Dans l’affaire de la famille de Hicham Jerando, le tribunal correctionnel de Aïn Sbaâ a décidé, le 24 mars 2025, de reporter l’audience au 28 du même mois, afin de permettre aux accusés de préparer leur défense. Cependant, toutes les demandes de mise en liberté provisoire ont été rejetées.

Pour rappel, seule Jamila Jerando, la sœur de Hicham, a pu obtenir la libération provisoire le 10 mars dernier. Sa fille, âgée d’environ 15 ans, est également poursuivie en état de liberté provisoire. Contrairement à sa mère, qui a été détenue un certain temps, la nièce de Hicham Jerando a été placée dans un centre de protection de l’enfance et n’a jamais été incarcérée.

Cette affaire, qui implique plusieurs membres de la famille de Hicham Jerando ainsi que des collaborateurs présumés, repose sur de lourds chefs d’accusation. Chacun des accusés est poursuivi, selon son degré d’implication, pour des faits tels que :

• La diffusion et la publication de fausses allégations visant à porter atteinte à la vie privée et à diffamer des personnes ;

• La participation à des menaces ;

• L’outrage à une institution constitutionnelle du Royaume ;

• L’outrage à un corps constitué ;

• L’outrage à un avocat dans l’exercice de ses fonctions ;

• La diffusion de montages d’images de personnes sans leur consentement.

Jamila Jerando, quant à elle, est spécifiquement poursuivie pour cinq chefs d’accusation, incluant notamment l’outrage à une institution constitutionnelle et la participation à la diffusion de fausses informations.

L’affaire trouve son origine dans une plainte contre X déposée par une femme ayant reçu des messages « dangereux ». L’enquête menée par la police judiciaire marocaine a ensuite révélé l’existence d’un réseau de diffamation et de chantage, dont le principal instigateur est Hicham Jerando, un ressortissant marocain installé au Canada. Il est accusé d’avoir orchestré une campagne de dénigrement avec l’aide de proches et de collaborateurs.

D’après le parquet, les membres de ce réseau fournissaient à Hicham Jerando des numéros de téléphone marocains pour créer des comptes anonymes sur les réseaux sociaux, participaient au montage et à la diffusion de vidéos modifiées, recevaient des paiements liés aux activités de chantage et prospectaient des affaires sur lesquelles Jerando allait communiquer via sa chaîne YouTube « Tahadi ».

L’enquête ayant révélé des éléments techniques et matériels corroborant ces accusations, les suspects ont été placés en détention provisoire, sauf pour la mineure qui a été confiée à un centre de protection de l’enfance. La première audience a eu lieu le 3 mars dernier. Le procès se poursuit devant le tribunal correctionnel de Aïn Sbaâ.

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