Quatre ans de prison ferme pour « outrage à un fonctionnaire public », « usurpation d’un titre attaché à une profession réglementée » et récidive pour « diffusion, via les systèmes informatiques, de fausses allégations ou de faits mensongers, en vue de porter atteinte à la vie privée des personnes ou de les diffamer ». Telle est la condamnation en appel du youtubeur Reda Taoujni, à la suite des deux plaintes de Abdellatif Ouahbi.
Celui-ci avait déjà obtenu gain de cause en premier ressort, lorsque le tribunal de première instance d’Agadir avait condamné Reda Taoujni à deux ans de prison ferme, tout en reconnaissant à Abdellatif Ouahbi un dédommagement symbolique d’un dirham.
Pour rappel, ce dernier se dit victime de propos injurieux et diffamatoires contenus dans deux vidéos postées par le prévenu sur ses réseaux sociaux. Taoujni y interpelle l’homme politique sur ses liens avec Saïd Naciri et Mohamed Bioui, ses deux confrères du PAM aujourd’hui impliqués dans une lourde affaire de trafic international de drogue.
Diffusé le 30 décembre, le contenu de la deuxième vidéo est particulièrement frontal. Le youtubeur y affirme qu’avant sa nomination au ministère de la Justice, Abdellatif Ouahbi était l’avocat attitré de Naciri et Bioui, et en déduit « qu’à ce titre, il pouvait difficilement ignorer les activités illégales de ses clients ». La vidéo a été publiée sous le titre « L’affaire Ouahbi, Naciri et Bioui + La prison attend Aziz Akhannouch ».
En première instance, les juges ont retenu un cas de récidive, l’intéressé ayant été condamné pour des faits similaires en 2021 à quatre mois de prison avec sursis.
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