Lors de la première édition du Sommet YES Africa, des représentants de gouvernements, d’organisations de la société civile, d’institutions internationales et d’experts en développement ont uni leurs voix pour définir une « vision nouvelle de l’autonomisation des jeunes en Afrique ».

Les travaux ont abouti à l’adoption du Manifeste de Marrakech pour la libération du potentiel des jeunes africains, un document de référence intégrant des recommandations concrètes en faveur de l’inclusion des jeunes, notamment ceux classés NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), dans les politiques publiques des pays africains, indique un communiqué de la fondation Jadara.

Le sommet a mis l’accent sur la reconnaissance des compétences non formelles, la généralisation de l’orientation et du mentorat via des plateformes numériques, ainsi que sur la diversification des mécanismes de financement, incluant le crowdfunding et l’implication du secteur privé.

Plusieurs accords ont été signés à cette occasion, visant à créer une infrastructure de formation dédiée aux ONG africaines, à travers une plateforme d’apprentissage, des ateliers spécialisés et des programmes de mentorat terrain.

Pour Hamid Belafdil, président de la Fondation Jadara, « ce sommet ne devait pas se limiter à des recommandations, mais poser les bases d’un mécanisme opérationnel et mesurable pour doter la jeunesse africaine de leviers concrets, au-delà des slogans ».

De son côté, Oumaïma Mhijir, directrice générale de la Fondation, a souligné que « ces propositions sont le fruit d’un ancrage réel dans les territoires, portées par des jeunes qui vivent les défis quotidiens et aspirent à les transformer ».

Des personnalités telles que Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, et Mamouni Dialla, président de l’Union panafricaine de la jeunesse, ont salué le rôle du Maroc dans cette dynamique et appelé à renforcer la volonté politique pour faire de la jeunesse un moteur de la transformation africaine.