8.000 agences, un réseau qui représente deux fois plus que celui du deuxième acteur du marché et un chiffre d’affaires de 1,2 MMDH. Pendant la crise sanitaire du Covid en 2020, Cash Plus, avec un réseau moins important à l’époque, « a distribué à lui seul 25% des aides, toutes institutions financières confondues ». L’entreprise est aussi l’un des acteurs majeurs dans la stratégie de distribution des aides directes, lancée fin 2023. À en croire l’ambition de l’opérateur, ces chiffres seront dépassés en 2027. Cash Plus compte atteindre les 10.000 agences et porter son chiffre d’affaires à plus de 2 MMDH. Comment une petite entreprise qui a commencé en 2004 dans le transfert d’argent avec dix agences a-t-elle pu, en l’espace de deux décennies, devenir l’un des leaders d’un secteur où les poids lourds, notamment des filiales bancaires, ne manquent pas ?  Nous sommes une FinTech, l’une des plus grandes de la région. Rentable, qui plus est !  Des débuts en 2004 en tant que Ramapar à la naissance de la marque Cash Plus en 2012, en passant par les opportunités offertes par les réformes réglementaires ou encore les changements dans l’actionnariat, l’histoire de Cash Plus est une succession d’adaptations stratégiques que nous explorons avec Nabil Amar, président du conseil d’administration, lors d’un entretien qui a duré plus d’une heure et demie. L’entreprise, qui efface sans cesse les frontières entre les secteurs traditionnels et numériques, développe son maillage territorial tout en ayant l’ambition de devenir une « banque digitale ». Mais, au fond, que...