Urbanisme. Marrakech cherche à dépasser les problématiques d’étalement urbain dans ses périphéries

Au cours des dernières années, l’Agence urbaine de Marrakech a progressivement rattrapé le retard cumulé dû à l’absence de documents d’urbanisme.

Actuellement, Marrakech est couverte par plusieurs plans d’aménagement, notamment ceux de Tassoultant (2017), Mechouar El Kasba (2021), Sidi Youssef Ben Ali (2021), l’ancien quartier industriel (2023), Guéliz-Est (2024) et Marrakech-Ouest (arrondissements Ménara et Guéliz Ouest), ce dernier étant en cours d’homologation.

Cependant, plusieurs problèmes se posent actuellement dans les périphéries de Marrakech. Ceux-ci doivent être résolus pour que la ville, qui poursuit activement ses préparatifs comme ville hôte de la Coupe du monde 2030, puisse atteindre la dynamique urbaine souhaitée.

Plan d’aménagement de Saada : lancement malgré les réserves de la wilaya

Située à l’ouest de Marrakech, la commune de Saada couvre une grande superficie d’environ 185 km². Bien que son centre soit délimité, la commune est majoritairement constituée de terres agricoles faisant partie du périmètre irrigué de N’Fis.

Situation de la commune de Saada par rapport à la ville de Marrakech.

Selon nos confrères d’Al3omk, la wilaya de Marrakech a formulé des remarques de fond concernant le projet de plan d’aménagement de Saada. Ces réserves portent notamment sur la question de l’étalement urbain non contrôlé, susceptible de conduire à la prolifération des habitats non réglementaires en périphérie de Marrakech.

Malgré ces observations, l’Agence urbaine de Marrakech et la commune de Saada ont lancé l’enquête publique pour recueillir les avis et remarques des citoyens. Cette consultation publique durera un mois, pour la période allant du 22 octobre au 20 novembre 2025.

Ce projet de plan d’aménagement devrait permettre de définir les différentes vocations de la commune, incluant la préservation des terres agricoles, mais également de rénover l’offre urbaine à travers de nouveaux équipements, catalyseurs de développement et d’investissement.

Avant l’annonce de l’enquête publique, une commission technique locale relative à ce projet s’est réunie en octobre 2024. Présidée par l’ancien wali de Marrakech, elle a statué sur le projet de ce plan d’aménagement, qui fait actuellement l’objet d’une polémique constructive.

En effet, le plan d’aménagement doit être efficace en matière d’étalement urbain, surtout en périphérie de la ville. Cependant, son retard nuit au développement local en retardant la programmation des équipements, notamment de première nécessité. Il nuit également aux investissements nécessitant en amont l’obtention des autorisations nécessaires (cf. article 45 de la loi 12.90).

Problématique foncière des douars de la commune de Tassoultante

Située dans la périphérie sud de Marrakech, avoisinant les arrondissements de l’Agdal et de Sidi Youssef Ben Ali, la commune de Tassoultante a évolué ces dernières années pour devenir un centre à vocation urbaine plus que rurale.

Situation de la commune de Tassoultante par rapport à la ville de Marrakech.

Bien que cette commune dispose d’un plan d’aménagement depuis 2017, plusieurs habitants de Tassoultante ne peuvent ni construire ni entreprendre la réfection de leur habitation. Ils ne sont pas non plus habilités à soumettre leur demande via la plateforme dédiée aux autorisations en raison d’une problématique foncière complexe.

Cette problématique foncière remonte en effet au XIXᵉ siècle. À cette époque, des terres avaient été concédées par le Sultan Moulay Abderrahmane pour donner aux tribus marocaines venues le droit d’exploiter les terres agricoles en contrepartie de leur ralliement à l’armée sultanienne.

Cependant, avec l’avènement du protectorat, ces terres sont retournées à la direction des Domaines, malgré plusieurs tentatives de melkisation après l’indépendance. D’année en année, les douars de Tassoultante se sont développés pour devenir des agglomérations urbaines sans pour autant obtenir ni le statut de terres collectives ni celui de propriétés privées.

Lors d’une séance publique de questions orales à la Chambre des représentants, le lundi 27 octobre 2025, le parlementaire Abdelaziz Driouch a demandé que la situation foncière de ces habitants, répartis dans 43 douars au sein de la commune, soit régularisée.

Dans sa réponse, Fatima Ezzahra El Mansouri, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme et présidente du conseil de la ville de Marrakech, a déclaré : « La situation foncière ne relève pas de la compétence de mon ministère. Ceci est du ressort du ministère de l’Intérieur, et nous souhaitons que vous adressiez votre question à Monsieur le ministre de l’Intérieur. De notre côté, dès que le dossier sera légal et que la situation foncière aura été régularisée, le ministère est prêt à accorder l’autorisation à tout requérant ».

La ministre a ajouté : « Au moment où le plan d’aménagement avait été élaboré (en 2017), c’était l’occasion qui aurait dû être saisie pour résoudre les problèmes de ces douars. Mais, main dans la main avec le président de la commune, nous allons travailler pour régulariser la situation de tous et leur rendre la dignité qu’ils méritent dans les environs de Marrakech ».

L’importance du SDAU du Grand Marrakech pour contrôler les périphéries

Relancé à plusieurs reprises, le schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Marrakech (SDAU) est un outil essentiel pour répondre aux problématiques qui apparaissent, notamment en périphérie. Il est destiné à remplacer l’ancien SDAU adopté en 1995 et à couvrir onze communes de la préfecture de Marrakech et huit communes de la province d’Al Haouz.

En effet, le SDAU permet essentiellement de restructurer ou de rénover des secteurs, d’ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisation, de fixer la destination générale des sols (industrielle, agricole, touristique, etc.), l’organisation des transports et de programmer de grands équipements (cf. article 4 de la loi 12.90 relative à l’urbanisme).

Cependant, le dernier appel d’offres lancé par l’Agence urbaine de Marrakech n’a pas été concluant, en raison d’un dossier technique qui ne satisfaisait pas aux conditions requises.

L’Agence urbaine cherche à concevoir un nouveau SDAU qui devra saisir l’opportunité de la Coupe du monde 2030 pour moderniser ses infrastructures, lancer de nouveaux pôles urbains, et renouveler et requalifier certaines zones sur le plan environnemental. Ce schéma devra également apporter des solutions concrètes, à travers des fiches-projets et des fiches-communes, pour gérer la croissance démographique et la pression immobilière, tout en protégeant les espaces naturels, agricoles et environnementaux.

Les fiches-communes préciseront les orientations du SDAU pour chaque commune, ainsi que la population existante et projetée. Les fiches-projets, quant à elles, détailleront la situation du projet, sa superficie, les financements et les partenaires, les acteurs concernés, les différentes phases de réalisation et les modalités de mise en œuvre.

L’urgence de relancer ce projet de SDAU est désormais stratégique, compte tenu des opportunités proches à saisir et de son importance pour contrôler au mieux les périphéries.

Marrakech lance l’aménagement des environs de son grand stade

L’Agence urbaine de Marrakech a annoncé, ce lundi 13 octobre 2025, l’ouverture d’un appel d’offres international pour l’élaboration d’un schéma de cohérence de la zone d’influence du grand stade de Marrakech.

Le coût global de cette étude s’élève à 2,5 millions de dirhams et nécessitera une durée de 6 mois pour sa mise en œuvre.

Le domaine d’action de ce nouveau plan est la commune Ouahat Sidi Brahim abritant le grand stade de Marrakech, et qui nécessite une impulsion de son développement économique et social à travers une planification étudiée et judicieuse.

Ce schéma permettra ainsi de statuer sur une planification urbaine intégrale à même de renforcer la cohérence et l’intégration des domaines territoriaux mitoyens à cette zone, et de garantir une organisation harmonieuse et équilibrée de l’espace à l’horizon 2030.

Il devra également repenser la gestion des foules de spectateurs, l’organisation des espaces qui les accueilleront, la gestion de la mobilité et la circulation les jours des matchs et leurs déviations vers les pénétrantes menant au centre-ville de Marrakech, qui nécessitent une planification avérée et adéquate de cet espace afin de satisfaire aux exigences de l’organisation de la Coupe du monde 2030.

Concrètement, le schéma de cohérence devra traiter plusieurs axes d’amélioration, tels que :

Afin de satisfaire ces besoins, ce plan prévoit d’ouvrir de nouvelles zones d’urbanisation, de créer une zone d’activités commerciales attractive, de revoir la gestion de la circulation, d’élaborer des plans de mobilité, d’aménager des espaces paysagers et de développer de nouveaux espaces publics…

Au terme de cette étude, les orientations urbaines retenues seront déclinées en projets urbains, lesquels se traduiront en plans d’action sectoriels et en fiches de projets détaillées.

Tourisme et formation. L’ISITT de Tanger aura des annexes à Marrakech et à Agadir

Cette décision, approuvée conjointement par le ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire ainsi que par le ministre délégué chargé du Budget, vise à renforcer l’offre de formation touristique dans les régions concernées.

Les deux nouvelles annexes sont :

Ces annexes ambitionnent de répondre aux besoins en formation professionnelle et académique dans le secteur touristique, essentiel pour le développement économique et social des deux régions et du secteur du tourisme national en général.

Le 1er Sommet YES Africa, un manifeste pour l’inclusion des jeunes et des NEET

Lors de la première édition du Sommet YES Africa, des représentants de gouvernements, d’organisations de la société civile, d’institutions internationales et d’experts en développement ont uni leurs voix pour définir une « vision nouvelle de l’autonomisation des jeunes en Afrique ».

Les travaux ont abouti à l’adoption du Manifeste de Marrakech pour la libération du potentiel des jeunes africains, un document de référence intégrant des recommandations concrètes en faveur de l’inclusion des jeunes, notamment ceux classés NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), dans les politiques publiques des pays africains, indique un communiqué de la fondation Jadara.

Le sommet a mis l’accent sur la reconnaissance des compétences non formelles, la généralisation de l’orientation et du mentorat via des plateformes numériques, ainsi que sur la diversification des mécanismes de financement, incluant le crowdfunding et l’implication du secteur privé.

Plusieurs accords ont été signés à cette occasion, visant à créer une infrastructure de formation dédiée aux ONG africaines, à travers une plateforme d’apprentissage, des ateliers spécialisés et des programmes de mentorat terrain.

Pour Hamid Belafdil, président de la Fondation Jadara, « ce sommet ne devait pas se limiter à des recommandations, mais poser les bases d’un mécanisme opérationnel et mesurable pour doter la jeunesse africaine de leviers concrets, au-delà des slogans ».

De son côté, Oumaïma Mhijir, directrice générale de la Fondation, a souligné que « ces propositions sont le fruit d’un ancrage réel dans les territoires, portées par des jeunes qui vivent les défis quotidiens et aspirent à les transformer ».

Des personnalités telles que Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, et Mamouni Dialla, président de l’Union panafricaine de la jeunesse, ont salué le rôle du Maroc dans cette dynamique et appelé à renforcer la volonté politique pour faire de la jeunesse un moteur de la transformation africaine.

Réformes, financements, gouvernance : le double plaidoyer marocain au Forum Mo Ibrahim

Comment financer l’Afrique que nous voulons est la question centrale du forum Mo Ibrahim. L’enjeu n’est plus de diagnostiquer, mais d’agir. Dans ce cadre, Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des finances, a livré sa lecture.

« Ces dernières années, le Maroc a augmenté ses recettes fiscales de 30% et alloué des budgets pour soutenir des projets sociaux. Le secteur public est mobilisé. Mais les défis exigent des moyens plus conséquents. Et pour avancer, il faut de l’argent accessible. Pas de financements surfacturés », rappelle la ministre.

« Nous avons besoin d’argent à coût réduit, auto-concessionnel. On n’a pas besoin de financements chers ». Le modèle marocain, dit-elle, repose sur des réformes réalistes, alignées sur les besoins du pays. Des équipes compétentes sont en place. Ce qui manque, c’est l’accès à un financement qui respecte cette dynamique. « Si nous voulons de l’argent, mais que c’est de l’argent donné de façon chère, ça ne nous aide pas ».

Sur la transition énergétique, la ministre explique que le Maroc a fait le choix des renouvelables, qui couvrent aujourd’hui 42% de sa production d’électricité. Mais les règles du jeu ont changé en cours de route.

« Il y a quelques années, le gaz n’était pas une énergie propre. Mais à cause de la guerre en Ukraine, par magie, le gaz est redevenu une énergie propre. Et nous, on a perdu du temps ».

Cette volte-face pénalise les pays africains qui disposent de ressources naturelles. « On ne pollue pas la planète. On souffre de la pollution ».

La ministre appelle à une lecture plus cohérente des standards internationaux.

Si on a nos ressources domestiques avec la maturité et la responsabilité, permettez-nous de les utiliser à bon escient.

Migration, talents, entreprises : l’Afrique ne peut plus se contenter de subir

Sur un autre registre, celui de la migration, le constat est tout aussi frontal. Les politiques migratoires européennes sont perçues comme une réponse désordonnée à la précarité interne du continent. Et pendant que les ministères de l’Intérieur gèrent les flux, les ministères des Finances, eux, voient les compétences partir. « Nous avons besoin d’environ 100.000 ingénieurs d’ici 2035. Le Maroc, comme d’autres pays, en manque cruellement ».

Le problème n’est pas ceux qui partent. Il concerne aussi ceux qui restent. Car tout le monde ne peut pas émigrer, et la création d’emplois locaux devient urgente. « Nous avons besoin de solutions économiques et de possibilités d’investissement. […] d’emplois dans le secteur rural. De petits entrepreneurs. D’entités relativement simples ».

« Quand on parle de migration, le terme désigne souvent uniquement ceux qui n’ont pas d’emploi. Mais il faut regarder plus largement. Les multinationales réalisent d’énormes profits en Afrique, pourtant elles restent absentes du récit économique du continent.

« Ce dont nous avons besoin, ce sont des entreprises de taille intermédiaire capables d’investir et de créer des emplois. La finance mixte devrait les accompagner, mais en réalité, ces mécanismes fonctionnent mal ».

« Nos économies ont un besoin urgent d’emplois, notamment en milieu rural. Il faut soutenir les petits entrepreneurs, les structures locales simples mais efficaces. Et pour cela, il est indispensable de mettre en place des solutions concrètes, structurelles, pour financer cette économie réelle qui porte l’emploi ».

Des réformes impossibles sans une infrastructure de décision

Le ministre marocain de l’Inclusion économique, Younes Sekkouri a, quant à lui, soulevé une limite institutionnelle, à savoir « la capacité qu’ont nos gouvernements à établir des réformes ».

« Trouver des emplois… Nous avons un véritable problème lorsqu’il s’agit du mandat. Un mandat de 5 ans, 6 ans en fonction du pays… Nous avons des difficultés à avoir un gouvernement efficient, pas en termes de programme, mais d’un point de vue de réforme profonde au niveau de la société. Écouter la société que nous voulons réformer ».

Face à ce constat, il appelle à poser les fondations d’une gouvernance pérenne, structurée autour d’un socle de décisions stables. « Il est essentiel que nous puissions construire une infrastructure de prise de décision ».

« Je vois à quel point il a été très difficile, pendant pratiquement 4 ans, avec d’autres ministres dans nos gouvernements, de pouvoir établir une certaine confiance. Et cette confiance doit être institutionnalisée à travers une infrastructure de décision qui aidera les gouvernements à aller en profondeur au niveau de réformes ».

L’un des exemples cités par le ministre de l’Emploi est la nécessité de retravailler la relation entre la jeunesse et l’environnement du marché du travail.

« Notre jeunesse, par exemple, refuse de travailler de la même manière que les générations précédentes. Donc, il est important d’avoir un nouveau code du travail ».

Une souveraineté financière encore à construire

Les participants réunis à Marrakech pour le panel d’ouverture du Forum Mo Ibrahim ont livré un diagnostic unanime : le financement du développement africain ne peut plus reposer sur des logiques d’aide, ni sur des structures héritées.

Le capital existe sur le continent, mais il est fragmenté, insuffisamment mobilisé et trop souvent dirigé hors des priorités fondamentales. Plus de 70% des projets structurants de l’agenda 2063 sont financés par des partenaires extérieurs. Cette dépendance prive l’Afrique de toute marge de manœuvre stratégique. Elle révèle aussi un paradoxe : alors même que des marchés de capitaux émergent dans plusieurs pays, la coordination reste absente, et les ressources disponibles sont sous-utilisées.

Le cadre conceptuel de l’avantage comparatif continue d’enfermer les économies africaines dans un rôle d’exportatrices de matières premières, sans transformation locale. Ce schéma limite leur insertion dans les chaînes de valeur mondiales. Aucun pays ne s’est industrialisé en vendant des ressources brutes. L’enjeu est désormais d’investir dans les capacités productives et dans les écosystèmes industriels.

Le potentiel de la ZLECAf est reconnu, mais son déploiement se heurte à des blocages logistiques, réglementaires et politiques. Des produits fabriqués en Afrique doivent parfois transiter par l’Europe ou l’Asie pour atteindre un autre pays africain. Les coûts du commerce intra-africain restent 20% plus élevés que ceux avec des partenaires extérieurs. Dans ces conditions, l’intégration continentale reste largement théorique.

Enfin, la mise en œuvre des stratégies est revenue comme un point de blocage central. L’Afrique ne manque ni d’agendas, ni de plans, ni même de consensus. Mais tant que les leviers de décision resteront entre les mains d’acteurs extérieurs, ou dispersés entre silos, les ambitions resteront théoriques. La prochaine décennie devra trancher : ou bien les moyens rejoignent enfin les priorités, ou bien le continent manquera à nouveau le rendez-vous avec sa propre transformation.

A Marrakech, 3.000 emplois et 3 MMDH investis dans le tourisme en 4 mois

Nombre d’arrivées et de nuitées à Marrakech, taux d’occupation hôtelier, durée moyenne de séjour, évolution des marchés, récapitulatif des mouvements de passagers et d’avions, investissements dans l’hôtellerie, la restauration, le secteur du voyage et du transport touristiques constituent les grands indicateurs cumulés depuis janvier et qui sont contenus dans ce document dont Médias24 vous présente une synthèse.

Des arrivées et des nuitées en croissance

Selon les données du ministère, le nombre des arrivées réalisées en avril dernier à Marrakech et des nuitées générées dans les établissements d’hébergement touristique classés ont enregistré une augmentation respective de 10% et de 11% par rapport au même mois de 2024.

chiffre fréquantation touristique à marrakech premier trimestre 2025

De janvier à avril, la fréquentation touristique, qui s’est établie à 1.059.305 arrivées et à 3.304.452 nuitées, a également réalisé une croissance de 6% et de 8% par rapport à la même période de 2024.

Taux d’occupation en hausse, stagnation de la durée moyenne de séjour

Concernant le taux d’occupation hôtelier du mois d’avril, les établissements d’hébergement classés de la ville de Marrakech sont passés d’un taux d’occupation de 77% à 81%, soit 4 points en plus par rapport au même mois de l’année dernière, alors que la durée moyenne de séjour (DMS) a stagné avec un nombre de 3 nuitées.

Durant le mois d’avril 2025, la catégorie des hôtels-clubs a enregistré le chiffre le plus élevé avec un taux d’occupation de 98%, suivie des catégories hôtels 4 et 5 étoiles qui ont respectivement réalisé 86% et 83%.

Taux d'occupation hôtelière maroc premier trimestre 2025

Durant les 4 premiers mois, le taux d’occupation moyen a été de 70% soit 4 points de plus par rapport à la même période de 2024, et là encore la catégorie des hôtels-clubs a enregistré le TO le plus élevé (87%) suivi par les hôtels 4 étoiles (78%) et 5 étoiles (73%) pour une durée moyenne de séjour de 3 nuitées.

Le marché des MRE représente la moitié des arrivées

Les Marocains de la diaspora ont réalisé le plus grand nombre d’arrivées en avril avec une croissance de 12% par rapport au même mois de 2024 suivis par les Français dont le nombre a augmenté de 5% et les Britanniques qui ont marqué une importante croissance de 13%.

fréquentation touristique mre maroc premier trimestre 2025

Les chiffres cumulés des arrivées entre janvier et avril classent encore une fois premier le marché des MRE avec 9% de hausse par rapport aux 4 premiers mois de 2024, suivi par les Français avec un recul de 1% et enfin les Britanniques qui ont augmenté de 18%.

Le tourisme international a réalisé les ¾ des nuitées

En avril 2025, 81% des nuitées ont été réalisées par le tourisme international et 19% par le tourisme national. Les trois premiers marchés dominants sont le marché français (26%) suivi du marché national (19%) et enfin, en troisième position, le marché britannique (16%).

Dans la période cumulée entre janvier et avril 2025, 81% des nuitées ont été réalisées par le tourisme international et 19% par le tourisme national. Les trois premiers marchés dominants sont : le marché français (25%), le marché national (19%) et, en troisième position, le marché anglais (17%).

Hausse de 18% des passagers de l’aéroport Ménara

En termes de connectivité aérienne, l’aéroport Ménara de Marrakech a connu en avril une croissance de 16% du nombre de passagers (937.096) et de 12% des mouvements d’avions, soit 5.694 rotations.

Durant les quatre premiers mois, il a traité 3.432.630 passagers, soit une hausse de 18% par rapport à la même période de 2024, et 22.053 mouvements d’avions, ce qui correspond à une hausse de 16%.

Les chiffres aéroportuaires montrent que 58% des vols provenaient de France, de Grande-Bretagne et d’Espagne et que 70% ont été réalisés par 4 compagnies, à savoir Ryanair, Easyjet, Transavia et RAM.

Les hôtels, restaurants, agences de voyages et sociétés de transport touristiques qui ont vu le jour depuis janvier

Entre janvier et avril dernier, 142 projets relatifs à l’hébergement touristique ont vu le jour pour un total de 2.191 chambres et une capacité litière de 4.589 lits supplémentaires. Ces investissements ont mobilisé 2.795 MDH et ont généré 2.979 nouveaux emplois directs.

Côté restauration, 18 projets ont été autorisés pour un investissement global de 255,8 MDH qui a créé 460 emplois dans ce secteur.

En outre, 12 agréments d’agences de voyages ont été accordés pour un investissement de 2,6 millions qui a permis de créer 35 emplois directs. Enfin, 31 sociétés de transport touristiques ont également été créées, totalisant 357 véhicules pour un investissement de 218 MDH et 406 emplois.

Marrakech : le marché de construction du parking de Arset Lamaâch attribué pour 75,4 MDH

Un premier appel d’offres pour ce marché a été déclaré infructueux en mars dernier, mais il a été relancé par la commune de Marrakech.

Le maître d’ouvrage vient de l’attribuer au groupement formé par les sociétés GITP et ENTRAM. En lot unique, le coût de ce projet sera de 75,4 millions de dirhams.

https://medias24.com/2025/02/21/marrakech-se-prepare-a-la-can-2025-avec-dimportants-projets-damenagement/

Chaabi Lil Iskane condamnée pour défauts de construction à Marrakech après des malfaçons révélées par le séisme d’Al Haouz

410.000 DH. C’est la somme à laquelle la société Chaabi Lil Iskane a été condamnée par le tribunal de première instance de Marrakech pour couvrir les frais de réparation des dégâts causés par des défauts de construction dans une résidence de luxe de la ville. Ces malfaçons, mises en évidence par le séisme d’Al Haouz, ont été constatées par des experts.

Selon les informations recueillies par nos soins, Chaabi Lil Iskane a fait appel de cette décision.

Des fissures et des failles

La décision judiciaire date de février 2025, mais les faits remontent à septembre 2023, lorsque le séisme ayant frappé la région d’Al Haouz a provoqué d’importantes fissures dans les murs de la résidence Riad Garden à Marrakech, pourtant présentée, selon les copropriétaires, comme une résidence de très haut standing.

Après avoir fait constater les dégâts par un expert qui en a également identifié les causes, les copropriétaires de la résidence ont saisi la justice, en poursuivant le promoteur immobilier Chaabi Lil Iskane ainsi que la société de commercialisation, Yousra Gestion. Cette dernière a finalement été écartée de la procédure, en raison de son absence de responsabilité dans la phase de construction.

La partie plaignante affirme dans sa requête introductive, déposée le 6 octobre 2023, que la résidence objet du litige a été vendue comme étant de très haut standing, dans le respect des normes architecturales. Or, directement après le séisme qui a affecté la région, des fissures sont apparues sur les murs des immeubles et des dégâts ont été constatés.

Les copropriétaires de la résidence ont fait appel à un expert dont le rapport met en exergue des défauts de construction, des pratiques frauduleuses et des manquements dans la qualité des matériaux utilisés. Selon la partie plaignante, ces éléments écartent le cas de force majeure et engagent donc la responsabilité des sociétés visées par la plainte, conformément aux dispositions de l’article 769 du Dahir des obligations et des contrats (DOC).

Dans sa requête, la partie plaignante sollicite un remboursement anticipé de 10.000 DH, ainsi que la réalisation d’une nouvelle expertise afin de constater les défauts affectant les parties communes de la résidence. L’objectif est d’évaluer les réparations nécessaires et de déterminer le coût des travaux à entreprendre.

De son côté, Chaabi Lil Iskane s’est défendue en demandant l’irrecevabilité de la requête, invoquant des exceptions de forme. Selon la société de promotion immobilière, la partie plaignante ne dispose pas de l’autorisation nécessaire pour ester en justice, conformément à l’article 26 du Code de la copropriété. Elle demande également que la requête de la plaignante soit rejetée au fond, arguant l’absence de preuves concernant les dommages liés à des défauts de construction.

La société Yousra Gestion a, pour sa part, demandé à être écartée de l’affaire, en expliquant qu’elle n’a joué qu’un rôle de commercialisation et n’est donc intervenue en aucune façon dans le cadre de la construction. Elle estime ne pas avoir de liens avec le litige.

Une expertise judiciaire décisive

Le 22 avril 2024, le tribunal a ordonné une expertise confiée à Mohamed Benchekroun. Sur la base de celle-ci, le tribunal a estimé qu’il était « clair que les dégâts touchant les parties communes de la résidence objet du litige sont dus, d’une part, au séisme survenu à Marrakech le 8 septembre 2023 et, d’autre part, à la mauvaise qualité des matériaux de construction utilisés pour certaines parties des immeubles de la résidence, ainsi qu’à la manière dont ces travaux ont été réalisés ». L’expertise a même évalué le montant des travaux nécessaires à 410.000 DH, somme retenue par le tribunal pour ordonner le dédommagement au profit de la partie demanderesse.

La partie défenderesse a, pour sa part, contesté l’expertise en estimant qu’elle n’avait pas été réalisée en utilisant les techniques appropriées pour déterminer les responsabilités et a demandé une contre-expertise. Cependant, cette argumentation n’a pas convaincu la juridiction qui, par ailleurs, a estimé que la requête introductive répondait bien aux conditions légales de validité.

Sur le fond, le tribunal a décidé de dispenser la deuxième société, Yousra Gestion, de toute responsabilité, estimant que son rôle se limitait à la commercialisation. Cette prétention n’a été remise en question ni par la société Chaabi Lil Iskane ni par la partie plaignante.

Le tribunal a rappelé que, selon l’article 77 du DOC, « tout acte non autorisé par la loi, commis par un individu, et qui cause un dommage matériel ou moral à autrui, oblige son auteur à dédommager la victime, à condition que le lien de causalité soit prouvé ».

En l’espèce, le tribunal a jugé que le dommage était avéré et que le lien de causalité était bien établi. Par conséquent, Chaabi Lil Iskane a été condamnée à indemniser les copropriétaires de la résidence Riad Garden à hauteur de 410.000 DH.

Tourisme. Marrakech compte sur le salon Gitex Africa pour booster sa haute saison (Opérateurs)

« Très attendue par l’ensemble de la profession, la haute saison qui commence au début du deuxième trimestre avec les vacances scolaires, qui durent près d’un mois dans toute l’Europe, sera renforcée par un afflux de dizaines de milliers de professionnels de la technologie qui participeront au Gitex Africa dans la ville ocre », estime le secrétaire général du conseil régional du tourisme (CRT) de Marrakech-Safi.

45.000 touristes d’affaires supplémentaires

Hasard du calendrier, la tenue concomitante à Marrakech du plus grand salon mondial de la technologie a fait, selon Mustapha Amalik, exploser le niveau des réservations entre le 14 et le 16 avril grâce à la participation prévue de 45.000 professionnels étrangers venus du monde entier.

Accueilli pour la troisième fois par la ville ocre depuis 2023, cet événement planétaire, qui coïncidera avec les vacances scolaires européennes, a d’ores et déjà permis à certains hôtels d’afficher complet à partir de la semaine prochaine.

« Si ce salon ne dure que trois jours, les participants, qui arrivent le plus souvent avant son ouverture, en profitent pour rester plus longtemps en séjournant près de cinq jours, soit presque le double de la durée moyenne de séjour qui est de trois nuitées », estime le secrétaire général du CRT pour qui l’impact sera considérable en termes de fréquentation hôtelière et de recettes en devises.

Un événement mondial qui rappelle la nécessité d’un palais des congrès

Seul bémol, notre interlocuteur avance que sa localisation sous un chapiteau éphémère en face de l’hôtel Mamounia rend plus que nécessaire la construction d’un palais des congrès et des expositions.

Maintes fois retardé, ce projet s’impose pour que Marrakech puisse accueillir dignement les nombreuses délégations, comme celle qui sera menée par le chef du gouvernement marocain au Gitex Africa. Selon Mustapha Amalik, la tenue de cet événement permettra d’accélérer sa concrétisation et de stimuler la fréquentation hôtelière de la haute saison d’avril par rapport à celle de l’année dernière qui avait été affectée par la période du ramadan.

Un taux d’occupation hôtelier qui pourra frôler 90%

Une semaine après la fin du mois sacré qui avait ralenti le nombre d’arrivées étrangères, plusieurs hôteliers affichent leur optimisme en déclarant un niveau inédit de réservations européennes pour les vacances scolaires et de touristes d’affaires souhaitant participer au Gitex.

« Tous les voyants sont au vert pour que la haute saison printanière, du 7 avril à début mai, soit un véritable succès, avec une croissance importante du nombre de visiteurs internationaux », prédit un professionnel de l’hébergement. Ce dernier table déjà sur un taux provisoire de remplissage de 65%, dans l’attente des réservations de dernière minute qui devraient faire grimper le taux à 90%.

Qualifiant la période d’avril de mois le plus important de l’année, nos interlocuteurs se disent très satisfaits de la dynamique actuelle qui devrait se poursuivre au moins jusqu’aux vacances estivales.

Air Europa reprend ses vols entre Madrid et Marrakech le 6 avril

À compter du 6 avril et jusqu’à fin octobre, Air Europa assurera deux vols hebdomadaires entre Madrid-Barajas et Marrakech, avec plus de 20.000 sièges prévus sur cette liaison, a indiqué la compagnie aérienne.

Les liaisons seront assurées par la flotte de Boeing 737 de la compagnie, des appareils adaptés aux dessertes court et moyen courrier, offrant confort et capacité élevée à bord, a précisé la même source.

Dans le cadre de la reprise de son programme estival pour l’année 2025, Air Europa entend consacrer un total de plus de 40.000 places à l’Afrique du Nord, dont 20.000 pour la liaison Madrid-Marrakech.

(Avec MAP)

Marrakech : arrestation d’un Franco-algérien recherché par Interpol

À l’origine, explique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), cet individu a été arrêté pour conduite dangereuse (rodéo) sur la voie publique et dans des conditions mettant en péril les usagers de la route.

Les bases de données d’Interpol ont par la suite révélé qu’il était recherché en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités françaises pour son implication présumée dans des actes de vandalisme en bande organisée, d’enlèvement, de détention et de séquestration arbitraire d’un otage, ainsi que de menaces de mort et de violence.

Le prévenu a été placé en détention pour les besoins de l’enquête et de la procédure d’extradition.

Réimplantation avec succès d’une main entièrement amputée au CHU Mohammed VI de Marrakech

Cette intervention chirurgicale a permis la remise en place de la main droite d’un patient, entièrement amputée au niveau du poignet suite à un accident de travail à cause d’une scie électrique, indique un communiqué du CHU Mohammed VI.

Cette opération chirurgicale complexe a duré près de sept heures, précise la même source, ajoutant que le patient, âgé de 52 ans, a été, par la suite, placé sous contrôle médical rigoureux pendant dix jours afin que la main retrouve sa vitalité.

Et de poursuivre que le patient, qui se trouve actuellement en bonne santé, est toujours hospitalisé au service de traumato-orthopédie à l’hôpital Arrazi, où il bénéficie des soins nécessaires, y compris des séances de rééducation.

(Avec MAP)