“Nous disposons de la souveraineté sanitaire et de celle des médicaments. Pendant la crise du Covid-19, nous avons vu un protectionnisme clair dans la plupart des pays du monde. Nous nous sommes rendu compte que nous devons nous diriger vers l’innovation et la production locale”, déclare Lamia Tazi.

“Nous avons une concurrence asiatique sévère. La montée en gamme, c’est celle des médicaments, elle est nécessaire. Le médicament marocain suit toutes les normes, celles-ci deviennent de plus en plus sévères avec le temps”, ajoute-t-elle.

“Nous avons fait notre deuil de la recherche fondamentale, à cause du coût. Mais dans l’innovation, nous avons également la recherche appliquée. Il faut faire des études cliniques marocaines pour permettre de renforcer le chiffre d’affaires”, précise la vice-présidente de la Fédération marocaine de l’industrie et l’innovation pharmaceutiques.

“L’intégration peut être ressentie à plusieurs niveaux, notamment la fabrication des matières. Notre rêve est de créer un principe actif au Maroc. Grâce à notre proximité avec l’Europe et à notre expertise, nous souhaitons drainer le projet de fabrication de matières. Nous avons fait appel aux autorités pour ce projet”, conclut-elle.