Des milliers de partisans du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro manifestent à Caracas pour sa libération, ont constaté lundi des journalistes de l’AFP.

Organisée à l’appel du pouvoir, la manifestation se déroule en parallèle à l’investiture de la présidente par intérim Delcy Rodriguez et alors que M. Maduro, emmené de force samedi par les Américains, a plaidé non-coupable devant la justice des Etats-Unis.

Les manifestants ont scandé le slogan « Maduro, tiens bon, le Venezuela se soulève! », qui rime en espagnol (Aguante/Levante).

« Trump–Marco Rubio, maudits assassins et kidnappeurs. Où se trouve réellement la vraie justice aux Etats-Unis? », pouvait-on lire sur une pancarte.

Des manifestants brandissaient notamment des jouets à l’effigie de Maduro et de Cilia Flores, la Première dame également emmenée de force aux Etats-Unis lors de l’opération samedi.

Sur la scène, l’un des organisateurs annonce ce que Maduro a déclaré au tribunal à New York: « Je ne suis pas coupable, je suis un homme honnête, je reste le Président du Venezuela. »

Nicolas Maduro Guerra, +Nicolasito+, le fils de Nicolas Maduro, s’est joint aux manifestants après l’investiture de Mme Rodriguez. Il a dit avoir eu une « communication indirecte avec le président » sans pourvoir « rien dire de plus ».

« Là-bas (aux Etats-Unis), nous avons une bonne équipe qui nous soutient et nous aide à défendre la dignité », a-t-il précisé, sous les applaudissements.

« Nous marchons parce que nous voulons montrer au monde que notre président Nicolas Maduro et notre première combattante Cilia Flores ne sont pas seuls. Un peuple prêt à donner sa vie pour eux », assurait Antony Quintana, 39 ans, employé municipal.