Avec un investissement estimé à 2,3 milliards de dirhams, le projet repose sur deux unités industrielles complémentaires.
La première, située près de Skhirat sur une superficie de 14,6 hectares, sera dédiée à la confection.
La seconde, implantée à Fès sur un terrain de 20 hectares, se spécialisera dans la filature, le tissage et la fabrication de vêtements.
Un impact économique important
À terme, ces infrastructures devraient engendrer 7.000 emplois directs, répartis entre 5.000 postes à Skhirat et 2.000 à Fès, ainsi que 1.500 emplois indirects. L’ambition de Sunrise est de pallier le déficit d’amont textile au Maroc en structurant une chaîne d’approvisionnement locale intégrée.
Ce projet attire en même temps les fournisseurs du groupe, notamment dans les segments des accessoires et de la teinture, et ses clients internationaux tels que PVH et Uniqlo. L’objectif est d’optimiser la logistique, de réduire les délais et les coûts, tout en renforçant la compétitivité du textile marocain sur les marchés mondiaux.Le projet pourrait réduire la dépendance du Maroc vis-à-vis des plateformes de sourcing espagnoles et portugaises.L’impact du projet dépasse largement le cadre industriel. Sunrise facilite l’accès des entreprises marocaines à des matières premières produites localement, leur ouvrant ainsi de nouvelles perspectives d’exportation vers des marchés clés, notamment les États-Unis, qui ne représentent actuellement qu’1 % des exportations textiles marocaines.
Ce positionnement stratégique pourrait également réduire la dépendance du Maroc vis-à-vis des plateformes de sourcing espagnoles et portugaises, qui centralisent aujourd’hui près de 90% des commandes du secteur.
Une dynamique industrielle et environnementale
Au-delà de ses objectifs économiques, le projet porté par Sunrise intègre des composantes environnementales, en s’appuyant sur des technologies de production dites 4.0 et des dispositifs axés sur la durabilité.
Il prévoit notamment l’utilisation d’énergies renouvelables, un système de recyclage des eaux usées ainsi qu’une gestion rationalisée des déchets industriels. L’objectif est de développer un écosystème industriel responsable, limitant l’empreinte carbone et répondant aux normes environnementales les plus strictes.
L’implantation de ces unités industrielles s’inscrit dans un contexte favorable à l’investissement textile au Maroc. Il est porté par la connectivité logistique du pays, l’existence d’accords de libre-échange avec des marchés majeurs comme l’Union européenne et l’Amérique du Nord, ainsi qu’une main-d’œuvre qualifiée.
Ce projet pourrait durablement structurer le secteur textile marocain, en renforçant les capacités de production locale, en facilitant la montée en gamme et en améliorant la compétitivité à l’international.