Elle s’inscrit pleinement dans la stratégie « Aéroports 2030 », visant à renforcer la compétitivité, la capacité et l’excellence opérationnelle des plateformes aéroportuaires marocaines.