L’arrêt de février 2024 est survenu à la suite d’une fuite détectée dans le réservoir de sels fondus chauds, composant essentiel pour la production et le stockage thermique, rappelle Masen dans un communiqué.
Ce dysfonctionnement sur un équipement critique soumis à de fortes sollicitations thermiques et mécaniques, a nécessité une intervention de haute technicité pour sa réparation.
Mise en service en 2018, la centrale repose sur une technologie de concentration solaire des miroirs héliostats vers une tour centrale, avec stockage de la chaleur par sels fondus à très haute température (jusqu’à 565°C) pour produire de l’électricité même après le coucher du soleil.
La remise en service a suivi une démarche rigoureuse, mobilisant l’expertise technique de Masen et de ses partenaires, des interventions ciblées et des opérations de contrôle renforcé, poursuit la même source. Chaque étape a été conduite dans le respect des exigences de sûreté et de sécurité, avec un souci constant de garantir des conditions de redémarrage maîtrisées et un fonctionnement optimal de l’installation, ajoute Masen.
Dans une logique de fiabilisation à long terme, un second réservoir avec une conception améliorée est en cours de construction. Il viendra compléter l’infrastructure existante et renforcer la résilience de l’exploitation.
« Cette remise en service est le fruit de la forte mobilisation de nos équipes sur le terrain. Ce sont des opérations menées dans un contexte technique exigeant. Cette réalisation reflète notre capacité à faire face à des situations complexes avec méthode et responsabilité, dans le respect des standards internationaux de performance et de durabilité. Elle permet ainsi de réaffirmer le savoir-faire et l’expertise marocaine dans le domaine des Energies Renouvelables », a déclaré Tarik Ameziane Moufaddal, président directeur général de MASEN, cité dans un communiqué.