C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour les distributeurs et consommateurs de smartphones: le droit d’importation passera de 2,5% à 17,5%, sans distinction tranchée entre les téléphones bas et haut de gamme.
C’est ce qui a été décidé ce vendredi 1er décembre, au sein de la commission des Finances à la Chambre des conseillers, assure une source autorisée contactée par nos soins.
Des conséquences « désastreuses »
Dans le projet de loi de finances PLF 2024, le gouvernement avait proposé d’augmenter la taxe d’importation des smartphones de 2,5% à 30% pour tous les téléphones, sans prendre en compte les différentes gammes de smartphones, ni le pouvoir d’achat des potentiels acheteurs.
Bien qu’elle soit fixée à 17,5 % au lieu de 30% comme proposé initialement par le gouvernement, cette hausse inquiète les professionnels de la téléphonie mobile.
« Celle-ci représente une augmentation de 22% du prix initial des smartphones », alarme Omar El Boury, un expert télécom représentant un groupement spontané de distributeurs de téléphones mobiles au Maroc.
Notre interlocuteur nous explique qu’une telle augmentation aura “des conséquences désastreuses non seulement sur le business des distributeurs locaux mais aussi sur le pouvoir d’achat des Marocains qui se tourneront naturellement vers le marché de l’informel pour éviter de payer la différence de prix”.
« Faute de consensus »
Au sein de la commission des Finances de la Première Chambre, les représentants de la majorité avaient proposé de maintenir la TVA à 2,5% pour les smartphones bas de gamme, et de taxer les smartphones de luxe.
Dans le détail: appliquer un taux de 2,5% pour les produits dont la valeur est inférieure à 7.000 dirhams, et de 17,5% pour les produits dépassant 7.000 dirhams.
Faute de consensus, la hausse des droits d’importation avait été maintenue à 30% sur tous les téléphones.