« Désireux de réduire le déséquilibre des échanges entre les deux pays, puis d’équilibrer à moyen terme le solde de leur balance commerciale, le ministère du Commerce extérieur va organiser, avant fin avril, un voyage en Égypte d’exportateurs marocains qui seront reçus par des opérateurs égyptiens », résume une source présente aux négociations ministérielles qui ont démarré le 27 février à Rabat.

Décideurs publics, exportateurs et ASMEX seront du voyage

Le ministère finalise, avec l’ambassadeur du Maroc en Égypte et les Affaires étrangères, la composition de cette importante délégation qui comprendra des acteurs publics, des membres de la Confédération générale des entrepreneurs marocains (CGEM) et l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX).

Une réunion a d’ailleurs été organisée au siège du ministère de tutelle avec tous les représentants des fédérations privées pour leur annoncer les résultats des négociations entre les deux pays et la programmation d’un voyage en Égypte avant la fin du mois d’avril.

L’objectif final de cette mission est, selon notre interlocuteur, de concrétiser les mesures décidées d’un commun accord lors de la réunion de haut-niveau et, in fine, de mettre en relation les hommes d’affaires marocains avec leurs homologues égyptiens pour accroître le niveau de leurs exportations.

Identification en cours du potentiel exportable sous-exploité par le Maroc

« Ayant d’autres atouts commerciaux que l’industrie automobile, le Maroc veut ainsi diversifier son offre de produits exportables en Égypte dans le cadre de l’accord de libre-échange », avance notre source en citant le potentiel sous-exploité relatif à l’agroalimentaire, à la chocolaterie, à la biscuiterie…

Et d’ajouter que le ministère est en phase de prospection pour déterminer les marchandises produites au Maroc intéressant le marché égyptien qui est obligé de les importer ailleurs, et pour permettre de combler le déficit en vue d’équilibrer la balance commerciale qui profite à l’Égypte.

Pour y arriver, les responsables vont s’appuyer sur les résultats d’une étude ministérielle qui a identifié l’ensemble des produits exportables, à l’instar des pièces de véhicules de transport fabriquées par des sous-traitants marocains susceptibles d’intéresser l’industrie automobile égyptienne.

Une fois achevé, ce travail préparatoire d’identification permettra aux exportateurs nationaux de faire des propositions concrètes aux importateurs égyptiens lors de leur séjour au Caire.

Le délai de réduction du déficit commercial dépendra des contrats signés en Égypte

Concernant le temps nécessaire pour résorber le déficit commercial actuel du Maroc, notre interlocuteur déclare que tout dépendra des contrats qui seront signés durant la visite en Égypte de la délégation marocaine.

S’appuyant sur « l’engagement très fort » du ministre égyptien de l’Investissement et du commerce extérieur d’aboutir à un rapide équilibre des échanges commerciaux bilatéraux, notre source s’attend à des résultats probants dans un avenir proche.