Karim Zidane, ministre chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, était l’invité du patronat ce mardi 11 mars.

Il a présenté un bilan de la charte de l’investissement, donné un aperçu sur le travail mené actuellement pour accélérer la publication du dispositif dédié aux TPME, et livré des explications sur la réforme en cours des CRI.

Mais il a voulu que sa rencontre avec les femmes et hommes d’affaires marocains soit aussi un moment d’annonces. Il a donc partagé en avant-première le plan d’action de son ministère pour simplifier et optimiser le parcours de l’investisseur.

Un plan d’action structuré en cinq volets

Les cinq axes du plan d’action :

  • Le premier axe consiste en un accès renforcé à une information fiable.
  • une réduction des points de contact physiques à travers davantage de digitalisation, mais surtout plus de dématérialisation des procédures, permettant ainsi une harmonisation des pratiques sur le terrain.
  • une prise de décisions administratives plus accélérée, avec l’opérationnalisation du cadre de l’interopérabilité, l’évaluation intégrée des dossiers d’investissement, afin d’apporter une visibilité sur les actes et les défis.
  • Mise en place de normes sectorielles, pour pouvoir supprimer les actes et renforcer les contrôles a posteriori.
  • Mise en œuvre des mesures identifiées à travers un re-engineering réglementaire.

Ce plan d’action spécifique au parcours de l’investisseur fait partie d’une stratégie plus large visant à encourager les investissements, notamment ceux des Marocains du Monde.

Une étude réalisée en partenariat avec la CGEM et le ministère de la Transition numérique

Les actions du plan d’action se basent sur les résultats d’une étude spécifique sur la simplification et l’optimisation du parcours de l’investisseur qui a été lancée par le ministère en collaboration avec le ministère pour la Transition numérique et la CGEM.

« L’approche consistait à répondre à deux questions :  Qu’est-ce qu’un parcours et qui sont les acteurs de l’écosystème, qu’ils soient privés ou publics ? Nous avons analysé plus de 613 procédures et textes réglementaires et consulté plus de 250 investisseurs », explique le ministre. Plus de 80 réunions ont été tenues. 

Des questionnaires ont été adressés aux investisseurs nationaux et aux Marocains du Monde. L’étude a permis de dégager quatre principales conclusions :

  •  L’importance de la phase de prospection
  • un écosystème au périmètre peu clair
  • une hétérogénéité des pratiques
  • un accès à l’information complexe et non fiabilisé

Pour le ministère, il y a trois principaux objectifs à atteindre pour répondre aux attentes des investisseurs :

  • La transparence : des investisseurs mieux informés en amont pour éviter les blocages en aval
  • La confiance : des investisseurs plus en confiance avec un parcours à moindre effort administratif
  • L’efficacité : du temps économisé pour les investisseurs