Contrats de nappes : 4 signés, 15 finalisés et 14 en cours d’élaboration (Nizar Baraka)

« L’instauration progressive des contrats de nappe a pour objectif de mettre fin à la surexploitation des ressources souterraines en eaux, estimées actuellement à une capacité de renouvellement annuelle de 4 milliards de m³ (MMm³) », affirme Nizar Baraka lors de l’événement organisé par Médias24 autour de la problématique de l’eau, le 12 juin à Casablanca.

« Actuellement, la consommation des ressources des nappes est largement supérieure à notre capacité de renouvellement », a-t-il déploré, « c’est ce qui fait que le Maroc se retrouve dans une situation hydrique de plus en plus compliquée dans un certain nombre de territoires ».

4 contrats de nappes déjà signés

Selon le ministre, la dotation par personne a baissé de 2 560 m³/hab/an à 600 m³/hab/an actuellement. Ce niveau est inférieur à 1 000 m³/hab/an, reconnu comme seuil de stress hydrique. « On se rapproche donc du niveau de pénurie hydrique, qui correspond à 500 m³/ha/an », a-t-il souligné.

« Pour faire face à cette situation, nous allons, entre autres, mettre en place une comptabilité de l’eau. Nous ne disposons pas d’assez d’informations sur les nappes. On est donc en train de travailler sur les eaux souterraines pour connaître leur situation réelle ».

On se rapproche du niveau de pénurie hydrique, qui correspond à 500 m³/ha/an

« À ce jour, 4 contrats de nappe ont été signés, 15 ont été élaborés et 14 sont en cours d’élaboration », a déclaré Nizar Baraka. « L’objectif est de couvrir l’ensemble des nappes du Royaume, de mieux les connaître pour mieux les gérer ».

Et d’expliquer : « Dans ces contrats de nappes, on réunit l’ensemble des usagers de l’eau, ainsi que la part qu’aura à consommer chaque usager en fonction de ses besoins, mais aussi des capacités hydriques existantes ».

« On souhaite avoir une véritable gestion intégrée de l’eau de ces nappes, une gestion participative, évolutive, qui s’inscrit dans une logique de long terme ». Il est par ailleurs « important de sensibiliser les citoyens, les industriels ainsi que le secteur du tourisme sur la nécessité d’économiser et de préserver l’eau ».

Dans le cadre de ces contrats de nappes, et pour s’assurer que les quotas autorisés sont respectés, « 70 compteurs intelligents ont déjà été installés ». Leur généralisation se fera de manière progressive.

« Le cadastre de l’eau a démarré »

En réponse à une question de Médias24, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a révélé par ailleurs que « l’élaboration du  cadastre de l’eau a démarré. Ce cadastre, où l’eau a toute sa place, est multiservice. Nous avons travaillé avec l’Agence foncière sur le projet, en commençant par la région de Tensift comme expérience modèle, pour une généralisation progressive sur l’ensemble du territoire ».

En ce qui concerne les puits, Nizar Baraka a souligné que « 90% des puits au Maroc sont illégaux ». Pour pallier cette problématique, « nous avons élaboré un avant-projet de décret pour assurer leur régularisation. Ce texte est actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement (SGG). Cette régularisation sera conditionnée par le fait d’avoir un compteur ».

90% des puits au Maroc sont illégaux. Nous avons élaboré un avant-projet de décret pour assurer leur régularisation.

« C’est un peu la procédure qui va être mise en place dans le futur, de manière progressive, en fonction du rythme de régularisation », a-t-il conclu.

Nizar Baraka : « 16 nouveaux grands barrages en cours de construction et 150 petites structures sont programmées »

« La politique des barrages au Maroc a connu une amplification inédite depuis l’ascension du Roi Mohammed VI au Trône, qui s’est traduite par un maillage dense et équilibré. Les barrages construits sont répartis sur l’ensemble du territoire« , c’est ce qu’a déclaré Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, jeudi 12 juin, lors d’une conférence débat organisée par Médias24 autour de la question de l’eau.

« Avec cette vision anticipative, le Royaume a pu affronter les sept dernières années de sécheresse, évitant ainsi les effets dévastateurs constatés dans d’autres pays étrangers qui ont subi les mêmes défis climatiques que le Maroc », a-t-il ajouté.

Il a rappelé que sans la surélévation du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah voulue par le Roi dès 2007, jamais l’interconnexion du Sebou au Bouregreg n’aurait pu se faire de cette manière. Cette interconnexion a sauvé l’alimentation de Casablanca en eau potable grâce au transfert d’eau.

Une réduction des délais de réalisation des barrages de 6 mois à 3 ans

À l’occasion de cet événement, M. Baraka a fait le point sur les barrages construits à ce jour et ceux en cours. D’après lui, une dizaine de barrages ont été construits depuis 1999. Ils sont illustrés dans la carte ci-dessous.

« Nous avons notamment achevé la construction des barrages de Tiddas, de Toudgha, d’Agdez, de Fask, de Mdez, de Koudiat Borna et de Rhiss« , lesquels ont été mis en service depuis 2022. Mais le plus important à noter, « c’est que nous avons réduit le temps de réalisation des barrages de 6 mois à 3 ans ».

16 nouveaux grands barrages en cours de construction

Outre ces barrages existants, « 16 nouveaux barrages sont actuellement en cours de construction », comme le montre la carte ci-dessous.

« Ces structures répondent à une logique territoriale et se trouvent ainsi sur l’ensemble du territoire marocain. On retrouve notamment des barrages dans la région de Sakia El Hamra, ou encore dans la région de Guelmim ».

Selon l’exposé du ministre, les barrages de Rhiss, Sidi Abbou et Koudiat Borna dépassent déjà 90% d’avancement. Ait Ziat, Beni Azimane, Sakia Al Hamra et Targa ou Madi dépassent pour leur part 70% de réalisation. Le barrage Ribat El Kheir est quant à lui  à 7% de réalisation.

Par ailleurs, trois nouveaux barrages moyens sont en cours de construction. Il s’agit de Tassa Wirgane, dans la province d’El Haouz, de Msalit dans la région de Tata et de Ain Ksob dans la province de Benslimane.

En ce qui concerne les petits barrages, 38 sont en cours de réalisation et plus de 150 sont programmés.

La majorité des barrages répondent à la logique des autoroutes de l’eau.

« La majorité de ces barrages répondent aussi à la logique des autoroutes de l’eau », a par ailleurs souligné Nizar Baraka. « Il s’agit notamment de barrages dont la construction sera bientôt lancée, tels que le barrage de Bou Ahmed, au niveau de Chefchaouen ».

« C’est d’ailleurs pour cette raison que le Roi Mohammed VI a insisté sur les zones pluvieuses, le but étant de réaliser la fameuse autoroute de l’eau, allant de Laou jusqu’à Oum Er-Rabia ».

Et de poursuivre : « cette politique fait qu’au-delà de cet aspect hydrique, ces barrages répondent à plusieurs objectifs majeurs, dont le premier est d’atteindre 25 MMm³, pour pouvoir atténuer l’impact du changement climatique, en réduisant les crues, en protégeant les citoyens et en stockant de l’eau ».

« Cette politique permettra aussi l’émergence de nouvelles activités agricoles, qui vont générer de l’emploi ».

Par ailleurs, « pour protéger ces barrages, nous travaillons sur le désenvasement et la collecte des eaux pluviales ». Dans ce sens, le désenvasement du barrage Ighboula dans la province de Midelt et d’Imi El Kheng dans la province de Taroudant est en cours de réalisation.

En ce qui concerne la collecte des eaux pluviales à travers les toitures et les métfias, 21 provinces sont concernées par environ 300 projets sur la période 2021-2025. Il s’agit notamment de Khouribga, de Taza, de Sidi Ifni, de Guelmim, de Boujdour, d’Es Smara, des Rehamna, de Safi, de Figuig, d’Agadir, de Chtouka Ait Baha, de Tiznit, de Tata, de Taroudant, de Chefchaouen, de Mdiaq Fnideq, de Tétouan, d’Essaouira, de Mohammedia, de Midelt et de Tinghir.

Cette politique des barrages avance en parallèle avec celle du dessalement de l’eau de mer, mais aussi avec celle relative à l’économie de l’eau et à la protection des eaux souterraines. Elle vient répondre à des objectifs clairs définis par le Roi Mohammed VI : garantir l’accès à l’eau potable pour tous les Marocains, où qu’ils se trouvent. Il s’agit également d’assurer 80% des besoins en irrigation, un autre objectif ambitieux mais essentiel pour préserver la sécurité alimentaire du pays.

Il est important de noter que la part des eaux de surface consacrée à l’irrigation est passée de 85% à 55% au cours des dernières années. Cette évolution reflète une nouvelle hiérarchisation des usages, où la priorité a été donnée à l’eau potable, dont la part dans les eaux de surface a progressé de 15% à 45%.

« Le Maroc ambitionne de produire 1,7 milliard de m³ d’eau dessalée d’ici 2030 » (Nizar Baraka)

Aujourd’hui, nous faisons face à un contexte particulier qui nécessite de rappeler un certain nombre d’éléments. « Le Maroc dispose de ressources en eau naturelles estimées à 22 milliards de m³ (MMm3)« , a souligné Nizar Baraka, intervenant lors de cet événement. Toutefois, « la répartition des précipitations reste très inégale : 53% des précipitations se concentrent sur seulement 7% du territoire ». Une situation qui engendre d’importantes disparités régionales.

Il est également important de souligner que les effets du changement climatique commencent à se faire fortement ressentir. « On observe une baisse tendancielle des apports en eau de surface », a souligné le ministre. « Actuellement, ces apports sont estimés à 14 MMm³, mais au cours des sept dernières années, ils ont été encore plus faibles, avec une moyenne de seulement 5 MMm³ ». Ce qui témoigne d’une véritable chute des ressources en eau disponibles.

Dessalement : « L’objectif est d’atteindre une capacité de production de 1,7 MMm3 »

Pour pallier cette situation, « le Royaume a fourni d’importants efforts au fil des années, afin de renforcer sa sécurité hydrique. Le pays compte aujourd’hui 154 grands barrages, d’une capacité totale de 20,7 MMm³, ainsi que 150 petits et moyens barrages ».

En outre, « 17 stations de dessalement d’eau de mer ont été mises en place, avec une capacité de production de 320 millions de m³ (Mm³), contre seulement 40 Mm³ en 2021. L’objectif est d’atteindre une capacité de 1,7 MMm³ à l’horizon 2030″.

« Aujourd’hui, nous assistons à un véritable changement de paradigme dans la politique de l’eau au Maroc. Une première inflexion majeure est en cours. Il ne s’agit plus uniquement de développer les ressources conventionnelles, telles que les barrages et les nappes phréatiques, mais de s’orienter vers une approche de mix hydrique. Celle-ci combine ressources conventionnelles et non conventionnelles, économie d’eau et préservation des eaux souterraines ».

C’est une vision à long terme, qui reflète la capacité du pays à s’adapter aux effets du changement climatique tout en assurant la durabilité de ses ressources.

Par ailleurs, « une nouvelle logique de solidarité territoriale est en train d’émerger. Alors que, historiquement, les zones rurales alimentaient en eau les villes côtières, on assiste désormais à un renversement de cette dynamique. Grâce au dessalement, les villes côtières pourront transférer une partie de leurs ressources vers les zones rurales. Cela permettra non seulement de renforcer le développement du monde rural, mais aussi de consolider la souveraineté alimentaire du pays ».

17 stations de dessalement existantes, avec une capacité totale de 320 Mm3

Nizar Baraka a, à cette occasion, fait le point sur les projets existants et ceux en cours. « Nous sommes actuellement à 17 projets existants, avec une capacité de production totale de 320 Mm³« .

« Nous allons passer à 532 Mm³ avec les projets déjà en cours, notamment la station de dessalement de Dakhla, la nouvelle station de Safi que l’OCP est en train de mettre en place, ainsi que l’extension d’autres stations ».

En effet, quatre projets de dessalement sont en cours. Il s’agit de :

– La station de Casablanca, qui fournira l’eau potable et d’irrigation, avec une capacité totale de 300 Mm³/an. La première tranche de cette station est prévue pour être finalisée en 2026, avec une capacité de 200 Mm³/an.

– La station de Dakhla, dont les ressources seront dédiées à l’eau potable et à l’irrigation, avec une capacité de production de 37 Mm³/an.

– L’extension de la station de Jorf Lasfar, qui fournira de l’eau pour l’industrie et servira à approvisionner la région en eau potable. Cette station fournira 60 Mm³ supplémentaires à la région, dont 25 Mm³ dédiés à l’eau potable.

– L’extension de la station de Safi (industrie et eau potable). Une capacité de 135 Mm³ sera ajoutée à cette station, dont 100 Mm³ dédiés à l’eau potable.

9 stations de dessalement programmées

En ce qui concerne les projets futurs de dessalement, neuf stations sont programmées, ainsi que quatre extensions.

« Grâce au méga-deal signé avec Taqa, Nareva, le Fonds Mohammed VI et les Émiratis, nous allons avoir la station de l’Oriental d’une capacité de 300 Mm³, celle de Sous-Massa (350 Mm³), de Rabat (300 Mm³), de Tanger (150 Mm³), de Guelmim et de Tan-Tan avec une capacité combinée de 100 Mm³, sans parler des petites stations programmées à Essaouira (12,8 Mm³/an) et à Tarfaya (60 Mm³/an)… ».

Il s’agit là des stations programmées, en plus de celle de Boujdour (60 Mm³/an) qui servira à l’irrigation. En ce qui concerne les projets d’extension, ils seront opérés au niveau des stations de :

Agadir (eau potable et irrigation), avec 45,7 Mm³ supplémentaires par an ;

Safi (industrie et irrigation), avec 45 Mm³ supplémentaires par an ;

El Jadida (industrie et irrigation), avec 95 Mm³ supplémentaires par an ;

Tarfaya (eau potable), avec 0,47 Mm³ supplémentaires par an.

Plusieurs stations de dessalement seront réalisées dans le cadre de ce méga-deal

« Si on a aujourd’hui ce programme massif de stations de dessalement, c’est grâce à la volonté du Souverain et à cet accord important qui porte sur un investissement de 14 milliards de dollars » a souligné Nizar Baraka.

« Il s’agit d’un projet intégré. Nous avons des projets de dessalement avec une capacité de production prévue de 900 Mm³, hors Rabat. La plupart des autres stations seront financées et réalisées dans le cadre de ce consortium ».

« Nous allons aussi produire les énergies renouvelables nécessaires à la réalisation de ces projets. Sur les 1,7 MMm3 prévus de dessalement, 500 Mm³ seront dédiés à l’irrigation et à l’agriculture. Nous sommes donc dans une logique de nexus eau-énergies renouvelables-sécurité alimentaire ».

« Ce qui est extraordinaire dans ce projet », ajoute le ministre, « c’est que nous allons transférer cette énergie renouvelable qui sera essentiellement produite au sud du pays, notamment à Dakhla et à Guelmim, vers le nord du Royaume, à Casablanca par exemple. Il s’agit d’une ligne électrique de 1.400 km, d’une capacité de 3.000 MW ».

« Il y aura aussi la station de Tahaddart qui entre dans le cadre de ce deal. Lorsqu’on met dans le réseau de l’énergie intermittente qu’est l’énergie renouvelable, nous avons besoin de compenser cela par de l’électricité à base de gaz pour pouvoir assurer l’équilibre au niveau de l’ensemble des connexions électriques. C’est donc un projet très important », a conclu Nizar Baraka.

Le détail du méga-deal conclu le 19 mai 2025.

Autoroute de l’eau Laou-Oum Er-Rbia : Nizar Baraka fait le point sur les prochaines étapes du projet

« Le projet royal de l’autoroute de l’eau, allant de Laou à Oum Er-Rbia, dont la première tranche a été finalisée en octobre 2023, a permis le transfert d’environ 700 millions de m³ jusqu’à aujourd’hui », a déclaré Nizar Baraka à l’occasion de la conférence-débat, les Grands Rendez-vous de Médias24, organisée jeudi 12 juin à Casablanca.

« Cela a permis de répondre au besoin de 11 millions d’habitants et d’éviter les coupures d’eau, notamment à Casablanca« .

« Ce projet sera réalisé en trois phases importantes », a par ailleurs souligné Nizar Baraka. « La seconde, qui permettra d’atteindre 800 Mm³, fait partie du méga-deal signé récemment avec les Émiratis, Taqa, Nareva et le Fonds Mohammed VI ».

« La troisième phase démarrera une fois que les nouveaux barrages prévus dans la zone du Nord seront finalisés », a précisé le ministre. « Avec cette troisième phase, nous passerons à 1,2 milliard de m³ qui seront transférés par an, afin de répondre essentiellement aux besoins en agriculture, mais aussi en eau potable ».

Barrages : 6,57 milliards de m³ d’eau stockés au 11 juin 2025 (Nizar Baraka)

Au 11 juin 2025, les réserves disponibles au niveau des retenues des barrages sont de l’ordre de 6,57 milliards de m³ (MMm³), a annoncé le ministre lors de cette nouvelle édition des Grands Rendez-Vous de Médias24.

Les apports hydriques en amélioration par rapport à l’an passé

Dans le détail, le bassin de Sebou affiche les apports les plus élevés, de l’ordre de 1,33 MMm³, enregistrés entre le 1ᵉʳ septembre 2024 et le 11 juin 2025, a fait savoir Nizar Baraka lors de l’événement de Médias24 dédié aux défis de l’eau.

Ces apports restent toutefois en deçà de la normale enregistrée durant la même période. L’écart s’élève à -67,9%. Par rapport à l’an passé, les apports de ce bassin se sont améliorés de 14%.

Le bassin de Sebou est suivi de celui de l’Oum Er-Rbia, dont les apports s’élèvent à 747,2 millions de m³ (Mm³) sur la même période. Il est en amélioration de près de 16% par rapport à l’an passé. Ces apports restent toutefois faibles par rapport à la normale enregistrée durant la même période. L’écart s’élève à -74,2%.

En troisième position, l’on retrouve le bassin de la Moulouya avec des apports s’élevant à 532,6 Mm³ (+85,9% par rapport à l’an passé et -46% par rapport à la normale), puis celui du Loukkos avec des apports de 483,6 Mm³ (-28,3% par rapport à l’an passé et -65,2% par rapport à la normale durant la même période).

Le bassin du Tensift a enregistré les apports les plus faibles jusqu’au 11 juin 2025, s’élevant à 86,7 Mm3, en baisse de 75% par rapport à la normale durant la même période et de 12,3% par rapport à l’an passé.

Il s’agit donc du bassin le plus impacté par la succession des années de sécheresse. Les précipitations enregistrées en début d’année n’ont pas été suffisantes pour améliorer sa situation hydrique.

En termes de taux de remplissage, le bassin du Bouregreg-Chaouia affiche un taux de 64,8%, soit le plus élevé du Royaume. Il est suivi de celui du Loukkos (59,51%). Le bassin de Sebou affiche un taux de remplissage de 52,26%, contre 41,57% pour la Moulouya et 51,03% pour le bassin du Tensift. Le taux de remplissage du bassin de Souss-Massa s’élève quant à lui à 20,83%.

Malgré la baisse des réserves, les besoins en eau potable sont satisfaits

Lors de sa présentation, Nizar Baraka a par ailleurs souligné que la période allant de 2018 à 2024 a été marquée par une succession d’années sèches, avec des taux de déficit annuels estimés à 54% (2019), 71% (2020), 59% (2021), 85% (2022), 66% (2023) et 71% (2024) par rapport à la moyenne annuelle des apports en eau.

En effet, les apports en eau sont passés de 10,8 MMm³ en 2017-2018 à 3,8 MMm³ en 2019-2020, puis à 3,37 MMm³ en 2023-2024.

Le remplissage des barrages a également emprunté une tendance baissière, passant de 8,9 en 2017-2018 à 4,4 MMm³ en 2023-2024.

Ces ressources étaient réparties entre l’irrigation et la fourniture de l’eau potable. La part relative à l’eau potable est restée stable depuis 2017-2018, autour de 743 Mm³ (2017-2018) et de 910 Mm³ en 2023-2024. La part de l’irrigation a commencé à baisser depuis 2018-2019, passant de 3,176 MMm³ à environ 1 MMm³ en 2023-2024.

Toutefois, « malgré la diminution des réserves en eau des barrages, les besoins en eau potable sont satisfaits », a déclaré le ministre de l’Eau, et ce à travers :

– le recours au dessalement de l’eau de mer, notamment à Agadir, Al Hoceima, Casablanca-Sud, Settat, El Jadida et Safi, en plus d’autres villes et centres des provinces du Sud dont principalement Laâyoune et Tarfaya, Boujdour et Guerguarat ;

– la mise en service de l’interconnexion du barrage de Garde Sebou au barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah ;

– le renforcement de l’approvisionnement en eau par les eaux souterraines ;

– la priorisation de l’eau potable en fonction de la réserve d’eau disponible et la détermination des programmes des fournitures de l’eau d’irrigation en coordination avec le ministère de l’Agriculture.

 

4 stations de dessalement en cours de construction et 9 autres programmées

En ce qui concerne le dessalement de l’eau de mer, 17 projets de stations existent déjà dans plusieurs régions du pays, avec une capacité de production annuelle de 320,3 Mm³.

Quatre projets sont en cours de réalisation, avec une capacité totale de 532 Mm³/an. Il s’agit de :

La station de Casablanca, qui fournira l’eau potable et l’eau d’irrigation, avec une capacité totale de 300 Mm³/an. La première tranche de cette station est prévue pour être finalisée en 2026, avec une capacité initiale de 200 Mm³/an.

– La station de Dakhla, dont l’eau sera dédiée à l’approvisionnement en eau potable et à l’irrigation, avec une capacité de production de 37 Mm³/an.

L’extension de la station de Jorf Lasfar, qui fournira de l’eau pour l’industrie ainsi que de l’eau potable. Cette station sera dotée d’une capacité supplémentaire de 60 Mm³, dont 25 Mm³ seront dédiés à l’eau potable.

– L’extension de la station de Safi (industrie et eau potable). Une capacité supplémentaire de 135 Mm³ sera ainsi ajoutée à cette station, dont 100 Mm³ dédiés à l’eau potable.

Neuf stations sont par ailleurs programmées, ainsi que l’extension de quatre stations existantes à Agadir, Tarfaya, Safi et El Jadida.

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Le Maroc envisage de lancer de nouveaux satellites d’observation (média israélien)

Selon un média israélien, le Maroc prévoit de lancer dans l’espace de nouveaux satellites d’observation. A cet effet, le Royaume « a procédé à la sélection d’un nombre limité d’entreprises internationales ayant une expertise en la matière, pour qu’elles présentent leurs offres », précise la même source.  

« Les partenaires susceptibles d’accompagner le Maroc dans ce projet sont français et israéliens », estime l’expert militaire Abdelhamid Harifi, joint par Médias24. Pour rappel, le Maroc entretient des relations avancées avec la France et Israël dans le domaine de la recherche spatiale.  

En témoigne la signature d’un mémorandum d’entente, le mercredi 23 mars 2020, entre le ministre de l’Industrie, Ryad Mezzour et Amir Peretz, président du conseil d’administration de Israel Aerospace Industries (IAI). Cette entreprise aérospatiale et de défense propose à ses clients des solutions pour faire face aux défis auxquels ils sont confrontés, dont des satellites.

Après les drones et les missiles, les industriels israéliens cherchent donc à se faire une place au sein du projet marocain d’acquisition de nouveaux satellites d’observation. Pour le moment, le Maroc dispose de deux satellites d’observation, Mohammed VI A et Mohammed VI B. « Ils offrent un outil à l’Etat pour confectionner sa cartographie ou opérer des missions de surveillance », indique M. Harifi. 

“Grâce à ces satellites, le Maroc a pu réaliser ses propres cartes des domaines de l’Etat, et améliorer ainsi sa lutte contre les incendies et autres catastrophes naturelles. Ces satellites renforcent également la surveillance de nos frontières et les zones de tensions au Sahara. »

Lors d’une visite guidée à l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), Médias24 avait pu constater de visu l’apport des images provenant des deux satellites marocains Mohammed VI A et Mohammed VI B, entrés respectivement en service en novembre 2017 et en novembre 2018.

La durée de vie d’un satellite est de quinze ans

Ainsi, le lancement de nouveaux satellites répond à la volonté du Royaume d’améliorer ses capacités d’observation, mais aussi à préparer l’avenir. Partant du principe que la durée de vie d’un satellite est au maximum de quinze ans, le Maroc est « obligé d’envoyer de nouveaux satellites pour maintenir ses capacités d’observation, tout en bénéficiant des avancées technologiques dans le domaine », précise notre interlocuteur.  

L’aventure spatiale du Maroc a débuté en 1989, via un programme qui a pour objectif de développer des capacités d’observation. Ce programme est sous la tutelle du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS), chargé de développer les applications de la télédétection. 

Son rôle est également de fournir des technologies connexes au profit des départements ministériels et des agences gouvernementales. Le but étant d’obtenir une gestion plus opérationnelle des projets et programmes de développement socioéconomique.

Pour accomplir cette mission, les actions du CRTS s’articulent autour de quatre axes stratégiques :

– assister les utilisateurs pour leur permettre une utilisation efficace des images satellite et des produits dérivés de la télédétection spatiale ;

– assurer à tous les utilisateurs des conditions d’accès optimales aux données d’observation de la terre et à l’information géospatiale ;

– renforcer les capacités nationales et régionales, et développer le savoir-faire à travers des programmes de formation continue ;

– développer les connaissances et les domaines d’application de l’observation de la terre à travers des activités de recherche et développement.

Recrutement: un regain d’activité attendu pour septembre (Rekrute)

Comme indiqué dans un article précédent par Médias24, la reprise des recrutements est bel est bien là depuis le mois d’août. Les prévisions pour le mois de septembre sont bonnes selon des spécialistes sondés par nos soins. Ces constats nous ont été confirmés, une fois de plus, par la DGA du portail d’emploi Rekrute.com, Alexandra Montant, chiffres à l’appui.

« Suite à la crise du Covid-19, le marché de l’emploi a accusé le coup surtout au tout début de la pandémie, avec le confinement. Cependant, nous avons noté une reprise pendant le mois de mai 2020 par rapport à avril 2020 avec une hausse de 34% du nombre des postes ouverts, ce qui témoigne de la reprise des recrutements à partir du mois de mai. La rentrée de septembre est généralement une période propice aux recrutements. Nous avons de ce fait ressenti un frémissement positif avec une légère reprise en juillet, août et en ce début de septembre », nous confie Mme Montant. 

Toutefois, « pour septembre, il faudra peut-être analyser les chiffres à la fin du mois, pour dégager des conclusions chiffrées », souligne-t-elle, ajoutant: « nous nous attendons à un regain d’activité selon les projections des dirigeants que nous avons questionnés lors de notre dernière enquête ». 

« Sur les 120 dirigeants interviewés, 63% pensent revenir à une activité économique normale à partir de septembre 2020. L’optimisme reste donc de rigueur », détaille-t-elle.

 Quid des secteurs les plus actifs en ce moment?

« Certains secteurs tirent assez bien leur épingle du jeu, à savoir les secteurs IT, call centers et banques/finance. Ces derniers restent les plus gros recruteurs et continuent de pérenniser leurs recrutements. A ce titre, si nous comparons les recrutements de ces 3 secteurs entre juillet/août 2020 et juillet/août 2019, nous pouvons même constater une hausse des postes ouverts ».

En effet, sur Rekrute.com, 2.514 postes ont été ouverts dans le secteur IT durant les mois de juillet et août 2020, contre 2.017 postes ouvertes durant la même période de l’année passée. Il s’agit également du secteur qui recrute le plus actuellement, sur les trois mentionnés ci-haut.

« Les postes ouverts sont en évolution positive avec une hausse de 25% dans ce secteur », nous explique Mme Montant. « Même si les annonces diffusées sont en baisse de 34% (549 durant juillet/août 2020, contre 839 en Juillet/août 2019), les postes ouverts ont augmenté. Cela exprime clairement le besoin du secteur de renforcer les équipes pour faire face à la situation actuelle, laquelle met la lumière sur l’émergence de l’IT et de la digitalisation plus que jamais. »

Dans le secteur banques/finance, 465 postes ont été ouverts durant juillet/août 2020 sur Rekrute, contre 171 durant la même période de l’année précédente.

« Ce secteur a donc enregistré une très forte augmentation des postes ouverts entre les 2 périodes analysées, soit une hausse de 171%. En termes d’annonces postées, le score est tout aussi positif avec 121% d’augmentation des annonces diffusées sur la même période (230 en juillet/août 2020, contre 104 en 2019) », souligne La DGA de Rekrute. 

Quant aux call centers, les postes ouverts sont en baisse: 6.888 en juillet/août 2020, contre 8.570 en 2019.

« Les postes ouverts dans ce secteur ont enregistré une baisse de 19%, ainsi que les annonces, avec une baisse de 12% ; ceci étant, nous attendons d’analyser les chiffres à fin septembre, la saison estivale n’étant pas en temps normal une période propice au recrutement à cause des départs en vacances et autres….. »

La reprise des recrutements se confirme donc, et les entreprises restent optimistes pour les prochains mois. 

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Calendrier des examens professionnels pour la promotion des titulaires de diplômes universitaires

Les examens professionnels pour la promotion des titulaires de diplômes universitaires au titre de la session de février 2014, se dérouleront au cours des mois de juin, octobre et novembre 2014, eu égard au nombre important des dossiers de candidatures supplémentaires reçus, qui dépasse 9.000, a annoncé, jeudi, le ministère de l'Education nationale et de la formation professionnelle.

Les listes du premier groupe supplémentaire, qui compte 2.962 candidats, ont été publiées mercredi sur le portail du ministère et dans les différentes académies régionales d'éducation et de formation, a indiqué un communiqué de ce département.

Les candidats dont les noms figurent sur ces listes passeront lesdits examens du 27 juin au 4 juillet 2014, conformément aux dates et heures qui seront fixées et annoncées par les académies en question.

Le communiqué précise, par ailleurs, qu'il sera procédé, ultérieurement, à la publication des listes des candidats et à l'annonce des dates des examens devant se dérouler pendant les mois d'octobre et de novembre.

(Avec MAP)

Les surprenantes innovations technologiques dévoilées au CES 2014

Des chocolats et sucreriesaux formes dignes de l’univers fantasque de « Charlie et la Chocolaterie », imaginé par le talentueux Roald Dahl, se sont invités sur les stands du CES 2014, le plus grand salon high-tech qui se déroule à Las Vegas du 7 au 10 janvier. S’il s’agit bel et bien de friandises, elles ont néanmoins gagné leurs tickets d’entrée à cette grand-messe de la technologie en raison de leurs modes de production. En effet ces gourmandises-là sortent tout droit d’une imprimante alimentaire 3D… Une invention qui rivalise indubitablement avec les plus grandes œuvres de science fiction contemporaines.

Développée notamment par la société américaine 3D Systems, cette technologie étonnante permet la création de sucreries monochromes avec la version de base, ChefJet, ou multicolores avec l’appareil professionnel, ChefJet Pro, selon le site de la BBC. Ces outils produisent des friandises comestibles en imprimant des lamelles de chocolat ou de sucres aromatisés à la vanille, menthe, pomme ou pastèque, et reproduisant le processus couches par couches jusqu’à obtenir un bonbon digne de ce nom.

Avi Reichental, directeur général de 3D Systems, souligne dans les colonnes de la BBC, que cette technologie permet de réaliser et d’inventer des formes impossibles à créer par voie traditionnelle. Il estime que ses appareils pourraient donc intéresser les restaurants, les pâtisseries et boulangeries. Cependant, le prix de la version de base avoisine les 5.000 dollars et pourrait aisément doubler, toujours selon le média anglais. Un coût rédhibitoire pour une technologie à l’usage ultra-spécialisé.

Vers une surreprésentation du « quantified self »

La gourmandise cède certains étals à la santé. Parmi les nouveautés de l’année 2014, le CES présente des capteurs intelligents en tout genre, faisant la promotion du « quantified self ». Ce mouvement regroupe un ensemble d’outils permettant de mesurer des données aussi variées que la qualité du sommeil (ex : « Aura » de Withings), le niveau de CO2 dans une pièce mais aussi la détection d’ouverture de portes, le taux de décibels etc.

A côté de ces capteurs, autres produits phares de l’édition 2014, les objets connectés : des écouteurs permettront de mesurer le rythme cardiaque, des bracelets fitness (ex : le Lifeband Touch de LG) seront des coachs ultra motivants, pendant que des montres (Samsung, Pebble, Archos etc.) faciliteront vos communications.

Les moments de détente devant vos téléviseurs seront également améliorés en 2014 par le développement d’écrans d’Ultra Haute Définition (UHD) ou 4K, révolutionnant la qualité de l’image pour proposer un divertissement davantage immersif.

Le CES 2014 révèle le monde de demain, et celui-ci sera indiscutablement fascinant.