Les données scientifiques :
– Une analyse globale des données d’essais contrôlés randomisés au Royaume-Uni, au Brésil et en Afrique du Sud, a montré que le taux d’efficacité d’un schéma à 2 doses est de 81% pour un intervalle de 3 mois entre les 2 doses, et de 55% pour un intervalle de moins 6 semaines.
– De plus, l’analyse montre qu’une dose unique de vaccin est déjà « hautement » efficace durant les 3 mois qui suivent, avec un taux d’efficacité de 76% à partir de 22 jours après la vaccination. Efficacité maintenue pendant les 3 mois. Après les 3 mois on n’a pas encore plus de détails vu le manque de recul.
– Une autre étude dans les conditions réelles de la vaccination a montré que ce vaccin réduit drastiquement les formes graves et le risque d’hospitalisations 4 semaines après la PREMIERE dose avec un taux d’efficacité globale de 94%. Cette même efficacité est pratiquement aussi importante chez les personnes âgées de plus de 80 ans avec 81% de moins d’hospitalisations (étude Ecossaise)
– Ce vaccin a montré une haute efficacité chez les personnes âgées de plus de 70 ans en réduisant les formes graves et le risque d’hospitalisation après la première injection à 80,4% (Etude Britannique)
– Ces résultats d’efficacité ont été confortés par des évaluations de la réponse immunitaire qui ont montré que les réponses des anticorps étaient plus de 2 fois plus élevées dans le groupe avec un intervalle de 12 semaines.
– Les chercheurs ont estimé d’un autre coté qu’une seule dose du vaccin peut conduire à une réduction de 64% du risque de transmission.
Donc en présence de contraintes d’approvisionnement en vaccins ou même en l’absence de ces contraintes, l’adoption du schéma à 12 semaines s’impose. Les autres leviers (vacciner d’une seule dose les personnes ayant eu la COVID 3 ou 6 mois après l’infection, et les mesures barrières et territoriales) sont d’une utilité importante dans de telles conditions.